Libel

  • Désastre, déroute, naufrage, effondrement, catastrophe... La défaite en 1940 de l'armée française est perçue comme une véritable onde de choc. Sa rapidité et sa brutalité confortent la victoire idéologique du futur gouvernement de Vichy et plongent le pays dans les heures les plus sombres de son histoire. Rien pourtant ne semble pouvoir entamer la vision tronquée qui colle à cet épisode, incarné aujourd'hui encore et pour beaucoup par le film La Septième Compagnie. L'ouvrage propose de revenir sur ces quelques semaines décisives, durant lesquelles la population française est sous le flot d'événements incessants, pour mieux interroger : que savons-nous des mois de mai et juin 1940 ?

  • Mme de Sévigné est à jamais associé au château de Grignan, demeure de son gendre, François de Castellane-Adhémar, et de sa fille Françoise-Marguerite, principale destinataire des lettres de celle qui deviendra la célèbre épistolière du Grand Siècle.
    De sa naissance à Paris en 1626 à sa mort à Grignan en 1696, cette femme d'esprit passe d'une résidence à une autre, du Marais à Paris, à Vitré en Bretagne ou au « royal château » en Provence, tout en brossant dans sa correspondance un portrait de la société du XVIIe siècle.
    Au fil du temps, se dessine une personnalité contrastée, capable de côtoyer les frondeurs et la cour de Louis XIV, d'apprécier son quartier parisien et ses terres bretonnes, d'être une mondaine enjouée et une mère éplorée, d'écrire la chronique des grands et des petits évènements et d'inventer un échange épistolaire, la « lettre tendre », dans un style qu'elle-même revendique « naturel et dérangé ».
    Grâce à la parution posthume de sa correspondance, Mme de Sévigné est reconnue pour le talent de sa plume et contribue à la renommée du château de Grignan où pourtant elle ne séjourna que quatre années.
    Publié à l'occasion de l'exposition présentée au château de Grignan, cet ouvrage permet d'entrer dans l'intimité d'une femme mêlant l'art d'aimer et l'art d'écrire, d'un siècle où l'art de vivre et d'habiter devient de plus en plus raffiné à Paris comme en Province, d'un personnage devenu mythique mais toujours d'une grande modernité.

  • Site touristique majeur, le Léman n'est que peu représenté avant le XVIIIe siècle. Il est un lieu de vie et de passage, notamment pour une partie des voyageurs effectuant le Grand Tour - ce périple initiatique sur les lieux fondateurs de la civilisation occidentale (Italie, Grèce...) que les jeunes aristocrates effectuent à partir du XVIIe siècle.
    Dès les années 1700, les voyageurs décrivent de plus en plus le lac et son panorama montagneux, dont les cimes inhospitalières inspirent les théoriciens de l'esthétique du sublime. Vers le milieu du siècle, la mode des « voyages pittoresques » illustrés lui donne une existence visuelle, et le roman de Jean-Jacques Rousseau, Julie ou la Nouvelle Héloïse en 1761, l'érige en lieu de pèlerinage littéraire. Dès lors, la production d'images et d'écrits s'accroît, vantant la beauté naturelle du paysage et le charme des villes et villages. D'étape, le Léman devient but de voyage.
    Le Musée du Chablais, associé au Cabinet d'arts graphiques des Musées d'art et d'histoire de Genève, propose de parcourir le tour du lac au travers de l'exposition D'une rive à l'autre, voyage autour du Léman.

  • La ville est en perpétuel mouvement. Pour tenter de saisir les multiples métamorphoses que Lyon a connues dans le passé et vit encore aujourd'hui, il faut bien le croisement de regards pluriels. Cet ouvrage apporte à la fois une synthèse actualisée des connaissances historiques sur l'urbanisme lyonnais, mais aussi l'approche décalée et drôlement juste de l'Agence nationale de psychanalyse urbaine. À l'analyse fine des historiens répond l'humour du collectif artistique, pour un résultat étonnant : un livre hybride et original pour comprendre comment une ville se fabrique et se transforme.

  • Depuis près d'un siècle, aucun livre n'était revenu sur l'histoire de l'université de Lyon. Pour le cent vingtième anniversaire de l'institution, le présent ouvrage propose une salutaire mise à jour des connaissances.

    «?Lyon, une université dans sa ville?» relate la mise en place et la croissance, non seulement de l'université, mais aussi des nombreux autres établissements d'enseignement supérieur présents à Lyon, Saint-Étienne et Bourg-en-Bresse. Sont abordés tous les aspects, historiques aussi bien que scientifiques : les conditions de création et de développement des institutions, les grandes figures lyonnaises ou d'adoption, la richesse des collections, la variété des bâtiments ainsi que les particularités du développement international.

    Toute la richesse d'un monde en mutation, au travers de cinquante articles et autant d'auteurs.

  • Mémoires urbaines

    Collectif

    • Libel
    • 9 Décembre 2019

    Cette sélection de vues contemporaines et plus anciennes contribue à révéler comment les grands ensembles en Bourgogne, et en particulier à Chalon-sur-Saône, ont façonné le paysage urbain et les mémoires collectives. Fruits d'une histoire et d'une architecture singulières, les quartiers se caractérisent par leur évolution constante et par la nécessité d'en saisir tous les enjeux ainsi que leurs dimensions paysagères.

  • Yves Saint Laurent

    Collectif

    • Libel
    • 9 Novembre 2019

    « Pourriez-vous faire une robe entièrement de vos mains ? ».
    « Bien sûr. Je sais la dessiner, la couper, l'ajuster...
    Mes mains sont mes outils. Je pourrais le faire même les yeux fermés tant je connais les tissus ».
    Yves Saint Laurent - Paris Match, 1998.

    Industrie textile lyonnaise et haute couture parisienne sont riches d'une histoire commune. Tout au long de sa carrière, le couturier Yves Saint Laurent s'est appuyé sur les soyeux, fabricants et fournisseurs des tissus de la région pour la réalisation de ses modèles, contribuant ainsi au rayonnement de ces grandes maisons.
    Crêpes, mousselines, taffetas, velours... du tissu à la robe, le présent ouvrage offre une plongée au coeur de la création de l'un des plus grands couturiers du XXe siècle et rend hommage à l'emblématique savoir-faire technique de tout un territoire.

  • Produit d'une histoire longue - du ciment des Romains aux procédés très complexes d'aujourd'hui - et véritable « héros » de la Modernité, le béton demeure pourtant en partie un mystère. Qu'on s'en défie ou qu'on l'admire, ce matériau est en effet plus qu'un instrument, une figure majeure de l'art de bâtir, de la modeste maison individuelle aux mégastructures, en passant par les équipements, les programmes de logement et les « grands projets » qui façonnent le paysage des villes d'aujourd'hui.

    « Sacré béton ! » retrace la saga du béton, de son « invention » collective jusqu'aux applications actuelles les plus sophistiquées, interrogeant au passage ses implications économiques, politiques, sociales ou environnementales. Parfaitement documenté et largement illustré, cet ouvrage collectif, publié sous l'égide du Musée urbain Tony Garnier et des Grands Ateliers de L'Isle d'Abeau, a été conçu et rédigé par une quinzaine de spécialistes issus de différents horizons. Il propose ainsi une lecture plurielle de la légende de ce « matériau du futur ».

  • Cet ouvrage collectif raconte l'aventure française du tramway en retraçant les origines, les développements, les réussites, mais aussi les échecs, les limites et les difficultés rencontrées par les promoteurs de ce qui est considéré désormais comme un mode de transport à part entière. Il met en lumière les processus - et les multiples acteurs - qui ont participé au « retour » du tramway dans les grandes villes françaises depuis quarante ans, mais qui ont conduit aussi à l'exportation du « tramway français standard » dans nombre de métropoles à l'étranger.

    Les années 1970 sont souvent considérées comme l'origine d'un regain d'intérêt pour les transports collectifs, mais comment la « solution tramway » (re)devient-elle progressivement crédible aux yeux des élus, des experts, des professionnels du transport ? Quels enjeux nourrissent les controverses nouées aux échelons locaux, nationaux et internationaux ? Quels acteurs favorisent son retour en grâce ? Quels sont les ressorts des options techniques choisies ? Comment les politiques d'aménagement urbain ont-elles profité de ces nouveaux projets de transport ? Quelles logiques professionnelles sous-tendent la mise en place et l'exploitation de ces nouvelles lignes de tramway ?

    Pour répondre à ces nombreuses questions, ce livre - préparé sous la responsabilité scientifique de Rails et Histoire - rassemble les points de vue de grands témoins (architectes, urbanistes, ingénieurs, experts) et les regards de chercheurs (géographes, politistes, historiens, sociologues, économistes) parmi les meilleurs spécialistes des villes et des transports urbains.

  • Si la diversité des territoires peut aujourd'hui se lire selon des approches multiples (historiques, architecturales, sociales, urbaines), les grands ensembles apportent significativement leur pierre à l'édifice. En effet, quel que soit le cadre administratif suivant lequel ils ont été édifiés (Secteur Industrialisé, Rénovation Urbaine, Zone à Urbaniser par Priorité, Zone d'Habitation, Zone d'Aménagement Concerté, etc.), ces quartiers, dont les tours et les barres sont devenus les symboles, représentent un héritage urbain à la fois complet et complexe des Trente Glorieuses et qui a impacté toute la France.
    En réalisant une étude d'inventaire sur les grands ensembles, la Région Bourgogne-Franche-Comté a souhaité mettre en lumière les sites qui traduisent, à l'échelle du territoire bourguignon, la politique étatique en la matière et qui témoignent de leurs caractéristiques historiques et architecturales, de leurs aménagements paysagers, ainsi que de leur évolution. Cet ouvrage est ainsi l'occasion de dresser une synthèse régionale inédite sur l'ensemble des quartiers étudiés, les recherches ayant été menées en priorité sur l'habitat collectif, et permet de présenter l'exemple de la ville de Chalon-sur-Saône, particulièrement représentatif des partis urbains et architecturaux adoptés pour les grands ensembles en Bourgogne.
    L'objectif de ce livre, richement illustré, est tout autant de contribuer à mieux comprendre le processus de construction des grands ensembles et leur fonction au service du logement, que d'enregistrer la mémoire patrimoniale et visuelle de ces lieux de vie, en constante mutation.

  • Quand la musique révèle la peinture Henri Fantin-Latour (1836-1904) aimait la musique presque autant que la peinture. Cette passion l'a porté vers la création d'oeuvres inspirées par les plus grands compositeurs romantiques de son temps : Wagner, Schumann, Brahms et Berlioz. Fasciné par Hector Berlioz, Dauphinois comme lui, il offre à sa musique un prolongement plastique extrêmement original en cette fin du XIXe siècle. Hommage ou traductions picturales de ses compositions, ses peintures et ses lithographies illustrent cette relation intime nouée entre les deux modes d'expression.

    Le peintre des musiciens Source d'inspiration, la musique a aussi profondément influencé la peinture de fantin-Latour. Considéré comme "le peintre des musiciens" par ses contemporains, il développe un style fluide et vibrant dans l'esprit de la musique.

    Les regards croisés de deux historiennes de l'art et d'une musicologue renouvellent la compréhension de l'artiste en révélant un mélomane averti, mais aussi un grand connaisseur des lignes mélodiques et du langage musical. Grâce à une iconographie rassemblant près de quatre-vingts oeuvres de Fantin consacrées à Berlioz, cette approche inédite éclaire le rapport subtil entre le monde des images et l'univers des sons.

  • Si l'on ne sait précisément quand elles portèrent la culotte, des générations de femmes confectionnèrent un trousseau renfermant leurs sous-vêtements et une part essentielle de leur intimité. L'industrialisation de l'habillement et de nouveaux usages de consommation mettent cependant fin à ces pratiques traditionnelles, et c'est ainsi que débute l'épopée de la lingerie française En Isère, Valisère, LOU, Lora, Playtex et Wonderbra se développent au XXe siècle pour connaître un essor considérable. S'appuyant sur le savoir-faire d'une main-d'oeuvre féminine qualifiée, ces entreprises pionnières s'inscrivent dans l'histoire de la mode en créant pour des centaines de milliers de femmes fonds de robe, gaines, soutiens-gorge et autres dessous célèbres.
    Aujourd'hui écrite dans d'autres contrées, cette histoire industrielle est aussi celle des femmes. À travers la mode, la publicité et la consommation, mais aussi la beauté, la pudeur et la morale sexuelle, elle dit beaucoup sur leur place dans la société tout au long du XXe siècle. Une iconographie riche et inédite illustre au fil des pages cette aventure à fleur de peau !

    Cet ouvrage accompagne l'exposition présentée à partir du 22 mars 2013 au 30 juin 2014 au Musée Dauphinois à Grenoble (38).

  • « J'avais coupé cette jupe dans le pantalon de mon père, j'avais fait ce sac en ficelle, j'avais utilisé de la grosse toile pour faire des chaussures. J'avais deux jupes, une robe et pas davantage, avec ça on arrivait quand même à être élégante. » Jeanne, adolescente à Lyon pendant la guerre L'évocation de ces prouesses restitue de façon quasi immédiate, avec les chaussures à semelles de bois et le trait sur la jambe imitant la couture du bas, tout un pan de la vie quotidienne des Françaises entre 1939 et 1945. Bien loin de la légèreté supposée du sujet, la mode et le vêtement représentent un enjeu culturel et économique important pendant la guerre.

    Bénéficiant des contributions d'historiens et d'historiens de la mode, fort d'une iconographie inédite qui révèle les trésors cachés des collections publiques françaises, l'ouvrage ambitionne de rendre compte de l'énergie déployée par toutes les femmes pour continuer à se vêtir avec élégance, malgré les restrictions et les difficultés.
    Il dresse aussi en filigrane, l'image sociale de la femme et son évolution dans cette période si particulière.

  • Des hommes qui prennent le maquis, on imagine la silhouette armée cachée à l'ombre des arbres. Au-delà de cette représentation allégorique du Résistant se cache une réalité sociale complexe : pourquoi et comment ces hommes rejoignent-ils ces massifs forestiers qui les font rentrer dans l'illégalité ? Quels y sont leurs moyens de subsistance, de se protéger et de combattre ? Quelles relations entretiennent-ils avec leur voisinage, l'autorité française ou l'occupant allemand ?
    C'est à ces questions que répondent les contributions d'historiens, géographes ou anthropologues réunies ici. Au coeur de l'écriture contemporaine de la Seconde Guerre mondiale, ces travaux de recherche menés partout en France sont complétés par des photographies et des dessins, inestimables témoins provenant de collections publiques ou privées.

  • « Plus de pain. Pas de viande depuis avant-hier. Que de pauvres gens souffrent. Beaucoup de boutiques n'ont pas ouvert, faute de chauffage ou de marchandise à vendre. Lyon est silencieux et presque désert. » William Brunat, 2 janvier 1941 Dès l'été 1940, l'organisation du ravitaillement constitue une des priorités du régime de Vichy. En plus d'être une réponse aux problèmes de pénurie, le rationnement s'inscrit dans un contexte idéologique particulier : il est présenté comme l'un des nombreux efforts à consentir pour relever la France au lendemain de la défaite. L'instauration de la carte d'alimentation devient pour la population civile l'élément le plus perceptible des changements provoqués par la guerre. Cette « carte d'identité alimentaire » donne droit à un contingent de coupons ou tickets autorisant l'achat de certaines denrées en quantités variables selon son âge et sa profession. Désormais, et pour longtemps, plus aucun acte d'achat n'ira de soi.

  • En 1939, neuf millions de juifs vivaient en Europe, cinq ans plus tard, les deux tiers avaient été assassinés, détruits. Le présent ouvrage s'intéresse à ceux qui ont survécu dans divers pays d'Europe et à ceux qui les ont aidés. Comment expliquer l'extrême variabilité des taux de survie : 10% seulement en Pologne 30% dans les pays Bas, 70% en Belgique et 75% en France ? Qui étaient celles et ceux qui ont aidé, caché, secouru ? Comment pouvaient-ils agir dans des contextes répressifs très violents ? Les contributeurs répondent à ces questions en s'appuyant sur de riches archives et témoignages, souvent inédits ou peu connus du public français.

    Mais cet ouvrage pose aussi la question de la mémoire du sauvetage et des sauveteurs. L'idéalisation des « Justes parmi les nations » participe d'un travail de mémoire à finalité politique qui vise parfois à redorer une image nationale. Dans cette double approche - historienne et mémorielle - le réseau Mémorha manifeste sa spécificité : travailler dans un temps qui inclut toujours l'aval afin de donner à l'événement son ombre portée, sa postérité et ses mémoires.

  • Dès la Libération, lorsque les résistants sortent de la clandestinité, la diffusion d'affiches et d'imprimés, de photographies sur les maquis et la période insurrectionnelle cristallise pour des décennies l'archétype du résistant. Dans les illustrés pour la jeunesse, un trait particulier permet alors de définir son image : celle du maquisard, fier et courageux, surgissant de l'ombre. Fruit du travail commun du CHRD et du Musée de la Résistance nationale (Champigny-sur-Marne), l'exposition Traits résistants et l'ouvrage qui l'accompagne proposent d'interroger la construction et la constance de cette image au fil du temps et des infléchissements de l'historiographie de la Résistance.Historiens, journalistes, bibliothécaires reviennent sur la présence du thème dans la bande dessinée et rendent compte de l'importance réelle et symbolique de la Résistance dans nos consciences et notre imaginaire collectif depuis plus d'un demi-siècle.

  • Cappiello ou l'art publicitaire

    Collectif

    • Libel
    • 11 Septembre 2020

    Leonetto Cappiello (1875-1942) est aujourd'hui reconnu comme l'inventeur de l'affiche moderne. Auteur de certaines de nos plus célèbres images publicitaires (Chocolat Klaus, Cachou Lajaunie, Chocolat Poulain, Lustucru...), l'artiste aux 2 000 oeuvres reste pourtant méconnu du grand public. Proposée par la Maison Bergès, l'exposition Cappiello ou l'art publicitaire vient mettre en lumière sa production - en lien plus spécifiquement avec le territoire des Alpes - et la place qu'elle occupe dans l'histoire des arts graphiques.
    L'ouvrage qui l'accompagne, riche d'une remarquable sélection d'affiches, de dessins et maquettes préparatoires, entend s'approcher au plus près du processus créatif de l'artiste, analysant ses techniques et ses sources d'inspiration. Symbole d'un début de siècle qui fit de la publicité un art à part entière, l'oeuvre de Cappiello surprend par ses résonances avec la scène graphique actuelle.

  • Beaucoup d'ouvrages parus pour le centenaire de 1914 font la part belle aux faits militaires. Pourtant, sans sous-estimer combien l'hécatombe des morts et l'horreur des combats marquent notre souvenir, on ne saurait oublier que la mobilisation du pays tout entier et l'effort que cela implique contribuent à expliquer que la mémoire de la Première Guerre mondiale reste vive parmi nous. Au-delà de l'histoire des combattants au front et des faits militaires, il faut faire le récit de la vie des populations civiles, des villes et des campagnes, celui de l'arrière qui a souffert et contribué à la victoire.
    La volonté du Comité départemental d'Histoire de la guerre de 1914-1918 (CDH 14-18) a donc été de mettre à la disposition du public le plus large de nouvelles connaissances montrant comment notre région a vécu cette période, sujet jusque là peu étudié. Des historiens professionnels, univer­sitaires, et des passionnés d'histoire ont uni leurs efforts pour reprendre et analyser une documentation qui dormait parfois depuis un siècle.
    Le colloque du CDH 14-18 d'octobre 2014 a permis de restituer à un public nombreux et très intéressé le résultat de ces travaux. Ce volume reprend l'essentiel de ces contributions, enrichies d'une importante illustration souvent inédite.

  • Situé au centre du Pays des Étangs, le territoire de Réchicourt-le-Château conserve un patrimoine lié autant à son histoire qu'à sa nature environnante. Ici nature et culture se mêlent. Le paysage est transformé avec la création des étangs au Moyen Âge, puis au XIXe siècle avec l'aménagement du canal de la Marne-au-Rhin.

    Ce territoire au caractère rural affirmé, et au bâti façonné par les multiples conflits qui s'y sont succédé depuis la guerre de Trente Ans, s'est doté de deux sites remarquables : la cité ferroviaire de Nouvel-Avricourt conséquence de l'Annexion après 1870 et la cité de la chaussure Bata liée à l'arrivée dans les années 1930 de l'industriel tchèque Tomas Bata.

    Cette Image du Patrimoine est le fruit d'une étude de l'inventaire général combinant l'étude sur le terrain aux ressources des différents fonds d'archives publiques et privées. Elle porte sur le patrimoine architectural et mobilier ainsi que sur le patrimoine naturel.

  • À la découverte de l'histoire du monastère de la Visitation de Thonon-les-Bains. Inscrit dans le paysage urbain depuis cinq siècles, il connaît aujourd'hui sa complète réhabilitation en un pôle culturel pluridisciplinaire dans le respect de la vocation culturelle décidée il y a 50 ans lors des travaux d'édification du quartier de la Rénovation.
    Véritable carnet de visite du bâtiment, cet ouvrage collectif très illustré dresse un état des lieux depuis sa création jusqu'à son parachèvement en 2018.

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