Presses Universitaires de France

  • La Chine est-elle dangereuse ? La très forte croissance de la Chine, supérieure à celle annoncée officiellement, a évidemment des conséquences favorables sur l'économie mondiale en favorisant certaines exportations et en contribuant à l'accélération de la croissance mondiale. Mais ce Cahier montre aussi les effets négatifs des politiques chinoises sur l'équilibre commercial et financier, les transferts de technologies, les résultats des sociétés étrangères implantées en Chine, la "profitabilité" et l'emploi, le coût des matières premières et enfin l'environnement.

  • Les hedge funds activistes et le private equity ont pris une place significative dans l'actionnariat des entreprises. Ils améliorent la gouvernance des entreprises en poussant leurs dirigeants à mieux les développer. Les autres hedge funds apportent une liquidité importante aux marchés financiers. Par ailleurs, le marché financier est un débouché naturel des sorties d'entreprises du giron du private equity. Les deux sont donc complémentaires plutôt que concurrents. La crise financière actuelle a mis en lumière certains excès et appelle à une plus grande transparence des hedge funds et du private equity.

  • Depuis bientôt trois ans, les problèmes alimentaires mondiaux amènent à remettre en question les processus actuels de production et de distribution à l'échelle mondiale. Volatilité, politiques économiques, financiarisation, innovations technologiques, changements d'habitudes de consommation, guerre des changes, sécurité alimentaire, tout ce qui pose problème à l'économie mondiale pousse à remettre l'agriculture et l'alimentation au coeur des préoccupations. Des millions d'hectares de terres arables passent dans des mains nouvelles, des émeutes de la faim éclatent à de nombreux endroits dans le monde, des affrontements idéologiques opposent toujours les tenants d'une globalisation définitive des marchés agroalimentaires à ceux qui considèrent que la mondialisation est synonyme de disparition des cultures vivrières. Ce cahier fournit un ensemble d'informations et de réflexions pour éclairer ces différentes problématiques : marchés agricoles et agroalimentaires, instabilité agricole et réponses à y apporter, rôle de la finance et du progrès technique, place de l'agriculture dans le développement, rôle et évolution des politiques agricoles, notamment la Politique agricole commune. Ces éléments permettront à chacun de s'approprier un thème incontournable.

  • La fiscalité, longtemps cantonnée aux discussions d'experts, est devenue un sujet de débat démocratique qui s'articule autour de deux grandes questions : est-elle juste et est-elle suffisante pour combler les déficits abyssaux que les États des pays dits riches ont accumulés en quelques années ? Mais il ne faut pas oublier que l'objectif premier d'une fiscalité c'est d'abord d'être « rentable », de donner les moyens à l'État de mener sa politique. Une grande partie de la croissance des Trente Glorieuses a été fondée sur une politique industrielle ambitieuse. Il est désormais temps d'y ajouter une politique fiscale tout aussi ambitieuse pour favoriser la création de richesse plutôt que de simplement la taxer. Quelle fiscalité pour encourager la croissance ? Cette question est la clé de voûte des finances publiques françaises et d'un grand nombre d'États européens. Il n'existe pas de réponse univoque mais une pluralité de chemins à explorer. Ce cahier n'a d'autre ambition que d'en dégager quelques-uns.

  • Qui capture l'État, aujourd'hui bousculé de toutes parts dans le monde occidental, à peine émergent ailleurs, tout-puissant dans d'autres parties du monde ? Qui grignote la souveraineté nationale ? Le G20 ? Les instances supra-nationales comme l'Union Européenne ? Qui prive l'État de ses ressources fiscales ? Les États-voyous ? Les paradis fiscaux ? Qui retient les politiques d'imaginer un État moderne ? Les classes moyennes en quête d'État-providence, qui redoutent le déclassement ? Les plus démunis, encore plus demandeurs de protection souveraine ? Les questions sont abruptes, les réponses multiples et propres à réveiller tous azimuts les vigilances et les imaginations citoyennes, en Europe et dans le monde. Membres du Cercle des économistes, personnalités du monde politique et experts étrangers s'efforcent de répondre à cette question dérangeante et cruciale.

  • En ces temps de crise financière, les marchés font l'unanimité contre eux : on les accuse d'affamer les peuples et de saper les fondements de la démocratie en mettant les États sous tutelle. Mais la crise n'explique pas tout. Les marchés semblent avoir abandonné leur rôle de « financiers » de l'économie pour devenir des casinos virtuels (dérivés de crédit, trader robots programmés par des docteurs en physique, bonus et prises de risques insensés qui peuvent pousser des banques à la faillite...). Les politiques, les entrepreneurs et les citoyens ne comprennent plus l'utilité des marchés.Cet ouvrage reprend ce débat. Comme souvent en économie, le diable est dans les détails. À travers leurs analyses approfondies, les contributeurs de ce livre rappellent que les marchés restent utiles mais en diagnostiquent les dysfonctionnements. Ils en déduisent des pistes de régulation, pour des marchés encadrés et réconciliés avec la société.

  • De multiples exemples tirés de l'actualité incitent à répondre à cette question par la négative : une procyclicité qui ne se réduit pas, une volatilité croissante, des marchés dérivés de matières premières qui s'emballent, des bulles financières à répétition qui se préparent. Et pourtant, les quatre G20 qui se sont succédé ont semblé prendre les problèmes à bras-le-corps et, dans certains domaines, ont enregistré des avancées incontestables. Comment aller plus loin ? Puisse ce livre être un guide pour la présidence française du G20. Il part d'un diagnostic sans concessions des dérives, passées et présentes, de la planète financière. Sur cette base, il esquisse les voies possibles d'une régulation de la finance mondiale qui devrait permettre à celle-ci de jouer le rôle qu'elle n'aurait jamais dû trahir : celui de gérer au mieux l'épargne et de financer la croissance et la création d'emplois, sans se laisser aveugler par les illusions du « short termism ». Les voies de ce renouveau sont parfois sinueuses, mais parfaitement carrossables, si la volonté politique de mettre la finance au service de la croissance et de l'équité reprenait le dessus...

  • On a beaucoup dit que nous étions au milieu du commencement de la crise ou, pour citer Winston Churchill, que « ce n'est pas la fin ; ce n'est même pas le commencement de la fin ; c'est peut-être la fin du commencement ». On s'est beaucoup penché sur les origines de la crise, beaucoup félicité sur les mesures prises pour empêcher qu'elle ne dégénère en catastrophe planétaire. Actuellement, on ne parle plus que de réduction de la dette publique, peu de choses encore sur la nouvelle croissance dont le monde occidental a tant besoin, sur les opportunités rendues paradoxalement possibles grâce à la crise, notamment sur les nouveaux secteurs économiques à développer.

  • La crise financière amorcée aux États-Unis en 2007 s'est propagée à l'ensemble du système financier mondial. Par son ampleur et son contexte, elle est sans précédent historique depuis 1945 et remet en cause toute l'architecture du système bancaire, des marchés et des instances de régulation. Les normes comptables, les règles prudentielles, la coordination des politiques doivent être redéfinies en profondeur tout en tenant compte de l'urgence. L'enjeu est de limiter les conséquences, déjà manifestes, de cette tourmente financière sur l'économie réelle, de préserver le financement à long terme d'investissements indispensables, d'amorcer une gouvernance économique mondiale pour reconstruire un environnement stable et socialement acceptable.

  • Ce cahier du Cercle des économistes a pour ambition de fournir une grille de lecture de la crise actuelle, en mettant celle-ci en perspective avec la crise de 1929. Cette comparaison est légitime puisqu'au fur et à mesure que la crise financière se transformait en crise économique et que celle-ci s'approfondissait et s'étendait au monde entier, les commentateurs remontaient de plus en plus le temps et s'arrêtaient à la crise de 1929 pour lui trouver un équivalent. Cette comparaison redonne ses lettres de noblesse à l'histoire économique, et permet de faire émerger une analyse des crises, de leur nature, de leurs similitudes et de leurs différences. Même si les économistes ont été vilipendés pour avoir été trop peu nombreux à avoir prévu la crise de 2007-2009, ils ont largement contribué à ce que les erreurs de politique économique faites à la suite de la crise de 1929 ne soient répétées. Ils suggèrent un certain nombre de prescriptions pour sortir de la crise actuelle, même si celle-ci pourrait constituer l'un des tournants importants dans l'histoire du monde moderne.

  • La recomposition du paysage bancaire européen s'accélère. Dans quelques années il ne restera sans doute qu'une dizaine de banques européennes. Les banques américaines disposent aujourd'hui d'une force de frappe financière qui leur permet, avec quelques trimestres de profit, de faire main basse sur la banque européenne. Les banques japonaises sortent de la crise, les banques chinoises accumulent des réserves qui feront d'elles, demain, des prédateurs à l'échelle mondiale. L'industrie bancaire va ainsi se recomposer dans les cinq années à venir. Quelle sera la place des banques françaises dans ce jeu de go ? Ce livre essaie d'apporter des éléments de réponse à une question dont dépend le financement de l'économie de notre pays.

  • Quelle place, quelles nouvelles régulations pour le système bancaire dans l'économie d'après-crise ? Répondre à ces questions implique de faire le point sur le rôle qu'ont joué les banques et la finance au sens large ces dernières années. On trouvera donc dans ce Cahier une analyse approfondie des nombreuses défaillances qui ont engendré une crise systémique de liquidité et de confiance, puis une crise économique mondiale qui n'est pas comparable à celles qui l'ont précédée. Les défis auxquels sont confrontés aujourd'hui les banques, les assurances et les marchés financiers posent des questions plus difficiles et plus controversées. Un consensus se dégage cependant autour de quelques principes : nécessité pour les banques de réapprendre leur métier de base qui consiste à transformer des ressources à court terme en emplois à long terme ; mieux évaluer les risques sans aggraver les difficultés des entreprises les plus fragiles ; introduire de nouvelles réglementations sans tomber dans la surrégulation ; mieux maîtriser, dans la perspective ouverte par le G20, les sources d'instabilité financière au niveau mondial.

  • À quoi servent les économistes ? Les griefs à leur encontre sont nombreux. Ils se sont plus spécialisés dans les domaines où ils peuvent tester leurs théories que dans ceux utiles à la politique économique. Ils ont trop compté sur l'autorégulation des marchés et sur l'innovation financière tout en étant complaisants à l'égard des milieux financiers auxquels ils ont apporté une légitimité académique. Ce cahier fait le point sur ces défaillances et apporte des réponses à ces critiques. Il rappelle, par exemple, que plusieurs économistes avaient publié des mises en garde dès 2005 sans être écoutés ; que leurs contributions récentes ont sans doute évité que la récession 2008-2009 tourne à la Grande Dépression. Il montre aussi que les économies contemporaines sont devenues plus complexes et peuvent passer d'un équilibre à un autre par simple modification des anticipations. Et donc que la science économique doit progresser pour se mettre à la hauteur de cette nouvelle complexité.

  • Transformer en profondeur l'enseignement supérieur est un défi que notre pays doit relever en relation avec la recherche d'une nouvelle croissance fondée sur le savoir, la culture et l'innovation. Depuis plusieurs années, le Cercle des économistes a fait des propositions dont nombre anticipaient sur la loi d'août 2007. Mais il reste du chemin à parcourir et bien des obstacles à surmonter. Car la réforme, tout en mettant en cause des statuts établis de longue date et un modèle qui a perdu sa cohérence, devra préserver les valeurs et l'indépendance universitaires. Ce cahier fait le point sur les mesures prises récemment pour rénover l'Université. Il livre le consensus des économistes du Cercle sur une série de réformes indispensables, mais il présente également l'état du débat sur des questions cruciales, sur les difficultés, voire les conflits, qui restent à résoudre : la carte universitaire, l'autonomie et la gouvernance des établissements, la sélection et l'orientation des étudiants, la professionnalisation, le statut des enseignants-chercheurs, la place de la recherche et, bien sûr, les nouveaux moyens financiers à mobiliser.

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