Semiose

  • Guillaume Dégé, né en 1967, fait sans conteste partie de la constellation des artistes graphiques qui participent d'une tendance spécifique du dessin contemporain. Du domaine de l'illustration, il a conservé le principe d'économie de la page et du dessin. La clarté de la pensée et la propreté du geste ressortent immédiatement sur le papier. Il n'y a cependant plus de texte. "En tant qu'artiste, je ne sais pas raconter les histoires et je ne crois pas au storytelling.
    Je crois à la manière. " Aucune page à tourner non plus. Le dessin de Dégé peut enfin être seul, en majesté sur son support. Inventions fantasmées à partir d'images prélevées dans le réel, ses dessins forment des sortes d'extensions oniriques à des images issues de la culture populaire. L'artiste dispose d'une vaste bibliothèque d'images qui nourrit sa pratique du dessin et s'invite sur le papier par le biais du collage.
    La gravure ancienne s'unit au crayon de couleur pour former des cadavres exquis surréalisants : cheval au corps de fleur, religieux fécondés par l'aquarelle, oiseaux affublés de nez ou de sexe. Ses oeuvres sont des vandalismes proférés au nom de l'imaginaire par une couleur tendre, capables de changer les rochers en vagues ou en flammes. Illustrateur avant d'être artiste, Guillaume Dégé a été un collaborateur régulier du journal Le Monde dans les années 1990-2000.
    Enseignant à la HEAR de Strasbourg durant de nombreuses années, nommé en 2019 à l'Ecole des arts décoratifs de Paris, il est également le co-fondateur, avec Daniel Vincent, de la maison d'édition Les 4 mers. Alors que Guillaume Dégé a publié de nombreux albums et livres d'artistes - près de trente ! - au Seuil ou chez Gallimard entre autres, il n'a jamais bénéficié d'une monographie solide et sérieuse.
    Trilingue français, anglais et chinois, et accompagnée des contributions d'historiens de l'art reconnus, cette publication entend combler cette lacune et brosser un large panorama de la pratique artistique de Guillaume Dégé.

  • Inspiré par l'engouement récent pour les cahiers de coloriages mais aussi déçu par la qualité quelque fois médiocre des dessins proposés au public, Semiose éditions a eu l'envie de faire appel à des artistes confirmés pour dessiner spécialement des motifs à colorier pour les enfants - et les grands enfants, évidemment ! Ces albums color me s'inscrivent dans la plus pure tradition du cahier de coloriage : petit format (A5), pelliculage brillant de la couverture sur papier cartonné, dessin en ligne claire.
    La série a débuté en octobre 2016 avec 6 premiers albums. Chaque dessin est une création originale et véhicule une histoire, un trait d'esprit, dans un goût partagé pour l'humour, l'absurde et l'imaginaire. Un court texte en quatrième de couverture situe l'oeuvre de l'artiste et le rend familier au jeune public. Surtout, la valeur pédagogique de l'exercice n'est plus à démontrer : en exprimant leur libre talent pour la couleur, les enfants observent et se familiarisent avec la manière dont un dessin est construit.

  • « Présenter l'artiste comme une rock star » résume le motto de ce fanzine de luxe qui souhaite offrir une approche la plus intime et inédite possible de son sujet. Le choix du format « magazine », à la structure plus libre et décontractée qu'un catalogue, est décisif pour susciter la proximité et l'empathie. « Enchanté de faire votre connaissance... » Dorothy Iannone (née en 1933 à Boston, vit à Berlin) est la troisième artiste invitée de la revue Pleased to meet you. Depuis le début des années 1960, elle s'est fait connaître par une oeuvre féministe et politiquement incorrecte. Composés de peintures, dessins, collages, sculptures, vidéos et livres d'artistes, ses travaux mêlent littérature, mythologie et autobiographie dans un style coloré dont les influences varient entre art populaire, mosaïque byzantine et miniature érotique. Sa vie se confond avec celle d'une rock star, mouvementée et passionnée, que l'artiste a très largement médiatisée dans ses dessins et ses textes.
    « Artiste d'artiste » par excellence, l'oeuvre de Iannone reste encore relativement confidentielle en France alors que les plus grands musées européens lui consacrent de larges rétrospectives les uns après les autres. Une interview, un texte de fond et beaucoup de photographies et de reproductions constituent le sommaire de ce numéro, notamment The (Ta)Rot Pack (1968-69), un jeu de tarots évoquant sa relation amoureuse et sexuelle avec le peintre Dieter Roth.

  • « Présenter l'artiste comme une rock star » résume le motto de ce fanzine de luxe qui souhaite offrir une approche la plus intime et inédite possible de son sujet. Le choix du format « magazine », à la structure plus libre et décontractée qu'un catalogue, est décisif pour susciter la proximité et l'empathie. Richard Jackson (né en 1939 à Sacremento, vit et travaille à Los Angeles) est le cinquième artiste invité de la revue Pleased to meet you. Ce numéro spécial reproduira des oeuvres récentes, peu ou pas du tout documentées, en particulier son installation La Palette, soit la reconstitution à échelle 1 dans sa galerie parisienne de la brasserie attenante «La Palette», avec tireuse à peinture et pinceaux géants pour la mise à feu de l'installation. Pour compléter ce clin d'oeil à la peinture française, l'entretien a été mené avec la conservatrice du musée de l'Orangerie, Cécile Girardeau, dans la salle des Nymphéas de Monet, l'une des oeuvres les plus inspirantes pour Richard Jackson. Le portfolio comportera également quelques dessins - l'artiste réalise de sublimes dessins techniques, témoignant de sa formation d'ingénieur. L'essai sera signé par un auteur américain. Attention, quelques images légères en vue !

  • Ce second numéro est consacré à la jeune peintre Amélie Bertrand, avec un entretien mené par Violaine Boutet de Monvel, un essai de Clément Dirié et de nombreuses photographies et reproductions.
    The second issue is dedicated to the young painter Amélie Bertrand with an interview with Violaine Boutet de Monvel, an essay by Clément Dirié and numerous photographs and reproductions of paintings.

  • « Présenter l'artiste comme une rock star » résume le motto de ce fanzine de luxe qui souhaite offrir une approche la plus intime et inédite possible de son sujet. Le choix du format « magazine », à la structure plus libre et décontractée qu'un catalogue, est décisif pour susciter la proximité et l'empathie. « - Enchanté de faire votre connaissance... » Steve Gianakos (né en 1938, vit à NY) est le quatrième artiste invité de la revue Pleased to meet you. à l'instar de ses confrères - John Wesley, Robert Crumb, Peter Saul - tout aussi joueurs que lui, Gianakos pratique le mauvais goût et les « interdits » comme rempart contre une récupération de l'establishment. Depuis la fin des années 1960, ses dessins, collages et peintures combinent l'innocence et la luxure, la vulgarité et la sophistication, comme pour mieux révéler l'absurde mixtion de sexualité et d'anxiété au coeur de la condition humaine. Ses oeuvres ont l'apparence de BD vintage qui auraient dérapé : portraits de pin-ups se fardant avec une lame de rasoir, petites filles aux genoux cagneux et jupes relevées. Grâce à un humour exempt de cynisme ou de cruauté, Gianakos désarme son spectateur en lui soumettant sa vision délicieusement sombre et subversive de la psyché humaine. Ce numéro spécial reproduira des oeuvres des années 1960 jamais montrées en France et surtout des portraits inédits de l'artiste, récents et vintage.

  • Dessins croisés

    Collectif

    • Semiose
    • 28 Septembre 2010

    Tout provient du dessin.
    Qu'il soit gribouillage lisible de son seul auteur, ou dessin abouti, publiable, montrable. Longtemps réservé au cabinet d'amateur, car moins évidemment spectaculaire, il sort aujourd'hui des cartons et devient un éminent objet d'exposition. Les artistes choisis, le pratiquent avec assiduité depuis toujours : ce n'est pas pour eux un effet de mode. Pour la majorité d'entre eux, l'illustration (c'est-à-dire le dessin publié) a été un refuge (parfois payant).
    Cet entre-deux mondes dénué du sérieux oppressant de l'art officiel leur a permis d'expérimenter sans craindre l'opprobre. Guillaume Dégé.

  • Cet ouvrage réunit la totalité des peintures et sculptures de Philippe Mayaux de 1987 à 2006.
    Un éclairage indispensable sur cette oeuvre hors genres où se mêle science, nourriture et sexualité en autant d'icônes païennes. Philippe Mayaux ressemble à un plongeur de haut vol, capable des pirouettes les plus insensées. Or ce cascadeur hors pair se plaît à atterrir systématiquement sur le ventre dans une posture volontairement grotesque, éclaboussant généreusement les abords du bassin. Peintre de placebos à usage domestiques, sculpteur de bûches électriques, poète du " feu qui brille dans l'âtre en placoplâtre ", Philippe Mayaux est un traître magnifique.
    Il nous fait toucher le sublime pour mieux casser les jouets qui nous fascinent. Il flatte. Perce. Et recommence.
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  • Le premier numéro de Pleased to meet you est consacré à l'oeuvre picturale de William S. Burroughs (1914-1997), dont les quinze dernières années ont été consacrées à la peinture et au dessin. Oeuvre méconnue en France, le magazine reproduit une série d'oeuvres de première main, un entretien inédit en français mené en 1990 par Simone Ellis dans la maison du peintre-écrivain et un texte écrit pour l'occasion par Jean-Jacques Lebel. De nombreuses photographies de Burroughs en compagnie d'autres artistes - David Hockney, Keith Haring, Andy Warhol, Francis Bacon, Brion Gysin, Bernard Heidsieck, Takis, etc. - le replacent dans le contexte artistique de son époque, aux Etats-Unis comme en France. Des vues d'atelier, de l'artiste à l'oeuvre et des archives de ses expositions dévoilent l'activité et l'intérêt que la peinture de Burroughs a suscité en son temps.
    Lui-même grand amateur de revues et collaborateur de nombreux fanzines, le format magazine pour traiter de la peinture de Burroughs est un choix évident. Enfin, la parution de la revue est concomitante à la présentation de la plus grande exposition consacrée en France à la Beat Generation au Centre Pompidou et à une exposition dans la galerie Semiose.

  • Le Salon de Montrouge est une plateforme annuelle de découverte de nouveaux artistes. Basé sur une large prospection et une sélection rigoureuse, c'est à la fois un témoignage précis d'un certain état de la création artistique en France, et un véritable « accélérateur de carrière » pour les artistes sélectionnés. Notamment, les trois lauréats du Salon bénéficient d'une exposition personnelle dans l'espace des Modules du Palais de Tokyo. Le catalogue du 55ème Salon de Montrouge se présente sous la forme d'un coffret sérigraphié réunissant : 84 dépliants de 4 pages, soit un dépliant pour chaque artiste sélectionné parmi plus de 1 500 dossiers, représentant la scène française dans toute la richesse de sa diversité ; 1 livret cousu-collé de 48 pages consacré à l'invité d'honneur de cette édition, l'artiste Ernest T. ; 1 livret de 48 pages consacré au projet collectif d'étudiants de 5ème année de l'école des beaux-arts de Lyon (commissaires : Franck Scurti et Joël Tardy). Riche de plus de 600 reproductions couleurs et de 100 textes signés d'une vingtaine de critiques, journalistes et historiens, dont Paul Ardenne, Leslie Compan, Alain Cueff, Jean-Michel Frodon, Emmanuelle Lequeux, Vincent Pécoil... (coordination Gaël Charbau), Le catalogue du 55ème Salon de Montrouge est représentatif de l'ensemble des tendances esthétiques de l'art SCÈNE FRANÇAISE contemporain en France.

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