Michel Freitag

  • Formes de la societe - vol 3 : totalitarismes Nouv.

    Né à la Chaux-de-Fonds en Suisse en 1935, Michel Freitag obtient un diplôme en économie et en droit à l'université de Neuchâtel et un doctorat de sociologie à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS) de Paris où Alain Touraine l'engage ensuite comme chercheur. Il s'installe à Montréal en 1970 où il pratiquera toute sa carrière de professeur à la faculté de sociologie de l'université du Québec. Totalitarismes est le troisième recueil de textes de Michel Freitag rassemblés à titre posthume sous le titre général de Formes de la société. Ce projet éditorial vise à rendre accessibles à un large public des inédits ainsi que des écrits épuisés ou disséminés entre divers lieux de publication, à diffusion souvent restreinte, et à les regrouper selon une thématique entrevue par l'auteur dès leur rédaction.

  • Ce livre interpelle « tous ceux qui s'interrogent sur la place qu'ils tiennent ou le rôle qu'ils jouent dans l'aventure de l'Université contemporaine. » ~ Georges Leroux, Spirale.
    Une constante des écrits contenus dans ce livre « réside dans la comparaison systématique que Michel Freitag établit entre les caractéristiques de la modernité et celles de la postmodernité et les conséquences de celle-ci sur le traitement des enjeux et des problèmes actuels. » ~ Louis Guay, Anthropologie et société.
    Dans une société réduite au bavardage, à l'insignifiance, à la poursuite de petits bonheurs mesquins, le tout sous contrôle bureaucratique de plus en plus envahissant, une telle réflexion est devenue essentielle. Voici un livre de bonne foi qui n'attend que ses lecteurs, qu'on souhaite nombreux. ~ Robert Major, Voix et images.

  • Cet ouvrage plonge dans les racines du capitalisme, en analyse la genèse, l'évolution puis sa mutation en un capitalisme financier spéculatif et globalitaire. Comment du terme grec Oikonomia en sommes-nous venus à une science économique, justification idéologique d'un nouvel ordre social global ? C'est un ouvrage de référence pour tout lecteur cherchant un point de vue critique.

  • "Dialectique et société expose les fondements du travail que j'ai effectué depuis plus de trente ans dans l'enseignement de la sociologie, puis dans des écrits à caractère théorique. Cet ouvrage développe les bases de toute ma démarche [.]. Le livre est entièrement consacré à un examen critique du statut épistémologique des sciences sociales, où je mets particulièrement en lumière l'inadéquation du modèle de scientificité emprunté aux sciences de la nature par les sciences sociales positives. Cette rétrospective critique sur les conditions en même temps ontologiques, épistémologiques et politiques du développement historique des sciences sociales et particulièrement de la sociologie constitue une sorte de prolégomènes à l'ensemble du projet que devra couvrir Dialectique et société." (M. F.)

  • "Ce livre est consacré à la dimension symbolique qui caractérise l'ensemble de l'expérience humaine et que l'on peut subsumer, sociologiquement, sous le concept de pratique significative. Le symbolique englobe tout le domaine ontologique de la représentation par idées ou concepts. Il ne se limite cependant pas à une simple faculté psychique de l'être humain, mais existe aussi concrètement sous la forme de l'institution comme cadre structuré et structurant effectif de la vie proprement humaine. Ce cadre symbolique objectivé dans le langage et dans la culture, ainsi que dans toutes les institutions sociales entendues au sens le plus large, assume à l'égard de chaque pratique significative la fonction d'un a priori transcendantal. Je défendrai tout au long de cet ouvrage la thèse selon laquelle la dimension transcendantale fait partie intégrante de la réalité humaine, mais qu'elle n'en représente pas le socle solide; elle y est, au contraire, la marque de sa fragilité ontologique irréductible. Cette précarité ontologique tient aussi au fait que l'humanité est responsable d'elle-même dans la mesure où son existence ne dépend, en dernière instance, ni de la nécessité ni du hasard. La prise de conscience qui pèse désormais sur l'avenir même de l'homme, et qui coïncide avec sa valeur ontologique supérieure dans l'ensemble de l'univers matériel, représente peut-être la novation intellectuelle ou idéologique la plus importante de notre époque, celle qui nous interpelle le plus directement et profondément." (M. F.)

  • Genèse du politique est le premier recueil d'un ensemble de textes du sociologue Michel Freitag rassemblés à titre posthume sous le titre général de Formes de la société. La série qu'il inaugure vise à rendre accessibles à un large public des écrits épuisés ou disséminés entre divers lieux de publication, à diffusion souvent restreinte, et à les regrouper selon une thématique entrevue par l'auteur dès leur rédaction.

  • Né à la Chaux-de-Fonds en Suisse en 1935, Michel Freitag obtient un diplôme en économie et en droit à l'université de Neuchâtel et un doctorat de sociologie à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS) de Paris où Alain Touraine l'engage ensuite comme chercheur. Il s'installe à Montréal en 1970 où il pratiquera toute sa carrière de professeur à la faculté de sociologie de l'université du Québec. Jusqu'en 2009, année de sa disparition, il étoffe et recompose son oeuvre maîtresse qui est sans aucun doute Dialectique et société, d'une richesse et d'une ampleur extraordinaire, parue en deux volumes en 1986 (réédités aux éditions Liber en 2011). Ce vaste travail se déploie selon plusieurs dimensions interdépendantes dont les aspects les plus marquants doivent être compris dans le cadre d'un dialogue qu'il entretient avec l'ensemble des sciences sociales de la seconde moitié du XXe siècle : psychologie, linguistique, ethnologie, épistémologie, structuralisme, etc. Nation, ville, architecture est le deuxième recueil d'un ensemble de textes rassemblés à titre posthume sous le titre général de Formes de la société qui comprendra cinq volumes. Les trois textes réunis ici ont respectivement pour objet la forme nationale de l'État moderne, une sociologie des différents styles architecturaux qui ont traduit dans la matière l'esprit de cette transition moderne jusqu'à nos jours et, finalement, la description des formes de l'urbanisation, de la naissance de la bourgeoisie jusqu'à la globalisation du capitalisme. L'ensemble des volumes visent à rendre accessible à un large public les écrits de Freitag, parfois épuisés, ou encore disséminés dans différents lieux de publication, à diffusion souvent restreinte, et à les regrouper selon une thématique que le sociologue avait à l'esprit en les écrivant.

  • La question de la liberté concerne l'essence de l'être humain, elle est donc de nature philosophique.
    Mais tout exercice effectif comme toute reconnaissance de la liberté s'inscrivent nécessairement dans des rapports sociaux normativement structurés et à portée identitaire. Ainsi, la liberté est tout en même temps une dimension transcendantale de la vie humaine et une institution sociale, et c'est à la sociologie qu'il appartient de mettre en lumière et de faire valoir cette autre dimension de la liberté, qui n'en forme pas une limitation extérieure, mais qui participe directement à sa fondation.
    En effet, l'être humain ne se qualifie pas seulement ontologiquement par la liberté, mais tout autant par la solidarité que comporte sa socialité, tout aussi essentielle pour lui. C'est donc dans la société que la liberté humaine est destinée à se réaliser et à s'objectiver, et non pas contre elle ou en dehors d'elle.
    Tout au long de son extraordinaire performance mondiale, l'histoire de l'Occident moderne a été dopée à la liberté : une liberté d'origine religieuse, à caractère universaliste et d'essence individualiste, qui s'est incarnée dans la vie sociale en tant que précepte pratique fondamental orientant une refondation et une révolution systématique de la vie morale et politique, esthétique, scientifique et économique.
    C'est ce mouvement d'ensemble qui a reçu dans l'histoire le nom de modernité, et dans la conscience commune celui de progrès. Ce livre, qui résume à grands traits cette épopée de la liberté moderne, part aussi du constat, non pas tant de sa décadence que de son épuisement contemporain, manifesté dans le fait que l'accomplissement de la liberté individuelle ne parvient plus à se concrétiser que sous la forme de son contraire : non dans une émancipation existentielle de la vie humaine, mais dans sa radicale hétéronomisation de nature virtuellement totalitaire.
    Il cherche à offrir quelque compréhension sociologique et philosophique de ces paradoxes ou de ces énigmes : comment l'individu est-il devenu prisonnier de sa liberté, et pourquoi la dynamique qu'elle a engendrée mène-t-elle tout droit à la destruction du monde ?

  • Cet ouvrage réunit différents articles de Freitag, qu'il a remaniés en profondeur afin de leur donner une unité et de les rendre plus actuels. L'auteur y présente sous une forme synthétique et à partir de points d'entrée complémentaires (culture, identité et politique, économie, technique) son modèle interprétatif d'ensemble de l'histoire des sociétés humaines et son analyse critique des transformations qui caractérisent les sociétés contemporaines.

  • La nuit vécue

    Michel Freitag

    • Elzevir
    • 1 Août 2008

    « Il devrait se coucher. Ce serait maintenant la bonne heure. Or, tous les soirs, il se trouve devant la même difficulté : il retarde ce moment pour toutes sortes de mauvaises raisons. C'est comme un obstacle qu'il ne peut pas franchir. Il a le sentiment qu'il manque quelque chose pour clore sa journée pour de bon. Et au lieu de se préparer au sommeil, il se met à l'affût. Il veut forcer l'accomplissement de cet événement pourtant si improbable, cherche à le piéger, mesquinement, minute après minute. » Gérard Freitag nous entraîne à la suite de Brenner, un héros dont nous suivons le périple nocturne. Chaque geste, chaque pensée, chaque lieu est l'objet d'un minutieux développement qui joue aussi sur l'alternance entre les rappels d'un passé obsédant et l'évocation d'Esther, la femme qu'il aime. Entre quête identitaire et chronique du quotidien, La Nuit vécue nous invite à une danse en suspens, entre rêve et réalité.

  • Culture, pouvoir, contrôle est consacré à l'analyse formelle et abstraite des trois modes de reproduction de la société (culturel-symbolique, politico-institutionnel, décisionnel-opérationnel) selon leurs principes opératoires spécifiques. Il s'agit en quelque sorte de décrire, ou plutôt de construire les types idéaux de la socialité, entendue aussi bien comme mode d'être des pratiques sociales particulières que comme mode de constitution de la société comme structure d'ensemble ou totalité.

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