Le terrorisme et ses procès

  • VINGT ANS APRÈS, le 11 septembre 2001 reste l'événement qui nous a brutalement fait entrer dans le xxie siècle, provoquant une rupture spectaculaire, et pour longtemps irréparable, dans l'ordre mondial. Le journaliste Sylvain Cypel, membre du comité éditorial du 1 hebdo, spécialiste des États-Unis et du Moyen-Orient, pose ici cette question lancinante : comment une cellule terroriste de quelques dizaines de personnes a-t-elle pu encastrer deux Boeing dans l'épicentre du commerce international, provoquant les attentats les plus meurtriers de l'histoire ? Des signes avant-coureurs, bien visibles mais largement ignorés, jusqu'aux conséquences désastreuses pour le Moyen-Orient, voici le récit saisissant et méticuleux des rouages infernaux, pièce par pièce, qui ont permis l'émergence de Ben Laden ; qui ont entraîné aussi la guerre américaine contre l'« Axe du Mal », l'invasion de l'Afghanistan, puis surtout de l'Irak, le tout sur la base de motifs mensongers.
    En complément, l'historienne Jenny Raflik apporte ses éclairages, tandis qu'Olivier Weber et Philippe Coste dressent les portraits de plusieurs grands acteurs de cet engrenage, tels le commandant Massoud ou le viceprésident Dick Cheney. Enfin, trois entretiens exclusifs rythment l'ouvrage, dont celui de Francis Fukuyama, figure intellectuelle du néoconservatisme qui a singulièrement influencé l'administration Bush.

  • Dans le cadre de la guerre au terrorisme, les armées occidentales sont conduites à intervenir hors de leurs frontières pour neutraliser les menaces à leur source. Engagées dans un environnement chaotique, elles doivent sans cesse s'adapter à des adversaires déterminés et créatifs. Cela rend le renseignement, sous toutes ses formes, essentiel pour le succès de leurs opérations. Pour acquérir les informations nécessaires au démantèlement des réseaux terroristes, le besoin de nouvelles unités militaires spécialisées, agissant clandestinement, est apparu. Plusieurs pays ont ainsi créé de petites unités de recherche humaine, opérant en civil et en secret, chargées conduire des opérations de renseignement antiterroriste au profit des forces spéciales, des forces régulières ou des services de renseignement.

    Un ouvrage essentiel pour comprendre les dessous de la guerre antiterroriste et qui fera pénétrer les lecteurs dans les arcanes du monde des opérations clandestines.

  • Le 16 octobre 2020, la décapitation de Samuel Paty, professeur d'histoire-géographie dans un collège de banlieue parisienne, a constitué un nouveau cap pour le contentieux terroriste islamiste en France, provoquant une sidération générale. Treize jours plus tard, trois personnes perdaient la vie dans une église à Nice et le Moyen-Orient s'embrasait jusqu'à livrer une guerre d'idées à la France et à son Président, pour blasphème. Ces événements ont confirmé pour l'auteure la nécessité de réhabiliter le coeur de ce que l'idéologie islamiste tend à détruire : le sens des mots, du langage et donc de notre humanité.
    Ce livre repense la crise de l'expression et du langage que l'idéologie salafo-jihadiste met en lumière depuis son apparition sur le territoire français. À partir de l'analyse de l'expression populaire « J'vous l'jure sur le Coran de la Mecque », l'auteure dévoile l'existence d'une béance, d'un trou identitaire. Son usage révèle une quête de référencement à une culture mal connue mais également la béance existante entre un individu et sa religion. Face à ce trou, des « entrepreneurs religieux », qu'ils soient Frères musulmans, salafistes, tablighis ou jihadistes, ont investi le champ laissé par ce qui n'a pas été inscrit dans le récit familial comme national. L'islamisme masque les trous présents dans l'islamité fracturée et mal représentée en France, dans l'arabité encore abimée par le passé colonial, mais témoigne aussi d'un désir d'existence dans un monde ordonnancé par les Autres. À défaut de pouvoir refermer le trou d'un passé meurtri, quelques propositions tentent de dépasser la logique de haine associée à la mémoire du monde arabo-musulman, pour reconstruire un espace où l'histoire et les mots se réconcilient.

  • "Se croire capable de partager cette expérience avec les autres est une entreprise perdue d'avance." C'est dans la brûlure inapaisable de cette lucidité que Riss, directeur de la rédaction de "Charlie Hebdo", entreprend le récit intime et raisonné d'un événement tombé dans le domaine public : l'attaque terroriste du journal le 7 janvier 2015. Tentative sans illusion mais butée de se réapproprier son propre destin, de réhabiter une vie brutalement dépeuplée, ce livre qui confronte la réalité d'une expression galvaudée - "liberté d'expression" - révèle aussi un long compagnonnage avec la mort. Et nous saisit par son très singulier mélange d'humilité et de rage.

  • Belgique, le 15 janvier 2015. À Verviers, les hommes des Unités spéciales partent à l'assaut d'une maison ouvrière dans laquelle trois terroristes se réclamant de l'État islamique se préparent à commettre un attentat.Unefusilladeannonciatriced'unevaguedeterreurenBelgiqueetenFrance.

    En première ligne, l'inspecteur principal Lionel D. de l'Escadron Spécial d'Intervention, l'ESI. Pour la première fois, un membre de cette unité d'élite de la Police fédérale se livre à coeur ouvert sur sa vie et sur son travail. Une formation impitoyable, un engagement jusqu'à la mort. Une lutte quotidienne contre la violence et contre les gangsters de tout poil. L'histoire d'une famille qui l'aide à tenir le coup, et d'une nouvelle paternité, alors qu'il est en pleine guerre contre le terrorisme. L'histoire de la traque de Salah Abdeslam,quichangerasavieetcelledesescollègues. Àjamais.

  • "Je crois que nous avons été détournés"...
    Ainsi commence l'alerte donnée par une jeune hôtesse de l'air au matin du 11 septembre 2001.
    Personne ne sait encore que le monde va être saisi d'effroi et plongé dans l'horreur plusieurs jours durant. Mitchell Zuckoff retrace la folle histoire de cette journée à travers tous les protagonistes. Vingt ans plus tard, le frisson reste intact. Et si la douleur suscitée par ces attentats terroristes reste forte outre- Atlantique, elle a partout dans le monde laissé des cicatrices. Le monde d'après venait de commencer ...

  • Depuis une vingtaine d'années, l'étude du terrorisme a connu un regain d'intérêt, ce dont la recherche et les enseignements du plus grand historien américain de la guerre, John Lynn, témoignent. Fruit de plusieurs années de réflexion, ce livre propose une synthèse globale sur le terrorisme aux XIXe et XXe siècles, du terrorisme d'État au terrorisme islamique, en passant par le narcoterrorisme, le terrorisme nationaliste, le suprémacisme, le terrorisme marxiste ou encore politique. Car pour Lynn, le terrorisme est une forme de violence qui implique la menace d'une violence future et compte sur l'effet paralysant de la peur. Dans ce texte accessible et complet, Lynn retrace ainsi l'évolution du terrorisme au fil du temps, exposant ses constantes et ses contrastes. Ce faisant, il contextualise cette violence et fait valoir qu'une connaissance de l'histoire et de la nature du terrorisme peut tempérer ses effets psychologiques, et donc aider à évaluer plus précisément et avec soin les menaces afin d'élaborer des réponses éclairées.

  • 7 janvier 2015, après-midi. Camille Emmanuelle accompagne son mari, Luz, dessinateur de Charlie Hebdo et rescapé des attentats, pour un premier entretien psychologique à l'hôpital. La psychologue se tourne vers elle : et vous, comment allez-vous ? Elle ne comprend pas la question : elle va bien, ce n'est pas elle qui est traumatisée ! Pour la thérapeute, son lien avec une victime fait de Camille une « victime par ricochet ». Drôle d'expression... Pendant les mois qui suivent, Camille en reste convaincue : elle accompagne son mari, c'est tout. Mais cinq ans plus tard, au fil d'un parcours douloureux et aujourd'hui encore difficile, le constat s'impose : elle a effectivement développé des symptômes post-traumatiques. Et elle s'interroge.
    Aider au quotidien, psychologiquement, pragmatiquement, intimement, quelqu'un dont la vie a été bouleversée du jour au lendemain par une tragédie, qu'est-ce que cela veut dire ? Jusqu'où cette place de « proche » l'a-t-elle bouleversée dans sa psyché, dans son rapport aux autres, dans ses valeurs profondes ? Ce vécu justifie-t-il la reconnaissance psychologique et juridique d'un statut à part ? Voire une indemnisation ?
    Sur un sujet méconnu, reconnu par la psychiatrie en 2013 seulement, Camille Emmanuelle mène alors une enquête intense, personnelle et journalistique. Elle raconte un chemin chaotique, les bons et les mauvais jours, les copains qui comprennent (ou pas), l'institution défaillante, les gueules de bois, les bonnes âmes qui critiquent la posture victimaire. Elle va à la rencontre d'autres proches de victimes, de psys, d'avocats, de sociologues et même d'un jardinier, pour tenter de comprendre ce qu'être un « ricochet » veut dire. Avec honnêteté, émotion et parfois même un regard amusé, elle décrypte cette expérience de vie, rarement évoquée et pourtant loin d'être unique.

  • "Hello, je suis une "impliquée". Greg, mon meilleur ami, mon pilier, est toujours hospitalisé. C'est dur, très dur... " : le 8 décembre 2015, Flo Cherry rejoint le groupe Facebook de l'association des victimes des attentats du 13 novembre 2015. Elle se présente comme une styliste ayant travaillé dans l'événementiel, passionnée de rock et de tatouages. Bénévole infatigable, Flo Cherry devient vite un membre incontournable de l'association et finit par y décrocher un CDD.
    Sauf qu'un jour, un contrat falsifié fait tiquer la présidente de l'association. Ca, et le fait que personne n'a jamais réussi à rencontrer le fameux Greg, ami de Flo blessé au Bataclan. Se pourrait-il que Flo Cherry ait tout inventé ?

  • L'Algérie étouffe. Toutes ses frontières sont sous pression. Le pays donne l'impression d'être encerclé, tant son environnement régional est incertain. À l'Est, la Tunisie n'arrive pas à retrouver sa stabilité, alors que la Libye peine à se débarrasser des milices nées dans la contestation du régime de Mouammar Kadhafi.
    À l'Ouest, la frontière avec le Maroc et le Sahara occidental est fermée. Au Sud, le pays doit gérer 3500 kilomètres de frontières avec la Mauritanie, le Mali, le Niger et la Libye.
    La crise malienne, qui a pris une dimension internationale, a augmenté d'un cran la tension côté sud, complétant un tableau redouté par les autorités algériennes. La région a en effet fini par attirer ce que le pays craint par-dessus tout : la présence simultanée de groupes jihadistes et de forces militaires des grandes puissances...
    Dans ce livre, Denis Bouclon expose, analyse et décrypte de façon magistrale une situation aussi délicate que confuse.

  • Assise sur les sables du Sahara pendant 3 ans et 9 mois. De Noël 2016 à la fin 2020. Une toile de tente pour tout refuge par 50 degrés. Une nature rase et hostile. Des gardiens intraitables, d'autres bienveillants. À 71 ans, Sophie Pétronin devient prisonnière dans le désert, privée de tout après une vie de dévouement auprès des orphelins et des plus pauvres.
    Éperdu d'angoisse, son fils la cherche partout : au Mali, au Niger, en Mauritanie. Sébastien Pétronin est prêt à tout pour sauver sa mère mais se trouve bientôt ballotté entre services secrets et intermédiaires douteux.
    En toile de fond : la France engluée dans la guerre au Sahel, réduite à financer les recherches du fils de l'otage. Des militaires et des agents du renseignement en concurrence. Pendant près de 4 ans, des informations cruciales ont été délibérément cachées. Elles sont dévoilées dans ce récit inédit.
    Une histoire folle vécue de l'intérieur par Anthony Fouchard, journaliste, alors correspondant au Mali de France 24 et RFI.

  • Rescapé du Bataclan, Victor Rouart dénonce, au-delà de son parcours de reconstruction, le climat de « lâche soulagement » qui règne en France depuis la vague d'attentats, et appelle à un sursaut politique et citoyen contre le terrorisme.
    Victor était au Bataclan ce soir du 13 novembre 2015. Dès le début de l'assaut, une balle de Kalachnikov lui transperce les deux jambes. Il vit le reste de la prise d'otage au sol, au milieu de la fosse de la salle, entouré de victimes. Récupéré par la BRI puis les pompiers de Paris, il passe « à quelques minutes de la mort » selon les soignants. La suite, ce sont de nombreuses opérations, des miracles accomplis par le corps médical, mais aussi des moments de doute, de douleur. Et le début d'une longue méditation : comment, et pourquoi un tel attentat peut-il arriver, en France en ce début de XXIe siècle ? Comment la République a-t-elle pu laisser s'installer une telle tension sur son sol ? Qui sont les responsables ? Dirigeants politiques, journalistes... nombreux sont ceux qui évitent soigneusement d'aborder les problèmes de la société française pour leur préférer un beau récit sur la résilience de la nation. Non, les bougies aux rebords des fenêtres ne doivent pas constituer l'alpha et l'oméga de la réaction d'une nation face à des actes terroristes faisant plusieurs centaines de victimes. Oui, la France ne pourra faire l'économie d'un débat en profondeur sur son identité et ses valeurs, et avec des répercussions très concrètes sur la citoyenneté.
    Réprimer le fanatisme, défendre les citoyens et leur faire justice avec force, lutter contre le communautarisme, ce n'est pas le propre d'une nation belliqueuse, mais d'un pays civilisé.

  • Quels sont les ressorts intimes de l'enrôlement de milliers de jeunes dans le jihâd ? Qu'est-ce qui déclenche la décision de s'engager dans un tel combat ? Depuis ses débuts, le phénomène mondial de la radicalisation islamiste et ses débouchés dans le terrorisme ne cessent de déconcerter par le nombre de ses partisans et surtout par la complexité de leurs mobiles. Cet essai montre l'insuffisance de la notion de "passage à l'acte", souvent invoqué, et propose une nouvelle théorie - le saut épique - comme ressort fondamental de l'engagement. Élan à la fois psychique, spirituel et politique qui peut conduire à l'action destructrice ou émancipatrice, individuelle ou collective.

  • « Ce vendredi 13 novembre 2015, je suis avec deux amis à un concert de rock, au Bataclan. Nous sommes là pour boire des bières, écouter de la bonne musique. La vie, quoi.
    À environ 21 h 40, c'est par un bruit de pétards que l'Histoire me percute. Le temps, en me retournant, de voir un terroriste, son regard haineux, et les flammes sortir du canon de sa kalash, tout s'accélère, je suis projeté en avant dans la fosse. Pendant plusieurs minutes sous le feu, je perds de vue mes amis et parviens à me réfugier dans un «cagibi» à droite de la scène. Nous n'en sortons que deux heures plus tard, libérés par le Raid.
    Les jours suivants, je suis pris dans un tourbillon. Je dois gérer le deuil de mon ami Vincent et mon retour au travail. L'esprit bombardé de questionnements et de sollicitations, je décide d'écrire un journal pour coucher mes réactions à chaud, me vider, me reconstruire.
    Le texte est tel quel, brut, sans relecture et réécriture, avec la violence et l'absence de recul critique que cela peut entraîner.
    Avant d'être victime d'attentat, je suis enseignant et historien, j'ai travaillé sur l'Islam médiéval et sur les usages politiques de l'histoire. Avec les attentats, la violence du réel a frappé ma conscience du réel.
    Cinq ans après les attentats, deux ans après la fin de ce journal, il était temps de faire le bilan. »

  • L'histoire du terrorisme, ancien comme contemporain, est empreinte de vengeances à l'origine de longs cycles de violence et de représailles. Loi du talion, prix du sang, humiliations, terrorisme d'État... la vengeance est partout présente, aussi bien dans les motivations des terroristes en justification de leurs actes que dans les réactions que leur violence provoque parmi leurs cibles.
    Pourtant, en tant qu'objet d'analyse, elle reste l'angle mort des études sur le terrorisme. « Radicalisation de l'islam », « islamisation de la radicalité », « nihilisme générationnel », contextes géopolitiques, ressentiments historiques... la vengeance reste en filigrane, comme si la mettre en exergue ou la reconnaître aux terroristes, comme ils s'en réclament, serait induire l'idée qu'une injustice a été perpétrée. Or, elle est une question centrale qu'il est essentiel de déchiffrer.

  • Le 13 novembre 2015, des terrasses et restaurants de Paris, la salle de concert du Bataclan et le Stade de France étaient pris pour cibles par trois commandos kamikazes. Ces tueries de masse ont fait 130 morts et des centaines de blessés.
    Le procès historique qui s'ouvre à Paris le 8 septembre 2021 devra répondre aux questions que se pose toujours la France entière. Qui a commandité, organisé et exécuté ces attentats sans précédents ? Comment des doctrinaires islamistes sont-ils parvenus à enrôler des petits délinquants tout à coup prêts à sacrifier leur vie ? Mais aussi pourquoi nos services de renseignements n'ont-ils pas réussi à déjouer ces projets criminels, alors que la quasi-totalité des auteurs étaient fichés et connus de la justice ? Pourquoi nos forces d'élite ont-elles mis plus de deux heures pour neutraliser le commando du Bataclan ? Et si demain un autre attentat d'envergure se reproduisait, serions-nous mieux équipés pour y faire face ?

  • Le 11 septembre 2021 le monde célèbre le terrifiant anniversaire des attaques islamistes sur New-York, attaques précédées deux jours plus tôt par l'assassinat du mythique Commandant Ahmad Shah Massoud.
    Vingt ans après, l'écrivain et journaliste Salvatore Lombardo se penche sur le destin lumineux et tragique de celui que l'on considère comme le « Che Guevara musulman ».
    Spécialiste du monde arabo-musulman, auteur de deux ouvrages dédiés au héros national afghan, Salvatore Lombardo a pu dialoguer avec Ahmad Massoud, le jeune fi ls du Commandant, et avec lui, ceux qui furent les fi dèles historiques de son père.
    De son frère aîné et confi dent Yahya Massoud à son représentant à Paris Mehraboddin Masstan, jusqu'au légendaire Commandant Daoud et aux principaux protagonistes d'une histoire de résistance devenue métaphore de nos crises occidentales face au terrorisme islamiste.
    Aujourd'hui, les Talibans sont à Kaboul et l'univers arabo-musulman explose de colère et de désespoir. Massoud, assassiné par deux terroristes tunisiens serait-il mort pour rien ?
    En digne héritier du père, le fi ls tente de prendre la relève et d'organiser la résistance face aux Talibans. Mais à quel prix ? Ce livre lui rend hommage tout en permettant de mieux saisir les enjeux décisifs auxquels est confronté le jeune Massoud.

  • Dans la tiédeur de l'été 2020, en pleine nuit et en toute discrétion, dix petits Français débarquent d'un avion affrété par le gouvernement en provenance de la zone irako-syrienne. Dix enfants " particuliers ", puisque partis avec leurs mères vers les territoires contrôlés par Daesh pour participer au grand rêve chimérique du grand Califat. Des enfants, pour ceux nés en France, qui ont été ainsi arrachés à leur milieu d'origine par des femmes parties faire leur " hijra ", convaincues de pouvoir vivre leur foi dans la société musulmane idéalisée par les théologiens de Daesh. Des enfants meurtris, embarqués pour rejoindre le Califat, traumatisés par les événements qu'ils ont vécus. Ce sont les multiples épreuves endurées par ces très jeunes, qui continuent à être fragilisés par des complications en France, pratiques, juridiques, financières, morales, sociétales, psychologiques et même sécuritaires. Ce sont les caractéristiques de ces itinéraires chaotiques, leurs conséquences psychologiques destructrices, et les multiples problématiques étatiques que l'auteur évoque dans cet ouvrage.

  • 1 septembre 2001, États-Unis. Quatre avions disparaissent des radars.
    À leur bord, des pirates de l'air s'apprêtent à commettre l'attentat le plus meurtrier jamais perpétré sur le sol américain. Entre 8 et 10 heures du matin, le monde entier suit la tragédie en direct à la télévision. Les images des avions s'écrasant sur le World Trade Center et le Pentagone marquent toute une génération.
    Les tours jumelles s'effondrent en 102 minutes à peine. L'incendie s'éteindra 100 jours plus tard. Pour les États-Unis, c'est le début d'une guerre de 20 ans.
    L'historien Garrett M. Graff fait oeuvre de mémoire. Grâce à plus de 500 témoignages sélectionnés parmi des milliers de transcriptions et d'enregistrements, le 11 septembre est raconté en direct, minute par minute, par ceux qui l'ont vécu.
    Dans ce témoignage collectif exceptionnel se répondent les voix des pompiers, des occupants des tours, des passagers des avions détournés, des contrôleurs aériens et de l'entourage du président Bush.
    UNE EXPÉRIENCE DE LECTURE IMMERSIVE ET BOULEVERSANTE

  • VENDREDI 13 NOVEMBRE 2015, une date gravée à tout jamais dans le coeur de Sylvie et Erick Pétard. Celle d'un avant et d'un après. Avant, une famille heureuse, des parents qui ont patiemment construit, par une vie de labeur et de service, un bonheur qui les comble : deux filles qui rayonnent, un métier qui les passionne. Après, le néant, Marion et Anna fauchées par les balles des terroristes dans la nuit d'horreur des attentats de Paris, Sylvie et Erick condamnés à la peine perpétuelle du chagrin et de l'injustice. Ils racontent ces heures terribles du vendredi noir et des jours d'après. Et pourtant, du creux de leur blessure a pu sourdre une source de Vie et l'espérance chrétienne de retrouver un jour leurs filles. Ils nous confient le cheminement qui les a conduits de prières en lectures et en rencontres à cette paisible certitude.

  • Le procès des attentats de janvier 2015 contre Charlie Hebdo, une policière à Montrouge et l'Hyper Cacher s'étend du 2 septembre au 10 novembre pour juger quatorze accusés.

    Yannick Haenel et François Boucq suivent chaque jour les audiences pour rendre compte, en textes et en dessins, de l'importance de ce procès.

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