L'association

  • En résidence pour une année à la Maison des Auteurs d'Angoulême, Jessica Abel et Matt Madden en ont profité pour réveillonner en famille avec Lewis Trondheim. Alors que tout un chacun se contenterait d'une coupe de champagne, eux se sont appliqués à dessiner des scènes, en s'inspirant des jouets des enfants éparpillés dans le salon. Ils ont ensuite réuni ces dessins et les ont assemblés en un récit.
    Le résultat a de faux airs de Toy Story, avec ses combats, ses fuites et son dénouement inattendu. Le tout, bien sûr, évoque le plaisir du jeu et la nostalgie de l'enfance, avec une grâce qui ne pouvait surgir que du hasard.

  • Une comète s'abat sur terre, laissant à une jeune femme esseulée le soin d'éteindre elle-même l'incendie... avant que la comète ne se révèle être un monstre passablement nymphomane, qui réveille les désirs de tous les protagonistes. Le point de départ d'une histoire apocalyptique aux accents dionysiaques qui répond à la joie bruyante des quatre dessinateurs.
    Improvisation festive à huit mains composée sur le chemin d'un concert punk en Suisse, ce Patte de mouche de Mattt Konture, Willy Ténia, Lilas (qui ont déjà publié ensemble L'Abbé Noir, chez Arbitraire) et Freaky Nasa, contient aussi les participations de quelques amis de passage.

  • Quoi !

    Collectif

    Regards parfois croisés, souvent drôles, pointus, sans concession, tendres et toujours éclairants sur le fonctionnement de l'Association.
    Ce recueil est composé de récits autobiographiques et de fictions sur ce que fut l'Association, comment elle a évolué et ce qu'elle est devenue aujourd'hui. Des fondateurs, des salariés, des auteurs témoignent et expriment leur point de vue sur cette aventure collective. Un point de vue restant un point de vue, cet ouvrage ne fait pas office de livre d'histoire officiel mais il permet juste d'être une petite souris et de suivre plus de 20 ans d'évolution amicale et structurelle au travers de plusieurs prismes.

  • Maudite !

    Collectif

    La Grande Guerre véhicule aujourd'hui encore une iconographie très marquée : le froid, la faim, les tranchées, les paysages dévastés, la violence des combats, l'horreur, l'uniforme des poilus, les gueules cassées, les masques à gaz, les baïonnettes, les explosions. La liste est longue, tant et si bien qu'il ne semble plus rester grand chose à apprendre de la guerre de 14-18. Les histoires créées pour Maudite ! reposent sur cet événement majeur du XXe siècle, mais les auteurs l'ont utilisé comme une matière première pour se livrer à leur propre imaginaire. Ici, vous ne trouverez pas de reconstitutions académiques de grandes batailles, de récits hé-roïques et encore moins de fictions documentaires. Vincent Vanoli a regroupé une vingtaine d'artistes afin de les faire travailler autour de ce sujet pour qu'ils réagissent avec leurs sensibili-tés individuelles. Résultat, ce collectif fait vivre une multiplicité de points de vue créatifs. Tous ont d'ailleurs pensé et réalisé leurs créations de différentes manières, mais ensemble ils façon-nent une interprétation contemporaine, celle des auteurs de L'Association. Vous l'aurez com-pris, Maudite ! n'est pas un simple document commémoratif sur la Première Guerre Mondiale mais bien un lieu de confrontation des imaginaires à travers les symboles qui ont été engendré par ce conflit mondial.

  • Enfin un livre collectif de l'Oubapo, placé sous le signe de l'amour !
    Alex Baladi, Jochen Gerner, Etienne Lécroart, Matt Madden et Lewis Trondheim, réunis pour l'occasion, expérimentent ici la contrainte du Journal Directeur.
    Le Libération du 14 février 2012 sert de guide : en se basant sur les images (photos et dessins, sans les publicités) de ce numéro, chacun des auteurs revisite ou réinvente l'actualité.
    Étienne Lécroart dévoile le petit manège du pouvoir : amour, argent, crise et relations ambiguës y sont révélées, dans les pages les plus politiques de cet opus. D'autres au contraire font parler leur imagination.
    L'héroïne d'Alex Baladi est une jeune femme rêveuse qui voudrait être heureuse, tandis que Lewis Trondheim met en scène un inspecteur un brin lourdaud, mais perspicace. Enfin, Matt Madden transforme les images de cette journée du 14 février 2012 un récit qui rappelle les contes de fées, tandis que Jochen Gerner fait de cette Saint-Valentin une véritable légende, moderne et antique à la fois.

  • On à peine eu le temps de se remettre des émotions fortes dues à la lecture du n°1 que le deuxième numéro de L'Éprouvette arrive déjà en trombe ! L'Éprouvette pose des questions, avec style et brutalité, car l'époque est critique. L'Éprouvette met le doigt où ça fait mal, non par plaisir, mais pour localiser les zones malades car l'opération est urgente. S'il y a une seule chose à ne pas
    croire, c'est que L'Éprouvette est une revue "prise de tête" et sectaire. En revanche c'est exact que si l'on a peur de réfléchir ou de remettre en question certaines fausses vérités, il vaut mieux éviter L'Éprouvette. Le numéro 2 reviendra largement sur les idées et les thématiques du premier, notamment l'Avant-Garde par rapport à la Bande Dessinée, et la critique ouverte des stratégies de récupération éditoriale. Avec un dossier sur les influences, les emprunts et le plagiat, L'Éprouvette entrera plus frontalement dans la réflexion sur le style, développée par les auteurs eux-mêmes. Une seconde proposition d'espace thématique sera constituée par Angoulême : il y avait déjà beaucoup à dire au sujet du plus important événement relatif au medium ; l'actualité vient nous
    rattraper ! Pour la première fois, un dossier critique sur Angoulême pourra être envisagé avec la participaton active du Grand Prix 2006, Lewis Trondheim... L'Éprouvette reprendra l'évocation de la revue Dorénavant (1985-89) en en rééditant de larges extraits. On pourra également y lire un entretien avec Yves di Manno, qui fit partie de la première équipe des Cahiers de la Bande dessinée dans les années 1970, et qui délaissa la critique de Forest ou Mandryka pour se tourner
    vers la Poésie et la traduction de grands écrivains anglophones tels Ezra Pound. L'Éprouvette, plus que jamais représente un espace pris en main par les acteurs de la Bande Dessinée eux-mêmes. Une expérience unique à saisir in vivo.

  • Troisième livre collectif de voyage après l'Egypte et le Mexique, L'Association en Inde propose le regard de deux Finlandais, un Suisse, un Québecois et un Français sur ce Pays. Tourisme, Workshops, Mousson et Dyssenteries sont au programme de ces visites mouvementées. Delisle et Thiriet ont partagé une invitation du centre culturel français ; Hagelberg et Tukiainen, couple dans la vie, racontent deux voyages différents et qui s'entrecoupent ; et Frederik Peeters lui, raconte un souvenir plus ancien, à base d'accident d'autobus en pleine campagne indienne... Cinq récits et cinq approches graphiques très différentes.

  • La nouvelle collection "théorique" Eprouvette et le Plates-Bandes de JC Menu ont montré qu'un débat critique autour du contexte actuel de la bande dessinée était crucial. Il était logique que ces réflexions débouchent sur une revue,
    L'éprouvette, qui devrait paraître deux fois par an en janvier et en juin. Néanmoins, cette revue ne se bornera pas à la polémique : elle tentera aussi et surtout, de participer à combler le vide intersidéral en matière de théorie et de critique autour de la bande dessinée. On y trouvera donc des réflexions de tout ordre, mais aussi de la bande dessinée elle-même, les auteurs étant les premiers invités à s'exprimer sur leur moyen d'expression. Ce premier numéro interviewera François Caradec, Ruppert et Mulot, Blutch et Blain ; abordera la question du plagiat, ébauchera une classification des psychopathologies des maniaques
    de la dédicace, et se demandera, entre autres, si le concept d'Avant-Garde est adapté à la situation.

  • XX MMX

    Collectif

    Au sujet de ses Vingt Ans, L'Association ne pensait pas organiser d'événement particulier : une exposition rétrospective aurait fait redite par rapport à celle des Dix Ans au Cnbdi en 2000, et toutes les idées semblaient lourdes et compliquées. Jusqu'à ce qu'une idée simple apparaisse dans le cadre de l'exposition- anniversaire qui aura finalement lieu lors du Festival Sismics à Sierre (Suisse) en juin 2010 : chaque auteur lié à L'Association extraira de ses archives une planche représentative de son lien à l'histoire de L'Association.
    Puis il réalisera pour l'occasion une nouvelle planche citant, déclinant, déformant ou complétant l'ancienne planche. Les deux planches de chaque auteur seront bien sûr exposées par paires, et le Catalogue édité à cette occasion par L'Association reproduira ces paires de planches sur autant de double-pages. Plus de cent auteurs sont conviés à élaborer cette histoire de L'Association qui sera tout aussi intime que collective, proposant un bon reflet de ce que la structure a toujours représenté. Cette manifestation sera ainsi l'occasion de célébrer agréablement l'anniversaire de L'Association sans s'embarquer dans des commémorations ingérables.

  • LAPIN N.43

    Collectif

    Septième numéro de la fausse-nouvelle formule trimestrielle, ce Lapin n°43 poursuit patiemment le travail de découvertes instauré depuis le n°37. Sous une couverture de Manuel, on y retrouvera les auteurs de la nouvelle équipe que l'on commence à désormais bien connaître : Baladi, Bertoyas, Prosperi Buri, Grégoire Carlé, Geneviève Castrée, Fanny Dalle-Rive, Sophie Dutertre & Donatien Mary, Loïc Gaume, Ronald Grandpey, Benoît Guillaume, El Don Guillermo, Simon Hureau, François de Jonge, Mazen Kerbaj, Manuel, Sandrine Martin, Vincent Pianina, Anne Simon, Lars Sjunesson, Erwann Surcouf, Sylvain-Moizie, Aurélie William-Levaux, Benjamin Zafra... Et un nouvel auteur, Alessandro Tota, transfuge de la revue Canicola. En « cahiers spéciaux », on retrouvera le Au Travail d'Olivier Josso, le Lutte des corps et Chute des classes de Gosselin & Henninger, ainsi qu'en avant-première, un chapitre du tome 2 du HP de Lisa Mandel. En invités extérieurs, on trouvera Étienne Lécroart et Laurent André. Soutenons Lapin, dernière revue de bande dessinée indépendante et trimestrielle !

  • Pour son troisième numéro, l'Eprouvette tente de synthétiser ce qui a été mis en oeuvre dans les deux premiers numéros. On reviend sur les origines de l'ultracritique en publiant un entretien avec Bruno Lecigne, animateur de Controverse en 1985-86 et on réédite son texte fondamental De la Confusion des Langages. On poursui le travail de l'érosion progressive des frontières en se penchant sur le talent de Stéphane Blanquet en allant voir avec Christian Rosset le célèbre peintre Jan Voss, dont l'oeuvre n'est pas sans lien avec la bande dessinée. Etc, etc.

  • Oupus 4

    Collectif

    Ce quatrième oupus de l'ouvroir de bande dessinée potentielle présente le résultat d'une unique performance collective, ayant donné lieu à 392 cases, essentiellement réalisées en trois jours, par 28 auteurs.
    Cet exercice a eu lieu du 4 au 6 avril 2003, durant les festivals de bande dessinée de bastia (corse) et luzern (suisse alémanique). il est né du constat répété que ces deux festivals, parmi les meilleurs d'europe, ont malheureusement lieu chaque année le même week-end. a l'initiative de mirjam broger, du festival fumetto de lucerne, il fut décidé d'imaginer un événement expérimental faisant intervenir, au même moment et dans un même projet, des auteurs présents à lucerne et à bastia.
    Il fut confié à l'oubapo le soin de trouver les modalités de cette performance en deux lieux simultanés. le cahier des charges impliquait la présence d'une équipe oubapienne dans chacun des deux lieux pour superviser les opérations, la participation d'autres auteurs invités aux deux festivals ; la transmission vis internet de l'oeuvre collective en train de se faire d'un lieu à l'autre, ainsi que la présentation in vivo de l'exercice au public.

  • Tous coupables !

    Collectif

    Après la parution en 2001 du livre Vos papiers ! Que faire face à la police ? et suite à la plainte déposée par Daniel Vaillant, es-qualité ministre de l'intérieur
    (plainte relayée par les ministère Sarkozy, puis Villepin, puis Sarkozy), ont été condamnés le 18 janvier 2007 :
    Le dessinateur Placid, à 500 euros d'amende, pour « injures publiques envers une administration publique, en l'occurrence la police nationale », pour avoir dessiné un policier, aux traits jugés porcins, en couverture de l'ouvrage.
    L'auteur du texte, Clément Schouler, magistrat, membre du Syndicat de la Magistrature, à 800 euros d'amende pour « diffamation publique envers une administration publique, en l'occurrence la police nationale », pour avoir écrit cette phrase dans l'introduction : « Les contrôles d'identité au faciès, bien que prohibés par la loi, sont non seulement monnaie courante, mais se multiplient ».
    L'éditeur, Michel Sitbon (L'Esprit Frappeur), à 1 000 euros d'amende pour complicité avec Placid dans le délit d'injure, et complicité avec Clément Schouler dans le délit de diffamation.
    Considérant qu'il s'agit d'une triple atteinte à trois libertés fondamentales que sont la liberté de création, la liberté d'information et la liberté d'édition, des dessinateurs, photographes, artistes, journalistes, auteurs et éditeurs ont crée le collectif Les cochons enragés et publié Tous coupables, recueil de contributions écrites et dessinées sur les thèmes visés par cette condamnation.

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