Filtrer
Support
Langues
Prix
Littérature
-
Après son best-seller Humus, Gaspard Koenig poursuit son exploration romanesque des éléments
Quand Martin Jobard, un enfant du pays devenu haut fonctionnaire à Paris, décide de revenir briguer la mairie de son village normand et de moderniser le réseau d'eau potable, il trouve sur son chemin Maria, la joyeuse et idéaliste tenancière de l'épicerie, qui a écrit une thèse sur les communs et défend la source traditionnelle. La lutte qui s'engage va éveiller, chez les habitants, le pire comme le meilleur. Maria pourra-t-elle changer le cours des choses ?
Sur fond de crise de l'eau, Aqua met en scène de manière réaliste et documentée une communauté rurale prise dans des contradictions contemporaines, entre désir d'autonomie, apathie citoyenne, arcanes de la politique locale et tutelle de l'Etat-Providence. Comment gérer des ressources naturelles qui se raréfient ? Peut-on encore « faire village » ?
Mêlant mythologies normandes de l'eau et bureaucratie des communautés de communes, maniant à la fois la poésie et l'ironie, Aqua tisse une impressionnante toile de personnages où se mêlent un ministre trop pressé, une naturopathe bouddhiste, un éleveur mélancolique, une préfète amoureuse, un maire philosophe, une hydrogéologue anticapitaliste...
Inscrit dans le même terroir qu'Humus et reprenant certains de ses personnages secondaires, le nouveau roman de Gaspard Koenig constitue le second volume d'une ambitieuse tétralogie autour des quatre éléments -
Deux étudiants en agronomie, angoissés comme toute leur génération par la crise écologique, refusent le défaitisme et se mettent en tête de changer le monde. Kevin, fils d'ouvriers agricoles, lance une start-up de vermicompostage et endosse l'uniforme du parfait transfuge sur la scène du capitalisme vert. Arthur, enfant de la bourgeoisie, tente de régénérer le champ familial ruiné par les pesticides mais se heurte à la réalité de la vie rurale. Au fil de leur apprentissage, les deux amis mettent leurs idéaux à rude épreuve. Une histoire de terre et d'hommes, d'amitié et d'illusions perdues, dans la plus pure tradition réaliste.
-
«On ne va pas se laisser impressionner par une crise boursière. Le problème, comme vous savez, est plus profond.» Palais de l'Elysée, 2h15 du matin. Emmanuel Macron, secrétaire général adjoint, tente de joindre d'urgence le Président. West Village, New York, 2h30 (heure de Paris). Saïd, trader ambitieux et sans états d'âme, ne peut pas quitter des yeux ses écrans. Les marchés mettent en péril le système financier français. La France va-t-elle être poussée à la faillite ? Cette fiction commencée sous le quinquennat de François Hollande se prolonge jusqu'à aujourd'hui. Gaspard Koenig croque nos élites, met en scène les impasses de notre système et s'interroge sur l'identité d'une nation au bord du dépôt de bilan. Édition augmentée d'un dernier chapitre inédit de l'auteur.
-
En débarquant à Londres, Ruxandra est devenue « Roxy », une nanny roumaine parmi des milliers d'autres, au service exclusif du petit George, deux ans. Si elle adore le petit garçon, tout semble la séparer du père, David, banquier angoissé par sa carrière à la City, et de son épouse qui travaille chez Christie's. La jeune femme observe le mode de vie de ses employeurs avec un mélange de convoitise et de mépris. Jusqu'au jour où un important projet d'autoroute transeuropéenne met la Roumanie au coeur des préoccupations de David. Et si Roxy détenait désormais la clé de ses ambitions ?
L'Est et l'Ouest, le village et la mégalopole, la tradition et la raison : qui finira par kidnapper l'autre ?
Des beaux quartiers londoniens aux monastères des Carpates en passant par les bureaux de Bruxelles et le détroit de Gibraltar, Gaspard Koenig nous offre un roman trépidant, une satire lucide et documentée des rêves européens. -
Julien verrouilla soigneusement la porte de sa maison avant de prendre la volant de sa Mégane, direction Arcachon. Le Soleil de Juillet brillait de tous ses feux, et la perspective de passer deux semaines dans cette demeure de la ville d'hiver, propriété de sa belle famille, n'était pas pour lui déplaire. Certes, passer des vacances avec beaux frères et belles-sÅ«urs n'avait pas que des avantages mais, comme disait un certain Georges, aujourd'hui disparu, c'était « globalement positif ». Depuis mars de cette année, il était entré dans ce club de quinquagénaires, ce qui ne lui faisait ni chaud ni froid. Il avait marqué l'événement en allant passer dix jours en Terre Sainte avec sa femme, Caroline, histoire de satisfaire un désir de sa tendre moitié beaucoup plus branché que lui sur les choses de la religion. Depuis, un certain nombre de question lui trottaient dans la tête sans qu'il ait eu loisir d'y réfléchir sérieusement. Il compatit bien sur ce séjour estival pour faire le point... » Yves Gaspard, marié, trois enfants, est ingénieur électronicien
-
Octave est un personnage accessoire d'A la recherche du temps perdu. On le voit apparaître à Balbec, partageant son temps entre le tennis et le casino. C'est le produit d'un monde riche et heureux, mais aussi sans goût et indifférent aux choses de l'esprit. Dépensier, avide de femmes, futile, il est finalement vulgaire et bien de sa famille, puisque c'est un neveu de M. Verdurin. De façon surprenante, dans le dernier volume du roman de Proust, on le voit revenir, devenu un génial écrivain de théâtre. Se pourrait-il que son talent soit sorti " de la fréquentation des pesages et des grands bars " ? La " jeunesse dorée " peut-elle avoir un destin ?
Gaspard Koenig imagine la vie d'Octave. Octave, fils d'un riche homme d'affaires surnommé El Torero, qui achète des Goya comme des voitures de luxe et des livres comme décoration de ses murs. Octave, élève renvoyé de toutes les écoles, qui provoque un scandale en cours de philosophie en montrant son sexe en guise de réponse au professeur dont le pédantisme l'irrite. Octave qui renverse les filles comme des obstacles et monte à cheval comme il ferait l'amour. Octave qui rencontre Elise et l'emmène à Venise. Voici Octave, ses amours, ses amitiés, ses insolences, ses inquiétudes : une jeunesse.
-
Clara est une jeune beauté qui fait des puzzles. C'est pour elle un jeu, une obsession, et même un métier : découper, dans le bois, des tableaux de maître ou des paysages marins. Elle aime les emboîtements impossibles, les images à trous, les mystères de dernière minute. Elle attend fébrilement le moment de tout défaire, puis de tout recommencer. Sa vie et ses amours obéissent à la même logique : l'insouciance portée au niveau de l'art. L'apparition d'un étrange adolescent venu de Russie ébranle son univers. Vivant comme un prince en exil, hanté par les fastes et les vices de l'Empire des Romanov, il règne sur deux domestiques dans une usine à l'abandon. Hautain, reclus dans ses fantasmes, à la fois gamin et tyrannique, Alexeï pose une énigme à Clara. Parviendra-t-elle à rassembler les morceaux de ce dernier puzzle ?
-
Dix ans. C'est, à quelques mois près, le temps qu'il m'aura fallu pour obtenir mon permis de conduire. De Paris à Londes et jusqu'à New York, j'ai passé des centaines d'heures dans le huis-clos d'une auto-école. Le permis était devenu mon secret, ma croix, ma blessure honteuse. Mes rêves les plus fous de vacances, comme de me promener en Ecosse ou de découvrir la Transylvanie, s'effondraient devant la perspective d'enchaîner trains et bus. Tous les six mois, avec fatalisme, je réservais sur internet la date de mon porchain échec.
Ces leçons de conduite furent aussi des leçons de vie. Au gré des créneaux et des démarrages en côte, je me suis posé des questions nouvelles : par quel mystérieux processus l'être humain se transforme-t-il en brute primitive derrière un volant ? Pourquoi les Français et les Britanniques, confrontés aux mêmes questions du code de la route, y apportent-ils des réponses différentes ? Quelles libertés reste-t-il au citoyen-automobiliste ? Et, d'ailleurs, pourquoi diable doit-on passer un permis de conduire ?
Réponses en dix-sept leçons.G. K.