Solitaires Intempestifs

  • Depuis 2003, le département d'écriture dramatique de l'Ensatt (École nationale supérieure des arts et techniques du théâtre) accueille de jeunes artistes écrivant pour le théâtre. Trois années durant, leurs ouvrages en cours d'écriture bénéficient d'un accompagnement collectif critique. Le présent ouvrage dresse le tableau d'une « utopie concrète » au sein d'une école d'art : comment concilier ambitions pédagogiques et émancipation artistique, enseignement et absence de formatage, travail collectif et singularités ?

  • Revue If N.49 Nouv.

    À l'occasion de la vingtième édition du festival actoral, le numéro 49 de la revue IF propose deux portfolios, celui de Randa Maroufi (prix SCAM de l'oeuvre expérimentale en septembre 2020 dans la catégorie « Écritures et formes émergentes ») et de l'artiste pluridisciplinaire Abel Techer qui, au travers de ses différents travaux, crée une « mythologie personnelle » dans laquelle la notion de jeu est centrale.
    Ce numéro propose également un entretien avec la plasticienne Rebecca Bournigault qui porte le projet curatorial Ouiouinonnon, mais aussi des textes Inédits des auteur·rice·s Anne-James Chaton, Christophe Fiat, Fabienne Radi, Marielle Macé, Jeanne Lazar & Benjamin Abitan, ainsi que des extraits de la prochaine pièce de théâtre pensée par Mohamed El Khatib & Valérie Mréjen : Gardien Party.

  • DOSSIER G.I.G. (Groupe d'Information sur les Ghettos) dirigé par Yoann Thommerel et Sonia Chiambretto.

    Accueillis en résidence à Montévidéo, les artistes et écrivains Sonia Chiambretto et Yoann Thommerel, en lien avec le Groupe d'information sur les ghettos (g.i.g.), ont activé à Marseille un nouveau groupe d'information rassemblant habitants, artistes et chercheurs, tous impliqués dans la création de protocoles d'enquêtes : écriture de questionnaires, diffusion, récolte de données, traitement.
    Cette étape marseillaise s'inscrit dans un circuit de travaux collectifs menés depuis plus de quatre dans des zones urbaines ou rurales en France (Aubervilliers, Saint-Ouen, Caen, Carentan, Strasbourg, Lille) ou à l'étranger (Brésil, Canada, Belgique). Chaque étape permet d'alimenter un fonds documentaire régulièrement convoqué par ce groupe pour alimenter une réflexion portant sur les mécanismes d'exclusion et de repli.
    Partant de cette expérience collective, Sonia Chiambretto et Yoann Thommerel ont écrit un questionnaire poétique et frontalement politique intitulé Questionnaire élémentaire et paru en 2017 dans une coédition Laboratoires d'Aubervilliers / Groupe d'information sur les ghettos (g.i.g). Ce questionnaire est la trame de ce n° spécial g.i.g de la revue IF dont la réalisation leur a été confiée.
    L'historien Philippe Artières ouvre ce numéro en revenant sur les sources historiques des instruments convoqués poétiquement par le g.i.g. Les autres contributeurs, écrivains, poètes et artistes, ont été invités à choisir une question de leur choix pour y apporter des tentatives de réponse. En réalité, aucune réponse définitive n'est jamais donnée aux questions posées : CE SONT CES DERNIÈRES QUI PRENNENT LA PAROLE, ET LA PAROLE N'ARRÊTE PAS D'ÉLARGIR LES QUESTIONS, DE LES MULTIPLIER EN CASCADE.

  • Avec la complicité de Magali Deleuil (astrophysicienne), Isaline Fraboulet (chimiste), Emilia Huret (docteure en géologie), Perrine Roux (chercheuse en santé publique), Virginie Van Wassenhove (directrice de recherche en neurosciences cognitives).

    « Le poète et le savant » est avant tout l'envie de faire se rencontrer deux individus évoluant dans des milieux très différents mais passionnés par leurs activités respectives. L'un consacre sa vie à l'écriture, l'autre à la recherche. « Binôme » permet de découvrir de façon non didactique la science qui devient une source féconde d'inspiration pour le théâtre contemporain. Ces deux univers, a priori si différents, s'enrichissent mutuellement et donnent vie à une oeuvre artistique originale et riche.
    Thibault Rossigneux Inclus dans ce volume :
    Hélène François & Émilie Vandenameele? : Une éternité.
    Kevin Keiss : Irrépressible.
    Julie Ménard :Vers où nos corps célestes.
    Yann Verburgh : 500 mètres.
    Clémence Weill : Smog [et si tu n'existais pas].

    En scène :
    Ces cinq textes, issus de la huitième édition de « Binôme » ont été créés sous forme de mise en lecture au Festival d'Avignon en 2017, comme l'ensemble des trente-sept textes de la collection depuis 2010.
    Binôme #9 - le poète et le savant sera au Festival d'Avignon 2018 du 16 au 20 juillet avec des textes d'Amine Adjina, Alexandra Badea, Solenn Denis, Marilyn Mattei et Sonia Ristic.

  • Ceci n'est pas un ouvrage de « philosophie du théâtre », au sens général du mot. C'est bien la scène qui est prise ici comme objet de pensée. En effet, cette réalité a souvent été étudiée d'un point de vue historique, ou pratique, ou dans ses usages dramatiques - mais, paradoxalement, on s'est peu intéressé, jusqu'à aujourd'hui, à l'étude de la notion : qu'est-ce au juste qu'une scène ? Qu'est-ce qui en fait la nature, à la différence d'autres constructions proches ? Cette préoccupation, abordée avec un regard philosophique, rassemble les textes des six essayistes, philosophes ou hommes de théâtre réunis par ce volume.

  • Selon quels désirs une oeuvre chorégraphique contemporaine survit-elle à sa disparition ? De quelles manières et à quelles conditions ? Et qu'advient-il d'elle dans ce qui passe et se passe au coeur du transfert d'un corps à l'autre‚ d'un groupe à l'autre‚ d'un regard à l'autre ?
    Pour la première fois dans l'histoire de la danse contemporaine en France sont publiées ici des archives de danseurs au travail‚ réunis au sein des Carnets Bagouet depuis 1993. Durant plus de quinze années‚ ces lettres‚ ces entretiens‚ ces réunions‚ bilans et tables rondes‚ rendent compte d'une réflexion qui s'élabore d'abord en actes‚ dans le studio‚ entre des sujets qui dansent, animés par le désir de définir l'actualité toujours nouvelle d'un savoir-faire qui fonde tout à la fois une esthétique et une éthique de travail.
    Bien au-delà de l'oeuvre de Dominique Bagouet‚ c'est à une réflexion sur l'histoire d'un geste‚ de son émergence passée et à venir‚ de son oubli comme de ses transformations et ses disséminations que le lecteur est ici convié.

  • La succession des crises financières et économiques et, surtout, l'emprise grandissante des idéologies néolibérales sur les puissances publiques, ont conduit récemment à de multiples formes de désengagement dans les domaines de l'art, de la culture et de l'éducation, remettant en cause le contrat social sur lequel s'était construite l'idée d'un théâtre au service du public. Aussi nous trouvons-nous aujourd'hui devant un paysage plus complexe et plus diversifié, où les relations du public à la création théâtrale, comme celles des artistes à la société, se transforment : de nouvelles assises sociologiques, de nouveaux protocoles de travail, de nouveaux dispositifs relationnels sont à prendre en compte. Pour les analyser, différentes approches doivent être mobilisées, que le colloque « Le théâtre et ses publics : la création partagée », qui s'est tenu à l'université de Liège dans le cadre du projet Prospero, a cherché à croiser.

    Après le colloque de Tampere, « Utopie et pensée critique dans le processus de création », ce second colloque autour du thème de la création théâtrale a été organisé par le Théâtre de la Place et l'université de Liège dans le cadre du projet pluriannuel de coopération culturelle Prospero (2008-2012) du 26 au 29 septembre 2012, avec le soutien du Programme culture de l'Union européenne.

  • Ces fragments de vie, ces concentrés d'aveux (parfois impudiques, souvent audacieux) portent une réflexion sur le théâtre et ses mises en abyme de la réalité. La présence affirmée des corps, la liberté qui leur est accordée dans ce théâtre qui dépasse les cadres et autorise leurs audaces et leurs humeurs, c'est peut-être le grain de sable d'un spectacle vivant et palpitant dans les rouages et les mirages, les illusions de papiers glacés et d'écrans qui figent et asservissent.

    Confessions, divans et examen, ce sont vingt-cinq textes écrits entre 2003 et 2014 de vingt-quatre auteurs français ou allemands - et neuf traducteurs - qui ont pris part à ce projet d'écriture à la demande de Michel Didym. Chaque auteur s'est prêté au jeu de proposer un monologue, qui prend la forme d'une confession, d'une confidence ou d'une candidature.

    Diese Lebensfragmente, diese komprimierten - mal schamlosen, meist dreisten - Geständnisse sind eine Einladung zum Nachdenken über das Theater und seine Bild-im-Bild-Darstellung der Wirklichkeit. Die greifbare Präsenz der Körper und die Freiheit, die ihnen gewährt wird, streuen Sand ins Räderwerk der lähmenden und unterwerfenden Hochglanz- oder Bildschirm-Illusionen.

    Beichten, die Couch und Prüfung besteht aus 25 zwischen 2003 und 2014 geschriebenen Texten. An diesem von Michel Didym initiierten Schreibprojekt beteiligten sich 24 Autoren. Jeder Autor ließ sich auf das Spiel ein, einen Monolog in Form eines Bekenntnisses, einer vertraulichen Mitteilung oder einer Bewerbung zu verfassen.

  • Dans une société où le débat public ne cesse de régresser, discréditant la réflexion critique aussi bien que la recherche d'utopies, il importe plus que jamais que les arts de la scène maintiennent vivante cette double exigence fondatrice de la démocratie : sans remise en question du présent, sans mouvement de la pensée vers un ailleurs, aucune action humaine orientée vers l'avenir n'est possible.

    Ce livre réunit les principales interventions des artistes et des chercheurs réunis à l'université de Tampere par le programme de coopération culturelle Prospero : Marco Berisso et Franco Vazzoler, Jacques Delcuvellerie, Pippo Delbono, Josette Féral, Fabrizio Fiaschini, Jeremy Hamers, Rui Horta, Esa Kirkkopelto, Sophie Lucet, Stéphane Olivier, Eleni Papalexiou, Jens Roselt, Tiina Rosenberg, Julie Sermon, Luc Van den Dries, Krzysztof Warlikowski.

  • Quels enjeux d'écriture, quelles inventions dramaturgiques, quel discours sur le monde le théâtre de Jean-Luc Lagarce nous invite-t-il à découvrir ? Les actes de Problématiques d'une oeuvre, premier colloque d'une série de quatre, proposent les contributions d'enseignants, chercheurs, mais aussi philosophe, conservateur ou dramaturge.
    Il s'agit de parcourir l'oeuvre afin d'en dégager les constantes dramaturgiques, de considérer les contextes historique et théâtral qui sont les référents de l'écriture lagarcienne, ou encore de cibler l'analyse sur certaines pièces considérées isolément (en particulier Nous, les héros). En d'autres termes, de proposer des points de vue croisés et complémentaires qui dessinent une réflexion inaugurale sur l'auteur Lagarce, qui lancent des pistes, ouvrent des voies afin d'inviter à continuer d'explorer son oeuvre.

  • Un philosophe méditant depuis des années La République de Platon jusqu'à la réinventer, les comédiens d'une école d'art au terme de leur formation, trois artistes pour les accompagner, une équipe technique, des amateurs d'autres horizons venus du monde associatif, de l'éducation, de la société civile... Une communauté réunie le temps d'un été dans les jardins Ceccano qui, à midi, chaque jour, incarnaient une agora ouverte au public...

    De cette expérience hors du commun, il y avait matière et nécessité à n'en pas perdre la trace... D'en faire non pas un livre en surplomb qui théoriserait à nouveau, et encore, la nécessité de la philosophie, la vitalité du théâtre populaire, l'enjeu qu'est la relation de l'esthétique au politique, mais plutôt un livre où les matériaux recueillis réfléchiraient une expérience de vie de ceux « qui ne vont pas au théâtre pour être divertis, mais qui veulent plus ». Un livre d'images et de textes, de critiques, de sensations vives et de paroles recueillies. Un livre ou un album de famille qui viendrait prolonger l'histoire du projet que fut La République et qui ferait entendre à nouveau, comme d'aucuns l'ont souligné, cette parole sensée : « ne tolérons plus que l'esprit des affaires l'emporte sur les affaires de l'esprit ».

  • Monsieur Prodhomme. ­ Loin d'être un coup de tonnerre dans un ciel serein, l'alliance de la majorité de la droite avec le Front national n'est que le révélateur d¹une évolution antérieure, inquiétante pour le monde du travail.
    Monsieur Guéret. ­ Arrête, camarade syndiqué !
    Monsieur Prodhomme. ­ Or, on ne protégera pas cette dernière de la menace de l'extrême droite si une tout autre politique que celle menée jusqu¹à présent et par la droite et par la gauche n'est pas conduite au niveau tant régional que national.
    « Ah ! » sur plusieurs bancs.
    Si l'on ne veut pas que ce qui s¹est passé vendredi dernier en région Centre et dans quelques autres se répète avant longtemps au niveau national, il faut éradiquer le chômage. Pour ce faire, il faut cesser toute aide au patronat, interdire les licenciements, faire payer cette bourgeoisie qui profite de la crise et que vous représentez, Messieurs !
    Vives exclamations sur les bancs de l'intergroupe UPF et du groupe du Front national.
    Monsieur Guéret. ­ Sachez aussi écouter les Français qui ne sont pas de Lutte ouvrière ! Vive la révolution !...
    Monsieur Harang, Président. ­ Mes chers collègues, un peu de calme, je vous prie ! La parole est à Monsieur Guéret.
    Monsieur Dumon. ­ La parole au gugus Guéret ! Rires sur plusieurs bancs.
    Monsieur Guéret. ­ Absolument ! Merci, gugus Dumon !
    Brouhaha.
    Monsieur Harang, Président. ­ Mes chers collègues, un peu de silence, je vous prie !
    Monsieur Guéret. ­ On a une idée de la démocratie...

  • Depuis le rétablissement de la démocratie en Argentine, une nouvelle forme de théâtre indépendant s'est développée à Buenos Aires. Elle est menée par ceux qui ont rompu avec la génération précédente en s'affirmant tout à la fois auteurs, acteurs et metteurs en scène, pédagogues et parfois scénographes. Ces artistes opèrent à partir de lieux souvent édifiés de leurs propres mains, gagnés sur des appartements, des garages, des arrière-cours. Leurs oeuvres posent la douloureuse question de l'argentinité, autant que celle de leur propre identité face au monde, dans un bouillonnement créatif dont l'Europe a beaucoup à retenir.

  • Un jour de 1941, l'acteur Raymond Rognoni ouvre le Centre de Formation Professionnelle du Spectacle à Paris, devenu célèbre sous le nom de « La rue Blanche ». C'est ce Centre qui, pas à pas, va devenir l'ENSATT, aujourd'hui installée à Lyon.

    École théâtre qui prépare de futurs professionnels à travailler sur les scènes ou dans leur proximité, l'ENSATT est un chaînon original entre le monde universitaire et celui de la culture. Un lieu où s'élabore une recherche en actes conduisant à l'acquisition de savoirs aussi bien théoriques que pratiques et à l'obtention de diplômes reconnus.

    L'ENSATT fête ses 70 ans en 2011, l'année même où elle ouvre une seconde salle de théâtre qui vient compléter un outil riche d'ateliers, de studios, de laboratoires ou de salles pour l'écriture, la mise en scène, l'administration, le jeu, la scénographie, les costumes, la lumière, le son, la direction technique ou les spectacles.

    Ce livre, né de l'écriture collective de professionnels issus de tous les métiers de la scène, est une étape en vue de la constitution d'un réseau d'anciens élèves - d'Isabelle Huppert à Denis Lavant, de Jérôme Deschamps à Kristin Scott Thomas, de Jean-Pierre Darroussin à Cécile de France, de Dominique Besnehard à Guy-Claude François, d'Eric Vigner à Olivier Py, de Georgia Scalliet à tous ceux à venir - qui, année après année, sont le témoignage vivant de la vitalité sans cesse renouvelée d'une école en prise directe avec la création théâtrale.

  • Pour sa première année d'existence‚ le Groupe de Recherches Théoriques de l'université Paris-Sorbonne a voulu s'interroger sur la notion de théorie, telle qu'on l'utilise en particulier dans les sciences humaines. Le goût de la théorie et des théorisations‚ qui fut tellement en faveur dans un passé récent‚ peut paraître aujourd'hui objet d'une certaine méfiance. Le GRT a sollicité des chercheurs de divers pays qui ont accepté de répondre‚ par l'exemple de leur recherche en cours‚ à la question de l'utilité‚ ou de la légitimité‚ des constructions théoriques dans la marche de la pensée vivante.

    Ce volume réunit sept essais Denis Guénoun : Dramaturgie du football et question nationale Marcello Vitali Rosati : Réflexions pour une resémantisation du concept de virtuel Bernard Stiegler : Devenir ceux que nous sommes Sarah Kay : La poésie, la vérité, et le sujet supposé savoir Thomas Dommange : Pourquoi une théorie de l'espace musical ?
    Michel Deguy : Poétique & théorie Judith Butler : La question de la non-violence

  • Tant de milles parcourus pour la douceur d'un sein dans la paume. Tant de ronds dans l'eau. A la manière du son, sur le dos des vagues, l'imaginaire de ces marins allant plus loin que leur regard. Un temps différent, une parole précieuse et troublée comme celle d'un enfant sous une tente.

  • Un livre-album (21x24cm, broché, photographies N&B) qui retrace les six saisons au TNS sous la direction de Jean-Louis Martinelli et qui évoque la troupe, l'école, les échanges internationaux, la rénovation du théâtre et les créations.


    Certes je suis nourri de colère, le citoyen de cette fin du xxe siècle que je suis est forcément, naturellement en colère : c'est un fait. La colère est un sentiment premier qui, s'il aide à se dresser face à la bêtise du monde, à l'insoutenable, à l'innommable, n'aide pas forcément à mieux le comprendre. Mais je ressens un peu cet état comme l'adolescence de l'art, parfois la genèse d'un geste qu'il convient de dépasser dans la volonté de savoir. Et quelle autre position peut nous mettre à bonne distance que celle qu'occupent ceux qui sont au-delà de l'état des choses ? L aposition du metteur en scène, pas seulement pris comme témoin, surtout pas comme guide, mais comme revenant avec ses personnages pour les consoler de l'état de leur disparition, pour rire ou pleurer des désastres et éviter leur reproduction .
    Jean-Louis Martinelli

  • Jean-Luc Lagarce est d'ores et déjà devenu un classique. Il est l'un des auteurs les plus joués en France au XXIe siècle, dont l'audience s'impose sur le plan international.
    Cet ouvrage permet aux enseignants du secondaire, non spécialistes en théâtre, de rendre son oeuvre accessible à leurs élèves dans le cadre des programmes et des documents d'accompagnement. Lire un classique du XXe siècle : Jean-Luc Lagarce leur propose les informations, les pistes et les outils nécessaires, tels que séquences pédagogiques et sujets de baccalauréat. Il intègre aussi des portraits inédits de Colette Godard (critique), Elizabeth Mazev (auteure et comédienne) et Philippe Minyana (auteur).

  • Quelques trente ans après un premier colloque tenu à Cerisy en présence d'Eugène Ionesco, cette nouvelle rencontre organisée à l'occasion du centenaire de sa naissance s'est efforcée d'envisager son oeuvre avec le recul du temps.
    Son théâtre est ici abordé aussi bien sous l'angle des écrits que sous celui des mises en scène, tant en France qu'à l'étranger.
    C'est aussi l'occasion de découvrir ou redécouvrir l'oeuvre picturale, ainsi que les journaux et interviews dans lesquels l'auteur expose, sur lui-même et sur le théâtre, ses choix, ses doutes, et surtout ses interrogations. Et c'est enfin une opportunité de réfléchir avec plus de sérénité sur son engagement politique.

  • Voici le seul échange public entre Jacques Derrida et Richard Rorty‚ figures philosophiques centrales de la deuxième moitié du xxe siècle. La discussion‚ aussi directe qu'amicale‚ entre ces deux grands penseurs‚ est éclairée et nourrie par des contributions de Simon Critchley‚ Chantal Mouffe et Ernesto Laclau. Prenant pour objet la question de la démocratie‚ le débat donne à voir dans toute leur ampleur les points d'accord et de divergence entre ces deux traditions de pensée‚ la « déconstruction » et le « pragmatisme »‚ et constitue ainsi un document précieux pour la question de plus en plus vivace des points de passages entre les philosophies dites continentale et anglo-saxonne.

  • Mousson d'été est une manifestation consacrée aux écritures théâtrales d'aujourd'hui.
    A travers des lectures, conversations, mises en espace, spectacles, cabarets, les objectifs de la Mousson d'été sont clairs : mettre l'écriture et l'auteur au centre du processus de création et permettre à des personnalités diverses (auteurs, éditeurs, acteurs, musiciens, journalistes, chercheurs, public local et national, universitaires...) de se rencontrer autour de l'écriture et de la création théâtrale contemporaines.
    Parmi les coups de vent et les gros grains de la création contemporaine nous essayons de construire une maison des écritures ouverte au monde, qui s'associe aux traducteurs et aux éditeurs pour faire circuler les oeuvres. Cette collection " La Mousson d'été " doit permettre à des textes non encore publiés de vivre au-delà de cette manifestation, de s'inscrire dans le temps et de trouver leurs contemporains.
    La Mousson d'été est installée à l'abbaye des prémontrés ; elle reçoit le soutien de la région Lorraine, du ministère de la Culture (DRAC - DDAT - DAI), du rectorat et l'académie Nancy-Metz, du Ministère des Affaires étrangères (AFAA), du conseil général de Meurthe-et-Moselle, des villes de Pont-à-Mousson et de Blénod-lès-Pont-à-Mousson.

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