Sciences humaines & sociales

  • « Du Contrat social » est un ouvrage de philosophie politique de Jean-Jacques Rousseau publié en 1762. L'idée centrale de l'ouvrage, c'est que les citoyens d'un Etat doivent s'unir pour se protéger et assurer leur liberté. Le contrat social, les liens unissant les citoyens entre eux, n'obéit donc pas à un droit naturel, mais est une convention, que tous doivent respecter pour que la société puisse fonctionner. Le livre fut interdit en France à sa sortie et valut à Rousseau des poursuites. Avec L'esprit des Lois de Montesquieu, Du Contrat social est le plus grand livre de philosophie politique des Lumières. Ce livre sera un ouvrage de référence pendant la Révolution française. Le texte reprend l'édition de Michel Rey de 1762 dont nous avons modernisé l'orthographe.

  • Le "Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes" est l'un des plus grands textes jamais écrits, l'un des plus beaux des Lumières, et l'un des deux grands essais de Rousseau avec "Le Contrat social". Pour Chomsky, c'est un texte fondamentalement révolutionnaire avant la lettre. Rousseau voit dans l'inégalité l'origine des maux sociaux : guerres, misères, violences de toutes sortes. De la persistance de l'inégalité naît la perte de la liberté, l'égoïsme, et cette société obsédée par l'accumulation de richesses matérielles à laquelle il compare la société de nature. En cela, contrairement à ce que certains prétendent à tort, Rousseau ne fait pas, pas plus que Diderot, l'apologie du bon sauvage, mais il dénonce l'illusion du bonheur matériel, qui constitue la trame de notre société moderne.

  • "Les Essais, Livre Un" est une oeuvre philosophique de Michel de Montaigne à laquelle il travailla de 1571 jusqu'à sa mort en 1592. C'est l'une des oeuvres les plus influentes de la culture française et occidentale ; c'est aussi le choix de lecture de François Mitterrand en 1981 pour symboliser sa présidence. Les Essais traitent de la société, de la vie, de la mort, de l'éducation, des coutumes, du bonheur, de l'amitié...Véritable fourre-tout philosophique plus que métaphysique, si les Essais commencent comme un ouvrage à la Sénèque, s'appuyant sur une tradition stoïcienne, s'inspirant de Plutarque, s'acquittant de sa dette humaine et intellectuelle vis-à-vis de La Boétie, l'oeuvre, au fil des livres et des années, des ajouts, des réécritures, se transforme en une formidable introspection de l'auteur, qu'il dévoile au public du Seizième siècle. Commencé comme un ouvrage classique et un peu distancié, les Essais devient une oeuvre personnelle et révolutionnaire. Notre édition est unique : elle inclut l'édition de Bordeaux, celle de référence, écrite en français du Seizième siècle, et une édition en français moderne inédite, qui modernise l'orthographe, traduit les mots devenus incompréhensibles, mais, contrairement à d'autres versions modernes, respecte le rythme de la phrase de Montaigne. On passe aisément de la version de Bordeaux à la version moderne, adaptée et traduite par Les Editions de Londres grâce à notre navigation paragraphe par paragraphe. Découvrez cet inédit numérique unique, découvrez le premier livre des Essais, qui n'a jamais été aussi accessible, et autant d'actualité.

  • Le "Traité sur la tolérance" de Voltaire est une des oeuvres phare de la littérature française. Et malheureusement, encore une fois, c'est une oeuvre assez peu connue. C'est une oeuvre phare puisqu'elle nous éclaire. Cent quarante ans avant "J'accuse", Voltaire reprend les principaux éléments de l'Affaire Calas, et nous produit un formidable plaidoyer en faveur de son innocence ainsi qu'un réquisitoire contre l'intolérance religieuse.

  • L'Apologie de Socrate est un dialogue de Platon écrit vers -399. L'Apologie de Socrate raconte le procès du philosophe, l'un des plus célèbres de l'antiquité. A l'issue du procès, Socrate sera condamné à mort. On peut certainement voir dans ce jugement, qui en est venu à symboliser la fin de la Démocratie Athénienne, l'origine de la méfiance de Platon pour le gouvernement du peuple. C'est un Socrate différent, probablement plus historique, que nous découvrons dans ce dialogue. Les dernières pages sont selon nous parmi les plus belles écrites par Platon. Cette édition numérique inclut une préface et une biographie originales.

  • "Le droit à la paresse" est un essai immanquable du truculent Paul Lafargue. Plus qu'un texte révolutionnaire, c'est un essai iconoclaste, une remise en question fondamentale de la civilisation occidentale, par la critique de ce qui la fonde, l'ode au travail. Enfin, impossible de comprendre la genèse socialiste française, le Ministère du Temps Libre, les trente-cinq heures sans lire ce petit essai. Donc allez-y, téléchargez, lisez et commentez ! Sinon, à quoi ça sert que Les Editions de Londres, elles se décarcassent ?

  • Le Discours de la servitude volontaire est un ouvrage assez peu connu. C'est un tort. Aux Editions de Londres, nous allons nous faire un fort de le ramener à la conscience...collective. Le Discours est un livre fondamentalement subversif. Il analyse les ressorts de l'oppression et conclut que les tyrans se portent bien grâce à...nous, à notre passivité collective. Rien ne nous empêche, pense La Boétie, de saisir notre liberté à pleines mains et de nous débarrasser de ceux qui se sont autoproclamés nos maîtres. Notre édition est unique : elle comprend une traduction inédite et originale en français moderne ainsi que le texte original du Seizième siècle. Notre traduction est fidèle au rythme de la phrase, elle modernise l'orthographe (lorsque c'est judicieux), traduit les mots devenus incompréhensibles. Enfin, on peut aisément passer de la version originale à notre traduction en français moderne grâce à notre navigation paragraphe par paragraphe. Découvrez cet inédit numérique unique.

  • Phèdre

    Platon

    « Phèdre » est un dialogue de Platon ; la première partie du dialogue entre Phèdre et Socrate traite de la beauté et de l'amour, la seconde partie de la dialectique et de la rhétorique.

  • Phédon

    Platon

    "Phédon" est un dialogue de Platon écrit vers -383 et qui décrit les derniers moments de Socrate, suite à sa condamnation, et avant son suicide forcé, après absorption de la ciguë. Entouré par ses proches, amis et disciples, Socrate résiste à la tentation de s'échapper, refuse de céder à la crainte de la mort, et expose ses théories sur la séparation du corps et de l'âme intervenant avec la mort. Le corps appartient au monde sensible, sa perte n'a guère d'importance. L'âme est immortelle et, séparée du corps, elle rejoint le monde intelligible, le monde des Idées, c'est-à-dire pour Platon ce qui constitue le monde réel. Profonde réflexion sur le sort du corps et de l'âme, Phédon serait la suite de Apologie de Socrate. Près de vingt siècles avant Montaigne, c'est une étonnante réflexion sur la mort et l'attitude que l'on doit adopter à son égard : «Le vulgaire ignore que la vraie philosophie n'est qu'un apprentissage, une anticipation de la mort.». Cette édition numérique inclut une préface et une biographie originales.

  • « L'Argent » est un essai de Charles Péguy publié entre février et avril 1913 dans les « Cahiers de la Quinzaine ». Comme son titre, repris à Emile Zola et à Jules Valles ne l'indique pas de prime abord, « L'Argent » est une critique de la réforme de l'enseignement primaire de 1902. C'est aussi une critique de la modernité pour la modernité.

  • J'accuse !

    Emile Zola

    "J'accuse" est un article écrit par Emile Zola, publié dans l'Aurore le 13 janvier 1898. C'est probablement le plus célèbre article jamais écrit. "J'accuse" redéfinit le journalisme, réécrit l'image et la face publique de Zola. Il révèle un personnage plus complexe, plus courageux, c'est l'éveil (tardif ?) de sa conscience politique. C'est aussi le moment clé dans le "retournement" de l'Affaire Dreyfus, l'un des épisodes les plus importants de l'histoire de France. Cet article symbolise un peu la rencontre de la littérature et de la politique. Rien d'étonnant à ce que, aux Editions de Londres, nous en fassions notre première publication de Zola.

  • Après celle du conte philosophique, dans "Le Rêve de D'Alembert", Diderot utilise l'arme du dialogue, qu'il maîtrise mieux que quiconque, pour nous asséner quelques vérités bien méritées, ce que certains réducteurs appellent sa philosophie matérialiste. La vision du monde héritée du Clergé (à ne pas confondre avec l'Eglise, communauté de foi d'inspiration spirituelle et à l'organisation spontanée), le pacte fait entre le Clergé, les Nobles et le Roi, (aux uns les âmes, aux autres les sous, au dernier la vie des pauvres), tout cela, il décompose, il démonte, patiemment, impitoyablement, comme un gigantesque mécano, jusqu'à ce que tout tombe par terre. A nous de ramasser les morceaux et de faire autre chose de nos existences. Diderot nous a donné les clés, ouvrons les portes de nos geôles mentales.

  • "Pourquoi sommes-nous anarchistes ?" est la profession de foi d'Elisée Reclus. Ce que nous aimons bien avec les anarchistes, c'est que contrairement aux politiques classiques, ou aux extrémistes haineux, les anarchistes lancent des cris qui viennent du coeur. Si vous en doutez, téléchargez, lisez ce texte, pensez-y, et contactez-nous ?

  • Cratyle

    Platon

    Cratyle est un dialogue de Platon sur le langage. La question centrale du Cratyle est simple: le langage est-il un système de signes arbitraitres, c'est-à-dire une simple convention, ou naturels, ou encore le langage est-il la représentation de quelque chose? Une bonne partie du Cratyle se transforme en un exercice d'étymologie.

  • Ion

    Platon

    « Ion » est un dialogue de Platon qui traite de la poésie et du sens critique. Il s'agit d'une oeuvre de jeunesse de Platon dont la date de composition est incertaine. Dans ce dialogue assez court apparaissent déjà certains de ses thèmes de prédilection et y révèle une nouvelle fois ses contradictions.

  • « Les Sept contre Thèbes » est une tragédie d'Eschyle écrite et représentée vers 467 avant Jésus-Christ. Faisant originellement partie d'une tétralogie thébaine, Les Sept contre Thèbes est une des plus belles tragédies classiques. L'action se situe à Thèbes, quand les armées des Argiens, conduits par Polynice, traître à la Cité et frère d'Etéocle, se massent aux portes de la ville, afin de la conquérir et de la détruire. A chacune des sept portes, Etéocle doit décider d'un chef Thébain qui en assurera la défense contre son adversaire argien. Indifférent aux suppliques des thébaines préoccupées de leur sort, Etéocle prépare la défense. Au terme du combat, Thèbes est sauvée, Polynice et Etéocle se sont entretués dans un combat fratricide. C'est alors qu'intervient un autre grand moment. Quand le héraut rend les ordres de la Cité, à savoir enterrer Etéocle, et jeter le corps de Polynice à l'extérieur des murs pour qu'il serve de pâture aux chiens, Antigone refuse. Les Sept contre Thèbes, c'est aussi le refus d'Antigone de se plier aux ordres de la Cité. C'est le début du mythe de la désobéissance individuelle. Découvrez cette version précédée d'une préface et d'une biographie originales dans un inédit numérique.

  • "Napoléon le Petit" est un pamphlet de Victor Hugo ; avec son lyrisme habituel et un acharnement bien compréhensible, l'auteur y règle son compte à Napoléon III et au Second Empire. Certains pourront dire que Napoléon le Petit redéfinit le pamphlet politique, nous disons que Napoléon III a redéfini la France, qu'il en a fait sa chose, qu'il l'a noyée, éviscérée, vidée, martyrisée. Ceci nous a coûté trois guerres infamantes, l'affaire Dreyfus, des institutions toujours pas stables, une société toujours aussi divisée entre les élites, et les ringards, les riches et les pauvres, les Français et les autres, mais rien n'y fait : la colonne Vendôme est toujours sur pied, et Napoléon le Petit n'est quasiment jamais réédité. A qui profite le crime ? Cette question, nous comptons bien l'élucider.

  • Dans "L'anarchie" d'Elisée Reclus, pas de drapeau rouge à la Kropotkine ou à la Bakounine. Reclus est un anarchiste idéaliste et intelligent. C'est avec calme et brio qu'en seulement dix-huit pages Reclus démonte les mécanismes de préservation du pouvoir, mis en place par des fratries cooptées, aux liens incestueux et criminels, et qui nous ont donné la majorité de nos belles institutions et de notre morale. Reclus n'est pas un excité, c'est un homme qui a beaucoup vu, beaucoup vécu. Le pouvoir ne l'intéresse pas. Reclus ne supporte pas l'injustice, la tyrannie, le pouvoir central, il adore la liberté. En cela, c'est un anarchiste libertaire, son message est atemporel.

  • Timée

    Platon

    Le Timée est un dialogue de Platon qui, avec le Critias, évoque le mythe de l'Atlantide. N'en déplaise à Corto Maltese, Timée, c'est aussi bien plus que ça : c'est probablement la première tentative d'élaboration scientifique d'une cosmogonie ; les quatre protagonistes, Socrate, Critias, Hermocrate et Timée y traitent de tout : genèse, religion, physique, biologie, mathématiques... Y trouve t-on, cinq siècles avant les tentatives gnostiques de fusion de la pensée platonicienne avec le christianisme primitif, les prémices du monothéisme de Platon ? Les Editions de Londres vous offrent leur point de vue dans la préface. Timée n'est pas le dialogue le plus simple, mais c'est un des textes incontournables de notre culture.

  • « La croisade des Albigeois » de Guillaume de Puylaurens raconte la répression dont furent victimes les Cathares et tout le midi de la France dans la première moitié du Treizième siècle. Beaucoup de choses frappent dans la lecture de ce récit historique, dont l'auteur, quoique de parti pris, nous semble être d'une certaine sincérité. D'abord, la violence et l'étendue de la répression sont inouïes. Ensuite, on se demande si la hantise de l'hérésie n'est pas aussi un prétexte pour terminer le travail de destruction et de domination des Francs du Nord sur les gens du Midi ? Enfin, lorsque l'on étudie la réalité du Catharisme, mot aux consonances exotiques, mais qui est plus l'expression d'un christianisme provençal, un retour aux sources du Nouveau Testament, on comprend pourquoi, trois siècles après cette formidable guerre civile française, c'est dans le Sud que le Protestantisme trouvera le plus grand écho.

  • Texte rare, mais essentiel, écrit en 1766, les "Commentaires sur des Délits et des Peines" est la réponse de Voltaire à "Des Délits et des Peines" de Cesare Beccaria, publié en 1764 à Livourne, mais traduit en 1766. Il n'est guère nécessaire de rappeler le passé de Voltaire en matière de lutte contre l'injustice du droit pénal de son époque et ses efforts pour remettre en cause la procédure criminelle. Sa réponse à Beccaria n'est pas une réponse...voltairienne, c'est un éloge, une apologie du travail du juriste italien : « J'ai honte d'avoir parlé sur ce sujet après ce qu'en a dit l'auteur des Délits et des Peines. Je dois me borner à souhaiter qu'on relise souvent l'ouvrage de cet amateur de l'humanité. »

  • Le « Périple d'Hannon » est un court récit décrivant l'exploration qu'aurait faite Hannon, navigateur carthaginois, le long des côtes nord-ouest de l'Afrique à une date assez mal définie se situant entre le Ve et le IIIe siècle av. JC.
    On trouvera dans ce recueil, le texte du périple et les commentaraires de Montesquieu, Bougainville et Stéphane Gsell s'y rapportant.

  • « L'Esprit des Lois » est l'oeuvre maîtresse de Montesquieu publiée en 1748. C'est un traité d'économie politique et de droit faisant l'analyse des différents types de gouvernements et des lois qui y sont appropriées. Montesquieu mit vingt années à l'écrire, n'hésitant pas à voyager à travers l'Europe pour récolter ses informations.

  • "La peine de mort" d'Elisée Reclus, on ne devrait pas avoir besoin de la présenter. Le texte de Reclus n'est pas aussi connu que ceux de Badinter, de Camus ou même de Hugo. Pourtant, il est à lire absolument. Ecrit en 1879, ses arguments n'ont rien de nouveau. La peine de mort est une aberration. Pourtant, nouveaux, ils l'étaient à l'époque, car pour la majorité des révoltés et des pourfendeurs de l'ordre bourgeois au Dix- Neuvième siècle, la peine de mort ne se discutait pas, elle s'appliquait. Finalement, vu de cet angle là, on a une poignée d'hommes, une poignée de justes qui ont raison contre tous les autres, ceux qui n'hésitent pas à nous couper la tête, à nous pendre, ou à nous découper en rondelles pour un oui ou pour un non. Reclus est l'un de ces justes, de ces visionnaires qui s'élèvent au dessus des autres.

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