Echec et Mat

The Queen's Gambit, une série à succès sur Netflix vous donnera envie de lire cette sélection !

  • Arturo Pérez-Reverte Le Tableau du Maître flamand Sur la toile, peinte il y a cinq siècles, un seigneur et un chevalier jouent aux échecs, observés depuis le fond par une femme en noir. Détail curieux : le peintre a exécuté ce tableau deux ans après la mort mystérieuse d'un des joueurs et tracé l'inscription «Qui a pris le cavalier ?», également traduisible par «Qui a tué le cavalier ?».
    Tout cela n'éveillerait que des passions de collectionneurs si des morts violentes ne semblaient continuer la partie en suspens sur la toile. Et c'est ainsi que l'histoire, la peinture, la logique mathématique viennent multiplier les dimensions d'une intrigue elle-même aussi vertigineuse que le jeu d'échecs...
    Une oeuvre d'une originalité étonnante, traduite dans de nombreux pays et couronnée en France par le Grand Prix de littérature policière 1993.

  • Qui est cet inconnu capable d'en remontrer au grand Czentovic, le champion mondial des échecs, véritable prodige aussi fruste qu'antipathique ? Peut-on croire, comme il l'affirme, qu'il n'a pas joué depuis plus de vingt ans ? Voilà un mystère que les passagers oisifs de ce paquebot de luxe aimeraient bien percer. Le narrateur y parviendra. Les circonstances dans lesquelles l'inconnu a acquis cette science sont terribles.
    Elles nous reportent aux expérimentations nazies sur les effets de l'isolement absolu, lorsque, aux frontières de la folie, entre deux interrogatoires, le cerveau humain parvient à déployer ses facultés les plus étranges. Une fable inquiétante, fantastique, qui, comme le dit le personnage avec une ironie douloureuse, pourrait servir d'illustration à la charmante époque où nous vivons.

  • Buenos Aires, 1927, dans le cadre du prestigieux championnat du monde d'échecs, vont s'affronter deux des esprits les plus brillants de leur siècle : José-Raul Capablanca, diplomate cubain, séducteur désinvolte et stratège de génie, tenant du titre de champion du monde et dont nul ne doute de l'invincibilité ; Alexander Alekhine, aristocrate russe, fraîchement naturalisé français, prodige sombre qui noie dans la boisson ses tourments intérieurs.
    Alors que le duel entre les deux hommes débute, Capablanca, certain de sa supériorité, passe ses nuits dans les cabarets de la ville, néglige ses répétitions et se lance dans une relation passionnelle avec la sublime Marinca Duncan, chanteuse du Curzon et maitresse de l'un des caïds de la mafia locale.
    A la surprise générale, Capablanca perd la première partie. Quelques jours plus tard, il reçoit une lettre anonyme annonçant un meurtre que lui seul pourrait empêcher. Dans la moiteur estivale, Capablanca plonge dans les bas fonds de la ville pour empêcher la prophétie meurtrière de se réaliser, au péril de sa vie. Convaincu que son intelligence saura lui permettre de découvrir l'origine de cette entreprise de terreur, il se lance à corps perdu dans une enquête qui le mènera dans les plus infâmes bouges de Buenos Aires, au contact de grands criminels et des parrains de la mafia.
    Le sombre tango d'un maître d'échecs s'attache aux faiblesses de ses personnages, aux frustrations nourries par les années pour composer une tragédie duale où l'adversaire n'est pas celui qui est désigné. Une atmosphère qui n'est pas sans rappeler l'univers de Dashiell Hammet, ou celui de Josef von Sternberg.

  • Patrick Süskind Un combat et autres récits Lorsque commence la partie d'échecs contre ce jeune inconnu arrogant qui déplace ses pièces sans réfléchir en roulant des cigarettes, le héros d'Un combat, un vieux joueur expérimenté, comprend que sa carrière est finie... Et son public, pourtant fidèle, le croit aussi. L'issue de la partie dira ce qu'il faut penser de certaines « évidences ».
    N'importe quel artiste, un jour ou l'autre, a entendu parler de « profondeur ». Mais qu'est-ce que la profondeur ? Et qu'est-ce que « manquer de profondeur » ? Voilà une question qui peut décider d'un destin...
    Patrick Süskind nous offre ici quatre récits étincelants et imprévus, où l'on voit une idée tourner à l'obsession au point d'avaler fantastiquement celui ou celle qui en est la proie... Quatre histoires dans le ton grinçant, drolatique, qui a fait le triomphe du Parfum et de La Contrebasse.

  • Un jeu peut-il faire basculer la vie d'une femme? Difficile de le croire. Dans l'île de Naxos, les joueurs de trictrac sont légion, mais jamais aucune femme n'a approché les pions noirs et blancs. Quant à ceux d'un échiquier, n'y pensez même pas! Cependant, pour Eleni, prise dans une vie sans aspérités et sans folie, le plus vieux jeu du monde sera le début d'une aventure qui la mènera jusqu'à l'émancipation.

  • De tous mes livres russes, " la défense de loujine " est celui qui contient et dégage la plus grande " chaleur " - ce qui peut paraître curieux, sachant à quel suprême degré d'abstraction les échecs sont supposés se situer.
    En fait, loujine a paru sympathique même au gens qui ne comprennent rien aux échecs et/ou détestent tous mes autres livres. il est frustre, sale, laid - mais comme ma jeune fille de bonne famille (charmante demoiselle elle-même) le remarque si vite, il y a quelque chose en lui qui transcende aussi bien la rudesse de sa peau grise que la stérilité de son génie abscons.
    Vladimir nabokov.

  • Edgar Poe s'attaque ici à un célèbre canular : l'automate joueur d'échecs, construit en 1770 par Johann Wolfgang von Kempelen. Durant près d'un siècle, jusqu'à sa destruction en 1854, il a été exposé par ses différents propriétaires en tant qu'automate capable de jouer - et de gagner - contre un adversaire humain ; il a, plus que tout autre automate, emporté l'admiration du public du XIXe siècle.
    Poe s'attache à en disséquer la mécanique mystérieuse, et démontre qu'un homme se trouve en fait caché dans le mécanisme. C'est à une véritable enquête au coeur de la machine que l'auteur nous invite.

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