Double Ponctuation

  • À l´heure où les préoccupations environnementales prennent de plus en plus d´importance et où les schémas de production classiques sont questionnés de façon croissante, le livre écologique, responsable et solidaire existe-t-il ? Alors que 25 % des livres imprimés finissent pilonnés sans avoir été lus et que les flux physiques d´ouvrages génèrent une importante empreinte carbone, des imprimeurs, des éditeurs, des libraires, des diffuseurs-distributeurs s´interrogent sur leurs pratiques et l´impact qu´elles ont. Ils proposent des alternatives au système dominant pour répondre à ces défis - et définir ainsi l´avenir du livre ?

  • Plus de la moitié des langues parlées dans le monde sont menacées de disparition ; si rien nest fait, l'Unesco estime que 90 % des langues auront disparu au cours du siècle. Élément essentiel de la culture d'un peuple, les langues sont pourtant bien plus qu'un simple outil de communication ; toutes proposent une description profondément unique du monde qui nous entoure et des êtres qui le peuplent. Que peut faire le monde du livre et de l'écrit pour aider à conserver et à faire vivre ces langues minorées ? Cest à cette question que tente de répondre cet ouvrage, à travers des textes universitaires et des témoignages de professionnels du livre qui, ensemble, proposent une approche inédite du sujet. Au regard de leur publication, il évoque la situation de plusieurs langues minorées, du créole haïtien au corse, en passant par linnu, le yiddish, le kikuyu, le basque, etc., et montre que des solutions existent.

  • De la censure à la protection la plus appuyée, les interventions publiques dans le secteur du livre prennent des formes variées.

    Composé d'articles universitaires, de témoignages de professionnels du livre et de deux analyses régionales inédites (Afrique subsaharienne francophone et Amérique latine hispanophone), ce numéro nous emmène de la Russie à la Suisse, en passant par la Syrie, le Liban, la Tunisie, le Maroc, le Québec, la France et l'Argentine.

    Il tente de répondre en particulier à une question : l'intervention des pouvoirs publics favorise-t-elle la diversité éditoriale ?

  • S'éditer soi-même est de moins en moins perçu comme un geste égocentré, narcissique - voir revanchard. Contourner la fonction sélective d'un tiers (l'éditeur) au profit d'une relation directe au lecteur potentiel - que cela soit par choix ou par obligation, lorsque l'on a été rejeté par ceux « de la place » - semble au contraire en parfaite adéquation avec l'air du temps, qui prône l'horizontalité des rapports, l'absence d'intermédiaire et la relation directe du producteur au consommateur, les circuits courts, la méfiance des experts, des élites et de la comitologie. Si l'auto-édition est aujourd'hui décomplexée, elle est surtout dynamique sous format numérique, où les barrières à l'entrée sont aujourd'hui négligeables.

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