Editions Du Commun

  • L'éducation aux médias et à l'information s'est largement développée depuis 2015 et les attentats de Charlie Hebdo. Présentée comme un outil majeur de lutte contre la radicalisation et les fausses informations, l'EMI est devenue un élément central de nombreux discours institutionnels. Elle ne peut pourtant se résumer à ces objectifs. Le collectif La Friche, composé de quatre journalistes indépendants, et l'association Édumédia proposent de la rapprocher de l'un de ses lieux fondateurs : l'éducation populaire. A travers des entretiens, des retours d'expériences et des analyses plus théoriques c'est une lecture critique de la société et de ses représentations médiatiques qui se dessine, pour repenser la fabrique même de l'information.

  • Cet ouvrage compile plus de 600 phrases percutantes disséminées sur trois décennies d'histoire du rap francophone. Du rap commercial au rap underground, du rappeur multiprimé à l'inconnu des radars, peu importe. Le dénomitateur commun est ce foisonnement de « phrases qui restent ».

    Conçu par un collectif de mélomanes et d'amateurs, l'ouvrage s'appréhende de deux façons différentes. La première partie se lit tel un recueil de poésie : les phrases s'enchaînent sans source ni commentaire pour découvrir cet univers. Puis, en fin de recueil, une liste de références (artistes, morceaux, albums, années, labels, territoires et crew) et un index permettent de saisir le livre de façon ludique, à la manière d'un quiz. L'objet idéal pour les adeptes du genre ! Édition préfacée par Ouafa Mameche.

  • Au début des années 2010, des habitant·es de la Montagne limousine ont pensé et tenu un collège accueillant des jeunes sur un territoire rural, où les distances comptent plus qu'ailleurs. Cette expérience (de quatre ans, de son ouverture à sa fermeture) interroge depuis la marge notre rapport à l'école, l'institution publique, ses évolutions et ce que nous pouvons souhaiter pour elle.

    Ce récit collectif retrace des questionnements riches et complexes : pourquoi un collège associatif ? Pourquoi choisir une école privée plutôt que l'école publique d'à côté ? Quelle pédagogie adopter ? Quels sont les rapports au rectorat et aux autres écoles ? Les liens au territoire et aux habitants ?

  • Livre construit autour du film « Lettre à la prison » (1970) : « Film incandescent, film rescapé, « Lettre à la prison » est le grimoire halluciné d'une expérience intime de l'immigration. Une oeuvre hors norme, dont la modernité trouve sa filiation du côté de Buñuel, Jean Vigo, Pasolini, un cinéma de poète, d'images fulgurantes; un cinéma de montage, de greffes, d'incidentes, de collision et de stases, où l'univers onirique et la vérité documentaire se conjuguent pour mettre en scène l'expulsion de soi-même qu'opère la condition d'immigré. Inclus le DVD du film + court métrage « La parole perdue » + Entretien film de Franck Déglise-Bougherra.

  • « Je t'ai dans la peau » est une fiction tournée à Marseille en 1988. Inspiré d'une histoire réelle, le film raconte l'histoire de Jeanne, religieuse qui tombe amoureuse d'un prêtre-ouvrier, devient leader syndicaliste et s'engage au service de la cause féministe. Jeanne, jouée par Solveig Dommartin, l'héroïne des Ailes du désir, ou celle par qui le scandale arrive... Elle aspire au bonheur mais incarne jusque dans sa fin tragique l'aventure d'une génération qui voit, des années 1950 à 1981, ses rêves se briser implacablement... Ce livre et ce film ne nous enferment pas dans une histoire passée, mais posent des continuités entre des engagements d'hier et leurs métamorphoses au présent. DVD avec le film et un documentaire de Achille Chiappe sur le tournage du film.

  • À la fin des années soixante-dix, Pierre Gurgand, réalisateur, alors conseiller technique et pédagogique auprès de l'Institut National d'Éducation Populaire, avait déplacé les stages cinématographiques et photographiques dans les corons, au coeur du peuple, entre Lens, Sallaumines et Liévin. C'était la fin des mines, le lent démantèlement de l'industrie lourde, une page de l'histoire ouvrière se tournait. Nous nous sommes retrouvés, longtemps plus tard, dans un même « faire » cinématographique. Les outils étaient là, au Polygone étoilé. Nous avons commencé à revoir et écouter, ensemble, les trente heures d'images et les deux cents heures de sons enregistrés par son équipe et par les stagiaires au cours de ces années passées en Pays Minier. En 2003, au lendemain du décès de Pierre, tenant promesse et m'entourant de complices, je me suis mis à la table de montage pour me confronter à cette matière monumentale. Il s'agissait tout d'abord d'extraire la parole des mineurs, d'extraire leur mémoire et de la remonter à la lumière. La fragilité des images inversibles 16 mm, mais aussi la réelle présence des stagiaires, perceptible dans la matière filmée, par les mouvements, leurs tremblements, les temps de prises de vue et leur rythme, m'ont conduit à conserver la durée initiale des plans et à réaliser un montage cut, sans coupes. La fragilité des images, entre surexposition, flous et filages, fait surgir l'humain comme une apparition.
    Aaron Sievers.

    Aaron Sievers ; Jean Duflot ; Marc-Henri Piault ; Christian Hottin ; Jean-François Neplaz ; Marie-Jo Aiassa ; Kiyé Simon Luang.

  • Transcription d'un débat organisé par L'Abominable, laboratoire cinématographique partagé, à l'invitation de Cinéma du Réel pendant l'édition 2013 du festival. L'équipe de L'Abominable tente d'y créer un espace de discussion critique, partant du point de vue qu'un certain nombre de cinéastes tiennent à continuer à utiliser le support photochimique, qu'un certain nombre de programmateurs continuent à montrer des films en pellicule, qu'un certain nombre de spectateurs font la différence : un débat animé, reflet d'un basculement pourtant présenté comme une évidence.

  • Témoignages et textes critiques autour des films de Renaud Victor, depuis les premiers films tournés auprès de Fernand Deligny dans les Cévennes jusqu'au dernier long métrage à la prison des Baumettes à Marseille en 1991.

  • C'est une mise à nue que propose J.-F. Neplaz (cinéaste et cofondateur de Film flamme et du Polygone étoilé). Son texte suit deux chemins entrelacés : un premier récit retrace la genèse de 4 de ses courts métrages et constitue un descriptif du processus de création de chacun d'eux. Dans un second mouvement, l'auteur porte une réflexion sur le geste cinématographique et interroge de manière critique son analyse chez des théoriciens comme Jacques Rancière et Giorgio Agamben à travers le geste politique et poétique de Jean-Luc Godard. Une réflexion qui déporte l'attention de l'analyse sur le rôle du son et celui de l'improvisation. Trois auteurs parcourent cette spirale du temps proposée par J.-F. Neplaz et font lecture des films qui fondent l'ouvrage. Avec DVD de 4 courts métrages de l'auteur.

  • La revue entend questionner la diversité des expérimentations (champs de l'art, du politique, du social, de l'architecture, du soin) engagées aujourd'hui dans la société. Elle se positionne dans un rapport critique envers les logiques institutionnelles dominantes.
    La revue met au coeur de son projet une recherche en sciences sociales et humaines pensée comme un équipement démocratique ancré. Ce dernier doit s'indiscipliner et s'hybrider pour continuer à questionner/problématiser/expérimenter de nouvelles façons, plus égalitaires, de composer et déployer les réalités.

  • Agencements entend questionner la diversité des expérimentations (champs de l'art, du politique, du social, de l'architecture, du soin) engagées aujourd'hui dans la société, dans un rapport critique envers les logiques institutionnelles dominantes. Ce deuxième numéro met au coeur de son projet une recherche en sciences sociales et humaines pensée comme un équipement démocratique qui doit s'indiscipliner et s'hybrider pour continuer à questionner / problématiser / expérimenter les nouvelles façons plus égalitaires de composer et déployer les réalités. Seulement porté par le collectif éditorial, le premier numéro d'Agencements s'est écoulé à 200 exemplaires.

  • La revue Agencements entend questionner la diversité des expérimentations (champs de l'art, du politique, du social, de l'architecture, du soin) engagées aujourd'hui dans la société. Elle se positionne dans un rapport critique envers les logiques institutionnelles dominantes. La revue met au coeur de son projet une recherche en sciences sociales et humaines pensée comme un équipement démocratique ancré. Ce dernier doit s'indiscipliner et s'hybrider pour continuer à questionner/problématiser/expérimenter de nouvelles façons, plus égalitaires, de composer et déployer les réalités.

  • Agencements entend questionner la diversité des expérimentations (champs de l'art, du politique, du social, de l'architecture, du soin) engagées aujourd'hui dans la société. Elle se positionne dans un rapport critique envers les logiques institutionnelles dominantes. La revue met au coeur de son projet une recherche en sciences sociales et humaines pensée comme un équipement démocratique ancré. Ce dernier doit s'indiscipliner et s'hybrider pour continuer à questionner/problématiser/expérimenter de nouvelles façons, plus égalitaires, de composer et déployer les réalités.

  • Récit d'une expérience internationale de création chorégraphique en espace public menée par la compagnie de danse Ex Nihilo ; appareil critique par des chorégraphes, cinéastes et poètes.

  • Prolongé d'un rien est le journal de bord d'une résidence de plus de deux années à l'Abeille, l'un des 15 « Quartiers créatifs de la capitale européenne de la culture ». L'ouvrage rend compte des joies et des difficultés d'un tel programme de recherche et de création artistiques, qui visait à "produire des objets ou des actions dont l'élaboration des formes est partagée avec les habitants. Lancé au coeur du mouvement de la rénovation urbaine, il doit pouvoir questionner, infléchir ou compléter le processus d'aménagement."

  • Agencements ; recherches et pratiques sociales en experimentation Nouv.

    La revue entend questionner la diversité des expérimentations (champs de l'art, du politique, du social, de l'architecture, du soin) engagées aujourd'hui dans la société. Elle se positionne dans un rapport critique envers les logiques institutionnelles dominantes.
    La revue met au coeur de son projet une recherche en sciences sociales et humaines pensée comme un équipement démocratique ancré. Ce dernier doit s'indiscipliner et s'hybrider pour continuer à questionner/problématiser/expérimenter de nouvelles façons, plus égalitaires, de composer et déployer les réalités.

  • Le présent ouvrage est né d'une rencontre avec Uzeste, village qui a vu naître Bernard Lubat, poly-instrumentiste mondialement connu dans le monde du jazz. Après être passé par Paris et avoir fondé, en 1976, la première Compagnie Lubat, celui-ci décide de revenir s'installer à Uzeste.

    Le défi qu'il tente de relever est alors de taille : mettre en relation les arts et l'improvisation, avec une histoire sociale et politique régionale. Succès ! Depuis maintenant quarante ans, s'invente à Uzeste une "ruralité critique" unique en son genre.

    Politiques d'UZ rassemble des textes d'une douzaine d'auteurs (Edouard Glissant, Bernard Lubat, Yves Citton, etc.) qui visent à rendre compte des aspects les plus marquants de ce front culturelle de résistance populaire.
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