Bibliotheque Nationale De France

  • Le Cabinet des médailles de la Bibliothèque nationale de France compte parmi ses trésors la plus importante collection de pierres gravées au monde (près de dix mille). Nombre d'entre elles, d'une qualité exceptionnelle, gravées pour des princes durant l'Antiquité, nous ont été transmises par les rois de France qui les firent orner de montures d'or décorées de pierres précieuses et d'émaux. C'est la plus éminente spécialiste de la glyptique antique, Marie-Louise Vollenweider, qui inaugure l'étude des pierres grecques et romaines avec le catalogue raisonné des portraits antiques, résultat de trente années de travail. Pour ce premier tome, consacré à la naissance du portrait et à son développement à l'époque hellénistique - qui sera suivi d'un second sur les portraits romains -, 283 camées et intailles ont été sélectionnés. D'une conception résolument nouvelle, ce catalogue ne se contente pas d'établir un classement des oeuvres, selon le style d'une époque et la manière d'un graveur, mais cherche à comprendre l'esprit du temps, le talent des graveurs et la psychologie des personnages représentés. Ceux-ci, restés jusqu'ici anonymes, ont retrouvé leur identité de princes et de princesses hellénistiques - ptolémaïques, séleucides, pontiques, cappadociens -, d'artisans ou de philosophes, mais aussi une vie nouvelle. Car pour Marie-Louise Vollenweider, le visage parle et elle en comprend parfaitement le langage. Notons aussi certaines attributions inédites à des artistes, dont la plus novatrice est celle d'un camée d'Alexandre le Grand au plus célèbre graveur de l'Antiquité, Pyrgotélès, connu par le témoignage de Pline l'Ancien, mais dont aucune oeuvre n'avait été jusqu'à présent identifiée. Ce serait là le seul portrait du grand souverain réalisé de son vivant.

  • Mieux connaître les caractéristiques des manuels de langue arabe composés et utilisés en France et dans l´empire colonial français, tel était l´objectif de la journée d´étude « Manuels d´arabe d´hier et d´aujourd´hui. France et Maghreb, XIXe-XXIe siècle », qui s´est déroulée le 29 septembre 2009 à la Bibliothèque nationale de France. La publication issue de cette journée d´études fait dialoguer des contributions sur les manuels en usage aux XIXe et XXe siècles avec des réflexions actuelles sur l´enseignement de la langue arabe : quelle place lui réserver dans le système scolaire primaire et secondaire français ? Doit-elle être le vecteur unique de l´enseignement primaire et secondaire au Maghreb ? À quel titre et sous quelles formes l´enseigner ? Ces questions ont été et restent encore aujourd´hui l´objet de vifs débats en France, au Maroc, en Algérie ou en Tunisie. Plus largement, les manuels imprimés constituent une source pour une histoire de l´enseignement en Afrique du Nord qui reste encore en grande partie à écrire. Ils fournissent aussi un matériau pour une histoire des usages, des représentations et des contacts linguistiques de part et d´autre de la Méditerranée, un domaine de recherche encore neuf et prometteur. Publié sous la direction de Sylvette Larzul et Alain Messaoudi, cet ouvrage rassemble les contributions de Barbara Airò, Kmar Bendana-Kchir, Khalid Ben-Srhir, Madiha Doss, Jérémie Dubois, Claire Gallien, Aurélien Girard, Sylvette Larzul, Denis Matringe, Alain Messaoudi, Michèle Sellès et Brigitte Trincard-Tahhan.

  • L'ouvrage comprend une liste chronologique (de 1800 à 1914) des oeuvres données au théâtre de l'Opéra et, pour chacune, tous les renseignements relatifs aux artisans des décors et costumes. Avec une bibliographie et un index. Illustration de couverture : Ciceri, Aladin, n° 2.

  • En février 1946, Geneviève Massignon, la fille du grand orientaliste Louis Massignon, a 24 ans. Elle part affronter le rude hiver canadien pour y conduire une étude sur le parler acadien, prenant note de tous les contes et de toutes les chansons populaires qu'elle peut recueillir dans cette province canadienne francophone. Puis, en 1961, à la veille de sa soutenance de thèse, elle décide de retourner sur les lieux, munie cette fois d'un matériel d'enregistrement plus fiable. Elle récolte ainsi plus de 500 chansons, qu'elle classe par thèmes. Elle meurt en 1966 sans avoir achevé l'édition de son étude, et son frère, Daniel Massignon, fait don en 1988 à la Phonothèque nationale de ces enregistrements et notes manuscrites. C'est le folkloriste Georges Delarue qui prendra en charge l'édition définitive de cet ouvrage dont le premier volume contient les textes de 50 chansons présentées avec toutes leurs variantes, conservées, vivifiées et transformées dans les provinces maritimes du Canada et le Madawaska américain. Elles sont accompagnées de commentaires détaillés visant à les situer dans leur histoire et leur devenir. Les mélodies, présentées dans le second volume, sont chaque fois notées avec une très grande précision permettant une analyse mélodique fouillée. Pour chaque chanson, une bibliographie détaillée ainsi que diverses remarques dans les commentaires permettent de la situer par rapport à ses homologues recueillies sur le territoire français.

  • Cet ouvrage constitue le deuxième volet de la fabuleuse collection de dessins du XIXe siècle conservés par la Bibliothèque-Musée de l´Opéra. Mais alors que le premier volume ne présentait que des décors et des costumes exécutés pour cette institution, celui-ci révèle l'activité de décorateurs français pour les autres théâtres, à Paris principalement, mais aussi en province et à l'étranger. Des notices sur les décorateurs (parmi lesquels Ciceri, Cambon, Despléchin, Chaperon) et de nombreuses illustrations permettent de mieux comprendre la fascination que ces magiciens de la scène exercèrent sur leurs contemporains, bien au-delà de nos frontières. Illustration de couverture : Fragonard, Ricciardo e Zoraïde.

  • Plus de trois cents livres de soixante-quinze artistes retracent la naissance et les premiers développements d'un genre nouveau apparu avec les avant-gardes des années 60 et 70 : le livre d'artiste. Etroitement liés aux mouvements artistiques tels que l'art conceptuel, Fluxus, la poésie concrète et visuelle ou l'art minimal, ces livres sont l'oeuvre d'artistes de toutes nationalités.

  • Rien ne laissait présager en 1890 que Le Mercure de France, fondé par quelques jeunes gens inconnus et sans le sou mais qu'animait la passion de la littérature, déboucherait en 1894 sur une maison d'édition qui, un siècle plus tard, serait toujours vivante. Sa réussite, le Mercure de France la doit sans conteste aux qualités de gestionnaire de son directeur, Alfred Vallette, personnage-clé et pourtant peu connu de l'histoire littéraire du début du XXe siècle qui, délaissant sa carrière d'écrivain, consacra sa vie, de 1890 à 1935, à la revue et à la maison d'édition. À ses côtés, celui qui apporta son éclat au Mercure de France, celui qui en fut le maître à penser, c'est véritablement Remy de Gourmont.   Du 13 juin au 20 juillet 1995, la Bibliothèque nationale de France ouvre ses portes au Mercure de France pour fêter avec lui plus de cent ans d'édition. Dans un parcours au fil du siècle, ce livre retrace les grands moments du Mercure de France à travers des figures aussi dissemblables qu'Alfred Jarry, Paul Léautaud ou André Gide, Guillaume Apollinaire, Georges Duhamel ou Pierre Jean Jouve, Yves Bonnefoy, Eugène Ionesco ou André du Bouchet...

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