Centre Vendeen De Recherches Historiques

  • La période révolutionnaire, avec ses prolongements durant l'Empire, a profondément forgé l'histoire de la Vendée, son identité même. Ses soubresauts et ses fureurs ont imprimé leur marque sur le destin des individus, des familles, des communautés de Vendée. Des drames se sont noués, des fortunes se sont jouées, des personnalités se sont révélées.
    C'est ce que montre ce numéro de la revue Recherches vendéennes, à travers des exemples de personnages et de lieux dont l'histoire a basculé, depuis les Goupilleau jusqu'aux La Rochejaquelein, de Guerry de la Fortinière à Barante, de Fontenay-le-Comte aux plus petites paroisses du Bocage.

    Auteurs ayant participé à ce numéro :
    Jean Artarit, Alain Gérard, Thierry Heckmann, Pierrick Barreau, Michel Chatry, Martine Ehlermann-Gandrillon, Amblard de Guerry (+), Clara Auger, Thomas Graffard, Albéric Verdon, Bernard Raymond, Pierre Labrude, Gwénolé Le Bourg, Pierre Rézeau.

  • À 13 ans, il est déjà sous-lieutenant. En 1793, il n'en a que 21, et les paysans vendéens révoltés le pressent de prendre leur têt. Face à tant de confiance, il ne peut se dérober. " Si j'avance, suivez-moi ! lance-t-il alors. Si je recule, tuez-moi ! Si je meurs, vengez-moi. " Henri de La Rochejaquelein est tout entier dans ces mots. Mais quel secret cache ce vis age d'archange ?
    Thérèse Rouchette tente de percer le secret de ce forgeur d'épopée.

    Tout ce qui est indispensable de savoir sur Henri de La Rochejaquelein, avec un style très romanesque dont l'auteur nous a habitué. Des chapitres courts, un propos simple et une illustration en abondance.

  • En 1999, de violentes tempêtes ravagèrent l'Ouest de la France, ses parcs et ses jardins. Créée dès 2000 pour les sauvegarder, l'Association des Parcs et Jardins de Vendée (APJV), en collaboration avec le Conseil d'Architecture, d'Urbanisme et d'Environnement de la Vendée (CAUE 85), a immédiatement procédé à un inventaire de ces sites. Il s'appuyait sur un recensement préliminaire effectué par la Direction Régionale des Affaires Culturelle (DRAC) des Pays de la Loire. À ce jour, 310 lieux ont été répertoriés.

    Des sites datant de la Renaissance ont été découverts ainsi qu'un nombre significatif de jardins du XVIIe siècle. Subsistent également quelques parcs du XVIIIe siècle ayant survécu à la tourmente révolutionnaire. Le XIXe siècle fut le temps d'une multiplication de parcs paysagers, liée à la reconstitution des domaines fonciers. Aujourd'hui, la tendance est à l'éclectisme.

    Richement illustré, cet ouvrage, empruntant le fil de l'histoire, révèle ce patrimoine méconnu, vivant et authentique.

  • Charette de Thérèse Rouchette Charette oe Un insignifiant et un indolent, se souviendront ceux qui l'ont connu comme officier de marine. « Il laisse percer du génie », réplique Napoléon, qui s'y connaît en hommes ! Alors, homme ordinaire ou héros de légende ?
    Thérèse Rouchette ne fait pas que conter le fabuleux destin du fameux chef vendéen. Avec beaucoup d'intuition, elle tente de percer le mystère de cette personnalité que les évènements viennent révéler.
    Mieux qu'une légende : un symbole.

  • Des protestants en Vendée ? Qui l'eût cru ? Pourtant, dès les premiers bouleversements liés à la Réforme, les provinces de l'Ouest de la France sont touchées. Et à la veille de la Révolution, en dépit des brimades qu'ils ont subies, on compte pour l'ensemble du Poitou environ 40 000 protestants. Ce sont les grandes lignes de cette histoire, du début du XVIIe siècle jusqu'à nos jours, qu'expose Jacques Marcadé. Et peut-être davantage que de protestantisme, ce livre parle des protestants.

  • Héroïsme et détermination caractérisent les authentiques résistants. On en trouvera ici d'étonnants exemples, non pas les armes à la main, mais certains la plume, le crayon ou le pinceau à la main, d'autres pleins d'une immense audace pour braver les Allemands et porter en même temps secours aux Juifs.

    Mais quelle division après-guerre dans un monde qui s'était approché du chaos ! Aussi les chefs de la Résistance en Vendée ont-ils veillé à faire de la Libération un acte d'union nationale. De son côté, Hélène de Suzannet, figure de la Résistance portant un nom marqué par l'histoire, a utilisé toute son autorité morale en faveur des épurés qui n'étaient pas tous des criminels, de même que des Allemands qui n'étaient pas tous nazis : des prises de position prophétiques mais mal perçues au lendemain de la guerre. Ce dossier montre qu'il ne fallut pas moins de courage et de générosité pour construire la paix que pour résister.

  • Ils avaient vingt ans. Arrachés à leur Vendée, ils découvraient l'Algérie, ses paysages sublimes et sa misère. L'horreur, surtout, d'une guerre inavouée. Autant d'appelés, autant de guerres différentes, selon l'époque, le lieu et les circonstances. Haine et amour inextricablement mêlés. En fin de compte, tous sont revenus blessés. Pour les copains morts. Pour le peuple algérien qu'ils auraient voulu continuer d'alphabétiser et de soigner. Pour les harkis ignominieusement lâchés et massacrés. Et maintenant d'être devenus les boucs émissaires de ceux qui se font une bonne conscience en les présentant comme un ramassis de tortionnaires.
    Roger Albert est l'un des leurs, et c'est pour cela sans doute qu'il a pu recueillir leurs confidences et leurs souffrances, livrées ici dans toute leur crudité. Pour que chacun comprenne. Et juge, s'il peut.

  • Le soulèvement vendéen de 1793, il y a deux cent vingt ans en 2013, a fait l'objet de divers colloques organisés par le Centre vendéen de recherches historiques. Outre celui d'avril 1993 - La Vendée dans l'Histoire - considéré comme fondateur puisqu'il a suscité l'idée de créer le CVRH - plusieurs autres ont permis d'analyser en profondeur les conséquences de ce mouvement d'essence populaire dans l'histoire et la sociologie vendéennes.
    Ce colloque du CVRH, en partenariat avec l'Historial de la Vendée, se propose de montrer la façon dont ce soulèvement a frappé les imaginations et les sensibilités - et continue à le faire - dans les domaines les plus divers, littérature, spectacles, oeuvres d'art, monuments, bande dessinée, chanson populaire, cinéma... De montrer également comment cet événement dramatique ressurgit régulièrement dans la mémoire collective, qu'il s'agisse de commémorations officielles ou de découvertes scientifiques.

    Collectif : 18 spécialistes, historiens, chercheurs, linguiste... : Christiane Astoul-Calendreau, Stéphanie Auger-Bourdezeau, Yves-Marie Bercé, Jean-Pierre Bertrand, Julien Boureau, Élodie Cabot, Michel Chamard, Michel Colleu, André Duret, Jean-Marc Jourbert, Pierre Legal, Claude Mercier, Éva Pénisson, Michel Pénisson, Pierre Rézeau, Thérèse Rouchette, Dominique Souchet et Jean Tulard.

    Particularité : Présence d'un CD Audio accompagnant le livre, présentant des chansons collectées par l'AREXCPO concernant cette thématique.

  • Inscrit au fronton du Panthéon de l'Histoire, l'homme d'État Georges Clemenceau ne fit pas seulement de la politique. Il a cultivé une passion plus secrète : l'amour des arts.
    En Vendée, initié par son père à la quête du beau, une fois devenu parisien, il n'aura de cesse que de courir les théâtres, les musées et les expositions. Tour à tour critique théâtral, col-lectionneur, amateur de peinture et de sculpture, spectateur ou modèle, mécène attentif et énergi-que, il a rencontré, découvert, protégé, accompagné et aidé les artistes.
    Ce goût immodéré pour les arts est la matière de ce livre. Le lecteur suit cet esthète qui oscille entre tradition et modernité, entre Grèce et Impressionnisme, entre Victor Hugo et Ibsen, entre Louvre et musée de l'Orangerie. Rassemblant les contributions de conservateurs et d'univer-sitaires, tous spécialistes, cet ouvrage dévoile un Clemenceau insolite. Ses amitiés avec Geffroy, Carrière, Monet, ses curieuses rencontres avec Rodin ou Toulouse-Lautrec, son étonnant coup de foudre pour l'Asie et le Japonisme sont autant de chemins buissonniers que Clemenceau a pris avec la candeur du néophyte et l'audace de l'expert. Loin de l'hémicycle ou du Front, c'est dans la création artistique que Georges Clemenceau a su, jusqu'au terme de son existence, savourer la vie.

  • Les Allemands n'ont pu forcer Verdun, lit-on dans la Gazette de Cologne, parce qu'on leur a opposé là les meilleures troupes françaises, à savoir des Bretons et des Vendéens. On constate en effet que les Vendéens sont de tous les coups durs, de la Marne à la Somme, de la Champagne à la Meuse, et jusqu'en Orient. Huit d'entre eux nous livrent ici leur témoignage inédit. Leurs combats et leurs souffrances, mais aussi leur foi en Dieu et dans la Patrie. L'horreur, l'humanité... et l'humour mêlés. Ils nous laissent aussi leurs propres photos sur plaques de verre. Et l'on a enfin recueilli les confidences de celles qui, restées au pays, espèrent et soignent les blessés.

  • Voici la parole, exceptionnelle de franchise, de deux appelés du djebel que tout sépare ou presque. L'un arrive d'Aix-en-Provence et est fils de magistrat, l'autre est jardinier et incarne la « chrétienté » vendéenne des années 1950. Leurs lettres ne sont pas seulement un témoignage de plus sur la guerre d'Algérie. Elles sont, dans leur diversité, les archives intimes d'une jeunesse sacrifiée.

  • Les jardins de Thiré, petit village du bocage vendéen, le musicien William Christie en a rêvés, puis il les a créés. Ils constituent aujourd'hui le somptueux écrin d'un étonnant festival de musique baroque. À travers un petit album richement illustré, des personnalités françaises ou anglo-saxonnes - paysagiste, jardinier, architecte, conservateur du patrimoine, esthète - guident le lecteur à travers le cadre enchanteur voulu par le fondateur des « Arts florissants ».

  • Introduit par une présentation des diverses implications des Vendéens lors de l'Occupation (la vie en zone occupée, France libre, résistance intérieure, accueil des réfugiés et persécutés.), le dossier thématique de la revue comporte divers articles sur cette période. On lira notamment le verbatim inédit d'une conférence du colonel de Sairigné, héros de Bir Hakeim, sur la guerre du désert, ainsi que des carnets de prisonniers de guerre ou une étude sur la situation d'aliénés mentaux alsaciens repliés à l'hôpital psychiatrique de La Roche-sur-Yon. Ce dossier est suivi d'articles variés et de notes de lecture, parmi lesquels une exceptionnelle analyse des résultats de fouilles des charniers de la guerre de Vendée récemment découverts au Mans, par l'anthropologue qui a dirigé les recherches.

  • Voici 400 ans, Luçon voyait arriver le plus jeune de ses évêques, celui-là même qui allait, comme Cardinal-ministre, profondément marquer le premier xviie siècle. Sous la direction de sa grande biographe Françoise Hildesheimer et de Laurent Avezou, les meilleurs spécialistes français et étrangers nous livrent ici les grandes étapes du parcours de Richelieu, en partant de son ancrage local. Quelle que soit la couleur de la robe dont on affuble sa statue, violette pour l'évêque, rouge pour le cardinal, noire pour la légende romantique ou tricolore pour le nationalisme républicain, le personnage bouscule les catégories reçues et invite à revisiter quatre siècles d'histoire de France.

  • Pour les Bleus de Vendée, la Révolution a le double avantage de faire d'eux les libérateurs du peuple, tout en arrondissant leurs fortunes par l'achat des biens d'Église. Bientôt confrontés à la révolte des paysans vendéens contre la dérive terroriste, beaucoup en déduisent qu'ici le peuple n'est pas du bon côté et qu'il faut donc l'éliminer.

    Depuis, pour continuer de célébrer la Révolution, une minorité s'acharne à nier ou à minimiser l'extermination des Vendéens. Quant aux autres, s'ils n'ont pas été eux-mêmes victimes de la Terreur, ils se rallient volontiers à Louis-Philippe, " le roi bourgeois ", et parfois même deviennent parfaitement réactionnaires. Tous finalement se reconnaissent dans l'exaltation patriotique de 1870-71 et de 1914-18, derrière Clemenceau, le plus grand d'entre eux.

  • En mars 1793, voici 220 ans, paysans et artisans de 600 paroisses de la " Vendée militaire " se sont soulevés au nom de la liberté de culte, bafoué par les autorités révolutionnaires. Le bicentenaire de cet événement avait donné lieu à diverses manifestations commémoratives, qui ont notamment donné naissance au Centre vendéen de recherches historiques. Un dossier thématique évoque ces deux dates importantes de l'histoire vendéenne, suivi d'articles variés sur diverses périodes et de notes de lecture.

  • À l'occasion du centenaire de la guerre de 14 et du 70e anniversaire de la Libération, un dossier thématique évoque divers aspects des deux conflits mondiaux à l'échelon vendéen. La revue traite par ailleurs des vingt ans du Centre vendéen de recherches historiques et de divers sujets (Les Luc après le passage des colonnes infernales, Michelet et la guerre de Vendée, Clemenceau.)

  • En juin 1940, les Vendéens se retrouvent pour quatre ans au contact direct des troupes de la Wehrmacht.
    Le département est placé en zone occupée, ses îles et sa bande côtière en « zone interdite ».
    Qui sont les sept « Compagnons de la Libération » vendéens, parmi lesquels le futur maréchal de Lattre ?
    Entre guerre du renseignement et combats des maquis, quelle forme prend la résistance intérieure ? Des réfugiés des Ardennes aux « enfants du secret », comment ceux qui fuient la tutelle de l'ennemi sont-ils accueillis ? Quel rôle le clergé catholique joue-t-il dans un département où l'Église est si influente ?

  • Au cours du XIXe siècle, un peu partout dans le monde, des révoltes paysannes - à l'instar de la « Vendée militaire » de 1793-1796 - se sont dressées contre des forces révolutionnaires citadines qui prétendaient interdire leur pratique religieuse, abolir leurs droits coutumiers et enrégimenter leurs enfants. Cristeros mexicains, sandefistes napolitains, carlistes navarrais, chouans flamands ont reproduit sans le savoir le « modèle vendéen ».

  • Un colloque organisé par l'Institut catholique d'études supérieures, en partenariat avec le CVRH et le Printemps du livre de Montaigu (principal salon littéraire du grand ouest), s'est penché sur la diversité et le nombre des écrivains - vivants ou disparus - originaires de Vendée, dans les domaines les plus divers : roman, poésie, philosophie. De Jean Yole à Yves Viollier, du canard Gédéon de Benjamin Rabier aux Mouchoirs rouges de Cholet de Michel Ragon, des réflexions politiques de Clemenceau à l'héroïc fantasy de Pierre Bordage... Cette étude collective permet également un aperçu inédit sur l'exceptionnel vivier vendéen de salons et sociétés littéraires, maisons d'édition, revues et lieux d'exposition.

  • Tout les sépare. Jeanne est la fille du comte de Roydan, un hobereau vendéen nostalgique de l'Ancien Régime. Quant à Michel Renou, il n'est qu'un roturier, avocat il est vrai et issu d'une longue lignée paysanne. Leurs amours contrariées sont pour Jean Yole, dans Les Arrivants, l'occasion d'une savoureuse évocation de la société vendéenne d'avant 1914. L'autre grand roman de Jean Yole, Les Démarqués, conte l'histoire de Cathène, une veuve qui, comme des dizaines de milliers de Vendéens de l'époque, doit quitter son cher Marais pour la mystérieuse Garonne. Elle et les siens sauront-ils préserver leur identité ? Les Arrivants, La Dame du bourg, Les Démarqués : trois premiers romans qui signent avec éclat l'entrée en littérature du grand écrivain vendéen.

  • s ses Essais, dont la plupart sont réédités ici pour la première fois, le grand écrivain vendéen médite sur la "modernité" : ses fruits sans saveur, ses chômeurs sans espoir, ses citadins esseulés, aspirés à toute vitesse par un futur sans avenir. "Nous avons perdu la notion de lieu diagnostique-t-il, et cette perte est à la base de notre désarroi moral." Pour illustrer son oeuvre, l'écrivain avait parfois fait appel au talent de Jean Roubier, le grand photographe : d'où une extraordinaire galerie de portraits et de paysages de la Vendée des années trente, souvent inédits.

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