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Éditions de l'Herne
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Les cahiers de l'Herne : Margaret Atwood
Collectif
- Éditions de l'Herne
- Les Cahiers De L'Herne
- 29 Octobre 2025
- 9791031904368
Si Margaret Atwood rencontre aujourd'hui un succès planétaire, peu de lecteurs connaissent le caractère protéiforme de son oeuvre - poésie, romans, littérature jeunesse, essais, nouvelles. Ce Cahier offre une exploration des multiples facettes de sa pensée et de sa créativité ; il sonde son évolution littéraire, en analysant les thèmes récurrents de son oeuvre et en mettant en lumière son engagement sur des questions cruciales telles que les droits des femmes, l'environnement et la justice sociale.
Les différentes contributions s'attachent autant à analyser le fond des écrits de Margaret Atwood (le féminisme, la politique, la mythologie) qu'à accorder une attention particulière à leur forme caractéristique. Le Cahier donne aussi à lire de nombreux textes et essais inédits de l'auteure abordant tour à tour sa vocation littéraire, son engagement politique et écologique, ou encore l'amitié qu'elle a nouée avec son éditeur. À travers différents éléments dont des témoignages et des extraits de correspondances, le volume dévoile aussi sa personnalité et son humour. -
Le droit à la paresse
Paul Lafargue
- Éditions de l'Herne
- Carnets L'Herne
- 12 Février 2009
- 9782851978950
Et si j'entame du texte de Lafargue était le secret du succès jamais démenti mais ambigu de ce Droit à la paresse ?
«Une étrange folie possède les classes ouvrières des nations où règne la civilisation capitaliste. Cette folie est l'amour du travail.
Et si Le Droit à la paresse était beaucoup plus qu'un pamphlet superbement écrit ? S'il contenait une compréhension essentielle de la transformation nécessaire et actuelle de nos sociétés à travers la nature même du travail productif ?
Oui, la paresse est la mère de toutes les vertus, car elle est ce par quoi l'homme cherche à économiser ses forces, à surmonter ses déceptions. C'est elle qui lui fait inventer des organisations sociales, révolutionner des techniques, imaginer des cultures. Cela, toutes les idéologies de la performance, de la réussite individuelle ou du productivisme ne parviendront jamais à l'effacer.
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La Grève des électeurs est le titre d'une chronique, d'inspiration clairement anarchiste, de l'écrivain français Octave Mirbeau, parue le 28 novembre 1888 dans Le Figaro. Comme tous les anarchistes, Mirbeau ne voit dans le suffrage universel et le recours à des élections qu'une duperie par laquelle les dominants obtiennent à bon compte l'assentiment de ceux-là mêmes qu'ils oppriment et exploitent.
S'adressant à l'électeur moyen, « ce bipède pensant, doué d'une volonté, à ce qu'on prétend, et qui s'en va, fier de son droit, assuré qu'il accomplit un devoir, déposer dans une boîte électorale quelconque un quelconque bulletin », il s'emploie donc à démystifier, discréditer et délégitimer le prétendu droit de vote, «grâce» auquel les opprimés, dûment aliénés et abêtis, choisissent «librement» leurs propres prédateurs : « Les moutons vont à l'abattoir. Ils ne se disent rien, eux, et ils n'espèrent rien. Mais du moins ils ne votent pas pour le boucher qui les tuera, et pour le bourgeois qui les mangera. Plus bête que les bêtes, plus moutonnier que les moutons, l'électeur nomme son boucher et choisit son bourgeois. » Au lieu d'assumer sa liberté, l'électeur, cet « inexprimable imbécile », ne fait en réalité que se choisir un maître, qui l'éblouit de promesses impossibles à tenir et qui n'a pas le moindre souci des intérêts des larges masses : il participe, ce faisant, à son propre asservissement. Mirbeau appelle donc les électeurs à faire la grève des urnes et à se comporter, non en moutons grégaires, mais en citoyens lucides. -
Les cahiers de l'Herne : Sylvie Germain
Collectif
- Éditions de l'Herne
- Les Cahiers De L'Herne
- 14 Janvier 2026
- 9791031904641
Depuis quarante ans, Sylvie Germain a construit une oeuvre d'une grande originalité qui se démarque tant par la puissance de son imaginaire que par la profondeur de sa réflexion philosophique et spirituelle. Sa vision du monde passé et actuel ainsi que ses préoccupations éthiques rendent sa lecture nécessaire dans un monde troublé.
Ce Cahier se veut une mise en perspective qui permet de renouveler l'approche de son oeuvre et d'approfondir l'étude de sa spécificité dans le champ littéraire actuel. Refusant tout dogmatisme, elle décentre, déplace et renverse nos perceptions et nos modes de pensée en questionnant des thèmes universels (le mal, la mémoire, la quête de sens, la folie,...) et contemporains (violences intra-familiales et incestueuses, traumatismes des guerres, hantise de la disparition,...). Plus de vingt contributeurs de divers horizons font dialoguer les fictions et les essais qui s'éclairent les un les autres en mettant en avant la dimension poétique, esthétique, spirituelle, éthique et philosophique de l'oeuvre de Sylvie Germain.
Remontant à la source de l'oeuvre, les lecteurs du Cahier entreront aussi dans l'atelier de l'écrivaine, au travers de fragments de journaux, d'essais d'actualité, d'une transcription d'un rêve qui aura nourri ses premières oeuvres ou encore par la découverte de nouvelles inédites. -
Il n'y a pas d'identite culturelle
François Jullien
- Éditions de l'Herne
- Essais
- 25 Février 2026
- 9791031904665
Le débat de l'identité culturelle traverse l'Europe entière ; il concerne, plus généralement, le rapport des cultures entre elles en régime de mondialisation. Or on se trompe ici de concepts : il ne peut être question de « différences », isolant les cultures, mais d'écarts maintenant en regard et promouvant entre eux du commun ; ni non plus d' « identité », puisque le propre de la culture est de muter et de se transformer, mais de fécondités ou ce que j'appellerai des ressources. L'auteur ne défends donc pas une identité culturelle française impossible à identifier, mais des ressources culturelles françaises (européennes) - « défendre » signifiant alors non pas tant les protéger que les exploiter. Car s'il est entendu que de telles ressources naissent en un milieu et dans un paysage, elles sont ensuite disponibles à tous et n'appartiennent pas. Elles ne sont pas exclusives, comme le sont des « valeurs » ; elles ne se prônent pas, ne se « prêchent » pas, mais on les déploie ou l'on ne les déploie pas, et de cela chacun est responsable. Un tel déplacement conceptuel obligeait, en amont, à redéfinir ces trois termes rivaux : l'universel, l'uniforme, le commun, pour les sortir de leur équivoque. En aval, à repenser le « dia-logue » des cultures : dia de l'écart et du cheminement ; logos du commun de l'intelligible.
À se tromper de concepts, on s'enlisera dans un faux débat, donc qui d'avance est sans issue. -
Le plus beau, dans mon terrier, c'est son silence.
Silence trompeur, cependant. Il peut se briser d'un seul coup : alors tout sera terminé. Pour l'instant, il est encore là. Je peux passer des heures à me faufiler dans mes galeries sans rien entendre d'autre que, parfois, le froufroutement d'un petit animal quelconque que je ramène aussitôt au calme entre mes dents, ou le ruissellement de la terre qui m'annonce la nécessité d'une réparation ; pour le reste, le silence règne.
Le vent porte à l'intérieur le parfum de la forêt, il fait chaud et frais à la fois. Parfois je m'étire et je me roule d'aise dans la galerie. Qu'il est beau d'avoir pareil terrier à l'approche du grand âge, d'avoir un toit au-dessus de la tête lorsque commence l'automne ! Tous les cent mètres, j'ai élargi les galeries pour y loger de petites places rondes, je peux m'y lover à mon aise, jouir de ma propre chaleur et me reposer.
J'y dors du doux sommeil de la paix, du désir assouvi, de l'objectif atteint - posséder son chez-soi.
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Les cahiers de l'Herne : Thomas Mann
Collectif
- Éditions de l'Herne
- Les Cahiers De L'Herne
- 14 Mai 2025
- 9791031904504
Mondialement connu pour ses romans La montagne magique, Les Buddenbrook ou La mort à Venise, Thomas Mann est célébré comme le grand écrivain du temps, toutefois l'index thématique de son oeuvre comporte en réalité de multiples dimensions.
L'ensemble de témoignages, d'analyses, de documents et d'éléments critiques présentés dans ce volume permettent au lecteur de mieux pénétrer dans l'univers créateur de Thomas Mann. Les grands plumes françaises (Michel Deguy, Margueri?te Yorucenar, Martin Flinker,...) côtoient les études des critiques de langue allemande (Hans Wysling, Max Rychner, Ernest Ottwald,...) de telle manière que ce dialogue puisse cerner mieux encore la pensée et la manière de l'écrivain.
Au delà de l'oeuvre, le Cahier a aussi pour but de faire découvrir la vie de l'écrivain, car si les romans, les nouvelles et les essais de Thomas Mann ont presque totalement été traduits en français, sa biographie reste singulièrement mal connue en France. Elle est pourtant indispensable à la compréhension profonde de son oeuvre. À côté des témoignages de sa famille et de ses intimes, nous avons tenu à insister sur le rôle politique de Thomas Mann. De nombreux inédits de l'auteur ajouteront à cette prise de conscience du lecteur français, étonné sans doute de l'importance historique du comportement de l'écrivain entre 1914 et 1945, et plus particulièrement face au nazisme, à la démocratie, à l'Europe. -
L'essai de Günther Anders, écrit dans la période de l'après-guerre, de la course au nucléaire et du climat de la Guerre froide, offre néanmoins une pensée encore d'une grande actualité, si l'on songe au contexte géopolitique international. Le Temps de la fin, souligne ce qu'implique pour les citoyens du monde, le fait d'être « définitivement dans le temps de la fin ». Les guerres mondiales, la Shoah, la menace nucléaire, le pouvoir des médias témoignent du déséquilibre entre la capacité d'inventer qui caractérise l'homme et son incapacité à seulement se représenter les conséquences de ses productions. Les bombardements d'Hiroshima et de Nagasaki infléchiront la pensée de Günther Anders de manière décisive. Sa réflexion portera désormais sur l'enjeu planétaire de toute politique. La « catastrophe » est l'horizon indépassable de notre histoire.
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" l'objet de ce livre est une illusion exprimée par schopenhauer, dans cette formule que pour saisir l'essence de l'histoire il suffit de comparer hérodote et la presse du matin.
C'est là l'expression de la sensation de vertige caractéristique pour la conception que le siècle dernier se faisait de l'histoire. elle correspond à un point de vue qui compose le cours du monde d'une série illimitée de faits figés sous forme de choses. le résidu caractéristique de cette conception est ce qu'on a appelé " l'histoire de la civilisation ", qui fait l'inventaire des formes de vie et des créations de l'humanité point par point.
[...] notre enquête se propose de montrer comment par suite de cette représentation chosiste de la civilisation, les formes de vie nouvelle et les nouvelles créations à base économique et technique que nous devons au siècle dernier entrent dans l'univers d'une fantasmagorie. " w. b.
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La ballade d'un petit joueur
Lawrence Osborne
- Éditions de l'Herne
- Roman
- 29 Octobre 2025
- 9791031904559
Lord Doyle n'est pas vraiment un Lord, c'est un imposteur, un avocat corrompu qui a passé sa carrière à siphonner l'argent de ses riches clients. Aujourd'hui en fuite, il hante les casinos de Macao, toujours vêtu avec raffinement et paré de ses gants jaunes, déterminé à faire partir en fumée tout son argent, dans une spirale sans fin de grosses pertes et de petits gains. C'est ainsi que commence ce thriller aussi envoûtant que laconique. Lorsque Dame Chance débarque sous les traits de Dao-Ming, une belle et énigmatique âme errante, commence alors une série de gains spectaculaires et incompréhensibles. Mais dans un pays gouverné par la superstition, Doyle découvre qu'à ce niveau d'enjeux il n'est plus question d'argent mais de vie ou de mort.
La Ballade d'un petit joueur est un chef-d'oeuvre élégant et sombre : une histoire de fantômes qui rôdent dans le monde des vivants, un conte moral décadent sur un pacte faustien conclu, non pas avec le diable, mais avec la main capricieuse de la fortune -
Les cahiers de l'Herne Tome 145 : Philippe Descola
Collectif
- Éditions de l'Herne
- Les Cahiers De L'herne
- 25 Septembre 2024
- 9791031904351
Philippe Descola a participé à renouveler en profondeur la pensée anthropologique du XXIe siècle, mettant en lumière la complexité des rapports entre humains et non-humains. Sa tentative sincère de décrire le monde dans les termes de celles et ceux qui l'habitent, traverse le domaine des sciences sociales pour toucher un très large public. Autant que Claude Lévi-Strauss, dont il a été l'élève, Descola a su tisser un dialogue qui non seulement a enrichi toutes les disciplines, mais a permis de questionner les méthodes de l'anthropologie. Dans toute son oeuvre, Descola développe ainsi une anthropologie comparative ouvrant le débat sur des questions contemporaines, notamment celles liées au changement climatique. Les contributeurs de ce Cahier discutent ainsi les apports théoriques de ses propositions, non sans faire droit à certaines critiques (Jacques Rancière, Tim Ingold,...), s'attachent à souligner son engagement et les applications concrètes auxquelles sa pensée se prête (Jérôme Baschet, Pierre Charbonnier,...), ou bien livrent des témoignages personnels revenant sur des moments majeurs de sa carrière (Eduardo Viveiros de Castro, Bruno Latour,...). Des textes, des discours et des conférences inédites mais aussi un important extrait du carnet de terrain tenu par Philippe Desocla lors d'une visite chez les Achuars dans les années 1970, et etayé de facsimilés du manuscrit et de photographies, nous donnent à voir l'importance d'une oeuvre qui s'attache à montrer l'irréductible pluralité des manières de peupler le monde que nous habitons
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L'histoire nous transporte en octobre 1799 sur les bords du Rhin. Deux jeunes chirurgiens militaires français, originaires de Beauvais, rejoignent leur brigade. L'un s'appelle Prosper Magnan ; Hermann a oublié le nom du second, qu'il nommera Wilhem. Ils s'arrêtent dans une auberge « entièrement peinte au rouge ». L'aubergiste leur cède sa chambre : toutes les autres sont occupées. Débarque un voyageur, porteur d'une lourde valise, pleine d'argent. C'est un riche négociant, fort affable. Les jeunes gens l'invitent à leur table et lui offrent de partager leur chambre. Troublé par la présence de cette fortune, Prosper ne parvient pas à s'endormir : des rêves éveillés l'agitent et le plongent dans un scénario de crime parfait.
Effrayé, il se précipite au dehors, arpente fébrilement la campagne et reprenant ses esprits, rentre à l'auberge et s'endort.
Au matin, réveillé par le vacarme qui règne dans l'auberge, il découvre le négociant mort, gisant dans une mare de sang à côté de son instrument de chirurgie...
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Une famille isolée au bord du Danube subit l'influence d'une ancêtre disparue. Mademoiselle Christina hante les chambres des occupants, vampire à l'apparence séductrice, elle charme Egor et enlève petit à petit toute vie dans la demeure austère. Sous la lumière blafarde de la lune, les ombres trahissent la présence d'un autre monde, effrayant, celui des âmes damnées. Entre deux soupirs de Sanda, jeune fille exsangue, un silence de mort s'installe dans le récit. Egor trouvera-t-il la force de lutter contre l'enchanteresse Christina ? La jeune Simina, possédée par la mal, semble en douter.
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Au cours de l'automne 1940, la radio anglaise demande à Thomas Mann, alors en exil aux Etats-Unis, d'adresser à ses compatriotes des allocutions commentant les événements de la guerre et exhortant le public allemand à combattre le nazisme.
Ces interventions qui dureront jusqu'en Mai 1945 font entendre à l'Allemagne en guerre " la voix d'un ami, une voix allemande : la voix d'une Allemagne qui montra et qui montrera de nouveau au monde un autre visage que le masque hideux de la Méduse dont l'hitlérisme l'a revêtue. " Une nouvelle, " La mort ", écrite à vingt-deux ans, témoigne déjà de la prédilection de l'auteur pour ce thème qui se retrouvera à travers son oeuvre future.
Suivent un texte sur la mission de la musique ainsi qu'une réponse au journal " Der Spiegel " où l'auteur de " Mort à Venise " trace de lui-même un portrait sans complaisance et s'interroge sur les honneurs accordés à l'artiste par la société.
Cette collection se propose de mettre à la disposition du lecteur les textes confidentiels des auteurs entres la légendes des Cahiers de L'Herne.
Des textes courts, mais qui présentent souvent un nouveau visage de leur auteur.
A diffusion confidentielle, ces textes avaient d'abord été sélectionnés pour les fameux Cahiers. L'Herne souhaite aujourd'hui leur rendre l'hommage qu'ils méritent en leur consacrant cette nouvelle collection.
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Les cahiers de l'Herne : Ernaux
Annie Ernaux
- Éditions de l'Herne
- Les Cahiers De L'herne
- 4 Mai 2022
- 9791031903538
Annie Ernaux est aujourd'hui, de façon incontestable, l'un des auteurs français les plus (re)connus dans le paysage littéraire contemporain, son oeuvre est traduite dans de nombreux pays et couronnée par de multiples prix (récemment encore le Prix Prince Pierre de Monaco). Ce volume qui lui est consacré permettra tout à la fois de satisfaire les lecteurs les plus érudits mais également de répondre à la curiosité littéraire d'un public de plus en plus large et fidèle. Mêlant regards critiques et interventions plus personnelles d'écrivains ou d'artistes, le Cahier explore autant les enjeux sociologiques, historiques et parfois psychanalytiques de l'oeuvre d'Annie Ernaux que sa sensibilité intime. La multitude des intervenants, issus de milieux aussi divers que le cinéma, le théâtre, la littérature, la chanson et la recherche littéraire, vise à mettre en valeur les nombreuses facettes du travail d'Annie Ernaux. Certaines parties mettent l'accent sur des ouvrages précis, L'Événement, Les Années et Mémoire de fille, quand d'autres abordent les thématiques qui traversent toute l'oeuvre ; écriture, voyages, engagement politique,... De nombreux extraits inédits du journal d'écriture d'Annie Ernaux témoignent par ailleurs du regard sans cesse éveillé que l'écrivaine pose sur le monde.
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La genèse d'un poème se compose d'un préambule de Baudelaire introduisant la méthode de composition par E.A.
Poe de son poème Le Corbeau, qui parut dans le Graham's Magazine en 1846. Poe y dévoile l'art, la manière et le contexte mental dans lequel le célèbre poème fut conçu. " Mon dessein est de démontrer qu'aucun point de la composition ne peut être attribué au hasard ou à l'intuition, et que l'ouvrage a marché, pas à pas, vers sa solution, avec la précision et la rigoureuse logique d'un problème mathématique.
" Suivent des textes critiques de Poe sur le théâtre, le roman et le conte ayant pour exemples des oeuvres aussi diverses que celles d'Euripide, Shakespeare, Defoe, La Motte Fouqué, Hawthorne ainsi qu'un article intitulé Les contes de Poe manifestement de la main de l'auteur lui-même, paru dans l'Aristidean en 1845 et dont les arguments font écho aux idées avancées dans La genèse d'un poème qu'il est en train de rédiger à la même époque.
Cet article n'a jamais été réédité aux Etats-Unis et reste inédit en France. Cette collection se propose de mettre à la disposition du lecteur les textes confidentiels des auteurs entrés dans la légende des Cahiers de L'Herne. Des textes courts, mais qui présentent souvent un nouveau visage de leur auteur. A diffusion confidentielle, ces textes avaient d'abord été sélectionnés pour les fameux Cahiers.
L'Herne souhaite leur rendre l'hommage qu'ils méritent en leur consacrant cette collection.
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Pourquoi la guerre ?
Albert Einstein, Sigmund Freud
- Éditions de l'Herne
- Carnets L'Herne
- 8 Janvier 2011
- 9782851978929
Entre juillet et septembre 1932, l'Institut de coopération intellectuelle de la Société des Nations lançait un débat entre intellectuels renommés afin de servir la cause de la paix. Dans ce cadre, Einstein s'adressa à Freud pour lui poser la question suivante : « Que peut-on faire pour détourner des hommes la fatalité de la guerre ? ». Autrement dit, est-elle une fatalité intrinsèque à la nature humaine ou y a-t-il des espoirs envisageables ?
Freud, à l'aune de ses théories psychanalytiques, livre des éléments de réponses sans concession au centre desquels brille le soleil noir de la pulsion de mort. L'homme porte en lui une pulsion destructrice constitutive, la guerre en ce sens semble inévitable car elle correspond à un instinct en nous. Comment alors sortir du cercle infernal ?
Pourquoi la guerre ? offre au lecteur un échange intemporel.
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« - Vous êtes marié vous ? » Je sortis de mon portefeuille la photo d'une ravissante femme, au visage jeune sous des cheveux blancs, et je la lui montrai.
J'étais tombé amoureux de ce visage plus de cinq ans auparavant et je l'avais découpé dans un magazine. Une réclame pour un frigidaire. J'avais toujours cette photo avec moi. C'était la liaison la plus réussie que j'avais jamais eue avec une femme de ma vie entière.
« - Elle a l'air très belle, me dit la fille. Vous devez être drôlement heureux. Vous avez des enfants ?
- J'ai une fille, qui est mariée à un éleveur de moutons en Australie. Quand on n'a pas de fille, rien ne nous empêche de la marier à un éleveur de moutons en Australie.
A bout de souffle (The Jaded I) Avant propos d'Eric Neuhoff Ce recueil réunit des nouvelles écrites entre 1935 et 1967 depuis introuvables car éparpillées dans diverses revues aujourd'hui disparues. "L'Orage" (1935), "Une petite femme" (1935), Géographie humaine" (1943), "Sergent Gnama" (1946), "Dix ans après ou la plus vieille histoire du monde" (1967) ; ainsi que "Le Grec" et "A bout de souffle" - 1970 - restées à ce jour inédites. Cest textes contiennent déjà en germe l'obsession de Romain Gary pour les thèmes du dédoublement, de la fuite et du suicide qui poursuivront l'écrivain jusqu'à la fin de sa vie.
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Les cahiers de l'Herne : H.P. Lovecraft
Collectif
- Éditions de l'Herne
- Les Cahiers De L'Herne
- 11 Mars 2026
- 9791031904672
Publié pour la première fois en 1969, le Cahier Lovecraft contribua à faire reconnaître en France Howard Phillips Lovecraft comme l'un des écrivains majeurs du XXe siècle. Bien au-delà du seul genre du fantastique, cette monographie révéla la cohérence intellectuelle, philosophique et poétique d'une oeuvre jusqu'alors largement méconnue ou incomprise. Plus d'un demi-siècle plus tard, Lovecraft n'est plus un auteur à défendre, mais à relire.
La lecture du Cahier permet de saisir les rêves de Lovecraft et surtout sa démarche, son attitude devant le monde de la création. Jamais un écrivain de fantastique n'a autant réfléchi au problème de la création, surtout quand elle est si terrible et terrifiante. Il est question de comprendre cette quête des miroirs, miroir de la quête. C'est en démêlant le vrai du faux, l'apparence de la réalité, en essayant de remettre à l'endroit les inversions, en renversant les interversions que l'on risque de retrouver enfin la vérité qui fut celle de Lovecraft, mais qu'il n'a fait que voiler et dérober à nos regards, empruntant les multiples apparences que l'on sait, qui trompent souvent si bien.
Son influence irrigue aujourd'hui la littérature, le cinéma, la bande dessinée, les arts visuels et les cultures numériques. Ce Cahier se veut une approche de l'oeuvre de cet écrivain initié, poète, voyant et conteur imaginatif... -
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Le convoi entre dans le cimetière Montparnasse.
Il faut aller tout au bout, la sépulture des Verteuil est au fond, à gauche : un grand tombeau de marbre blanc, une sorte de chapelle, très ornée de sculptures. On pose le cercueil devant la porte de cette chapelle, et les discours commencent. Il y en a quatre.[...] Pendant ce temps, les assistants s'intéressent aux tombes voisines, lisent des inscriptions sur les plaques de marbre. Ceux qui tendent l'oreille, attrapent seulement des mots.
Un vieillard, aux lèvres pincées, après avoir saisi ce bout de phrase : "Les qualités du coeur, la générosité et la bonté des grands caractères... ", hoche le menton, en murmurant : Ah bien ! Oui, je l'ai connu, c'était un chien fini... Avant-propos de François L'Yvonnet. -
Ce texte est l'occasion d'une réflexion particulièrement éclairée sur la relativité des moeurs et des coutumes : « Chacun appelle barbarie ce qui n'est pas de son usage. » Il s'agit de la première dénonciation, aussi explicite, de ce qu'il est convenu d'appeler aujourd'hui « ethnocentrisme », cette tendance spontanée de l'esprit humain à juger les autres cultures (et leurs normes) à partir de la sienne propre, érigée en absolu.
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Les cahiers de l'Herne : Carl G. Jung
Collectif
- Éditions de l'Herne
- Les Cahiers De L'Herne
- 7 Mai 2025
- 9791031904511
Quand on connaît l'immensité des champs que la pensée de
Carl Gustav Jung a voulu arpenter - le Soi, la psychose, la philosophie, l'anthropologie, l'épistémologie, la religion, la gnose, la magie,
l'alchimie, la mystique, les arts divinatoires, le Mandala... - il pourrait exister de multiples manières d'aborder sa vie et son oeuvre.
Les interprétations sont diverses, et à la mesure même des interrogations qu'elles soulèvent, le Cahier tente d'en offrir un large
éventail.
Il donne à lire un Jung parfois contradictoire, souvent problématique, car le but de ce Cahier n'est pas de clore un débat, mais de
l'ouvrir au contraire en rappelant les points forts de l'exemple de
Jung, en en soulignant les contours, en en faisant ressortir les différentes échappées, et en mettant en avant l'originilité d'une pensée
par-derrière l'apparence dont on a voulu l'affubler.
Ainsi la présentation des articles selon les grands axes thématiques de la réflexion jungienne emmène le lecteur aux origines
de sa pensée, qui passent par la rencontre avec celle de Freud,
dont Jef Dehing en retrace les étapes, jusqu'à ses prolongements
présents et futurs, comme le parrallèle que fait Christian Gaillard
entre les oeuvres de Jackson Pollock et Carl Jung. La vingtaine de
textes et lettres de la main du psychanalyste, complètent par une
approche plus personnelle le portrait du fondateur de la psychologie analytique -
Les cahiers de l'Herne : Céline
Collectif
- Éditions de l'Herne
- Les Cahiers De L'Herne
- 15 Mai 2024
- 9791031904313
Ce Cahier, à travers l'abondante correspondance, les écrits inédits de l'Auteur, les témoignages et souvenirs de ceux qui le fréquentèrent et partagèrent son intimité, révèle des aspects inconnus de l'écrivain. Il rectifie également maints détails et apporte de nombreux éclaircissements sur son oeuvre, sa personnalité, et ses idées. Les essais font la part belle au cas Céline, et tentent d'esquisser les contours de cet écrivain hors normes si complexe et si dérangeant ; depuis la révélation que constitua le Voyage au bout de la nuit sur le plan de la langue et du style, si radicalement nouveaux, jusqu'au scandale et à l'ostracisme suscités par les pamphlets et les déclarations antisémites.