Tallandier
-
Jeanne du Barry : Une ambition au féminin
Emmanuel de Waresquiel
- Tallandier
- Biographies
- 31 Août 2023
- 9791021048683
Jeanne du Barry (1745-1793) est une énigme. On l'a enfermée dans une légende noire. On en a fait la dernière maîtresse, surgie des bas-fonds, d'un vieux roi jouisseur et décrié. Une honte et un scandale. Il faut aller aux sources pour s'apercevoir de la place capitale qu'elle a occupée à une époque de quasi-perfection des arts, en pleine crise de l'absolutisme monarchique, dans les dernières années du règne de Louis XV. On l'a réinventée pour mieux discréditer le roi, elle s'est réinventée pour oublier les incertitudes de sa naissance. Son existence tient tout à la fois du jeu de piste et de l'enquête policière. Avec elle, on corne les pages de certaines questions essentielles d'un siècle qui est aussi celui de la Révolution: l'identité et l'illégitimité, les sentiments et l'ambition, le libertinage et la morale, l'argent et le pouvoir, la place des enfants et l'invention de l'intimité, la puissance de la presse et la formation de l'opinion, la transparence et le secret, le rôle des femmes et la revanche des hommes.
La vie de Jeanne du Barry - son ascension foudroyante, sa fin tragique sur l'échafaud - est un roman. En chercheur d'archives inspiré, en historien accompli, en écrivain talentueux, Emmanuel de Waresquiel ne se contente pas d'en découvrir la part cachée, il en restitue toute l'intelligence et l'émotion. Ce livre est un magnifique portrait de femme. Il se lit comme un thriller. -
Letizia Bonaparte : « C'est à ma mère que je dois toute ma fortune. » Napoléon
Laetitia De Witt
- Tallandier
- Biographies
- 13 Novembre 2025
- 9791021053403
Letizia Bonaparte (1750-1836), née Ramolino, est bien plus que la mère de Napoléon et de ses sept frères et soeurs presque tous devenus ensuite des têtes couronnées. Veuve à 36 ans, elle a poursuivi avec opiniâtreté l'oeuvre d'ascension sociale et politique entamée par son mari, Charles. Dans une Corse sens dessus dessous, elle s'est révélée le pilier de la famille. Des temps glorieux aux heures sombres de l'exil, « Madame Mère » a su consolider un clan hors-norme, calmant les disputes, s'accommodant de mariages manqués et de divorces pénibles, soucieuse des intérêts matériels des uns et des autres. C'est bien elle qui a rendu le miracle impérial possible. À Sainte-Hélène, Napoléon, cherchant dans son enfance les clefs de sa réussite, disait d'ailleurs : « C'est à ma mère que je dois toute ma Fortune. »
S'appuyant sur une solide documentation, dont beaucoup de correspondances familiales, Laetitia de Witt dresse un portrait de son aïeule dépouillé des oripeaux d'une légende simpliste cantonnée au célèbre « pourvou que ça doure ». Elle donne chair avec sensibilité à une femme « belle comme les amours », ardente et réaliste, imperturbable devant la gloire et la richesse comme devant le désastre et la maladie.
-
À l'occasion de recherches aux États-Unis pour écrire la biographie de Jack London qu'elle publie en janvier prochain aux Éditions Tallandier, Jennifer Lesieur a découvert un véritable inédit de l'écrivain américain le plus lu en France. Elle le préface et présente : on y lit en creux toute l'oeuvre en devenir. Jacques Tournier le traduit.
Mars 1894, Jack London a 18 ans. Il traverse les États-Unis avec " l'Armée de Kelly ", une marche de protestation constituée de chômeurs et de laissés-pour-compte d'un 1929 avant l'heure. Entre raisin et colère, il bifurque, puis vagabonde seul, apprend, découvre. Ce texte est le premier écrit attesté de London. Composé comme le journal d'un chemineau dans un argot novateur et savoureux, il radiographie les États-Unis en pleine crise économique (1894-1895) et contient en germe une découverte du socialisme.
Deux ans plus tard (juillet 1897), London part chercher de l'or dans le Grand Nord canadien. Il rentrera avec 4 dollars de pépites mais des dizaines de pages inédites sur les tribus indiennes qu'il a croisées en route, une mine d'anecdotes et déjà la veine d'une philosophie de la vie.
-
Vercingétorix : stratège et tacticien
Yann Le Bohec
- Tallandier
- Biographies
- 11 Mai 2023
- 9791021058255
Vercingétorix est le premier des « grands hommes » de l'histoire de France, de la France avant la France. Contrairement aux idées reçues qui le décrivent comme un simple meneur de bandes, il est à la fois un tacticien hors pair et un stratège redoutable. Une lecture fine de La Guerre des Gaules montre sa capacité à organiser tous les types de combats. Il se révèle un chef de guerre d'exception en lutte pour la liberté.
Par son encadrement et son commandement, Vercingétorix transforme un groupe d'insurgés en une véritable armée opposée à l'impérialisme romain. Pour chasser les légions de la Gaule du Nord, il organise la « terre brûlée », tout en menaçant d'envahir les territoires de la vallée du Rhône, mettant déjà en oeuvre ce que les militaires anglo-saxons appellent aujourd'hui le pull and push, « pousser et tirer ». En 52 av. J.-C., à Gergovie, César, le grand vainqueur de la guerre des Gaules, affronte un adversaire à sa hauteur, qui lui inflige une sévère défaite (5 000 soldats morts). Quelques semaines plus tard, après la défaite d'Alésia, le héros gaulois offre sa reddition au proconsul pour que ses compatriotes arvernes soient épargnés. Après six ans d'une très cruelle captivité, il meurt à Rome, étranglé par ses geôliers.
Grand spécialiste de l'histoire militaire romaine, à laquelle il a consacré de nombreux ouvrages, Yann Le Bohec s'attache ici à rétablir la vérité sur cet immense chef de guerre gaulois. -
" Nous sommes tous des vers ", avait modestement confié le jeune Winston à une amie, " mais je crois que moi, je suis un ver luisant ! " Le mot n'est pas trop fort : Alexandre Dumas aurait pu inventer un personnage de ce genre, mais dans le cas de Winston Leonard Spencer-Churchill, la stricte réalité dépasse de très loin la fiction. Jusqu'à vingt-six ans, les aventures du jeune officier et du reporter évoquent immanquablement celles de Tintin ; mais ensuite, le personnage devient une synthèse de Clemenceau et de De Gaulle, l'humour et l'alcool en plus... ainsi qu'une imagination sans limites : " Winston, disait le président Roosevelt, a cent idées par jour, dont quatre seulement sont bonnes... mais il ne sait jamais lesquelles ! " C'est pourtant le général de Gaulle qui l'a le mieux jugé lorsqu'il a dit de lui : " Il fut le grand artiste d'une grande histoire. " Se fondant sur des recherches dans les archives de huit pays, la consultation de quelque quatre cents ouvrages et l'interview de nombreux acteurs et de témoins, ce récit épique montre comment un homme solitaire, longuement façonné par d'exceptionnels talents et de singulières faiblesses, a pu infléchir le cours de notre siècle, avec la complicité d'un destin qui s'est radicalement départi de son impartialité...
-
Turenne : Génie militaire et mentor de Louis XIV
Arnaud Blin
- Tallandier
- Biographies
- 28 Août 2025
- 9791021064270
Henri de La Tour d'Auvergne, vicomte de Turenne (1611-1675), fut l'un des plus grands chefs de guerre produits par le « siècle de fer », ce XVIIe siècle particulièrement belliqueux pour les Européens.
Considéré par Napoléon comme le plus grand général des temps modernes, Turenne fut l'un des rares hommes de guerre à s'être constamment réinventé, depuis ses débuts pendant la guerre de Trente Ans jusqu'à sa mort en campagne à un âge avancé. Après sa disparition, son influence ne cessa de grandir, si bien que sa stratégie indirecte et son goût pour l'audace et le mouvement inspirèrent Eugène de Savoie, Marlborough et bien d'autres.
Stratège et génie des armes, Turenne fut aussi un fin politique qui servit de mentor au jeune Louis XIV. Face aux princes et au Grand Condé, il sauva le roi pendant la Fronde. Protestant mais fidèle au roi catholique, Hollandais par sa mère Élisabeth de Nassau, Turenne était un personnage singulier dans une France qui se relevait tout juste de l'horreur des guerres de Religion et dans l'Europe de la guerre de Trente Ans, le premier conflit global de l'histoire.
Arnaud Blin s'appuie sur les travaux les plus récents pour apporter de nouveaux éclairages sur l'homme et pour cerner la psychologie complexe de Turenne, figure incontournable de cette époque. -
Robert Badinter ; l'homme juste
Dominique Missika, Maurice Szafran
- Tallandier
- Biographies
- 11 Mars 2021
- 9791021029965
Robert Badinter occupe une place aussi singulière qu'importante au sein de la société française. Un homme juste. Celui qui a aboli la peine de mort et qui, à ce titre, figure déjà dans les livres d'histoire.
Avocat, professeur d'université, ministre de la Justice, président du Conseil constitutionnel, sénateur, essayiste, Robert Badinter s'est toujours refusé à écrire ses mémoires, lui qui aime tant cultiver le secret. Qui sait que son destin s'est joué un jour de février 1943 quand, à Lyon, la Gestapo a arrêté son père ? Qui connaît la véritable nature de sa longue amitié avec François Mitterrand ? D'où vient cette volonté tenace de combattre l'injustice ? Comment devient-on la dernière icône de la gauche française ?
Robert Badinter s'est confié aux auteurs, l'une historienne, l'autre journaliste, expliquant en particulier ses combats. Répondait-il à toutes leurs questions ? À sa façon. D'où ce portrait, cet essai biographique à la fois fouillé et critique d'un personnage hors du commun. -
Cinquième « Robert » d'une lignée de navigateurs, pêcheurs, armateurs ou négociants malouins, Surcouf le corsaire (1773-1827) devient une véritable légende à moins de trente ans.
Dans ce récit vivant, l'écrivain de Marine Dominique Le Brun démêle enfin le mythe de la réalité. Il nous fait découvrir l'histoire truculente d'un gamin qui ne vibre que pour la mer. Si ses toutes premières navigations furent sur des négriers, il s'illustre très vite dans la guerre de course. Audacieux et fin stratège, il s'empare, avec sa légère corvette, d'un vaisseau colossal se battant à un contre quatre ! Le Tigre des mers, comme le surnomment les dirigeants de la Compagnie britannique des Indes orientales, règne dès lors sur le Bengale avec une agilité maritime et combative exceptionnelle. En cinq ans et huit mois, sillonnant l'océan Indien en tous sens, le redoutable corsaire capture une cinquantaine de navires, anglais pour la plupart. Fortune faite, il s'établit à Saint-Malo comme armateur et négociant, demeurant néanmoins un homme d'action. Car aux heures glorieuses de l'Empire succèdent des temps plus sombres - l'invasion du pays, la Restauration, les Cent-Jours, le retour de Louis XVIII, l'avènement de Charles X... -, autant de périodes au cours desquelles Surcouf manifeste son engagement,son patriotisme et son goût inépuisable pour le panache.
-
Le Grand Condé : les secrets d'un héros
Béatrix de L'Aulnoit
- Tallandier
- Biographies
- 5 Octobre 2023
- 9791021051669
Le grand homme du XVIIe siècle, c'est lui. À 21 ans, le Grand Condé (1621-1686) écrase les Espagnols à Rocroi et vole de victoire en victoire. Il est le Cid, idole d'une génération qui se bat pour servir sous ses ordres.
C'est aussi un prince malheureux en amour, marié de force à une nièce de Richelieu qu'il a détestée dès le premier jour. Il en aime une autre, la charmante Marthe du Vigean.
À Paris, c'est la Fronde. La famille royale s'enfuit à Saint-Germain-en-Laye. Pour la seconde fois, Condé sauve la monarchie en organisant le siège de Paris. Le 18 janvier 1650, Mazarin, jaloux, l'emprisonne au donjon de Vincennes. Il y reste treize mois. À sa libération, exigée par le Parlement, le cardinal part en exil. C'est la seconde Fronde, celle des princes. L'Espagne hérite du héros dont rêvent tous les souverains.
En 1661, à la mort de Mazarin, Louis XIV reconnaît son erreur. La conquête de la Franche-Comté en dix-sept jours éblouit le Roi-Soleil. Après ses derniers exploits, le Grand Condé se retire dans son château de Chantilly. Il y défend le Tartuffe de Molière, invite à sa table arrosée de bons vins de Bourgogne libertins et jésuites, philosophes et jansénistes.
Béatrix de l'Aulnoit éclaire d'un jour nouveau le duel entre le prince du sang et le Premier ministre italien dont la reine régente, Anne d'Autriche, refuse de se séparer, deux hommes si différents qu'ils finissent par se haïr à mort. S'ils s'étaient entendus, la France se serait épargné bien des malheurs. -
L'Aiglon ; le rêve brisé de Napoléon
Laetitia de Witt
- Tallandier
- Biographies
- 27 Août 2020
- 9791021024762
Parmi tous les défis que Napoléon s'est lancés, le plus difficile a probablement été celui de fonder une dynastie. De ses frères et soeurs il a fait des rois et des reines et en épousant la fille de l'empereur d'Autriche, il espérait faire entrer sa descendance dans le cercle le plus fermé, les antiques et illustres familles régnantes. Mais rien ne s'est passé comme il l'avait voulu. Certes l'enfant, né en 1811, titré roi de Rome, était un mâle, certes il ne manquait pas de dons, certes sa première éducation a été très soignée mais bien vite le rêve qu'il puisse un jour régner se mua en cauchemar. Il n'avait pas quatre ans que les armées étrangères foulaient le sol français et que la Fortune abandonnait Napoléon. Le roi de Rome ne fut Napoléon II que quelques jours. Quasiment kidnappé sur ordre de son grand-père maternel, il ne devait jamais revoir son père. Élevé comme un Autrichien sous la très lointaine tutelle de Marie-Louise, privé peu à peu de son entourage français, celui qui allait devenir duc de Reichstadt (pas même archiduc !) allait passer à Vienne plus d'une quinzaine d'années avant de mourir en 1832 de la « poitrine », otage impuissant et souvent inconscient de manoeuvres voire de complots sur fond de relations internationales. Enfermé dans sa cage dorée, empêché de s'émanciper, frustré dans ses aspirations, en particulier militaires car sa fragile santé l'handicapait, il est mort à vingt et un ans. Tout semblait montrer qu'il serait vite oublié, mais pourtant il devint presque aussitôt un mythe, lié à celui de son père. Cette tragique destinée a hanté tout le XIXe siècle, le siècle du romantisme, le siècle aussi de la légende napoléonienne, jusqu'à ce que Edmond Rostand écrive sur le jeune homme l'une des pièces les plus jouées en France. À la tête d'une exceptionnelle documentation en partie inédite et avec une rigueur et une sensibilité peu communes, Laetitia de Witt nous révèle la personnalité de l'Aiglon et montre à quel point il a été, de sa naissance au transfert de ses cendres à Paris sur ordre de Hitler, un sacrifié de l'histoire.
-
Charmian et Jack London : L'appel de l'aventure
Christel Mouchard
- Tallandier
- Biographies
- 16 Janvier 2025
- 9791021058750
Charmian Kittredge fait la connaissance de Jack London alors qu'il est sur le point de devenir l'écrivain mondialement célèbre de L'Appel de la forêt, Croc-Blanc, Martin Eden. Il est encore un matelot mal dégrossi et solitaire qui n'a publié qu'un bref recueil de nouvelles. Commence alors une intense aventure, amoureuse et voyageuse.
Christel Mouchard retrace l'histoire de cette passion dévorante. Celle-ci prend racine dans les migrations et la ruée vers l'Ouest qui ont forgé l'histoire américaine. La fascination commune de Charmian et Jack pour le danger, leur goût pour l'utopie sont aussi ceux de leur ville natale, San Francisco. Terre d'aventuriers et de rêveurs, la Baie est alors un fabuleux creuset d'idées folles où Charmian, Jack et leurs amis plantent en ces années 1910 les germes du mouvement hippie et du Summer of Love à venir.
C'est dans cet univers foisonnant, où l'on célèbre la poésie et la nature, que naît leur relation. Mais celle-ci s'épanouit pleinement dans le voyage que le couple entreprend en voilier aux quatre coins du Pacifique. Cavalière hors-pair, navigatrice effrontée, éditrice patiente de ses textes... enfin Jack London a trouvé son alter ego.
« Quand j'ai tout à coup su que j'aimais Jack, la seule contemplation de son visage me faisait penser aux grands espaces, aux vents qui parcourent librement le monde, ces grands espaces sur lesquels aujourd'hui nous naviguons d'un port à l'autre, d'un océan vers l'autre. » Charmian London -
Parmi les géants du XXe siècle, Jean Monnet (1888-1979) est l'un des plus difficiles à saisir parce que son parcours a été le plus inattendu. Comment l'héritier d'une maison de cognac en est-il venu, tout jeune et sans relations, à proposer ses services au gouvernement, en pleine Première Guerre mondiale, pour améliorer le ravitaillement allié ? Comment s'est-il retrouvé, à 31 ans, secrétaire général adjoint de la toute nouvelle Société des Nations ? Pourquoi est-il devenu ensuite, aux États-Unis (et en Chine), l'un des plus grands banquiers d'affaires de son temps, l'ami et le confident des plus hautes élites internationales ?
À la veille de la Seconde Guerre mondiale, toujours en coulisse, il reprend du service pour la France en négociant des achats d'avions américains. Bientôt, il va proposer - en vain - une fusion institutionnelle de l'Angleterre et de la France, avant d'entreprendre un intense lobbying pour que les États-Unis entrent en guerre. À Alger en 1943, il joue à fond la carte américaine, s'attirant les foudres gaullistes mais intégrant quand même le premier gouvernement du Général. Nommé commissaire au Plan à la Libération, il participe activement au redressement d'un pays meurtri. Parallèlement, il s'empare de la question européenne et atlantique pour empêcher à l'avenir de nouvelles tragédies et jette les bases de ce qu'est aujourd'hui l'Union européenne.
Tout au long de sa vie, il a toujours procédé de la même façon : authentique démocrate, il s'est néanmoins méfié de l'élection qui souvent entrave l'action et a préféré les contacts d'homme à homme aux estrades et aux machines étatiques, les conversations aux traités et aux mémorandums. D'où une large part de mystère qu'il appartient à l'historien de dissiper. C'est chose faite ici avec une époustouflante connaissance. -
Philippe Égalité : Le prince de la Révolution
Raphaël Dargent
- Tallandier
- Biographies
- 23 Janvier 2025
- 9791021052529
Louis-Philippe-Joseph, duc d'Orléans (1747-1793), plus connu sous le nom de Philippe Égalité, est un mystère. Son existence se résume pour nos contemporains à son vote en faveur de l'exécution de Louis XVI - son propre cousin - en janvier 1793. Comme si celle-ci avait été tout entière ordonnée et guidée par un seul dessein : tuer le roi pour accéder lui-même au trône.
Les pires accusations ont circulé à son sujet, reprises de décennies en décennies, et ont tracé de l'homme un portrait à charge : « le régicide » était tout à la fois un bâtard illégitime ; un débauché, passionné de jeux ; un être ambitieux et manipulateur, cupide et égoïste, dont l'immense fortune était le moyen et le but. Les pamphlets et les caricatures ne l'épargnèrent pas.
Pour ses contempteurs, le duc d'Orléans, chef de la branche cadette des Bourbons et père du futur roi Louis-Philippe, fut surtout le grand ordonnateur de la Révolution française, celui qui l'avait préparée, celui qui la finançait, et dont les agents - « la faction » - étaient partout à la manoeuvre et à chaque étape de son développement. Les thèmes du « complot orléaniste » et de la « conjuration d'Orléans » devinrent un lieu commun.En s'appuyant sur les sources les plus fiables, Raphaël Dargent perce enfin le mystère de Philippe Égalité et montre quel fut son rôle exact dans la Révolution, de la réunion des États généraux jusqu'à sa mort sur l'échafaud. -
Fouché : les silences de la pieuvre
Emmanuel de Waresquiel
- Tallandier
- Biographies
- 25 Septembre 2014
- 9782847347807
« Fouché, bien sûr, ne m'était pas un inconnu. Fouché de Nantes, le bourgeois impécunieux, le petit professeur en soutane des collèges de l'Oratoire, Fouché le conventionnel, le tueur de roi, le proconsul de Nevers et de Moulins, le mitrailleur de Lyon, le tombeur de Robespierre et le cauchemar de Napoléon, le ministre de tous les régimes, l'inventeur de la police moderne, le bâtisseur d'État, le théoricien et l'homme d'action, l'aventurier, le conspirateur et le parvenu. Assurément l'un des hommes les plus puissants de son époque, en tout cas l'un des plus étonnants. Rares sont ceux qui inventèrent de nouvelles règles du jeu sans attendre la fin de la partie. Fouché a été de ceux-là. » Emmanuel de Waresquiel fouille jusque dans ses moindres recoins la vie d'un homme aussi dissimulé que contradictoire. À l'aide de larges fonds d'archives - dont beaucoup sont inédits -, il dessine le portrait brillant d'un incroyable personnage jusqu'ici incompris et desservi par sa légende noire. Il nous donne ce faisant un Fouché d'une surprenante actualité.
-
Nicolas Delacour : Le pouvoir au village au coeur du XVIIe siècle
Jean-Marc Moriceau
- Tallandier
- Biographies
- 20 Février 2025
- 9791021057623
Comment éclairer l'exercice du pouvoir dans les campagnes cinquante ans durant à travers les vicissitudes du XVIIe siècle ? Faire resurgir derrière un notable paysan la vie de tout un village à l'époque rude de Corneille, des frères Le Nain ou de Vincent de Paul ? Remettre en place les acteurs, les rouages et le décor de la société rurale alors que la France bascule en pleine guerre de Trente Ans ?
C'est à partir d'un « inconnu », resté jusqu'ici dans les coulisses de l'histoire, que l'auteur répond à ce défi. Son guide a pour nom Nicolas Delacour, officier forestier et receveur d'une seigneurie en Île-de-France. Le lieu, c'est Maffliers, dans l'actuel Val-d'Oise. C'est grâce à ce personnage, à la fois chef de clan et politicien local, et à sa longévité - il est mort octogénaire en 1668 - que cette biographie sociale a vu le jour. Et la quête a largement dépassé les espérances.
Avec Nicolas Delacour, le travail de l'historien trouve un éclairage sans pareil sur le monde rural d'alors. Le village qui renaît, suivi au ras du sol, témoigne pour bien d'autres. Dans l'immense tissu des relations individuelles où les fi ls n'arrêtent pas de se croiser, l'aventure humaine se déploie à chaque strate, du mendiant au grand seigneur. On entend les battements du coeur collectif et on saisit les palpitations d'une société en tension. Malversations, destructions, pillages, règlements de comptes : les campagnes connaissent des heures sombres. Au château, à l'église, dans les champs et les jardins, au coeur de la forêt, la violence est reine mais la joie demeure. Une fresque aux accents breughéliens. -
Henry Kissinger : le diplomate du siècle
Gérard Araud
- Tallandier
- Biographies
- 7 Octobre 2021
- 9791021047327
Admirateur de Kissinger qu'il a rencontré de nombreuses fois, Gérard Araud raconte l'homme dans toute sa complexité et le parcours exceptionnel de celui qui fut l'un des plus grands acteurs de la politique étrangère du XXe siècle.
C'est l'histoire d'un jeune Juif né en 1923 en Allemagne, dont la famille fuit in extremis le nazisme pour New York. D'une intelligence lumineuse, travailleur et cabotin à l'excès, il sut naviguer en toutes circonstances du Bronx à Harvard jusqu'à la Maison-Blanche.
Conseiller national de Sécurité puis secrétaire d'État auprès du président Nixon, Henry Kissinger joua un rôle central dans l'histoire du monde : fin de la guerre du Vietnam, ouverture vers la Chine en 1972, détente avec l'URSS et guerre du Kippour... Ses prouesses furent nombreuses, au Moyen-Orient ou en Russie, ses revers aussi, au Chili ou au Cambodge.
Négociateur hors-pair, l'homme suscite autant d'admiration que de détestation. Pourtant, il exerce toujours son influence alors qu'il a quitté le pouvoir depuis plus de quarante ans. Tous les grands se bousculent encore pour le consulter : Poutine, Xi Jinping, Modi ou Macron.
C'est en diplomate que Gérard Araud retrace, avec de savoureuses anecdotes, la trajectoire de ce mal-aimé des Américains, homme d'esprit et génie de la Realpolitik qui régla le jeu des puissances pour garantir la paix du monde.
-
Dans la nuit du 20 avril 1808, Charles Napoléon voit le jour dans un hôtel particulier de la rue Cerutti à Paris. Celui qui deviendra pour ses familiers Louis-Napoléon est le fils de Louis Bonaparte, roi de Hollande et frère de l'Empereur, et d'Hortense de Beauharnais, fille de Joséphine. Alors que l'Empire est à son apogée, la naissance du jeune prince - et héritier présomptif de son oncle qui n'a pas encore d'enfant - suscite plus d'inquiétude que de joie. Arrivé avant terme, le bébé a dû être baigné dans du vin et mis dans du coton pour être rappelé à la vie. Sa mère a manqué elle-même de mourir lors de l'accouchement. Quant à son père, il n'est pas présent. Ainsi commence la vie de celui qui sera le premier Président de la République et dernier empereur des Français, " Napoléon le petit ", dont son oncle, prophétique, disait en 1815 : " Il aura un bon coeur et une belle âme, c'est peut-être l'espoir de ma race. " Que reste-t-il des dix-sept ans de règne de Napoléon III ? Un coup d'Etat, " des morts pleins les civières ", Haussmann, la fête impériale et la débâcle de Sedan... Pas uniquement. A rebours de la légende hugolienne et républicaine d'un tyran corrompu, Eric Anceau dessine le profil complexe d'un démocrate autocrate, tout à la fois autoritaire et libéral, réactionnaire et progressiste, fils de l'Eglise mais enfant de la Révolution.
A partir de sources inexploitées, le meilleur spécialiste français du Second Empire livre le premier portrait complet, total, définitif du Prince-président.
-
Leni Riefenstahl : La cinéaste d'Hitler
Jérôme Bimbenet
- Tallandier
- Biographies
- 24 Septembre 2015
- 9791021003811
Danseuse, actrice fétiche des films de montagne, cinéaste révolutionnaire, photographe remarquable, plongeuse hors pair, Leni Riefenstahl (1902-2003) est, aux yeux du monde, la cinéaste qui s'est fourvoyée en se mettant au service du nazisme. En 1932, sa rencontre avec Adolf Hitler change son destin. C'est un coup de foudre réciproque. Dès son accession au pouvoir, elle accepte la direction artistique du film du Congrès du Parti nazi à Nuremberg en 1934, Le Triomphe de la volonté, l'archétype du film de propagande. Puis elle réalise en 1936 le film officiel des Jeux olympiques, Les Dieux du stade, qui devient un succès mondial. Après la guerre, échappant à la dénazification, Leni Riefenstahl est souvent détestée. Néanmoins, son héritage est immense et les plus grands cinéastes, de Steven Spielberg à George Lucas, reconnaissent aujourd'hui son influence. Seuls l'art et l'esthétique ont compté pour elle, et c'est bien ce reproche qui encombre sa mémoire et obscurcit sa postérité. Sans l'aduler ni la condamner, Jérôme Bimbenet perce le mystère de la « douce amie du Führer » qui n'a jamais connu la moindre once de remords, de compassion, de culpabilité ou de conscience politique. Jusqu'à la fin, quand on l'interrogera sur sa responsabilité, elle ne cessera de répondre : « Où est ma faute ? »
-
Olympe de Gouges ; des droits de la femme à la guillotine
Olivier Blanc
- Tallandier
- Biographies
- 9 Janvier 2014
- 9791021004290
Femme de lettres, pamphlétaire opiniâtre et humaniste, féministe avant l'heure et auteur de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne (1791) - son texte le plus célèbre -, Olympe de Gouges (1748-1793) fût de tous les combats : abolition de l'esclavage, justice sociale, droit au divorce, rejet de la peine de mort, égalité hommes-femmes. Des combats qu'elle mena avec passion et acharnement jusqu'à ce qu'elle fût guillotinée, victime de la Terreur, en 1793, juste après Marie-Antoinette.
Figure méconnue de la Révolution française, Olympe de Gouges sera, pendant deux siècles, négligée et incomprise, le plus souvent vilipendée et caricaturée : Restif de La Bretonne la considère comme une courtisane et la classe dans sa liste des prostituées de Paris ; pour Jules Michelet, c'est une hystérique atteinte de paranoïa.
Il était donc temps de redécouvrir le destin transgressif de cette femme engagée, belle figure humaniste de la fin du XVIIIe siècle, qui paya de sa vie sa volonté de réforme et ses écrits politiques.
-
Le Régent : Philippe d'Orléans, l'héritier du Roi-Soleil
Alexandre Dupilet
- Tallandier
- Biographies
- 8 Octobre 2020
- 9791021001435
De Philippe d'Orléans, fils de Monsieur et neveu de Louis XIV, Montesquieu a écrit qu'il était « indéfinissable ». Et il est vrai que ce personnage, déroutant, insaisissable et pétri de paradoxes semble s'être ingénié à brouiller les cartes et à défier ses biographes.
Dans la mémoire collective, le prince demeure encore le libertin aux moeurs légères qui n'aimait rien tant qu'organiser des « petits soupers » et qui incarna mieux que quiconque cette époque festive et insouciante que fut la Régence. Cette image réductrice ne doit pas faire oublier que Philippe fut aussi un compositeur et instrumentiste accompli, un peintre talentueux, un scientifique de premier ordre. Admiré pour ses talents militaires et sa bravoure sur les champs de bataille, il suscita l'admiration de la Cour avant que ses provocations, ses excès et ses égarements ne finissent par lasser jusqu'au Roi-Soleil.
Promis à rien, petit-fils de France inutile, condamné à contempler ses collections et à errer dans les splendeurs de Saint-Cloud et du Palais-Royal, il gouverna la France durant huit ans de 1715 à 1723, à la suite de la mort de Louis XIV. À la tête de l'État, il mit en chantier de nombreuses réformes, dont certaines, novatrices. Pour assurer la paix extérieure, il n'hésita pas à s'allier avec l'Angleterre, remettant en cause temporairement la politique étrangère menée par Louis XIV. Il n'eut pourtant d'autre ambition que d'assurer la paix du royaume et de préserver le pouvoir absolu du jeune roi Louis XV. Loin d'être un prince libéral, annonciateur du siècle des Lumières, Philippe d'Orléans fut en vérité le digne héritier du Roi-Soleil.
En s'appuyant sur les dernières avancées de la recherche, Alexandre Dupilet propose un portrait profondément renouvelé de ce prince qui marqua tant l'époque de son empreinte que de régent, il est désormais devenu pour l'Histoire, le Régent.
-
Brillat-Savarin : Le gastronome transcendant
Jean-Robert Pitte
- Tallandier
- Biographies
- 18 Janvier 2024
- 9791021053533
Si la gourmandise est vieille comme le monde, la gastronomie telle que nous la connaissons est un art de vivre qu'il est difficile de faire remonter au-delà du siècle des Lumières. Elle a eu ses inventeurs, ses théoriciens, ses propagateurs et dans cette grande conquête de l'humanité, c'est Jean Anthelme Brillat-Savarin (1755-1826) qui a, de loin, joué le premier rôle.
Magistrat issu d'une longue lignée de juristes de Belley (Ain), député, conseiller à la Cour de cassation, poète et essayiste, polyglotte, musicien talentueux, ami fidèle et délicat, il fut un gourmet aux connaissances encyclopédiques et aux curiosités toujours renouvelées, sans cesse désireux d'aller au-delà des habitudes et des conventions, exigeant comme on ne l'avait jamais été avant lui sur la qualité et la fraîcheur des aliments, sur l'assemblage des saveurs, sur l'accord mets-vins, sur l'équilibre des repas et mille choses encore. La publication de sa célébrissime Physiologie du goût juste au moment de sa mort est venue à point pour accompagner un mouvement en cours depuis la Révolution : la bonne chère n'était plus l'apanage de la noblesse, la bourgeoisie désormais aux manettes voulait aussi s'emparer de ce signe extérieur de prestige. Brillat-Savarin, éducateur du goût, est le père de la grande cuisine qui s'est développée en France (et ensuite dans le monde entier) au XIXe siècle. -
Castelnau : Le maréchal escamoté, 1851-1944
Jean-Louis Thiériot
- Tallandier
- Biographies
- 14 Novembre 2024
- 9791021061354
Le général de Castelnau traverse un siècle d'histoire militaire et politique de la France. Considéré par ses contemporains comme l'un des pères de la victoire lors de la Première Guerre mondiale, il est victime de cabales politiques liées à sa réputation d'homme de droite catholique. Surnommé le « capucin botté » par Clemenceau, il est par trois fois privé du bâton de maréchal que l'opinion publique lui promettait.
Dans cette biographie de référence, Jean-Louis Thiériot nous décrit un chef visionnaire, à la riche culture, rétif à l'offensive à outrance et respectueux de la vie de ses hommes. Tout juste sorti de Saint-Cyr, Castelnau fait ses gammes durant la débâcle de 1870. À l'été 1914, il remporte, à la Trouée de Charmes et à Nancy, les seules victoires françaises avant celle de la Marne. Après différents commandements, il est nommé adjoint de Joffre au Grand Quartier général et joue un rôle majeur dans la défense de Verdun.
Marqué par la guerre, qui lui prit trois de ses fils, il se consacre ensuite à la politique comme député avant de créer la Fédération nationale catholique, en réponse aux cartels de la gauche et à l'anticléricalisme.
Dès 1933, il ne cesse de mettre en garde l'opinion française contre le pacifisme ambiant et le réarmement allemand. En 1940, il dénonce immédiatement l'armistice et la soumission du maréchal Pétain à l'occupant. Adversaire de Vichy, proche des mouvements de résistance, il meurt sans avoir connu la Libération tant espérée. -
Deng Xiaoping : Révolutionnaire et modernisateur de la Chine
Jean-Pierre Cabestan
- Tallandier
- Biographies
- 14 Novembre 2024
- 9791021051188
Il épousa littéralement le XXe siècle chinois. Deng Xiaoping (1904-1997) reste dans les mémoires le grand artisan de la modernisation économique de la Chine à la fin des années 1970. Cette biographie remet en perspective sa trajectoire unique et interroge son héritage au regard de l'évolution du pays alors que le pouvoir de Xi Jinping arrive à son zénith et que la guerre froide avec Washington s'intensifie.
« Vous voyez le petit homme là-bas, il est très intelligent et il a un très grand avenir devant lui. » Ainsi parlait Mao à Khrouchtchev en 1957, à propos du camarade Deng. Jean-Pierre Cabestan retrace la carrière de ce véritable animal politique : sa jeunesse au Sichuan, ses années de formation en France, son passage en Union soviétique, son ralliement à la guérilla de Mao, son ascension au sein du Parti communiste chinois, ses rôles clés et ses disgrâces... Autoritaire et doué d'un solide sens de la survie, il sut naviguer au sein du Parti et, en visionnaire, entraîna son pays dans des réformes pour l'ouvrir au monde.
Pourquoi a-t-il réprimé dans le sang le mouvement démocratique de Tiananmen ? Quelles leçons a-t-il tirées de l'effondrement de l'URSS ? Quel héritage a-t-il laissé ? Si la Chine de Xi remet Mao à l'honneur, les intellectuels et les réformistes d'aujourd'hui se sentent davantage proches de Deng. Cent vingt ans après sa naissance, le « petit homme », dont le parcours connut mille rebondissements, reste un sujet toujours sensible et vivant. C'est tout l'enjeu de cette biographie éclairante. -
Arletty : "Si mon coeur est français..."
David Alliot
- Tallandier
- Biographies
- 11 Mai 2016
- 9791021019652
Figure populaire du cinéma français depuis son apparition dans le célèbre film Hôtel du Nord de Marcel Carné, Arletty (1898-1992) a été l'actrice de tous les superlatifs : la plus populaire, la plus courtisée, la plus emblématique. Mais Arletty c'est aussi une ambiguïté française: pendant les quatre longues années qu'a duré l'Occupation, Arletty a entretenu une liaison amoureuse intense avec un officier allemand, ami personnel de Goering et officier de la Luftwaffe, et a cristallisé toutes les rancoeurs de l'époque.
Issue d'une famille modeste, elle débute une brillante carrière grâce à sa gouaille et son charisme et devient l'actrice la mieux payée pendant l'Occupation. Tout à ses scandaleuses amours avec Soehring, Arletty ne laisse pas les femmes indifférentes, et nombre de lesbiennes gravitent dans son entourage de façon permanente. Mais l'Occupation, c'est aussi cette période où Arletty va tourner les films les plus emblématiques de son temps, comme Les Visiteurs du soir (1942), mais surtout Les Enfants du Paradis (1945), véritable chef d'oeuvre du cinéma français, tourné dans des circonstances rocambolesques.
David Alliot a eu accès à des archives restées à ce jour inédites : documents relatifs à la « traque » d'Arletty à la Libération, conditions de son arrestation, procès-verbal de son interrogatoire d'octobre 1944, enquêtes de « concierge ».
Cette biographie dresse un portrait fidèle de l'actrice dans une période pour le moins troublée, en faisant le tri entre la réalité et la légende. Non sans oublier quelques répliques savoureuses de l'actrice qui apportent une touche d'humour bienvenue.