Unicite Francois Mocaer

  • Nous retrouvons ici la fine écoute de Jean-Pierre Rousseau, ce poète du recueillement et de l'attention accordée à l'autre est également un traducteur amoureux, spécialiste des langues portugaise et finnoise. Il partage sa vie entre la France et le Brésil et a choisi de porter jusqu'à nous, par ses traductions, ces grandes figures : professeurs, voyageurs, diplomates, magistrats, mais aussi citoyens atypiques qui ont passé leur vie une oreille collée contre la terre pour capter le sens même de ce Brésil secret. Pays dont la carte nous emporte tant elle représente à elle seule, par sa forme, le souffle vital de ses habitants et de ses poètes, tous proches des choses les plus simples. Une mystique de l'humilité, ici, relie chaque mouvement d'horlogerie de notre quotidien à une étoile... Francis COFFINET

  • Vous retrouverez ce qui rend incomparable un tel concours destiné aux 15-25 ans : un instantané d'une génération, qui se débrouille comme elle peut avec ses « Rêves démesurés, réalité assommante » (Ramla Albdekhalek) (...) Ils sont conscients que les drames se trouvent parfois au coin de la rue, et Juliette Cordier, qui a obtenu le Prix spécial Être femme, aujourd'hui prend aux tripes quand, à la fin d'un beau poème, elle surprend, désarme et scandalise contre l'intolérable : « Je ne suis pas cette fille nue que l'on a laissée sur un lit tiède, les jambes encore ouvertes comme un cadavre sur les bords d'une rivière- / gonflée d'eau et de rien. » (...) Par ailleurs, ils ne rejettent pas le bonheur et proclament l'ivresse de vivre (...) et Gaspard Dancot approche le mystère de l'écriture : « Le paysage aux creux des cieux peint le hurlement de cette plaie fragile qui transcende le poète, encore et encore ». Ils sont sensibles aux « éclats de jeunesse » (Daniela Sabova), et même si nous ne savons pas encore l'étendue de la tempête à venir, Manon Picot redonne confiance : « Un jour / On ira à la mer / Et ce sera doux ».

  • Dans un quartier rénové du XIVe arrondissement de Paris, au dit « Château ouvrier » bouillonne une vie associative dont l'un des éléments est un atelier littéraire, Du souvenir à l'imaginaire, d'où sortent contes inventés ou détournés, instants de vie et vraies nouvelles sous la plume de la vingtaine d'écrivantes qui s'y sont succédé depuis dix ans. La sensibilité et la malice déposées sur le papier sont leurs armes contre les moments difficiles de la vie. Elles écrivent avec un esprit de fête et une constante exigence de style, entraînées en cela par la plus sorcière d'entre elles, qui compose aussi des chansons. En dix ans d'existence, sa consigne d'écriture hebdomadaire, inspirée autant par les écrivains nouvellistes que par le conte traditionnel ou l'oralité contemporaine, ne s'est jamais répétée. D'où la diversité de ces textes actuels, écrits pour la plupart en une heure de temps pour le premier jet. Ils puisent autant dans le quotidien que dans le mythe. Un livre pour les amateurs de contes modernes et de nouvelles courtes.

  • Et depuis nous cheminons avec lui, avec eux, Angély et Marcel, sur le chemin incertain, cahoteux, de cette immense forêt sacrée que l'on nomme La Vie... Une émotion si douce, si pure, que nous souhaitons ardemment la partager. Le temps est venu pour nous tous de rendre enfin hommage à l'oeuvre poétique d'Angély Andrieu, cette fois-ci à travers la publication de ce livre, tout d'abord grâce au travail fondateur de Michel Carcenac son neveu, mais aussi grâce au poète Pablo Poblète, Directeur de la collection « Poètes francophones planétaires », qui a su si bien voir et ressentir l'émotion qui sourd de l'âme de notre ancêtre oublié. Il va permettre à sa plume, cent ans après, de renaître et de s'envoler, et à ses mots, au-delà de ses maux, de s'ancrer et de « s'encrer » dans l'Éternité. extrait de l'avant-propos de arie-Ange Bouzinhac de Lacaze.

  • Avec cette troisième anthologie de haïkus du Kukaï de Paris, le lecteur sera surpris par la diversité des sensibilités et des instants de vie exprimés, chaque auteur étant inspiré par la vie de tous les jours et par son environnement spécifique. Tout a été dit ou écrit sur l'art du haïku. Ce qui importe ici ce sont toutes celles et ceux qui ont fait du haïku une passion de vie, parfois même un chemin spirituel ou une ascèse. Certains écrivent tous les jours, d'autres par à-coups. Au final avec l'intention de toucher le lecteur avec trois vers qui ont le pouvoir de prolonger quelque chose en nous, relevant parfois de l'indicible. Écrire un haïku c'est peut-être exprimer avec simplicité ce qui nous touche, nous dépasse dans le quotidien, et trouver ou découvrir en soi cette magie de l'instant qui fait mouche. Mais ce qui m'a le plus captivé en tant qu'éditeur, c'est aussi cette faculté qu'a le haïku de se prolonger en nous après sa lecture par un silence. À bien chercher dans toutes les formes poétiques, il n'y a que le haïku qui peut agir ainsi et qui, tout en n'imposant rien, nous amène à goûter les miracles de la vie quotidienne à travers tous ses aspects, qu'ils soient anodins, joyeux ou dramatiques, avec toujours le bonheur de les découvrir. Note de l'éditeur Illustrations couverture et intérieur : Cécile Duteil

  • Cher Desal

    Collectif

    Voici rassemblés, sur une idée de Jean-Jacques Hamm et grâce au talent de Gisèle Joly, les témoignages d'une cinquantaine de ses proches en manière d'hommage polyphonique à Paul Desalmand, écrivain mort en 2016. La grande variété des éclairages pourrait donner la fausse impression d'un personnage ondoyant ; c'est tout le contraire : Paul avait cet art tout d'empathie de faire corps avec son interlocuteur, de partager avec lui une relation unique. Il n'avait pas non plus l'esprit communautaire, si bien que ses amis se sont pour beaucoup découverts à l'occasion de cet ouvrage. Puisse ce livre des amis donner l'envie de lire Paul Desalmand, homme de coeur et écrivain original, c'est son objet.

  • L'association Les Sens Retournés vous présente neuf auteurs : Assia-Printemps Gibirila, Agnès Marin, Ceejay, Guillaume Charpeau-Helie, Agnès Doliguez, Hélène Duc, Brigitte Luquet, Nathalie Marie, Patrick Simon, qui chacun ont pris la plume afin de restituer leur vision de « la différence », au travers de leurs styles poétiques, suite à un appel à écriture lancé en 2015. L'association Les Sens Retournés valorise les créations d'artistes d'ici et d'ailleurs par l'écriture, la musique et le visuel. Elle diffuse une revue électronique trimestrielle ainsi que divers ouvrages collectifs issus des concours annuels de poésie ou de ses appels à textes. L'illustration à l'aquarelle est de Nathalie Dhénin.

empty