Langue française

  • Chacun de nous a en mémoire le fameux " élémentaire mon cher watson " de sherlock holmes.
    Sans le savoir, conan doyle préfigurait, dans ses romans, la réalité du déséquilibre croissant des connaissances, qui du juge pénal, qui de l'expert. en effet, actuellement, avec l'apparition des technologies numériques, la nouvelle forme des investigations dans les crimes de sang et les délits financiers a engendré une triple évolution : l'identification de tout individu est du domaine du possible, par l'objet réputé lui être attaché, partout et à chaque instant ; l'accès aux informations tirées de l'invisible des cellules humaines, de l'infiniment petit, est grand ouvert ; le contre-piratage des circuits illicites de la criminalité financière offre des perspectives qui ne tiennent compte ni du temps, ni de l'espace et des droits locaux...
    Mais les conclusions de l'expertise construites sur l'utilisation des technologies numériques sont-elles vraiment aussi accessibles et " élémentaires " que celles dont pouvait se prévaloir sherlock holmes ? la question mérite pour le moins d'être posée quand on sait que le juge qui dispose n'a pas reçu la même formation scientifique que celle du technicien qui propose, lequel n'a que très rarement une solide formation juridique !

  • Moteurs de recherche, réseaux sociaux, bases de données biométriques, administration électronique...
    Des pans entiers de nos vies sont désormais numérisés. Où s'arrêtera-t-on ? Quelles précautions faut-il prendre ? Quelles peuvent être les limites législatives et réglementaires ? Bel exemple de conflits possibles entre la technique et le droit. Nul doute que cet univers numérique est en train de bouleverser la construction de notre identité, de la rendre plus complexe, plus volatile et en même temps plus réglementée et plus figée.
    Autour de trois thèmes relatifs à la biométrie (le corps identité), aux technologies de la communication (les identités connectées) et à l'archivage électronique (l'identité mémorisée), les auteurs livrent leur analyse de l'évolution du concept de l'identité à l'ère du numérique. Dans un langage pédagogique et au travers de nombreuses illustrations, ils invitent le lecteur à une réflexion sur les évolutions technologiques qui se dessinent et qui impliquent des enjeux de société fondamentaux pour la communauté publique du XXle siècle.

  • La fin de la Guerre froide constitue une double rupture pour la Défense. Politique car elle conduit à redéfinir les menaces dans leurs contenu et variété, introduisant de nouvelles réflexions sur les doctrines militaires, mais aussi économique avec l'émergence d'une économie fondée sur la connaissance et la recherche de nouveaux modes d'action publique pour encourager l'innovation. Dans cet ouvrage, Valérie Mérindol a repensé le rôle de la Défense en matière d'innovation, en mettant en perspective la particularité du rôle de l'institution et de son statut d'usager de la technologie dans des contextes d'intervention spécifiques. Elle propose une analyse des conséquences de cette approche sur la politique de R &D et d'innovation en une période ou la coordination entre institutions devient un facteur-clé de succès, qu'elles soient civiles ou militaires, nationales ou supra. L'analyse a été élaborée à partir d'une comparaison entre les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni. La méthodologie utilisée permet d'identifier les trajectoires spécifiques à chaque pays en termes de politique publique et de s'interroger sur les possibilités réelles de transférer les formes d'action publique d'un pays à l'autre pour que la Défense demeure un acteur important de la politique d'innovation.

  • " Qui donc a un avis à donner à sa cité ? " Telle était la formule par laquelle, dans l'Antiquité, était ouverte, deux fois par an, l'Ecclesia d'Athènes, rassemblant l'ensemble des citoyens.
    L'Ecclesia, aujourd'hui, s'appelle Internet. A ceci près : la possibilité de prise de parole est multipliée à l'infini, ce qui permet à chaque citoyen - du moins théoriquement - de peser sur les choix collectifs. Mais l'outil ne transforme-t-il pas la fonction ? La quantité d'information et sa vitesse de circulation garantit-elle sa qualité ? Si la déferlante des blogs sape les bases des médias traditionnels pour lui substituer une simple collection de faits et d'opinions toutes faites, la démocratie s'en trouvera-t-elle enrichie ? Le Net apporte une nouvelle liberté.
    Mais aucune liberté ne survit sans régulation. Si cette dernière est nécessaire, comment l'organiser ? Economiques, juridiques et éthiques, de nombreuses questions forment la trame de cet ouvrage, qui n'occulte pas les sujets d'inquiétude, mais parie finalement sur l'espoir.

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