Seuil

  • Mars 1937. Le Mount Castle, un cargo républicain transportant trente tonnes d'or de la Banque d'Espagne et faisant route pour l'Union soviétique, s'est réfugié dans le port international de Tanger, où un destroyer franquiste le détruira s'il tente de reprendre la mer. Falcó reçoit pour mission de s'y rendre, de convaincre le capitaine du Mount Castle de changer de camp s'il veut sauver son bateau et son équipage, et de récupérer ainsi l'or républicain. Mais son supérieur lui apprend qu'Eva, à qui il a sauvé la vie dans le précédent roman, est à bord. Et la tâche de Falcó va être beaucoup plus compliquée que prévu...

    Deuxième volume de la nouvelle série d'Arturo Pérez-Reverte, Eva est un roman magistral, subtil et haletant. Dans le fabuleux décor de Tanger, grouillant d'agents secrets, de tueurs à gages, de marins et de prostituées, on retrouve les personnages qui ont d'ores et déjà fait de Falcó l'une des plus belles réussites de la littérature d'espionnage contemporaine. La passion, la politique, l'honneur, la loyauté - tous les ingrédients sont réunis dans ce livre rythmé par un suspense de chaque page et empreint d'une finesse psychologique remarquable.

  • Falcó

    Arturo Pérez-Reverte

    • Seuil
    • 4 Octobre 2018

    Espagne, automne 1936. Sous le commandement de Franco, l'armée s'est soulevée pour renverser la République. Les services secrets franquistes chargent Lorenzo Falcó, ex-trafiquant d'armes et espion dénué de scrupules, d'une mission impossible: pénétrer en zone rouge et organiser, avec l'aide d'un groupe de miliciens, l'évasion du fondateur de la Phalange, José Antonio Primo de Rivera, détenu par les républicains dans la prison d'Alicante. Un homme et deux femmes - Ginés Montero, sa soeur Cari et l'énigmatique Eva Rengel - seront ses compagnons, et peut-être ses victimes.

    Mêlant réalité et fiction avec une maîtrise du récit et un art du suspense rarement égalés, Arturo Pérez-Reverte invente avec Falcó un nouveau et fascinant personnage, véritable archétype des grandes fictions littéraires et cinématographiques. Fanatisme et naïveté, trahisons et interrogatoires musclés, scènes d'action et dialogues se succèdent à un rythme trépidant et entraînent le lecteur jusqu'au rebondissement final qui annonce le deuxième volume de cette exceptionnelle série d'aventures et d'espionnage.

  • Sabotage

    Arturo Pérez-Reverte

    • Seuil
    • 1 Octobre 2020

    En mai 1937, Paris se prépare à l'inauguration de l'Exposition universelle où l'Espagne doit être représentée par le gouvernement républicain en exil. Falcó, de retour de Tanger, est chargé par l'Amiral d'une double mission : empêcher à tout prix qu'y figure Guernica, le tableau que Picasso est en train d'achever dans son atelier de la rue des Grands-Augustins, et faire passer de vie à trépas un des amis du peintre, écrivain et journaliste de renom, aviateur et héros de la guerre civile espagnole. Une mission délicate et pleine de rebondissements dans un Paris où se croisent artistes, intellectuels, marchands d'art à la solde de Hitler, réfugiés espagnols, cagoulards, musiciens et chanteurs de cabaret. Rompu aux situations extrêmes, Falcó doit cette fois-ci faire face à un monde où la lutte des idées prétend se substituer à l'action.

    Arturo Pérez-Reverte excelle dans la reconstitution de ce Paris des années 30 et de ses lieux mythiques. Sous des noms fictifs se cachent écrivains et personnalités célèbres et souvent hauts en couleurs (André Malraux, Ernest Hemingway, Marlene Dietrich et Peggy Guggenheim). Dans ce dernier volet tant attendu de la trilogie des Falcó, le suspense - garanti jusqu'à la dernière page - se teinte d'un humour savoureux, et la rencontre entre Picasso et Falcó marquera sans aucun doute les esprits.

  • À la fin du XVIIIe siècle, deux membres de l'Académie royale d'Espagne sont mandatés par leurs collègues pour se rendre à Paris et en rapporter les 28 tomes de l'Encyclopédie, alors interdite dans leur pays. Le bibliothécaire don Hermógenes Molina et l'amiral don Pedro Zárate, hommes de bien intègres et courageux, entreprennent alors de Madrid à Paris un long voyage semé de difficultés et de dangers. Par des routes infestées de brigands, faisant halte dans des auberges inconfortables, les deux académiciens arrivent à Paris, où ils découvrent avec étonnement les rues de la capitale française, ses salons, ses cafés, ses librairies, ses moeurs libertines et ses agitations politiques. Mais très vite, leur quête de l'Encyclopédie se révèle d'autant plus difficile que l'édition originale est épuisée et qu'une partie de l'Académie espagnole, opposée à l'esprit des Lumières, a lancé à leurs trousses un espion chargé de faire échouer l'entreprise.
    Nourri de réalité et de fiction, habité par des personnages ayant existé ou nés de l'imagination de l'auteur, Deux hommes de bien est un merveilleux roman d'aventures et un éloge de ce qui fut la plus grande entreprise intellectuelle du XVIIIe siècle. Mais c'est aussi, dans la reconstitution minutieuse et passionnante d'un Paris prérévolutionnaire plus vivant que jamais, un hymne à l'amitié et un bel hommage à Don Quichotte d'un écrivain profondément épris de la France.

  • Dans une Espagne secouée par de graves troubles politiques, un maître d'escrime assiste à la lente disparition de son art et des valeurs auxquelles il a été fidèle toute sa vie. En 1868, à Madrid, les mots "honneur" et "honnêteté" agonisent en même temps que le vieux monde, et le maître, réfugié en lui-même, s'applique à mettre au point une botte secrète, imparable, son Graal. Lorsque dans sa salle d'armes apparaît la belle et énigmatique Adela de Otero, sa vie bascule. Son amour, qu'il n'ose exprimer, l'entraîne malgré lui dans une aventure où les trahisons succèdent aux manoeuvres politiques et aux crimes, et qui se déroule selon les règles d'un duel : assaut, fausse attaque, dégagement forcé, jusqu'au combat à pointe nue, mortel. Arturo Pérez-Reverte, révélé en France par Le Tableau du maître flamand, nous livre ici un suspense haletant, où l'intrigue policière tracée au fleuret laisse apparaître la vision d'un monde qui a perdu ses repères et vacille.

  • Sur le point de rejoindre son régiment en Flandre, Diego Alatriste y Tenorio est sollicité par son ami le poète Francisco de Quevedos pour résoudre une affaire délicate et dangereuse, qui nest peut-être pas sans lien avec le meurtre dune femme, retrouvée étranglée dans une chaise à porteurs devant léglise de San Ginés. Il sagit de libérer la jeune Elvira de la Cruz, recluse dans un couvent sur lequel courent détranges et inquiétantes rumeurs. Mais laffaire tourne mal et, au cours dune échauffourée tragique, le jeune page du capitaine, Iñigo Balboa, est enlevé par des inconnus, jeté dans un cachot et menacé de périr sur le bûcher.Une fois encore lombre de lInquisition sétend sur le Madrid décadent de Philippe IV où, depuis plus de deux siècles, les juifs convertis sont traqués sans relâche. Le capitaine Alatriste et Francisco de Quevedo devront, pour sauver Iñigo, déjouer un complot aux multiples ramifications et affronter de vieux ennemis : le perfide secrétaire Luis de Alquézar, le sinistre père Emilio Bocanegra et le spadassin sans âme Gualterio Malatesta.

  • En 1928, Max, gigolo, chasseur de femmes fortunées, fait route vers Buenos Aires à bord du Cap Polonio où il travaille comme danseur mondain, quand il aperçoit une pièce de choix : Mecha Inzunza, épouse richissime d'un célèbre compositeur, qui danse merveilleusement le tango. La passion de Max est immédiate et à Buenos Aires, où il guide le couple dans les cabarets des faubourgs, il noue avec elle une liaison qui tourne mal. Le hasard les réunira deux fois : en 1937 à Nice, où ont été volées des lettres compromettantes sur le financement du coup d'État de Franco, et en 1966, dans un grand hôtel de Sorrente, où le fils de Mecha dispute un tournoi d'échecs sous l'oeil vigilant du KGB chargé de veiller sur les carnets secrets de Sokolov, le champion soviétique.

    Le tango, l'espionnage, le jeu relient les trois moments de ce roman d'amour et d'aventures, semé d'intrigues et de trahisons. Après avoir traversé un siècle flamboyant et tragique, Max et Mecha, tour à tour proie et chasseur, tireront lentement leur révérence dans la lumière crépusculaire d'une époque qui s'éteint.

  • Pour Sniper, graffeur au talent exceptionnel et mondialement reconnu, l'art véritable ne peut en aucun cas être confondu avec une marchandise. Son travail sur les murs, les autobus, les wagons de métro, les bâtiments historiques, est une façon violente d'exprimer ses positions " antisystème ". De Madrid à Lisbonne, Vérone, Rome et Naples, celui dont personne n'a jamais vu le visage et dont la signature est la mire d'un fusil organise avec des graffeurs du monde entier des performances stupéfiantes et illégales. Certaines d'entre elles, particulièrement périlleuses, ont coûté la vie à plusieurs de ses compagnons. C'est le cas de Holden, un jeune graffeur, fils d'un puissant homme d'affaires espagnol, tombé d'un toit en essayant de mener à bien une réalisation artistique. Le père de Holden a mis la tête de Sniper à prix.
    Alejandra Varela, la narratrice du roman, historienne de l'art urbain, a été chargée par un important éditeur de trouver Sniper afin de lui proposer une grande rétrospective de son oeuvre au MoMA et d'éditer un livre sur lui. Elle le traque en Espagne puis en Italie et va très vite être prise dans un piège mortel en comprenant quels sont les véritables objectifs de cet artiste radical.
    Ce splendide et passionnant thriller, véritable réflexion sur l'art de la rue, pose aussi la question des rebellions d'aujourd'hui contre nos sociétés soumises aux lois de la finance.

  • " il n'était pas le plus honnête ni le plus pieux des hommes, mais il était vaillant.
    " ainsi commence le capitaine alatriste, histoire d'un ancien soldat espagnol, vétéran de la guerre de flandre, spadassin à la solde des nobles ou de riches hidalgos. ses aventures, aussi dangereuses que passionnantes, nous entraînent dans les intrigues de la cour de philippe iv, roi d'une espagne corrompue et décadente, dans les ruelles obscures de madrid oú l'on croise le fer pour quelques maravédis, dans les tavernes oú francisco de quevedo compose des sonnets la main à l'épée, dans les théâtres oú les représentations des comédies de lope de vega finissent en échauffourées.
    Le jeune inigo de balboa, l'implacable inquisiteur emilio bocanegra, l'assassin gualterio malatesta et le diabolique secrétaire du roi, luis de alquézar sont quelques-uns des personnages inoubliables de ces aventures oú l'action renoue grâce à une plume flamboyante avec la plus grande tradition du roman de cape et d'épée.

  • Un pirate dans le système informatique du Vatican.
    Une église qui tue pour se défendre. Une belle aristocrate andalouse. Trois malfrats chargés d'espionner un agent secret en col romain. Un banquier épris de spéculation immobilière et un mystérieux corsaire espagnol disparu en 1898 au large des côtes cubaines.
    Tels sont les personnages de ce roman d'amour et d'aventure qui a pour décor la somptueuse Séville et son histoire millénaire. L'héroïne en est Notre-Dame-des-Larmes, une petite église qui suscite passions et convoitises et pour laquelle une poignée de fidèles est prête à aller jusqu'au meurtre.
    C'est du moins ce que croit Lorenzo Quart, chargé par le Vatican d'enquêter sur les crimes commis dans son enceinte. Il découvrira bientôt que la clé de l'énigme est enfouie sous les vieilles pierres de la ville, dans l'âme de chacun de ses habitants comme dans celle de chaque lecteur disposé à la suivre dans sa quête de la vérité.
    Après Le Tableau du Maître flamand, Club Dumas et Le Maître d'escrime, l'imagination flamboyante d'Arturo Pérez-Reverte, son habileté à tisser des énigmes où l'histoire croise le mystère et le crime nous offrent un fascinant voyage en défense d'une cause que nul ne veut croire perdue.

  • Un marin exilé de la mer follement épris d'une femme dangereuse et belle.
    Un brigantin englouti depuis plus de deux siècles dans la pénombre verte de la Méditerranée. Une ancienne carte nautique qui n'en finit pas de révéler ses énigmes. Un secret dont les bribes sont éparpillées dans les liasses jaunies des bibliothèques et des musées qui excite la convoitise de chasseurs d'épaves sans scrupules. Et une fabuleuse histoire d'amour, et d'aventure dont l'inoubliable héroïne est la mer.

    De Melville à Stevenson, de Conrad à Patrick O'Brian, c'est toute la grande littérature de la mer qui revit dans les pages de ce fascinant et merveilleux roman, comme un hymne à l'or magique des rêves et une métaphore de la part d'ombre tapie en chacun de nous.

  • - Avec Le Siège de Cadix Pérez Reverte retrouve la veine de ses grands romans d'aventure et policiers. Mais ici, il s'agit, aussi, d'un roman d'époque, puisque l'histoire se déroule en 1810 dans Cadix assiégée par les troupes napoléonniennes et alors que Joseph Bonaparte est assis sur le trône d'Espagne.Deux histoires se déroulent en parallèle: d'une part l'enquête du commissaire Tizon sur les meurtres en série de jeunes filles assassinées à l'endroit où tombent les bombes tirées de l'autre côté de la baie par les Français, d'autre part les difficultés financières de Lolita Palma, propriétaire d'une compagnie de commerce maritime qui va la conduire à armer un navire corsaire commandé par le capitaine Lobo qui s'éprend d'elle. La fin du roman réunit ces deux intrigues.Le Siège de Cadix est sans aucun doute le roman le plus ambitieux de Pérez Reverte. Le suspense mène le lecteur dans une reconstruction d'époque absolument passionnante, depuis la vie dans Cadix assiégée, ses coutumes, ses occupations quotidiennes, son commerce sur mer, ses escarmouches avec les Français, pour laquelle la documentation effectuée par Pérez Reverte est impressionnante. On retrouve dans ce livre tout ce qui a fait le succès des autres romans: intrigue policière ( l e Club Dumas), personnage de femme indépendante et volontaire ( La Reine du Sud), aventure en mer ( Le Cimetière des bateaux sans nom ), l'histoire ( Le Hussard, Un jour de colère ). et la construction romanesque est particulièremenr réussie.

    - Arturo Pérez-Reverte est né à Carthagène, Espagne, en 1951. Il a été grand reporter et correspondant de guerre pendant vingt et un ans. Ses romans sont des succès dans le monde entier et plusieurs d'entre eux ont été portés à l'écran. Il partage aujourd'hui sa vie entre l'écriture et sa passion pour la mer et la navigation. Il est membre de la Real Academia Española de las Letras.

  • Faulques, célèbre photographe de guerre qui a couvert presque tous les conflits pendant une trentaine d'années et a reçu de nombreux prix internationaux, vit retiré dans une ancienne tour de garde dans le sud de l'Espagne, au bord de la mer. Sa seule activité consiste à peindre sur le mur circulaire intérieur de la tour une grande fresque représentant la guerre de l'antiquité à nos jours. Il cherche à représenter ce qu'aucun appareil photo n'a jamais pu capter, une sorte de vérité ultime sur la guerre et donc la nature humaine.
    Un jour un homme se présente à la tour. C'est un Croate que Faulques a photographié pendant la guerre en Yougoslavie. La photo a fait la une de tous les magazines et a valu au Croate Ivo Markovic d'être emprisonné pendant trois ans et torturé. Sa femme a été violée et tuée et son fils assassiné. Depuis sa libération, Markovic n'a cessé de traquer Faulques. L'ayant enfin trouvé, il lui déclare qu'il est venu pour le tuer.
    Le livre devient alors une sorte de huis clos. Pendant plusieurs jours, les deux hommes vont évoquer leur passé (pour Faulkes, il y a une femme, Olvido Ferrara, photographe comme lui et morte sous ses yeux en Bosnie), tenter de trouver un ordre au chaos du monde et peu à peu s'interroger sur la part de responsabilité qui incombe à chaque être humain.
    Avec ce roman inattendu, très dur et très pessimiste et résolument moderne, Pérez-Reverte a pris un véritable risque et c'est tout à son honneur. A partir du rôle des journalistes dans la guerre, il s'agit d'une réflexion formidablement bien romancée s'appuyant sur la théorie du chaos et le célèbre " effet papillon ". Il n'y a ni cause à défendre, ni de témoignage qui vaille, et aucune place pour la compassion. Simplement, nous dit Pérez-Reverte, toute action humaine, si minime soit-elle, que l'on soit d'un côté de la caméra ou de l'autre, que l'on soit témoin ou victime, participe à l'ordre inexorable d'un monde qui n'est que chaos et destruction.

  • A peine débarqués à Naples après de durs combats contre les Turcs à bord de la Mûlâtre, le Capitaine Alatriste et le jeune Iñigo Balboa se voient confier une mission périlleuse, pour ne pas dire impossible. L'Espagne, qui possède en Italie le Royaume de Naples, la Sardaigne, la Sicile et l'Etat de Milan, se sent gravement menacée par les Etats pontificaux et la République de Venise. Francisco de Quevedo, envoyé du roi Philippe IV, charge le capitaine de prendre part à une conjuration pour assassiner le doge pendant la messe de Noël et imposer par la force un gouvernement favorable à la cour du roi catholique. Parmi les conjurés, les amis du capitaine, Sebastian Coppons et le Maure Gurriato, mais aussi le plus terrible de ses ennemis, Gualterio Malatesta, avec qui Alatriste sera bien obligé de s'entendre. Le temps de la mission, du moins. En cet hiver 1627, c'est une Venise enneigée qui surgit, avec ses soldats, ses boutiquiers, son petit peuple, ses dangers et ses complots, accompagnant les personnages du roman et le lecteur qui se promène dans le livre et dans l'époque, fasciné par la ville que la plume d'Arturo Pérez Reverte rend somptueusement vivante. La recréation de la langue de l'époque et du vocabulaire espagnol mâtiné d'italien n'est pas la moindre des prouesses de ce septième épisode des Aventures du Capitaine Alatriste, sans doute l'un des meilleurs.

  • Nom: Mendoza Prénom: Teresa Nationalité : mexicaine Née à Culiacan, Etat du Sinaloa, Mexique.
    Fille de père espagnol et de mère mexicaine. Veuve de Raimundo Davila Parra, pilote d'avion à la solde du cartel de Juarez, mort assassiné. S'installe à Melilla, Espagne. Soupçonnée de trafic de tabac et de stupéfiants entre Melilla et Gibraltar en association avec Santiago Lopez Fisterra. Arrêtée et condamnée à plusieurs mois de prison. Liée à Patricia O'Farrell, délinquante notoire. Détient des actions dans Transer Naga, société de transports maritimes, et dans de nombreuses sociétés écrans supposées blanchir de l'argent.
    Probablement à la tête de la plus grosse entreprise de transport de cocaïne et de haschisch en Méditerranée pour le compte du cartel de Medellin, des mafias russes et italiennes. Femme d'affaires redoutable et dangereuse, multimillionnaire, mène une vie discrète, aime le rêve et la solitude en mer à bord de son yacht. Aucune preuve n'a pu être retenue contre elle.

  • Andalousie, 1808. Les troupes napoléoniennes entrées en Espagne viennent de subir un cuisant revers à Bailén. Joseph Bonaparte n'est pas encore sur le trône et la résistance des Espagnols à l'armée française s'organise. Frédéric Gluntz et son ami Michel de Bourmont, tous deux officiers du 4e régiment de hussards, rêvent de gloire. Fiers d'apporter progrès et idées nouvelles à un pays encore soumis à la monarchie et à l'Église, ils ne comprennent pas qu'en face d'eux se dressent une armée décidée à défendre son indépendance jusqu'au dernier soldat et un peuple prêt à mourir pour sa terre. Alors, dans le feu de la bataille tant désirée, l'ivresse du sang et de la mort aura vite raison des idéaux des deux jeunes gens, et des honneurs tant attendus ne restera
    qu'un atroce voyage au bout de la nuit.
    Arturo Pérez-Reverte est né à Cartagena, Espagne, en 1951. Licencié en Sciences politiques et en journalisme, il a travaillé comme grand reporter et correspondant de guerre pour la télévision espagnole, notamment pendant la crise du Golfe et en Bosnie.
    Ses romans sont des succès mondiaux, plusieurs ont été portés à l'écran. Il est membre de la Real Academia de Letras.

  • Le 5 juin 1625, justin de nassau remet les clés de la ville de breda au général espagnol ambrosio spinola.
    Neuf ans plus tard, inigo balboa, le page du capitaine alatriste, contemple, dans l'atelier de diego velasquez, à madrid, la scène immortalisée par le grand peintre. on y aperçoit, sous le canon d'une arquebuse, le profil aquilin du capitaine.
    Alors, debout devant le tableau, inigo se souvient de cette terrible campagne des flandres où il avait accompagné alatriste en qualité de valet d'armée, du sac d'oudkerk, lorsque calderon de la barca sauva des flammes ce qui restait d'une bibliothèque incendiée, de la mutinerie des escouades affamées, et, surtout de l'interminable siège de breda.
    Dans les tranchées, derrière les fascines ou dans les caponnières, inigo fait l'apprentissage du sang et de la mort.
    Extraordinaire roman d'initiation, ce troisième épisode des aventures du capitaine alatriste emporte le lecteur, de batailles en pillages et de mutineries en actes de bravoure, dans un monde dévasté par l'hiver et la guerre, où flamboient l'honneur et l'héroïsme d'un capitaine et de son page.

  • De retour à Madrid après avoir empêché des contrebandiers de s'emparer d'un galion transportant de l'or destiné au trésor royal, Diego Alatriste jouit d'un repos bien mérité. Délaissant les faveurs de Caridad la Lebrijana, il s'apprête à assister à la nouvelle pièce de Tirso de Molina où triomphe la comédienne María de Castro dont il est follement épris. Mais le capitaine Alatriste est loin de se douter à quel point cette liaison va mettre en danger sa vie et celle de son jeune page Iñigo Balboa. Car il n'est pas de folie à laquelle ne parvienne un homme quand il est question d'une jolie femme et d'abîme sur lequel il se penche quand son devoir lui commande de s'effacer devant un rival.Avec comme toile de fond le grand théâtre du Siècle d'Or, le capitaine Alatriste, ses amis et ses ennemis de toujours se livrent une lutte sans merci pour déjouer une conspiration qui fait trembler la couronne d'Espagne.

  • Le 2 mai 1808, le soulèvement populaire de Madrid contre les troupes napoléoniennes marque le début d'une guerre qui va durer six ans. Ce récit n'est ni une fiction ni un essai mais la relation minutieuse, heure par heure, des événements vécus par tous les protagonistes de cette journée historique. Soldats, artisans des quartiers de La Paloma, de Lavapiés, du Rastro, hommes, femmes et enfants armés d'escopettes, de ciseaux, de couteaux de cuisine, de haches, de houes, de burins, s'insurgent contre l'occupant et affrontent sauvagement la plus puissante armée du monde. Leurs noms sont ceux qu'a retenus l'Histoire, leur rôle et leurs actions tels qu'ils figurent dans les rapports militaires, les mémoires et les archives. Pour ce livre, dont le véritable personnage est le peuple de Madrid, Arturo Pérez-Reverte a mené un travail de recherche remarquable, n'autorisant son imagination qu'à cimenter entre elles ces centaines d'histoires individuelles et véridiques afin de redonner vie aux héros anonymes et obscurs des gravures et dessins de l'époque, victimes d'une tragédie inscrite à jamais dans l'histoire de l'Espagne.

  • Séville, 1626.
    A son retour des flandres, oú il a participé à la reddition de breda, le capitaine alatriste accepte une secrète et périlleuse mission : empêcher que des contrebandiers ne s'emparent de l'or des indes transporté sur les galions espagnols et destiné au trésor royal. aidé du jeune iã±igo balboa et de son ami francisco de quevedo, il recrute un groupe pittoresque de spadassins et de repris de justice prêts à donner leur vie pour quelques ducats et le rachat de leur honneur.
    Les bas-fonds de la ville andalouse, la cour des orangers, la prison royale, les tavernes de triana et les rives du guadalquivir constituent le décor de cette nouvelle aventure oú les personnages devront affronter à la dague et à l'épée de vieux ennemis toujours enclins à la trahison.

  • Les ruelles obscures de Madrid au XVIIe siècle, les tavernes où Francisco de Quevedo écrivait ses sonnets entre deux bouteilles de vin et les théâtres où Lope de Vega régnait en maître, sont les décors dans lesquels se déroulent les aventures du capitaine Alatriste, rude et courageux soldat qui, renvoyé des régiments de Flandre, survit comme un spadassin. À côté de lui, Inigo Balboa, compagnon de fortune, frère Emilio Bocanegra, inquisiteur implacable, Gualterio Malatesta, tueur à gages, ou Luis d'Alquézar, secrétaire du roi, composent une frise de personnages qui, d'aventure en aventure, ont fait de la saga du capitaine Alatriste un succès mondial.
    Décors et protagonistes ont été magnifiquement dessinés par Joan Mundet dans cette version en bande dessinée du Capitaine Alatriste premier roman de la série. Carlos Giménez, auteur et scénariste de bandes dessinées, le plus important de ces dernières décennies en Espagne, s'est chargé de l'adaptation fidèle d'un texte qui, par sa rigueur historique, sa fraîcheur et son action trépidante, a été salué comme un des meilleurs du genre.

  • Dans cette nouvelle aventure du capitaine Alatriste, à coup sûr la meilleure de toute la série, c'est la passion qui mène le jeu. Celle de Diego Alatriste pour une belle et célèbre comédienne aimée du roi Philipe IV, et celle, ô combien dangereuse de Iñigo de Balboa pour Angélica de Alquézar.
    Les amours de l'un et de l'autre sont le point de départ d'une action très habilement menée, dans le plus pur registre du roman de cape et d'épée, fort bien construite et donc compliquée à souhait pour le plus grand plaisir du lecteur. Elles servent de prétexte à rappeler ce que fut le théâtre du Siècle d'Or au temps des Tirso de Molina, Lope de Vega, Calderón de la Barca.
    Amours, trahisons, complot contre le roi Philippe IV, embuscades, bagarres et duels sont évidemment au rendez-vous.
    Les amateurs de la série retrouveront les personnages et les lieux récurrents : le comte et duc d'Olivares, le comte de Guadalmedina, Angélica de Alquézar et son traître de père, l'infâme Malatesta, les paysages de Madrid avec ses théâtres, sa cour et l'inoubliable Taverne du Turc.
    Soulignons l'exceptionnelle traduction de François Maspero qui a du ferrailler avec le langage populaire du 17e siècle espagnol et a truffé le texte français de magnifiques trouvailles.

  • Le 5 juin 1625, Justin de Nassau remet les clés de la ville de Breda au général espagnol Ambrosio Spínola. Neuf ans plus tard, Iñigo Balboa, le page du capitaine Alatriste, contemple, dans latelier de Diego Velázquez, à Madrid, la scène immortalisée par le grand peintre. On y aperçoit, sous le canon dune arquebuse, le profil aquilin du capitaine. Alors, debout devant le tableau, Iñigo se souvient de cette terrible campagne des Flandres où il avait accompagné Alatriste en qualité de valet darmée, du sac dOudkerk, lorsque Calderón de la Barca sauva des flammes ce qui restait dune bibliothèque incendiée, de la mutinerie des escouades affamées, et, surtout de linterminable siège de Breda. Dans les tranchées, derrière les fascines ou dans les caponnières, Iñigo fait lapprentissage du sang et de la mort.Extraordinaire roman dinitiation, ce troisième épisode des Aventures du capitaine Alatriste emporte le lecteur, de batailles en pillages et de mutineries en actes de bravoure, dans un monde dévasté par lhiver et la guerre, où flamboient lhonneur et lhéroïsme dun capitaine et de son page.

  • En ce mois de mai 1627, le capitaine alatriste et inigo balboa, qui a maintenant dix-sept ans, naviguent toutes voiles dehors sur la mulâtre, une galère espagnole servant d'escorte à des navires marchands.
    Ils sont à la poursuite d'une galiote barbaresque. le capitaine donne ses ordres et le comite, fouet à la main, " dessine un pourpoint de rouges coquelicots " sur le dos des rameurs. l'abordage est sanglant et plante le décor historique de ce sixième tome des aventures du capitaine alatriste : la turbulente frontière méditerranéenne, croisement de races, de langues et de vieilles haines. parce qu'ils doivent gagner leur vie, le capitaine et son page feront escale à oran, où les troupes espagnoles soumettent sans pitié les populations maures, à malte, à naples, où règnent des ruffians en tous genres, et surtout, ils livreront de mémorables combats navals dont le plus spectaculaire est celui que la mulâtre engage, sur les côtes d'anatolie, contre cinq galères turques en un, bataille digne de celle de lépante.
    Mais, dans cette reconstitution historique magnifique et cruelle, la bataille majeure est celle que livre arturo pérez-reverte avec le langage. en redonnant à la langue de cervantes une extraordinaire modernité, l'auteur a doté les récits de la vie d'alatriste d'une langue qui leur est propre et élève la série au rang de grande littérature.

empty