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denis olivennes
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Dictionnaire amoureux des Juifs de France
Denis Olivennes, Alain Bouldouyre
- Plon
- Dictionnaire Amoureux
- 2 Octobre 2025
- 9782259321358
Un dictionnaire amoureux à rebours des idées reçues.
La France n'est pas antisémite. Elle est même une incroyable exception historique et mondiale dans le rapport des Nations avec les Juifs.
Dans ce " Dictionnaire amoureux ", à l'encontre des idées complaisamment entretenues, Denis Olivennes révèle tout ce que la France a apporté aux Juifs de France et tout ce que ces Juifs ont apporté à notre histoire nationale.
L'auteur montre comment les Juifs, présents sur le sol de France depuis deux mille ans, ont entretenu avec la Nation, et la Nation avec eux, des liens inouïs d'amitié réciproque. Mais il fait aussi le constat que ni les non-Juifs ni les Juifs ne se souviennent désormais de cet héritage fertile.
Sont ici évoqués, à travers une panoplie de notices originales et souvent inattendues, les événements forts de l'Histoire (l'Affaire Dreyfus, la collaboration du régime de Vichy...) et les grandes figures qui furent juives, d'origine juives ou demi-juives : Nostradamus, Montaigne, Bergson, Proust, André Citroën... Et de grands personnages chrétiens qui les protégèrent : d'Abélard à Charles de Gaulle en passant par Bernard de Clairvaux ou Pascal, dans un pays qui a aussi admiré sans réserve Sarah Bernhardt, Barbara ou Gérard Oury, et confié le pouvoir à des hommes d'État comme Léon Blum, Georges Mandel ou Pierre Mendès France. À travers des artistes ou des penseurs comme André Maurois, Emmanuel Berl ou Raymond Aron par exemple, on voit comment s'est constitué le berceau de ce que les historiens ont nommé le franco-judaïsme. -
« Travailler plus pour gagner moins ! » Derrière cette formule provocante, voilà la recette perdante du Grand Déclassement français. Et de la crise que nous traversons.
Aux origines de ce désastre, on ne trouve ni les méchants capitalistes ni les dangereux immigrés, ces suspects habituels du débat public. La cause de notre malaise est bien plus simple : la France ne travaille pas assez.
Et pourquoi ne travaillons-nous pas assez ? Parce que, chez nous, le travail ne paie plus ! Plus de la moitié de la rémunération s'évanouit dans le trou noir des charges, des taxes et de la redistribution. Il en résulte un engrenage redoutable qui met le pouvoir d'achat sous contrainte, asphyxie les services publics, encourage la hausse ininterrompue des impôts et laisse filer la dette.
Au terme d'une démonstration implacable, l'auteur décrit ce dérèglement profond qui s'aggrave à chaque alternance et que notre classe politique refuse obstinément de regarder en face. Pourtant ce sont bien ses effets qui nourrissent la colère des Français.
Denis Olivennes ose s'attaquer à la face cachée de l'exception française, dans un essai à la fois clair et stimulant.
Denis Olivennes, chef d'entreprise, président d'un groupe de presse, d'édition et de télévision est aussi essayiste. Normalien et énarque, il est notamment le co-auteur de Mortelle transparence, avec Mathias Chichportich. -
De l'iconique Greta Thunberg aux procureurs de la « méchante » finance, en passant par les avocats de la fin du travail, les nouveaux chevaliers de la vertu s'attaquent avec bonne conscience à cette prospérité française que nous avons connue pendant près de 40 ans.
Les écologistes nous détournent de l'innovation, les socialistes discréditent le travail, les Insoumis refusent le marché et les nouveaux antiracistes combattent avec acharnement la méritocratie et une certaine idée de la République.
Bref, voilà des progressistes qui voudraient nous brouiller avec le progrès ! Quel étrange renoncement !
Pourtant, il faudrait faire exactement l'inverse : innover, éduquer, travailler, investir, redistribuer, intégrer... C'est parce que la croissance est au point mort que notre société désespère. Moins la France s'enrichit, plus elle se déchire. Il est donc urgent de relancer l'économie tout en revenant aux valeurs humanistes et généreuses auxquelles nous tournons le dos chaque jour un peu plus.
Est-ce encore possible ?
Denis Olivennes répond à cette question cruciale que répond dans un essai aussi polémique que stimulant.
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La culture n'est pas une simple marchandise. Mais, elle n'est pas non plus gratuite. C'est bien par l'effet du marché que les oeuvres de l'esprit ont cessé d'être réservée à une élite pour devenir accessibles à tous. Or c'est cela qui est en péril aujourd'hui : la création et la diversité culturelle sont moins menacées par l'" impérialisme américain " ou la " tyrannie du divertissement " que par le piratage. La culture de la gratuité tue la culture.
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Mortelle transparence
Mathias Chichportich, Denis Olivennes
- Albin Michel
- 14 Février 2018
- 9782226402516
La transparence devient totale. Nos déplacements, nos achats, nos goûts, nos maladies, nos échanges, nos conversations, rien n'y échappe. Au bureau ? Des entreprises expérimentent des dispositifs transmettant les conversations et la localisation des employés. En voiture ? Des capteurs analysent votre conduite et transmettent en temps réel les résultats à votre assureur. Sous votre douche ou dans votre lit ? Un bracelet connecté enregistre le moindre de vos mouvements pour un rendez-vous médical.
Un entretien d'embauche ? Une visite approfondie des réseaux sociaux, ah les photos sur Facebook !, est devenu un préalable. Quant à notre ADN, il sera séquencé en sorte que nos maladies sont en train de devenir prévisibles : les assureurs se frottent déjà les mains. Peut-on inverser le cours des choses ou sommes-nous condamnés à l'autodestruction de cette société de libertés que nous avons mis tant de siècles à constituer ? Cet essai analyse la marche forcée et inconsciente vers une société rendue invivable par le culte de la transparence et celui conjoint de la révolution technologique en cours.
Dire qu'il est totalement optimiste serait mentir ! "La lucidité est la blessure la plus proche du soleil" a dit René Char.
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La France est devenue une association de détestation mutuelle, alors qu'il y aurait matière à se réjouir par rapport aux autres pays dans le monde. Pourquoi cette nation est-elle « un paradis peuplé de gens qui se croient en enfer » comme le dit Sylvain Tesson ?
C'est peut-être tout simplement la fin du modèle français. Les bien-pensants vont crier au blasphème. Mais comment expliquer que nous ayons les dépenses sociales du Danemark et le bonheur du Mexique ?
Ce modèle permettait l'ascension des classes moyennes. Ce n'est plus le cas. Le système enrichit les « rentiers » et soutient les « assistés » mais il maltraite les Français moyens. Il y a désormais trois France qui ne se parlent plus.
L'égalité était au centre de tout. Elle est compromise. Avec ses 300 niches fiscales, ses 40 régimes de retraite et ses 500 mécanismes d'assurance maladie, le système attise les jalousies et favorise une féroce bataille des lobbies. Le modèle français, c'était le sentiment puissant d'une identité culturelle commune. C'est fini. Place à la dictature des minorités rivales et des individus souverains. La bombe à fragmentation est enclenchée. On n'en sortira pas en bricolant. Il faut tout repenser.
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Cessons de prendre les Français pour des veaux et les syndicalistes pour des ânes. C'est l'alibi de l'immobilisme. Non, la machine publique ne fonctionne pas bien. Oui, il existe des moyens de la rendre plus juste et plus performante, qui supposent un véritable courage politique.
Les conflits dans les hôpitaux, les prisons, les transports ou l'éducation nationale : autant de manifestations de l'impuissance publique. Encore ces spasmes ne sont-ils que le symptôme d'une crise plus profonde qu'on s'ingénie à recouvrir d'un voile hypocrite.
Depuis la Libération, la croissance française repose sur l'échange d'un peu de compétitivité économique contre beaucoup de sécurité sociale. L'Etat, pour mettre en oeuvre ce consensus, a conclu un pacte tacite avec ses salariés : une garantie d'emploi contre de médiocres rémunérations. Ce modèle est en train d'imploser sous nos yeux : les archaïsmes administratifs qui nourrissent l'insatisfaction des fonctionnaires et des usagers, handicapent l'économie et paralysent la société, deviennent insupportables.
N'y-a-t-il d'autre choix qu'entre l'Etat-minimum ou le tout-Etat, l'égoïsme du marché ou la paralysie bureaucratique ? Les citoyens ont l'Etat qu'ils méritent. Auront-ils l'audace de vouloir sa modernisation ?
Né en 1960, normalien, docteur de troisième cycle en histoire, agrégé de Lettres, énarque