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Les Presses Du Reel
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Première traduction arabe de l'ouvrage culte de Virginie Despentes King Kong Théorie.
« J'écris de chez les moches, pour les moches, les frigides, les mal baisées, les imbaisables, toutes les exclues du grand marché à la bonne meuf, aussi bien que pour les hommes qui n'ont pas envie d'être protecteurs, ceux qui voudraient l'être mais ne savent pas s'y prendre, ceux qui ne sont pas ambitieux, ni compétitifs, ni bien membrés. Parce que l'idéal de la femme blanche séduisante qu'on nous brandit tout le temps sous le nez, je crois bien qu'il n'existe pas. » -
Fiction épistolaire et pamphlétaire, Trois Guinées (publié en 1938) est l'un des moments du dernier geste d'écriture de Virginia Woolf. Face à l'ampleur de la crise que traverse l'Europe et qui mènera à la seconde guerre mondiale, l'écrivain refuse le statut de spectateur impassible. Dans ce livre, une femme répond à la lettre d'un homme lui demandant de l'aide pour empêcher la guerre et préserver la liberté intellectuelle. Quelles sont alors les armes à disposition d'une femme pour fournir cette aide ? Cherchant la réponse, Virginia Woolf dresse une critique redoutable de la société patriarcale, elle lui oppose la puissance d'une société des outsiders, composée d'individus dont l'histoire s'est construite en marge, dans l'ombre des valeurs dominantes (la compétition, l'appropriation et l'exclusion). L'avènement de la société des outsiders est un appel à la dissidence.
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Le texte se définit lui-même comme un monstre : « Le monstre s'est appelé d'abord Putain, maman ! Puis Corps à corps, puis Feu ! Pour devenir enfin L'eau du bain ». Le poète plonge le lecteur dans les méandres de la maternité avec une liberté, un humour et une audace entièrement inédits. L'écriture brève, fragmentaire, la recherche du discontinu et de la cassure permettent le jaillissement d'intuitions toujours mises à l'épreuve de l'expérience. Usant de véhémence, la succession de petites phrases, la menace, le sarcasme produisent l'impression de la mitraille. Rim Battal n'hésite pas à user de syllogisme pour créer une alliance entre poème et théorème proche de la rhétorique classique. A la manière des Essais, la poète, Sisyphe en escarpin, constate, tente de comprendre et de trouver le mot juste pour dire le corps, le désir, la colère, le tire-lait, le placenta, les boulettes de Kefta, la génétique, l'épuisement...
La maternité est politique et le poème seul permet cette union de l'intime et de l'universel. Comme un rap abrasif, l'écriture acide de Rim Battal délivre une pensée dont la singularité appelle les métaphores pour pouvoir éclore et se sublimer. « Première hâte de grossesse : voir se défaire ce noeud que ma mère a noué il y a trente ans. Le nombril du neuvième mois est une nudité totale » Les coupures brillent d'un éclat minéral et révèlent la nécessité pour le poète de dépasser l'ordre biologique et l'éternel retour de toutes choses en donnant naissance à un texte nécessairement monstrueux, dionysiaque, inactuel, intempestif, grotesque et sublime.
Ouvrage récompensé du Prix Révélation de Poésie de la SGDL 2020. -
50 poèmes de Pauline Picot, fragments autobiographiques qui sont aussi des relevés du quotidien de celles et ceux qui l'entourent.
Ces textes sont comme des précipités. En quelques lignes, ils décrivent avec émotion et vivacité ce qui nous bouleverse. Dans ces précipités il y a de la vitesse, une fulgurance, mais aussi de l'intensité. Pauline Picot écrit de manière condensée, la parole est jaillissement.
Ces 50 poèmes sont autonomes mais forment une série qui se complète au fil des pages.
Les textes de Pauline Picot affirment un « je » auquel le lecteur ou la lectrice peut s'identifier. Le livre est conçu dans un petit format, pour être mis contre soi, glissé dans une poche, un sac, objet « à taille humaine » pouvant être facilement transporté. Un jeu graphique avec la silhouette de Pauline Picot, dont le travail d'autrice et de performeuse est étroitement lié au corps, se déploie sur les pages de gauche, en regard du poème, affirmant son mouvement vers le lecteur jusqu'à engloutir la page et de dissoudre dans une forme abstraite.
Je viens vous annoncer qu'il reste
Sept poissons dans la mer
Dix-neuf euros pour la fin du mois
Cents trois maisons en feu dans le paysage Mais qu'il reste également Huit mille combinaisons de nos corps Les possibilités sont donc encore Relativement ouvertes - J'ai cligné de l'oeil Et entre-temps les gens Avaient fait des enfants - L'enfant ne dit plus kodoban Le numéro n'est plus attribué Ce plat ne figure plus au menu Ton amoureux de CP s'est tué Nous ne prenons plus les chèques L'ancienne gare n'est plus desservie Ta mère ne tresse plus tes cheveux Ce document n'est plus au format papier Tu ne sais plus conjuguer l'allemand Ils ne les font plus dans cette couleur Votre sentier secret a été condamné Le pas de porte a changé d'enseigne Nous ne donnons plus d'échantillons Ce produit est désormais interdit Tu ne reconnais plus son rire Les fêtes ne se font plus ici
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Flore des friches urbaines
Audrey Muratet, Myr Muratet, Marie Pellaton
- Les presses du réel
- 18 Novembre 2022
- 9782378963644
Un catalogue raisonné des herbes folles : nouvelle édition augmentée de la flore de référence, fruit de 20 années d'études et de relevés floristiques sur une multitude de friches urbaines, permettant, à travers 600 photographies et 800 dessins originaux, de reconnaître et de nommer quelque 300 plantes silencieuses que nous croisons tous les jours. Un herbier méthodique des terrains vagues qui constitue un véritable guide de la biodiversité, beau et ludique, accessible et rigoureux.
Cette flore expose la biodiversité des friches urbaines. Elle documente les paysages et les végétations ; elle invite à reconnaître et nommer les 299 plantes les plus communes qu'elles abritent ; elle peut agir comme un jeu ; elle mène vers un nouvel univers de sens et de savoirs.
Les friches sont un monde, un refuge. Elles donnent asile à une prodigieuse diversité d'espèces végétales et animales en milieu urbain. Les zones postindustrielles désaffectées, les vergers à l'abandon, les terrains délaissés le long des voies ferrées ou des cours d'eau sont des espaces d'expériences sensorielles d'une intensité ignorée.
Sautant les barrières qui les en séparent, le flâneur, le lecteur plongent alors dans une nature généreuse, exubérante, fébrile. La ville n'y est plus que rumeur, un bruit de fond.
« Ce livre s'adresse à tous ceux qui, assis dans le train, font flotter le regard sur les plantes accrochées aux vieux ballasts. A ceux aussi qui, calés sur la banquette arrière de la voiture, remarquent du coin de l'oeil la verdure des terrains vagues. [...] Due à la botaniste Audrey Muratet, au photographe Myr Muratet et à la dessinatrice Marie Pellaton, cette compilation explique les mécanismes de survie, et même de prospérité des plantes, dans ces milieux qu'on croit inhospitaliers. L'ouvrage est la première flore qui leur est consacrée, et la seule du genre. [...] Un ouvrage méthodique, systématique, scientifique et pourtant poétique. » Sibylle Vincendon, Libération Nouvelle édition augmentée de l'ouvrage publié aux éditions Xavier Barral en 2017. -
Paru en 1971, publié dans plus de vingt langues, mais indisponible en français depuis 1974, Design for the Real World est, bien plus qu'un classique de l'histoire du design, le livre-manifeste de tout design politique et écologique. Il vise l'inclusion sociale plutôt que le profit monétaire, lutte contre l'asservissement des besoins au marché, prône le respect de l'environnement plutôt que l'exploitation illimitée de la nature et de ses ressources. Cette réédition critique de la traduction française, accompagnée d'essais d'Alison J. Clarke et Emanuele Quinz, offre un aperçu du programme de Victor Papanek : confier au design une mission révolutionnaire, qui, aujourd'hui plus que jamais, révèle son étonnante pertinence.
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Un récit autobiographique et une méditation sans compromis sur le sens du design, par la voix de celui qui a représenté la conscience éthique et politique de la discipline dans la seconde moitié du XXe siècle.
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Histoire de l'art et lutte des sexes
Françoise d' Eaubonne, Vincent D'Eaubonne
- Les presses du réel
- 28 Août 2025
- 9782378965617
À l'heure où les grands textes qui ont marqué l'histoire de l'art sont réédités (Linda Nochlin, Griselda Pollock, Carla Lonzi), afin d'enrichir la réflexion féministe actuelle en histoire de l'art, il était important d'apporter une autre pierre à cet édifice : la pensée de Françoise d'Eaubonne. Connue pour avoir imposé le terme d'écoféminisme, elle est l'autrice d'une centaine d'essais, romans et autres recherches, qui rencontrent un succès auprès des nouvelles générations depuis une dizaine d'années. Histoire de l'art et lutte des sexes complète le panorama par une réflexion féministe sur la fabrique d'une histoire de l'art déjà critique, une histoire marxiste de l'art, mais qui n'inclut pas une perspective féministe. Françoise d'Eaubonne se situe à cette croisée-là, rejoignant les historiennes de l'art les plus reconnues de son époque par ses analyses puissantes, nourries de références à de multiples champs, soutenues par un ton entraînant et une argumentation solide.
Le regard porté sur des oeuvres connues, qu'elle a pour la plupart pu voir au musée du Louvre, relève du champ des études féministes, de genre, queer, des sexualités tout autant que d'une histoire sociale de l'art. Il était temps de redonner une visibilité à cet ouvrage pionnier, complètement délaissé par l'histoire de l'art, afin de lui faire rencontrer une nouvelle génération de lecteurs-ices. Pour faciliter l'accès aux multiples références convoquées, il a été nourri d'un appareil de notes conséquent, qui accompagne la lecture et situe les références qui structurent l'argumentation de Françoise d'Eaubonne. -
Cruiser l'utopie : l'après et ailleurs de l'advenir queer
José esteban Munoz
- Brook
- 27 Août 2021
- 9782956870029
Cruiser l'utopie décrit un mouvement, une avancée en forme de dérive entre théorie, approche philosophique, critique d'art et récit personnel. Les oeuvres citées, racontées, se mêlent au récit familial ou individuel et aux considérations plus universitaires. Cette pratique de la théorie et de l'esthétique queer s'inscrit dans une interprétation nouvelle de l'espoir tel que perçu par le philosophe Ernst Bloch, articulée à la pensée radicale noire et à la recherche poétique d'auteureices comme Fred Moten et Eileen Myles.Munoz se penche sur la période des révoltes de Stonewall (1969) et analyse par exemple les oeuvres de Frank O'Hara, Andy Warhol, Kevin Aviance, Samuel R. Delany, Fred Herko, LeRoi Jones/Amiri Baraka, Ray Johnson et Jill Johnston. À la théorie queer comme étude correspond une manière de chercher et d'écrire nouvelle, une forme d'hybridité entre la philosophie et les études culturelles. La critique est, comme par anticipation, contenue dans la pratique artistique et le quotidien contre-normatifs dont les récits, à la fois subjectifs et historiques, laissent deviner un advenir queer, lieu de transformations et de libération. Le texte, traduit par Alice Wambergue, est accompagné ici d'une préface d'Élisabeth Lebovici et d'un poème de Fred Moten.
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Ce que le sida m'a fait ; art et activisme à la fin du XXe siècle
Elisabeth Lebovici
- Jrp / Ringier
- 1 Mai 2017
- 9783037644997
L'historienne et critique d'art revisite, avec sa mémoire de témoin, les liens entre art et activisme durant les « années sida » en France et aux États-Unis. Composé de textes monographiques, d'entretiens et d'essais thématiques, cet ouvrage rédigé à la première personne rend compte d'une créativité artistique et activiste née de l'urgence de vivre et du combat pour la reconnaissance de tous·tes.
Restituer la parole des ami·e·s de lutte, articuler les « je » et « nous » d'alors et d'aujourd'hui, faire retour sur des faits et affects peu connus du public français, analyser l'« épidémie de la représentation » consécutif à l'apparition du sida : telle est l'entreprise de cet ouvrage, conçu par Elisabeth Lebovici comme un véritable « discours de la méthode » où, toujours, le personnel est politique, le public et le privé s'intriquent. Engagée aux côtés des activistes français et américains de la lutte contre le sida, observatrice privilégiée, en tant qu'historienne de l'art et journaliste, des débats et enjeux des années 1980 et 1990, l'auteure analyse ce moment charnière des liens entre art et activisme, qu'elle revisite avec sa mémoire de témoin, en survivante affectée.
Monographies, entretiens et essais thématiques composent ce volume, rédigé de manière assumée - la seule possible - à la première personne. Il propose ainsi, dans un va-et-vient constant entre les États-Unis et la France, une cosmologie élective : ACT UP, les « arbres téléphoniques », Richard Baquié, Gregg Bordowitz, Alain Buffard, Douglas Crimp, les « enterrements politiques », General Idea, Nan Goldin, Félix González-Torres, Gran Fury, L'Hiver de l'amour, Roni Horn, Eve Kosofsky Sedgwick, Zoe Leonard, Mark Morrisroe, William Ollander, le « Patchwork de noms », The Real Estate Show, Lionel Soukaz, Philippe Thomas, Georges Tony Stoll, Paul Vecchiali, David Wojnarowicz, Dana Wyse, les zaps, etc.
Illustré par de nombreuses archives et ephemera qui soulignent l'importance du graphisme dans la lutte contre le sida, Ce que le sida m'a fait est un ouvrage nécessaire pour comprendre les « années sida », cette période d'une créativité artistique et activiste née de l'urgence de vivre et du combat pour la reconnaissance de tous·tes.
Cette publication s'inscrit dans la collection Lectures Maison Rouge, dont l'ambition est de proposer des textes d'artistes qui interrogent à la fois la muséographie, l'écriture de l'exposition et le travail de certains artistes eux-mêmes, sous la direction de Patricia Falguières.
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Sont ici réunis des textes de l'écrivaine-critique d'art-performeuse-zbeuleuse féministe-lesbienne Jill Johnston parus pour la plupart dans The Village Voice entre 1962 et 1993. On y croise des danseureuses, des hordes de gouines et de pédales, Meredith Monk, les Radicalesbians, Pauline Oliveros, des lits de rivières asséchées, Yvonne Rainer, Lois Lane, le Gay Liberation Front ou encore Agnes Martin.
Figure centrale des avant-gardes artistiques des années 1960 à New York, Jill embrasse son lesbianisme après les révoltes de Stonewall de 1969. Si son écriture de critique se laisse contaminer par les oeuvres qu'elle observe pour dévier vers des formes expérimentales, son écriture d'écrivaine-lesbienne vibre, tremble, rit, tournoie, saute, détonne. Elle prolonge les gestes chorégraphiques qui l'ont marquée et les entraîne dans des espaces politiques et collectifs. Ça fait splash, la langue de Jill éclabousse les rives de l'art et du militantisme.
Traduits par Pauline L. Boulba, Aminata Labor, Nina Kennel et Rosanna Puyol Boralevi, les textes sont introduits par Pauline L. Boulba, accompagnés par les dessins d'Aminata Labor ainsi que par un article et un entretien avec Clare Croft. -
Deux films pour mieux comprendre le parcours et la pensée atypiques de Gilles Clément, jardinier, architecte paysagiste et écrivain, théoricien du jardin comme espace d'utopies politiques.
Marqué par l'écologie, Gilles Clément a remis en question l'art des jardins à la fin du XXe siècle, grâce aux concepts du jardin en mouvement, du jardin planétaire ou du Tiers-paysage. Le jardin en mouvement nous emmène dans son jardin secret, la « Vallée », perdue au milieu des bois, dans la Creuse, où nous découvrons les principales réalisations qui ont jalonné sa création, comme le Domaine du Rayol dans le Var, le parc Henri Matisse à Lille ou le jardin du Tiers-Paysage sur l'ancienne base des sous-marins allemande de la Seconde Guerre mondiale à Saint-Nazaire. Le jardin ne se résume pas à un carré de pommes de terre, il est un lieu où s'exercent les utopies politiques, où se pratique la pensée scientifique et où les rêves nous portent vers d'autres mondes.
Dans le second film, Petit lexique à l'usage du monde, Gilles Clément et Gilles A. Tiberghien, philosophe, s'interrogent mutuellement sur « le monde tel qu'il pourrait être » à travers un échange prenant la forme d'un abécédaire, de « faire avec » à « zizanie » en passant par « désobéissance » et « voyage ».
Ingénieur horticole, paysagiste, écrivain, jardinier, Gilles Clément (né en 1943 à Argenton-sur-Creuse) enseigne à l'Ecole Nationale Supérieure du Paysage à Versailles. En dehors de son activité de créateur de parcs, jardins, espaces publics et privés, il poursuit des travaux théoriques et pratiques autour des concepts de jardin en mouvement, jardin planétaire et Tiers-paysage.
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Le cinquième numéro de la revue annuelle qui s'attache à valoriser les savoir-faire et la technique dans le design, l'artisanat ou l'industrie, se penche sur le geste de tourner.
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Les sous-communs : planification fugitive et étude noire
Stefano Harney, Fred Moten
- Brook
- 28 Janvier 2022
- 9782956870036
Une critique politique et esthétique radicale du capitalisme racial ainsi que des modes d'expérimentation sociale en forme de résistance au commun colonial, par Stefano Harney (théoricien en économie politique) et Fred Moten (poète et théoricien des black studies).
Les sous-communs est une série d'essais publiée en 2013 par deux amis, Stefano Harney et Fred Moten. Les auteurs y proposent une critique du capitalisme racial et de ses outils, ainsi que des modes d'expérimentation sociale en résistance au colonial. La recherche passe par l'étude et se déroule bien au-delà de l'université, au travail, lors d'une pause cigarette, en famille, autour d'un repas, à la lisière de la lutte et de la fuite, à l'intérieur d'un mouvement de tremblement des fondations impérialistes, d'un mouvement de refus des termes du combat tel qu'il est imposé, vers la construction d'un espace social et politique en perpétuel déplacement. Le lieu et l'être sous-communs relèvent de l'incertitude de la création collective, de l'habitation par l'échange, de l'improvisation comme critique.
Les sous-communs s'écrit dans le sillage de la tradition radicale noire de manière à la fois théorique et poétique, auprès d'auteurices comme Cedric Robinson, Saidiya Hartman, Édouard Glissant ou Frantz Fanon. Cette édition, accompagnée d'une préface de Jack Halberstam, est le fruit d'un travail collectif de traduction mené lors d'ateliers durant un peu plus de deux ans.
« Y a-t-il une façon d'être intellectuelle qui n'est pas sociale ? Quand je pense à la manière dont nous utilisons le mot "étude", je crois que nous sommes attachés à l'idée que l'étude est ce qu'on fait avec d'autres. C'est parler et se balader avec des gens, travailler, danser, souffrir - une irréductible convergence des trois, contenus dans l'expression pratique spéculative. Il y a l'idée d'une répétition - être dans un genre d'atelier, jouer dans un groupe, en impro, des vieux assis devant chez eux, ou des gens qui travaillent ensemble à l'usine... ces différents modes d'activité. (...) Faire ces choses signifie être impliqué·e dans une sorte de pratique intellectuelle commune. Ce qui est important c'est de réaliser que ça a déjà été le cas - parce que cela (te) permet d'accéder à toute une histoire de la pensée, multiple, alternative. »
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L'éducation retournée par les arts : le célèbre anthropologue anglais Tim Ingold nous invite à considérer l'art, l'architecture et le design arts comme la base même d'une éducation pour le XXIe siècle en prise aux enjeux sociaux et écologiques auxquels nous sommes confrontés.
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Le Laboratoire de fermentation retrace quatre années d'enquête sur les plantes sauvages et cultivées et les moyens de les faire fermenter. Dans un second temps, apparaissent des notations davantage autobiographiques (hortobiographiques ?). La question que pose Le Laboratoire de fermentation, c'est : comment faire pour ne pas verser dans le pathogène (comme on le dit de la fermentation alimentaire et en psychiatrie aussi) mais, au contraire, d'envisager notre relation à l'humain (individu et société) et au non-humain (végétal et autres), avec toute l'attention et le soin requis aujourd'hui.
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L'Encyclopédie des Objets Impossibles
Collectif, Irene Dunyach
- Les presses du réel
- Cité Du Design
- 22 Septembre 2025
- 9782378965426
Un inventaire critique et illustré d'objets de cinéma et de ciné-objets impossibles, improbables, impensables et à penser, issu d'un vaste travail de recherche pour envisager les connexions et enrichissements mutuels entre le cinéma et le design, tous deux considérés comme des réservoirs à fiction, avec une trentaine de contributions, essais théoriques ou notices de chercheur·ses en design et de designers (Pierre-Damien Huyghe, Joséphine Jibokji, Vincent Beaubois, Emmanuelle Caccamo, etc.).
Contributions de L'Agence du doute, Vincent Beaubois, Pierre Bourdareau, Emmanuelle Caccamo, Karim Charredib, Henri Desbois, Irène Dunyach, Guim Espelt, Guillaume Gomot, Arthur Grouillard, Éline Grignard, Pierre-Damien Huyghe, Joséphine Jibokji, Anne-Cécile Lenoël, Anthony Masure, Fanny Maurel, Manon Ménard, Carole Nosella, Saul Pandelakis, Jean-Étienne Pieri, Élise Rigot, Lucie Soquet, Flavia Soubiran, Ketty Steward, Arnaud Widendaele. -
Maîtresses d'autrefois : Femmes, art et idéologie
Rozsika Parker, Griselda Pollock
- Jrp / Ringier
- Lectures Maison Rouge
- 30 Mai 2024
- 9783037645789
Publié en 1981, Maîtresses d'autrefois, ouvrage fondateur de Rozsika Parker et Griselda Pollock, ne propose pas une histoire de l'art au féminin. Son projet est bien plus radical, émancipateur et, de fait, toujours pertinent aujourd'hui. Il s'intéresse tout autant à ce que l'histoire de l'art, en tant que discipline et idéologie, a fait et fait encore aux artistes femmes et à leurs oeuvres qu'à ce que leurs pratiques font ou pourraient faire à l'histoire de l'art, si elles étaient pleinement étudiées et considérées.
Les cinq parties du livre associent études de cas approfondies - de Sofonisba Anguissola et Berthe Morisot à Meret Oppenheim et Mary Kelly -, analyses des structures de la production artistique, tels l'opposition idéologique entre art et artisanat ou les stéréotypes assignés à « l'essence féminine », et développements vigoureux sur la manière orientée dont la discipline « histoire de l'art » s'est forgée, socialement et symboliquement. Les autrices offrent ainsi une recherche salutaire à toutes celles et tous ceux qui, avec elles, ne veulent pas seulement ajouter des noms féminins à l'histoire de l'art mais en modifier en profondeur l'écriture. Traduit pour la première fois en français, l'ouvrage est introduit par l'historienne de l'art Giovanna Zapperi et bénéficie d'une préface récente de Griselda Pollock, ancrant résolument Maîtresses d'autrefois dans le présent. -
L'édition française de l'essai de Laura Mulvey - figure des études féministes au cinéma, l'une des premières à interroger l'image et l'écriture cinématographique au regard du genre -, autour du concept de fétichisme (tel que développé par Marx et Freud) dans le cinéma de Douglas Sirk, Jean-Luc Godard, Orson Welles, Ousmane Sembène et David Lynch, aussi bien que dans le travail des artistes Cindy Sherman et Jimmie Durham.
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L'écorchement du monde : Pour en finir avec l'ère numérique : vers un monde post-capitaliste
Jonathan Crary
- Les presses du réel
- Esthétique:Critique
- 17 Février 2025
- 9782378963545
Dans cet essai sans concession, Jonathan Crary tord le cou à l'optimisme béat du tout-numérique. L'ère de la connectivité ne renforce pas les liens entre les vivants, elle les dissout pour de bon. Pour l'auteur de 24/7, l'ère numérique doit être identifiée lucidement pour ce qu'elle est : la phase terminale funeste d'un capitalisme mondial et d'un auto-extractivisme auquel participent à leur insu les utilisateurs du Net. Pour Crary, il faut cesser de croire que les réseaux sociaux puissent être des espaces de mise en commun, et reconnaître qu'ils participent d'un processus d'isolation et de dépolitisation méthodique. Son brûlot vise à réveiller les consciences, afin de chercher d'autres manières de recréer du lien, et de préserver la planète d'un écocide annoncé.
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Manuel d'écologie urbaine
François Chiron, Audrey Muratet, Myr Muratet
- Les presses du réel
- 21 Juin 2019
- 9782378960872
Ce manuel propose un état des connaissances actuelles sur le fonctionnement de la nature en milieu urbain : son écologie.
Les villes sont des structures complexes qui abritent une disparité de conditions de vie. Elles peuvent générer des viviers de biodiversité comme elles peuvent les détruire. Elles sont elles-mêmes des organismes qui se développent, mutent, périclitent. Ce manuel analyse ces phénomènes. Il affirme quelques principes afin de pallier la cécité écologique des citadins, et parer à l'agonie des écosystèmes urbains.
Ce manuel entend provoquer une prise de conscience. Elle est nécessaire, insuffisante et pourtant indispensable. Chaque être vivant dépend des interactions entretenues avec les milieux et le vivant qui l'entourent, quels qu'ils soient. L'ouvrage souligne par là même les dimensions sociologiques, urbanistiques et politiques induites.
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Les abstractions concrètes d'Anni Albers (1899-1994) : Une histoire textile de la modernité
Ida Soulard
- Les presses du réel
- 11 Octobre 2024
- 9782378964467
Née à Berlin en 1899, Anni Albers, artiste, designer et éducatrice, s'est rapidement heurtée aux préjugés de genre qui régnaient dans l'Allemagne des années 1920. Pourtant, elle sut tirer parti de toutes les contraintes pour en faire une force au service de la construction d'un art qu'elle rêvait intemporel. Entre deux continents et deux modernités, du Bauhaus, en Allemagne, au Black Mountain College aux États-Unis, elle a révolutionné l'art du tissage et redéfini les frontières entre l'art et le design. Encore liées, au début du XXe siècle au travail des femmes et à ce qu'on pourrait nommer une « sensibilité féminine », artisanat domestique, art d'ameublement, d'ornement et de surface, les pratiques de tissage reposent sur des systèmes de règles et de codes. Anni Albers invente un langage tactile-textile, abstrait, fonctionnel et sensuel, échappant aux classifications traditionnelles.
Cette première monographie d'ampleur consacrée à l'oeuvre textile d'Anni Albers apporte un point de vue nouveau sur une histoire de l'art moderne au prisme des créations et pratiques textiles. Pourquoi s'intéresser aujourd'hui à cette histoire moderne des formes textiles ? Précisément parce qu'à une époque de profondes transformations culturelles elles offrent une multiplicité de bifurcations possibles et de chemins historiques non empruntés. À la fois portrait détaillé d'une artiste majeure du XXe siècle et essai dense et charpenté, ce livre constitue une porte d'entrée essentielle pour quiconque souhaite explorer l'univers fascinant d'Anni Albers, sa contribution à l'art et au design moderne, et la richesse de son héritage artistique. -
Féminisme et pédagogie au coeur des formations artistiques : 40 ans d'expérience
Sophie Orlando, Griselda Pollock
- Villa Arson
- 6 Janvier 2025
- 9782913689411
Féminisme et pédagogie au coeeur des formations artistiques : 40 ans d'expérience réunit deux conférences tenues en 1985 et 2022 par Griselda Pollock.
Dans sa conférence de 1985, Griselda Pollock formule une critique des politiques du genre présentes dans l'enseignement artistique au XXe siècle qui, selon elle, renforcent l'idéologie individualiste et masculiniste des conditions de production capitalistes de l'art. Elle associe le culte de l'auteur avec une absence de reconnaissance des femmes artistes, malgré leur participation flagrante à l'art moderne. Elle explore l'impact de la critique post-moderne et de l'engagement pour un art féministe sur les théories de la signification, de la subjectivité et sur l'image, quand elle se détache du modèle de « l'atelier ». Pour finir, elle plaide pour « une intervention féministe dans l'histoire des arts » à même de contester le modèle exclusivement centré sur l'homme artiste-héros ou sur l'hégémonie du formalisme dans la théorie de l'art.
Près de quarante ans plus tard, en 2022, Griselda Pollock revisite l'impact de 1968 et la révolution théorique provoquée par ce moment historique en resituant les tournants géopolitiques et idéologiques de 1989, 2001, et plus particulièrement 2007 (sortie de l'iPhone, liée à Internet et aux réseaux sociaux). Elle identifie une tendance post-2010 problématique qu'elle appelle (moyennant Derrida) « instagrammatologie » et défend une analyse critique de la grammaire des réseaux sociaux, qui réduisent selon elle le spectre de la pensée nuancée et performent la surveillance des idées. -
Initialement paru en 1965, Du tissage retrace le passage de l'artisanat à la production industrielle, soulignant toute l'importance de la matérialité et les innovations créatives apparues à chaque fois que des questions de design ont été résolues à la main.
En plaçant les matériaux et le métier à bras au coeur de sa réflexion, Anni Albers rend compte des limites imposées à la créativité et au savoirfaire par la technologie et la production de masse, plaidant pour un retour à l'ingéniosité humaine aujourd'hui devenu essentiel. Sa prose limpide, captivante, s'accompagne d'une foule d'illustrations dont la grande richesse met en lumière l'histoire du médium : schémas à la main, détails de textiles précolombiens, études réalisées à partir de grains de maïs, de papier ou à la machine à écrire accompagnent de précieuses reproductions de ses propres oeuvres.
Cette édition augmentée, qui place Du tissage à la portée d'une nouvelle génération de lecteurs, substitue aux illustrations en noir et blanc de l'édition originale des photographies en couleur. S'y ajoutent une postface de Nicholas Max Weber et deux essais de T'ai Smith et Ida Soulard qui apportent un éclairage inédit sur l'artiste et sa carrière.