Universite De Paris Pantheon Assas

  • L'Annuaire français des relations internationales (AFRI) a une vocation généraliste. Il s'intéresse aux relations internationales dans toutes leurs dimensions - politiques, stratégiques, économiques, culturelles, technologiques... Il rassemble dans un esprit pluridisciplinaire les spécialistes, universitaires et chercheurs, diplomates, experts, français ou étrangers. L'annuaire comprend deux parties : Les Etudes traitent de sujets divers, en liaison avec les événements de l'année de référence, mais aussi avec des thèmes plus permanents, regroupés sur une base thématique.
    Les Rubriques régulières comprennent actuellement quatorze entrées, chacune sous la direction d'un responsable, comportant chacune deux ou trois articles : la France dans les relations internationales ; la France et la construction européenne ; le couple franco-allemand ; l'Union européenne acteur des relations internationales ; politique étrangère des Etats-Unis ; l'Afrique dans les relations internationales ; politiques juridiques extérieures ; désarmement, maîtrise des armements, non prolifération ; théories et doctrines de la sécurité ; crises et conflits internationaux ; économie politique internationale ; mondialisation, multilatéralisme et gouvernance globale ; médias et société internationale ; sciences, hautes technologies et relations internationales.
    L'annuaire propose également une chronologie de l'année écoulée ainsi qu'une bibliographie sélective.

  • Se situant dans le droit fil de ses prédécesseurs, cette septième édition de l'annuaire de droit de l'Union européenne (ADUE) reprend les principes fondamentaux ayant inspiré ses prédécesseurs. Permettre une réflexion en profondeur sur le droit de l'Union, tout en restant attentif aux évolutions les plus récentes et prometteuses, mais aussi associer les meilleurs spécialistes des questions européennes à un projet qui souhaite mobiliser et identifier la communauté scientifique des européanistes, dans un esprit d'ouverture et avec la volonté d'intégrer les jeunes talents à cette oeuvre commune.
    L'édition 2017 se compose de cinq grandes parties :
    - Les études portant sur des thèses spécifiques du droit de l'Union européenne ;
    - les actes de l'atelier doctoral consacré à l'unité de l'Union européenne ;
    - vingt-deux chroniques couvrant l'ensemble du champ matériel du droit de l'Union européenne ;
    - la chronique bibliographique ;
    - la revue des revues.

    L'ensemble est complété de trois index (noms des personnes, thématique et de jurisprudence) permettant au lecteur de trouver rapidement l'information.

  • Dans son Traité sur l'amitié, Cicéron écrivait : « Sont dignes d'amitié ceux qui ont en eux quelque qualité intrinsèque qui les fait aimer. Espèce rare comme évidemment toute chose excellente est rare ». C'est animé de cet esprit que les collègues et amis du Professeur Jean-Pierre Coriat ont souhaité rendre hommage à ses qualités de vir bonus et de sapiens. Grand spécialiste de droit romain, il a notamment consacré une grande partie de son oeuvre à l'étude du pouvoir législatif des empereurs romains et au rôle des juristes romains dans la création d'un droit de l'Empire. Plus de la moitié des soixante-quatre contributions rassemblées dans le Liber amicorum émanent de collègues et savants étrangers et traduisent les liens scientifiques et amicaux tissés par le dédicataire dès le début de sa carrière à l'École française de Rome puis à l'occasion de rencontres scientifiques internationales et lorsqu'il dirigea l'Institut de droit romain de l'université Paris II Panthéon-Assas.

    Sous la direction d'Emmanuelle Chevreau, Carla Masi Doria et Johannes Michael Rainer.

  • Les sources du droit sont, comme le droit et la société que celui-ci régit, en pleine mutation, que ce soit en France ou à l'étranger. La globalisation et l'européanisation sont assurément des facteurs déterminants de ce renouvellement, tout autant que l'accroissement de la technicité de la société qui a conduit à la mise en place d'autorités qui contribuent, d'une façon ou d'une autre, aux règles participant de l'ordonnancement juridique, que celles-ci relèvent de la hard law ou de la soft law.
    Ces changements, qui affectent toutes les branches du droit, sont mis en lumière par des spécialistes. Le coup de projecteur ainsi donné permet de mettre à jour de nouveaux acteurs, tels que les autorités administratives ainsi que des sources parallèles, dont l'importance est croissante, même si celles-ci ne font pas disparaître les sources traditionnelles que sont la loi et le juge. Le droit comparé et l'histoire contribuent à l'enrichissement de la réflexion sur les sources du droit.

    Ont contribué au présent ouvrage : Thierry Bonneau, Laurent Convert, Guillaume Drouot, Estelle Fohrer-Dedeurwaerder, Olivier Gohin, Serge Guinchard, Nicolas Laurent-Bonne, Jean-Claude Martinez, Norma Caballero-Guzman, Antoine Mazeaud, Denis Mazeaud, Didier Truchet, Jean-Claude Venezia et Élisabeth Zoller.

  • Les sources du droit sont en perpétuelle évolution depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours. Mobilisant le fonds documentaire de la bibliothèque de la Cour de cassation, cet ouvrage met en regard la dimension historique des diverses sources du droit (coutumes, lois, jurisprudence) en la confrontant à ses prolongements contemporains. L'actualité internationale et nationale mettent l'accent sur un regard croisé entre histoire et droit sur l'ordonnancement des sources et sur la place de la jurisprudence.

    Ont contribué à cet ouvrage : Boris Bernabé, Louis Boré, Olivier Descamps, Mattias Guyomar, Sylvie Humbert, Jean-Paul Jean, Virginie Lemonnier-Lesage, Dominique Loriferne, Bertrand Louvel, Philippe Ingall-Montagnier, Monique Morgat-Bonnet, Clément Pieyre, Gilles Rouzet, Luigi-Alberto Sanchi, Jean-Michel Sommer, Nicolas Warembourg.

  • L'annuaire marque le souhait fondateur d'associer les meilleurs spécialistes des questions européennes au sein d'un projet visant a` mobiliser et a` inviter a` s'exprimer la communauté´ scientifique des européanistes dans toute sa diversité´, dans un esprit d'ouverture, et avec la volonté´ renouvelée d'associer les jeunes talents a` cette oeuvre commune. L'ouvrage comporte notamment vingt-quatre chroniques couvrant l'ensemble du champ matériel du droit de l'Union européenne.

  • L'Association Andrés Bello des juristes franco latino américains a tenu son congrès au Mexique en novembre 2016 en partenariat avec l'université Paris II Panthéon Assas et la Universidad de Monterrey (UDEM). Le thème était une comparaison entre des systèmes juridiques proches par leur origine (le Code Napoléon) en ce qui concerne la transmission de l'obligation, c'est-à-dire la créance, la dette ainsi que les deux à la fois dans la cession de contrat. Chacun des rapports présentés dans le présent ouvrage traite, sur chaque sujet envisagé par l'intervenant, d'une comparaison entre les droits brésilien, colombien, français, mexicain et vénézuélien. Ces rapports concernent essentiellement le droit civil des contrats et des obligations qui constitue le coeur de la question, mais ils débordent sur d'autres branches du droit privé, étant entendu que la transmission universelle, notamment successorale, n'est pas envisagée, car elle relève d'une tout autre approche. L'ouvrage est constitué par des rapports présentés en français ainsi que d'autres présentés en espagnol et traduits. La UDEM va éditer en espagnol tous les rapports du congrès.
    Citation « Si le droit romain finit par admettre la cession de créance telle que nous la connaissons en droit moderne, il fallut attendre le Code civil allemand de 1897 afin que fût admise la cession de dette et, pour la cession de contrat, le Code civil italien de 1942 ».

    Avec les contributions d'Augustin Aynès, Sarah Bros, Louis d'Avout, Daniel de Andrade Levy, Maximim de Fontmichel, Charles Gijsbers, Rafael Ibarra Garza, Christian Larroumet, Blandine Mallet-Bricout et Pedro Saghy.

  • Les juridictions, outre leur compétence en cas de recours contre une décision d'une autorité de la concurrence, peuvent, dans le cadre d'actions privées, êtres saisies pour connaître du contentieux relatif à la réparation de dommages concurrentiels. Dans les célèbres arrêts Courage et Manfredi, la Cour de justice a consacré le principe d'un droit à réparation des victimes de pratiques anticoncurrentielles prohibées par le droit de l'Union européenne. Des dommages et intérêts peuvent ainsi être accordés à « quiconque aura subi un préjudice causé par une infraction aux règles sur les ententes. » Le développement des sanctions civiles en Europe n'est pas sans conséquence pour les entreprises mais risque d'accroître considérablement la sanction qu'elles supportent et même d'aboutir à une double sanction. Jusqu'à présent, en Europe, des sanctions administratives élevées coexistaient en effet avec des sanctions civiles faibles, voire inexistantes. Cette situation est en train de changer. Les demandes civiles d'indemnisation après condamnation par les autorités de concurrence sont de plus en plus nombreuses.

    Cette étude, conduite en droit européen (Union européenne, France, Allemagne, Royaume-Uni, Italie, Suisse) et américain, vise à identifier, à partir des paradigmes nationaux de la responsabilité civile, un « common core » qui pourrait constituer le fondement d'un modèle européen des actions civiles de concurrence.

  • Le droit canonique a influencé de nombreuses institutions contemporaines, notamment constitutionnelles.
    Le plus souvent les concepts de droit constitutionnel découlent directement de la réflexion des théologiens et des canonistes. Il en est ainsi des idées d'Etat, de souveraineté et d'indivisibilité, mais aussi de celles relatives au statut des magistrats ou encore aux droits naturels et inaliénables de l'homme. En outre, l'idée de laïcité elle-même, directement issue de la tradition gallicane, a une telle origine.
    Cet ouvrage, issu d'un colloque organisé le 25 janvier 2008 à La Sorbonne, a pour objet de dresser un bilan des influences canoniques sur la construction du droit constitutionnel et de voir comment celles-ci se sont exercées.

  • Le Centre de recherche en droit administratif de l'Université Panthéon-Assas (Paris II) a organisé, le 17 juin 2003, au Centre Vaugirard, un colloque sur la révision du Titre XII de la Constitution du 4 octobre 1958, intitulé "Des collectivités Territoriales", par la loi constitutionnelle du 28 mars 2003 relative à l'organisation décentralisée de la République.
    Ce colloque a été scindé en deux tables rondes :
    Celle de la matinée, placée sous la présidence du professeur Jacques Moreau, de l'Université Paris II, a été consacrée au cadre général de la révision du titre XII.
    Celle de l'après-midi, placée sour la présidence du professeur François Luchaire, de l'Université de Paris I, à l'outre-mer dans la même révision.
    Publiée sous la direction des professeurs Yves Gaudemet et Olivier Gohin, le présent ouvrage sur la République décentralisée regroupe les actes de ce colloque sur tous les aspects de droit administratif de cette importante réforme de décentralisation.

  • La réforme des référés administratifs, opérée par la loi du 30 juin 2000, aura contribué à la relance efficace du traitement juridictionnel du contentieux administratif, en France. Il était intéressant de replacer, à présent, cette importante réforme, remarquablement réussie, dans une perspective comparatiste dont l'étude doit se développer et donc être encouragée dans les universités françaises. Cela est particulièrement vrai à Paris II qui accueille le Centre de droit comparé de la rue Saint-Guillaume, dirigé par le président Louis Vogel : comparaison indispensable entre les procédures d'urgence suivies devant les juridictions judiciaires et administratives ; mais aussi, comparaison originale entre les procédures d'urgence suivies devant les juridictions françaises et celles d'autres États, à commencer, pour aller au plus simple, celles des États voisins de langue française : Belgique, Luxembourg et Suisse. Bien entendu, le tout a été nécessairement replacé dans le cadre de droit processuel que trace la Convention européenne des droits de l'homme. C'est pourquoi, cette journée d'étude, prise en charge par le Centre de recherche en droit administratif, fédéré au sein de l'Institut Cujas de l'Université de Paris II, a été co-organisée, en Sorbonne, le 22 mars 2007, par le professeur Olivier Gohin, en liaison avec l'Institut international de droit d'expression et d'inspiration françaises (IDEF) et l'Ordre des avocats à la Cour d'appel de Paris, ainsi associés au choix des intervenants : leur qualité et leur diversité étaient un gage de réussite.

  • Alors que les journaux et les magazines s'interrogent sur le coût et l'efficacité de leurs moyens de distribution, alors que les Nouvelles Messageries de la Presse Parisienne se réforment à marche forcée et que la Poste projette une nouvelle grille tarifaire, alors que les conflits et les compromis se succèdent à un rythme accéléré, il convenait de prendre un peu de distance et de situer ces événements dans la longue durée d'une histoire de plus de 250 ans.
    Après le temps du monopole postal, quand les journaux étaient rares et chers, est venu celui de la diffusion de masse, partagée entre les messageries et la Poste. Après la Libération, la loi de 1947 a créé un nouvel équilibre aujourd'hui quelque peu malmené... Historiens, juristes, économistes et professionnels de la presse se sont réunis dans ce colloque de l'Institut Français de Presse pour mieux comprendre cette longue histoire et les événements d'aujourd'hui.

  • L'Institut d'histoire du droit (UMR 7105, CNRS, Université Panthéon-Assas/Paris II, Archives nationales) a organisé, les 4 et 5 novembre 2004, un colloque international sur le thème Dire le droit : normes, juges, jurisconsultes.
    La réflexion s'est développée autour du thème des sources du droit, de leur interprétation par les juristes et de leur application par les juges. Comment naquirent et furent formulées les règles juridiques ? Quelle fut la part de l'activité des scribes dans la formation du droit en Mésopotamie ? Quelle était la place du principe de maât, symbole de justice et d'équité, dans la définition de la fonction judiciaire dans l'Egypte pharaonique ? De quelle manière fut réalisée, dans la Grèce archaïque, la coexistence de la tradition juridique avec les nouveautés du droit ? Comment le juge grec, " droit animé " selon la définition d'Aristote, devait-il appliquer la loi pour en corriger la rigueur ? Quel fut le rôle du verbe créateur de droit dans la dissolution volontaire du mariage en droit romain ? Comment, le long d'un millénaire, la doctrine juridique contribua-t-elle au développement du droit romain ? Dans un pays marqué par le pluralisme juridique comme l'Egypte romaine, dans quels cas les juges provinciaux appliquaient-ils les traditions juridiques locales et dans quels cas le droit romain ? En vertu de quelles lois et sur quelle catégorie de personnes la torture judiciaire fut-elle appliquée à Byzance devant les juridictions étatiques et devant les instances arbitrales ? Comment l'historiographie italienne des XIXe et XXe siècles a-t-elle considéré la coexistence des trois sources de droit écrit dans les villes du Centre-Nord de la péninsule au Bas Moyen Age ? En France, à la fin du Moyen Age, dans quelle mesure la jurisprudence du Parlement fut-elle source du droit ? Et quelle fut la valeur juridique des coutumes alléguées par les parties devant le Parlement ? Qu'en fut-il du problème de l'inexécution des arrêts du Parlement dans le royaume de France aux XIV et XVe siècles ? Quel fut le rôle spécifique joué par les translations du Parlement de Paris pour procès de lèse-majesté du duc d'Alençon, jugé à Vendôme en 1458 et du duc de Nemours, jugé à Noyon en 1477, dans le cours de ces procédures ? Par quelles procédures le Parlement exerçait-il le contrôle des actes royaux ? Et par quelle trame narrative, Jacques-Auguste de Thou, président au Parlement de Paris, entreprit-il dans son (auto) biographie, de faire littérairement appel du jugement qui avait condamné son Histoire ? En répondant à ces questions, les travaux des participants apportent un nouvel éclairage diachronique sur la problématique de la formation de la règle de droit, sur l'histoire de la justice et sur l'histoire politique.

  • Les Mélanges en l'honneur d'Anne Lefebvre-Teillard se présentent comme le miroir scientifique du maître auquel ils sont dédiés. La moitié des cinquante-huit contributions émane ainsi d'universitaires étrangers, principalement nord-américains, allemands et italiens, témoignant du rayonnement de l'oeuvre d'Anne Lefebvre-Teillard et des liens intellectuels qu'elle a su tisser au cours d'une carrière qui n'a guère connu de frontière. A l'éminente spécialiste d'histoire du droit canonique et d'histoire du droit privé, ses collègues et amis ont voulu offrir une série d'études en rapport étroit avec ses champs de recherche. Nombre d'articles contenus dans le présent volume concernent ainsi l'histoire du droit romano-canonique du Moyen Age à l'époque moderne, qu'ils portent sur les sources, la formation des doctrines et leur diffusion ou les institutions ecclésiastiques. Plusieurs contributions sont également consacrées à l'histoire du droit privé, depuis l'Antiquité jusqu'à l'époque contemporaine, et notamment au droit des personnes et de la famille mais aussi au droit commercial, matières particulièrement chères à la dédicataire. Divers articles, enfin, intéressent l'histoire des institutions judiciaires, qui fut son premier terrain d'investigation.

  • La dislocation du camp socialiste puis la chute de l'URSS, voici deux décennies, ont rendu sa mobilité à l'ensemble de l'espace mer Noire. Les riverains sont émancipés, Bulgarie et Roumanie libérées, Ukraine et Géorgie indépendantes. La Russie, amputée de la Crimée, puisque cédée à la nouvelle Ukraine indépendante en 1954, n'est devenue, géographiquement, qu'un simple riverain enclavé de la mer Noire, mais demeure une puissance politique et militaire majeure, alimentant la méfiance de ses voisins. La mer Noire, entendue comme espace maritime avec ses territoires circumvoisins, a resurgi sur le plan international comme zone de tensions. Tensions certes d'intensité modérée, mais susceptibles de dégénérer en des affrontements ponctuels et localisés, dont le récent conflit géorgien a montré la réalité. Face à ces sources de tensions et conflits, aucun mécanisme de stabilisation d'ensemble ne s'est dessiné, de sorte que les éléments d'instabilité ne sont pas - pas encore ? - compensés par des instances régulatrices qui considéreraient l'espace mer Noire comme une totalité justifiant une approche globale, qu'elle soit celle des riverains ou des partenaires extérieurs intéressés. L'objet du présent ouvrage, préparé par un groupe multinational de chercheurs réunis par le Centre Thucydide - Analyse et recherche en relations internationales de l'Université Panthéon-Assas, est d'envisager ces questions dans leur richesse et leur complexité, mais aussi dans leur unité.

  • « [Henri Bergson] est élu au Collège de France le 17 mai 1900 et y enseigne jusqu'en 1914. Il fait deux cours : le samedi, où il explique un texte, et le vendredi où il traite de sujets comme « l'idée de cause » (1900-1901), « l'idée de temps » (1901-1902), « l'histoire des théories de la mémoire » (1903-1904), etc. Il ne fait pas cours tous les ans. À trois reprises, il se fait remplacer : en mars 1906 par Couturat (Bergson reprend ses cours à l'automne 1906) ; en 1909-1910 par R. Worms ; entre 1914 et 1921 par Édouard Le Roy. Les événements de sa vie, postérieurs à la publication de L'Évolution créatrice, comportent, notamment, ses missions pendant la première guerre mondiale, en Espagne et surtout aux États-Unis, et la participation à la création de l'Institut international de coopération intellectuelle au sein de la Société des Nations. En 1928, il reçoit le prix Nobel de littérature. » B. S.-S.

    Ont collaboré à cet ouvrage : Gérald Antoine, Gérard Blandin, Bernard Bourgeois, Claude Debru, Denis Duboule, Anne Fagot-Largeault, Pierre Mazeaud, Catherine Puigelier, Gilles Raoul-Cormeil, Jean-Marc Roy, Bertrand Saint-Sernin, Christophe Willmann.

  • Tout acte, tout fait a une cause. Tout contrat, individuel ou collectif, tout engagement unilatéral, tout conflit a une raison d'être. Mais le propos vaut aussi pour toutes ces constructions humaines qui, dans l'entreprise ou ailleurs, structurent les rapports sociaux, en assurent l'organisation selon un modèle prédéfini. Il est toujours une cause à l'activité (ou à l'inactivité) des hommes. Partir à sa recherche dans le champ du droit du travail peut se révéler riche d'enseignements même s'il faut s'attendre à ce que, du mot « cause », des sens variables soient retenus.
    Au-delà des mots de la cause, il est des dynamiques qui sont autant de courants sous-jacents suscitant actions et réactions, effusions ou déchirements. La cause irrigue le contrat. À chaque instant elle est présente. Elle en éclaire toutes les circonvolutions. Hors contrat, elle est toujours là, au coeur des normes et conflits qui structurent et rythment la vie de l'entreprise, qu'elle participe de chacun, sollicitant l'intimité de l'être, ou d'une dynamique collective, élément clé du mode d'organisation de la société.

  • Autonomie en droit européen. Le thème est vaste et d'une actualité indéniable. L'actualité est marquée par le sous-titre « Stratégies des citoyens, des entreprises et des États ». En effet, l'autonomie telle qu'elle est comprise habituellement au XXIe siècle est équivalente à « liberté » et parfois à « liberté sans partage ». Or, l'exercice de la liberté pour les différents acteurs d'une société entraîne nécessairement la mise en place de stratégies permises par la concurrence (que l'on dit inévitable) des systèmes juridiques. S'ajoute à cela, la complexité de l'ordre juridique européen auquel se superposent les 28 ordres juridiques des États membres et le droit international. Au travers de quelques domaines choisis, droit de l'établissement, de la concurrence et du statut de la personne, le présent ouvrage vérifie l'existence de ces stratégies, leur efficacité et les encouragements, parfois difficiles à comprendre, apportés par la Cour de Justice de l'Union européenne.
    Pour ce qui est des États, l'autonomie est organisée par le droit européen primaire qui permet de maintenir ce qu'il est convenu d'appeler « l'autonomie institutionnelle » des États membres. Mais elle pose des questions multiples notamment sur la répartition des pouvoirs de création normative. De surcroît, les acteurs privés sont parfois appelés à jouer un rôle qui n'avait pas été envisagé par les Pères fondateurs.
    Enfin, toute liberté entraîne des limites. Les limites traditionnelles constituées par la fraude à la loi, l'abus de droit et l'ordre public peuvent aider à mieux encadrer l'autonomie des acteurs sur la scène européenne. Mais devons-nous les repenser au vu de la timidité de la Cour à les accepter et les mettre en oeuvre ?
    C'est à toutes ces questions que le présent ouvrage est consacré, qui rassemble les communications de la journée d'étude organisée par le Collège européen de Paris, le 22 avril 2013.

  • " La liberté préside le monde des idées et intuitions. Mais il s'agit d'une liberté de savoir (ou d'une liberté d'éveiller) qui - en se développant dans le respect des autres droits et libertés - n'exclut pas (aujourd'hui comme hier) le non-droit.
    La liberté de savoir (ou le droit de savoir ou le droit d'éveiller) n'empêche pas les violences intellectuelles, revanches ou jalousies. Celui qui cherche à savoir est souvent balloté entre le plaisir de la découverte et le déplaisir de la méfiance.
    Travaux attaqués, laboratoires fermés, invectives brutales peuvent marquer le parcours d'un savant dont la définition est paradoxalement stable et variable. Et la légèreté de celui qui malmène d'aller du choix des candidats à la délivrance des reconnaissances avec prix et récompenses. "

  • Publié en 1904 par un collectif de jeunes universitaires, parmi lesquels Jules Basdevant et George Scelle, l'ouvrage Les fondateurs du droit international consacre à dix grands auteurs du passé qui ont contribué à construire la doctrine du droit international des études qui ont gardé, aujourd'hui encore et malgré les progrès de l'histoire du droit international, tout leur intérêt scientifi que. Comme l'écrit le professeur Denis Alland dans une préface d'une grande fi nesse historique et doctrinale, « il n'y a toujours pas beaucoup d'ouvrages qui puissent être comparés aux Fondateurs, ne fût-ce que par l'étendue du champ que l'ouvrage embrasse, par le temps qu'il fait gagner à ceux qui, tout en ne se destinant pas à devenir des historiens érudits du droit international public, souhaitent bénéfi cier de quelques lumières sur des doctrines passées qui ont, à un titre ou à un autre, contribué à l'émergence de cette discipline. » Charles LEBEN Cet ouvrage sera apprécié : je l'espère et j'en suis certain. Tous ceux qui lui ont consacré leurs efforts ont agi dans un même esprit, ils ont réussi à lui donner une unité véritable ; ils ont entendu livrer au public un exposé exact des doctrines des différents maîtres dont ils avaient entrepris de réveiller le souvenir et ils l'ont fait. C'est bien une histoire des doctrines de ces jurisconsultes que nous possédons là, histoire écrite par des hommes qui ont lu leurs ouvrages (il n'est pas inutile de le dire) et qui possèdent du reste des connaissances fort étendues en droit international. Un pareil livre n'existait pas ; il existe maintenant. Ne puis-je pas dire en toute sincérité à nos jeunes docteurs qu'en l'écrivant ils ont rendu un réel service à la science. » A. PILLET

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