• Ordesa

    Manuel Vilas

    "Mon coeur ressemble à un arbre noir couvert d'oiseaux jaunes qui piaillent et me perforent la chair.' Tel est l'autoportrait brut et sans tabou d'un écrivain confronté à la disparition de ses parents. Assailli par les fantômes de son passé, il retrouve espoir dans le souvenir baigné de lumière jaune de leur amour et de la beauté d'antan. À travers l'évocation d'une famille modeste, c'est alors la peinture d'une certaine Espagne qui se révèle à nous dans toute sa complexité. L'appartenance à une classe sociale, l'éducation, l'alcoolisme ou encore la paternité sont autant de sujets traités ainsi de façon personnelle et collective à la fois.
    Profondément sincère, bruyamment intime, merveilleusement écrit dans une langue à la fois poétique et crue, Ordesa se lit comme la catharsis d'un deuil impossible, celui de la mort de nos parents et de la fin d'une époque, une expérience pour le moins universelle.
    Phénomène de librairie en Espagne, Ordesa a été désigné Meilleur livre de l'année par les grands quotidiens El País et El Mundo, imposant Manuel Vilas comme un écrivain majeur de la littérature espagnole.
    "Voici l'album, les archives, la mémoire sans mensonges ni consolation d'une vie, d'une époque, d'une famille, d'une classe sociale condamnée à tant d'efforts pour obtenir si peu. Il faut beaucoup de précision pour dire ces choses, un acide, un couteau aiguisé, une aiguille assez fine pour faire éclater le ballon de la vanité. Ce qui reste à la fin, c'est l'émotion propre de la vérité et la détresse devant tout ce qui a été perdu.'
    Antonio Muñoz Molina
    "Un livre magnifique, courageux et bouleversant'
    Javier Cercas
    Traduit de l'espagnol par Isabelle Gugnon

  • Antonio José Bolivar Proaño est le seul à pouvoir chasser le félin tueur d´hommes. Il connaît la forêt amazonienne, il respecte les animaux qui la peuplent, il a vécu avec les Indiens Shuars et il accepte le duel avec le fauve. Mais Antonio José Bolivar a découvert sur le tard l´antidote au redoutable venin de la vieillesse : il sait lire, et il a une passion pour les romans qui parlent d´amour, le vrai, celui qui fait souffrir. Partagé entre la chasse et sa passion pour les romans, le vieux nous entraîne dans ce livre plein de charme dont le souvenir ne nous quitte plus.

  • Mars 1937. Le Mount Castle, un cargo républicain transportant trente tonnes d'or de la Banque d'Espagne et faisant route pour l'Union soviétique, s'est réfugié dans le port international de Tanger, où un destroyer franquiste le détruira s'il tente de reprendre la mer. Falcó reçoit pour mission de s'y rendre, de convaincre le capitaine du Mount Castle de changer de camp s'il veut sauver son bateau et son équipage, et de récupérer ainsi l'or républicain. Mais son supérieur lui apprend qu'Eva, à qui il a sauvé la vie dans le précédent roman, est à bord. Et la tâche de Falcó va être beaucoup plus compliquée que prévu...
    Deuxième volume de la nouvelle série d'Arturo Pérez-Reverte, Eva est un roman magistral, subtil et haletant. Dans le fabuleux décor de Tanger, grouillant d'agents secrets, de tueurs à gages, de marins et de prostituées, on retrouve les personnages qui ont d'ores et déjà fait de Falcó l'une des plus belles réussites de la littérature d'espionnage contemporaine. La passion, la politique, l'honneur, la loyauté - tous les ingrédients sont réunis dans ce livre rythmé par un suspense de chaque page et empreint d'une finesse psychologique remarquable.

  • Fidèle à la promesse faite à son grand-père d´aller un jour en Andalousie, dans le village de sa famille, Luis Sepúlveda emprunte une route pleine de détours. Depuis Santiago du Chili ce voyageur infatigable, curieux de paysages mais surtout de rencontres, nous invite à l´accompagner dans quelques péripéties de sa vie ; de sa découverte, sous la tutelle du vieil anarchiste, d´un militantisme qui l´amènera à la prison et à l´exil dans divers pays d´Amérique du Sud, jusqu´au bonheur du retour, des années après, en Patagonie et en Terre de Feu. Avec un inégalable sens de la rencontre avec les autres, il nous fait connaître des marins, des professeurs amateurs de casinos et de femmes, des filles à marier à tout prix, les vainqueurs d´un championnat de mensonges et un aviateur fou... Incomparable raconteur d´histoires Luis Sepúlveda transforme la réalité en littérature.

  • Espagne, automne 1936. Sous le commandement de Franco, l'armée s'est soulevée pour renverser la République. Les services secrets franquistes chargent Lorenzo Falcó, ex-trafiquant d'armes et espion dénué de scrupules, d'une mission impossible : pénétrer en zone rouge et organiser, avec l'aide d'un groupe de miliciens, l'évasion du fondateur de la Phalange, José Antonio Primo de Rivera, détenu par les républicains dans la prison d'Alicante. Un homme et deux femmes – Ginés Montero, sa sœur Cari et l'énigmatique Eva Rengel – seront ses compagnons, et peut-être ses victimes.
    Mêlant réalité et fiction avec une maîtrise du récit et un art du suspense rarement égalés, Arturo Pérez-Reverte invente avec Falcó un nouveau et fascinant personnage, véritable archétype des grandes fictions littéraires et cinématographiques. Fanatisme et naïveté, trahisons et interrogatoires musclés, scènes d'action et dialogues se succèdent à un rythme trépidant et entraînent le lecteur jusqu'au rebondissement final qui annonce le deuxième volume de cette exceptionnelle série d'aventures et d'espionnage.
    Arturo Pérez-Reverte est né à Carthagène, Espagne, en 1951. Il a été grand reporter et correspondant de guerre pendant vingt et un ans. Avec plus de vingt millions de lecteurs dans le monde entier, plusieurs de ses romans ont été portés à l'écran. Il partage aujourd'hui sa vie entre l'écriture et sa passion pour la mer et la navigation. Il est membre de l'Académie royale d'Espagne.

  • Le premier roman de la jeune poétesse espagnole Elvira Sastre.
    " Quand deux personnes tombent amoureuses l'une de l'autre, elles deviennent une, de même que l'espace qu'elles occupent, qui est unique mais contient tout l'univers. À l'inverse, quand quelqu'un nous manque, son espace devient un trou immense et terrifiant pour celui qui le regarde. " Deux histoires d'amour, l'une détruite par la vie, l'autre par la mort. Celle, d'abord, de Gael, sculpteur et professeur talentueux bouleversé par sa rencontre avec une jeune modèle. En miroir, l'histoire de Dora, la grand-mère de Gael, enseignante qui tombe amoureuse de l'un de ses élèves. Un amour interdit qui sera mis à rude épreuve par la guerre civile et le régime franquiste. Avec Douze jours sans toi, Elvira Sastre nous offre un premier roman saisissant, porté par une écriture sensible et poétique, sur les blessures de l'amour et la guérison.

  • C'est l'histoire de Guille...C'est l'histoire d'un petit garçon débordant d'imagination qui voue un amour sans bornes à Mary Poppins.
    L'histoire d'un père un peu bougon, qui vit seul avec ce fils sensible et rêveur dont il a du mal à accepter le caractère.
    D'une institutrice qui s'inquiète confusément pour l'un de ses élèves qui vit un peu trop dans ses rêves.
    D'une psychologue scolaire à qui on envoie un petit garçon qui a l'air d'aller beaucoup trop bien.
    Quel mystère se cache derrière cette apparence si tranquille, et pourtant si fragile ?
    Un roman choral aussi tendre que bouleversant, qui emprunte à l'enfance toute sa sincérité désarmante pour dire l'amour, le vide, le rêve et la puissance de l'imaginaire.
    Après
    Une mère et
    Tout sur mon chien, Alejandro Palomas nous surprend encore avec cette histoire qui peut faire penser à
    Extrêmement fort et incroyablement près de Jonathan Safran Foer, tant elle est hors norme.

  • Zorbas le chat grand noir et gros a promis à la mouette qui est venue mourir sur son balcon de couver son dernier oeuf, de protéger le poussin et de lui apprendre à voler Tous les chats du port de Hambourg vont se mobiliser pour l'aider à tenir ces promesses insolites. A travers les aventures rocambolesques et drôles de Zorbas et Afortunada, on découvre la solidarité, la tendresse, la nature et la poésie.

  • Interrompu un matin dans l'écriture de son prochain roman, Manuel Ortigosa, auteur à succès, trouve deux policiers à sa porte.
    Cela aurait pu n'être qu'un banal et triste accident - une voiture qui, au petit jour, quitte la route de façon inexpliquée. Mais le mort, Álvaro Muñiz de Dávila, est le mari de Manuel, et le chef d'une prestigieuse dynastie patricienne de Galice.
    Dans ce bout du monde - sublime peut-être, mais aussi le plus archaïque de toute l'Espagne -commence alors pour Manuel un chemin de croix, au fil duquel il découvre qu'Álvaro n'était pas celui qu'il croyait. Accompagné par un garde civil à la retraite et par un ami d'enfance du défunt, il plonge dans les arcanes d'une aristocratie où la cupidité le dispute à l'arrogance.
    Il lui faudra toute sa ténacité pour affronter ces fantômes de secrets impunis, pour lutter contre ses propres démons, et apprendre qu'un rire d'enfant peut mener à la vérité aussi sûrement que l'amour.

  • Nouvelle Édition 2021" Des intrigues où l'irrationnel surgit sans crier gare, où le lecteur navigue aux marges du réel, en proie à l'angoisse de la réalité défaillante, de l'effacement des limites entre rêve et conscience, entre raison et folie... Bref, l'emprise du fameux "sentiment d'inquiétante étrangeté', voilà le piège que, de livre en livre, ne cesse de tendre Bioy Casares. "Nathalie Crom, La Croix
    Le narrateur de la nouvelle-titre, souffrant de maux de dos, se rend aux thermes d'Aix-les-Bains. Là, il croise une connaissance qui lui confie comment, par quel ricochet amoureux, il est devenu propriétaire de l'hôtel où loge notre narrateur. " Sous l'eau " explore les limites de l'amour : son narrateur refuse de subir des transformations radicales afin de suivre son aimée sous l'eau, où elle a choisi de vivre... Dans ces neuf nouvelles, Adolfo Bioy Casares, que son chef-d'oeuvre L'Invention de Morel a hissé parmi les plus grands auteurs de la littérature sud-américaine, joue avec le fantastique, pratiquant un mélange des genres surprenant qui ne manque jamais de charmer son lecteur.

  • Depuis la parution posthume de son roman " total ", 2666, Roberto Bolaño est considéré comme une figure majeure de la fiction contemporaine. La publication de ses Œuvres complètes vient confirmer le statut déjà acquis de son vivant avec, notamment, Les Détectives sauvages et La Littérature nazie en Amérique.
    Tout au long de sa vie, Roberto Bolaño n'a cessé de se considérer, avant tout, comme un poète. Ce premier tome, qui comporte un grand nombre d'inédits, montre le rôle capital joué par la poésie dans sa vie et ses écrits.
    Œuvres complètes I
    Poèmes (dont inédits)
    Amuleto (roman)
    Appels téléphoniques et autres histoires (nouvelles)
    Étoile distante (roman)
    Traduit de l'espagnol (Chili) par Robert Amutio et Jean-Marie Saint-Lu.

  • Dans une Espagne secouée par de graves troubles politiques, un maître d'escrime assiste à la lente disparition de son art et des valeurs auxquelles il a été fidèle toute sa vie. En 1868, à Madrid, les mots "honneur" et "honnêteté" agonisent en même temps que le vieux monde, et le maître, réfugié en lui-même, s'applique à mettre au point une botte secrète, imparable, son Graal. Lorsque dans sa salle d'armes apparaît la belle et énigmatique Adela de Otero, sa vie bascule. Son amour, qu'il n'ose exprimer, l'entraîne malgré lui dans une aventure où les trahisons succèdent aux manoeuvres politiques et aux crimes, et qui se déroule selon les règles d'un duel : assaut, fausse attaque, dégagement forcé, jusqu'au combat à pointe nue, mortel. Arturo Pérez-Reverte, révélé en France par Le Tableau du maître flamand, nous livre ici un suspense haletant, où l'intrigue policière tracée au fleuret laisse apparaître la vision d'un monde qui a perdu ses repères et vacille.

  • Séfarade

    Antonio Munoz Molina

    Séfarade, c'est la patrie de tous les accusés, exilés, bannis, chassés de leur quotidien, de leur maison, de leur terre et qui, où qu'ils se trouvent, sont à jamais des étrangers.
    Séfarade, c'est la patrie de la mémoire, celle des disparus, morts ou vivants, personnages réels ou imaginaires réunis par la fraternité et la solidarité d'un écrivain.
    Séfarade, ce sont dix-sept chapitres racontant chacun une histoire différente, toutes traversées par des motifs, phrases, personnages qui assemblent un discours dont le thème central est la persécution.
    À travers la voix émouvante et forte d'Antonio Muñoz Molina résonnent celles de Primo Levi, Franz Kafka et Milena Jesenska, Willi Münzenberg, Evguénia Guinzbourg, Margarete Buber-Neumann, mais aussi l'attente d'une femme qui ne revit jamais son père, les nostalgies de Mateo le cordonnier, la folie amoureuse d'une nonne ou encore le souvenir d'une rescapée des geôles argentines. Autant d'êtres détruits au plus intime d'eux-mêmes par l'Histoire.
    Ce livre magnifique brise les limites de la fiction en même temps qu'il les transcende. Et comme toujours sous la plume de ce grand écrivain espagnol, matière humaine et matière narrative se fondent en des pages d'une beauté inouïe.

  • Sur le point de rejoindre son régiment en Flandre, Diego Alatriste y Tenorio est sollicité par son ami le poète Francisco de Quevedos pour résoudre une affaire délicate et dangereuse, qui nest peut-être pas sans lien avec le meurtre dune femme, retrouvée étranglée dans une chaise à porteurs devant léglise de San Ginés. Il sagit de libérer la jeune Elvira de la Cruz, recluse dans un couvent sur lequel courent détranges et inquiétantes rumeurs. Mais laffaire tourne mal et, au cours dune échauffourée tragique, le jeune page du capitaine, Iñigo Balboa, est enlevé par des inconnus, jeté dans un cachot et menacé de périr sur le bûcher.Une fois encore lombre de lInquisition sétend sur le Madrid décadent de Philippe IV où, depuis plus de deux siècles, les juifs convertis sont traqués sans relâche. Le capitaine Alatriste et Francisco de Quevedo devront, pour sauver Iñigo, déjouer un complot aux multiples ramifications et affronter de vieux ennemis : le perfide secrétaire Luis de Alquézar, le sinistre père Emilio Bocanegra et le spadassin sans âme Gualterio Malatesta.

  • Un garçon de seize ans lit Moby Dick et part chasser la baleine. Un baleinier industriel japonais fait un étrange naufrage à l'extrême sud de la Patagonie. Un journaliste chilien exilé à Hambourg mène l'enquête et ce retour sur les lieux de son adolescence lui fait rencontrer des personnages simples et hors du commun, tous amoureux de l'Antarctique et de ses paysages sauvages. Il nous entraîne derrière l'inoubliable capitaine Nilssen, fils d'un marin danois et d'une Indienne Ona, parmi les récifs du Cap Horn, sur une mer hantée par les légendes des pirates et des Indiens disparus, vers des baleines redevenues mythiques. 

  • En 1928, Max, gigolo, chasseur de femmes fortunées, fait route vers Buenos Aires à bord du Cap Polonio où il travaille comme danseur mondain, quand il aperçoit une pièce de choix : Mecha Inzunza, épouse richissime d'un célèbre compositeur, qui danse merveilleusement le tango. La passion de Max est immédiate et à Buenos Aires, où il guide le couple dans les cabarets des faubourgs, il noue avec elle une liaison qui tourne mal. Le hasard les réunira deux fois : en 1937 à Nice, où ont été volées des lettres compromettantes sur le financement du coup d'État de Franco, et en 1966, dans un grand hôtel de Sorrente, où le fils de Mecha dispute un tournoi d'échecs sous l'oeil vigilant du KGB chargé de veiller sur les carnets secrets de Sokolov, le champion soviétique.Le tango, l'espionnage, le jeu relient les trois moments de ce roman d'amour et d'aventures, semé d'intrigues et de trahisons. Après avoir traversé un siècle flamboyant et tragique, Max et Mecha, tour à tour proie et chasseur, tireront lentement leur révérence dans la lumière crépusculaire d'une époque qui s'éteint.Arturo Pérez-Reverte est né à Carthagène, Espagne, en 1951. Il a été grand reporter et correspondant de guerre pendant vingt et un ans. Ses romans sont des succès dans le monde entier et plusieurs d'entre eux ont été portés à l'écran. Il partage aujourd'hui sa vie entre l'écriture et sa passion pour la mer et la navigation. Il est membre de la Real Academia Española de las Letras.Traduit de l'espagnol par François Maspero

  • À la fin de 1936, Ignacio Abel, architecte espagnol de renom, progressiste et républicain, monte l'escalier de la gare de Pennsylvanie, à New York, après un périple mouvementé depuis Madrid où la guerre civile a éclaté. Hanté par les récriminations de sa femme, Adela, et taraudé par le sort incertain de ses deux jeunes enfants, Miguel et Lita, il cherche Judith Biely, sa maîtresse américaine. L'auteur le regarde prendre le train qui doit le conduire dans une petite ville au bord de l'Hudson, Reinheberg, et reconstruit au cours d'un époustouflant va-et-vient dans le temps la vie d'Ignacio Abel, fils de maçon, devenu architecte à force de sacrifices, marié à une fille de la bourgeoisie madrilène rétrograde et catholique, déchiré par sa passion amoureuse et par la violence des événements politiques. Au long de ces mille pages d'amour et de guerre, les personnages de fiction mêlent leur vie à celle des hommes politiques et des écrivains de l'époque. Dans ce chef-d'œuvre intimiste et charnel, Antonio Muñoz Molina fouille avec une lucidité admirable et bouleversante au plus profond de la matière humaine.
    Traduit de l'espagnol par Philippe Bataillon
    Né à Ubeda, espagne, en 1956, Antonio Munoz Molina est l'un des plus grands écrivains de langue espagnole. Son oeuvre romanesque, réunie au éditions du Seuil, a reçu de nombreux prix littéraires en Espagne, dont le Prix national de littérature. et en France le Prix Femina étranger. Il est membre de la Real Academia Espanola.

  • " Chez Bioy Casares, l'imagination va toujours de pair avec une admirable capacité à capter le langage et la mentalité des Argentins au fil du temps. " Paulo A. Paranagua, Le Monde.
    Ex-employé de banque, Lucien Bordenave est devenu horloger depuis qu'il a été licencié. Il mène une existence paisible dans un quartier populaire de Buenos Aires. Soudain, pour des raisons inconnues, on enferme sa femme Diana dans une clinique psychiatrique. Dès lors, son quotidien, fait de conventions, va être bouleversé par une série de péripéties bizarres et inquiétantes, entre autres l'intrusion de sa belle-soeur, sa rencontre avec le fascinant directeur de l'hôpital Reger Samaniego ou l'apparition d'une chienne qui, curieusement, répond elle aussi au nom de Diana. Enfin, le comportement de la " vraie " Diana, à sa sortie de la clinique, lui fait prendre conscience, petit à petit, qu'autour de lui se produisent d'étranges transferts et mutations d'âmes et de corps...Dormir au soleil s'inscrit dans le cadre de cet imaginaire pour ainsi dire " frontalier ", à cheval entre le rêve et la réalité, dont Bioy Casares a fait un royaume très singulier et qui lui a valu d'être, avec Borges et Cortázar, l'un des écrivains les plus marquants de la littérature argentine du XXe siècle.

  • Dans un vieil entrepôt d´un quartier populaire de Santiago, trois sexagénaires attendent avec impatience l´arrivée d´un homme, le Spécialiste. Tous trois anciens militants de gauche, condamnés à l´exil par le coup d´État de Pinochet, se retrouvent trente-cinq ans après pour participer à une action révolutionnaire organisée par le Spécialiste. Mais alors que celui-ci se dirige vers ce rendez-vous, il est tué de façon grotesque, frappé par le destin sous la forme d´un tourne-disque jeté par une fenêtre au cours d´une dispute conjugale. Tout le plan tombe à l´eau jusqu´au moment où ressurgit dans la mémoire des complices l´expression favorite du Spécialiste : "On tente le coup ?" L´auteur nous propose les portraits cocasses et attachants de trois héros cassés par l´Histoire récente et l´exil, mais qui n´ont perdu ni leur humour ni leur capacité de croire en un rêve. 

  • Barcelone, 1888 : sur le chantier de l'Exposition universelle débarque un petit paysan effaré qui gagne misérablement sa vie en distribuant de la propagande anarchiste. Barcelone, 1929 : d'un pavillon de la seconde Exposition universelle décolle un engin stupéfiant, mi-soucoupe volante, mi-hélicoptère. Aux commandes, le petit paysan devenu l'un des hommes les plus riches et les plus extravagants du monde. Entre-temps, Prométhée crapuleux des temps modernes, il aura été camelot, homme demain, chef de gang, grand industriel d'avant-garde, entre-temps la guerre aura ravagé l'Europe, le cinéma commencé à faire rêver les foules, les cheminées des usines auront noirci le ciel, les émeutes ouvrières ensanglanté les rues, les ailes des aéroplanes fait glisser leur ombre sur la ville des prodiges.Au rythme vertigineux d'un roman « picaresque » contemporain, l'aventure individuelle est brassée par l'aventure collective, l'histoire locale devient l'histoire universelle : le grand carnaval des maquereaux, des rufians, des rois, des trafiquants d'armes, le bal burlesque où dansent poseurs de bombes et généraux éthyliques, condamnés à mort et savant fous, impératrices assassinés, espionne, travestis, vierges et martyres, mythes et apparitions.

  • « Il nétait pas le plus honnête ni le plus pieux des hommes, mais il était vaillant. » Ainsi commence Le Capitaine Alatriste, histoire dun ancien soldat espagnol, vétéran de la guerre de Flandre, spadassin à la solde des nobles ou de riches hidalgos. Ses aventures, aussi dangereuses que passionnantes, nous entraînent dans les intrigues de la cour de Philippe IV, roi dune Espagne corrompue et décadente, dans les ruelles obscures de Madrid où lon croise le fer pour quelques maravédis, dans les tavernes où Francisco de Quevedo compose des sonnets la main à lépée, dans les théâtres où les représentations des comédies de Lope de Vega finissent en échauffourées. Le jeune Iñigo de Balboa, limplacable Inquisiteur Emilio Bocanegra, lassassin Gualterio Malatesta et le diabolique secrétaire du roi, Luis de Alquézar sont quelques-uns des personnages inoubliables de ces aventures où laction renoue grâce à une plume flamboyante avec la plus grande tradition du roman de cape et dépée.

  • Pour Sniper, graffeur au talent exceptionnel et mondialement reconnu, l'art véritable ne peut en aucun cas être confondu avec une marchandise. Son travail sur les murs, les autobus, les wagons de métro, les bâtiments historiques, est une façon violente d'exprimer ses positions " antisystème ". De Madrid à Lisbonne, Vérone, Rome et Naples, celui dont personne n'a jamais vu le visage et dont la signature est la mire d'un fusil organise avec des graffeurs du monde entier des performances stupéfiantes et illégales. Certaines d'entre elles, particulièrement périlleuses, ont coûté la vie à plusieurs de ses compagnons. C'est le cas de Holden, un jeune graffeur, fils d'un puissant homme d'affaires espagnol, tombé d'un toit en essayant de mener à bien une réalisation artistique. Le père de Holden a mis la tête de Sniper à prix.
    Alejandra Varela, la narratrice du roman, historienne de l'art urbain, a été chargée par un important éditeur de trouver Sniper afin de lui proposer une grande rétrospective de son oeuvre au MoMA et d'éditer un livre sur lui. Elle le traque en Espagne puis en Italie et va très vite être prise dans un piège mortel en comprenant quels sont les véritables objectifs de cet artiste radical.
    Ce splendide et passionnant thriller, véritable réflexion sur l'art de la rue, pose aussi la question des rebellions d'aujourd'hui contre nos sociétés soumises aux lois de la finance.

  • Énorme succès commercial en Espagne. La vie de quatre amies de 27 ans qui se racontent tout, en particulier leurs histoires de coeur. La nouvelle saga addictive, prochainement sur Netflix.
    La version madrilène de Sex and the City Dans ce troisième volet de la saga, Valeria regrette de s'être emballée pour Victor. Certes, leurs ébats sont toujours aussi torrides. Mais à quoi tout cela rime-t-il ?Empêtrée dans les préparatifs d'un mariage bien plus pompeux que ce qu'elle aurait voulu, Carmen ne sait plus où donner de la tête. Quant à Nerea, elle a tout envoyé valser : son job et son petit ami au profil de gendre idéal... Adieu la Nerea sainte-Nitouche dont ses amies se moquaient ! Il est temps de s'éclater.Pourtant, c'est Lola qui surprend son monde. Elle a rencontré Rai. Elle en est raide dingue. Léger problème : il est tout juste post-pubère, il n'a que 20 ans !Pas si facile d'être une jeune trentenaire. Heureusement que les amies sont là...

  • Au cours d'une soirée chez son ami le docteur Benavides, Juan Gabriel Vásquez, auteur et narrateur du livre, fait la connaissance de Carlos Carballo, un personnage étrange, tourmenté par les meurtres d'hommes politiques célèbres. Quels liens y a-t-il entre l'assassinat, en 1948, du leader libéral Jorge Eliécer Gaitán, ceux de John Fitzgerald Kennedy et du sénateur Rafael Uribe Uribe, tué en 1914 à coups de hachette par deux menuisiers ? Pour Carlos Carballo, tout est lié par le complot de puissances obscures. En écrivain passionné par l'histoire et le récit des autres, Juan Gabriel Vásquez ne résiste pas à la tentation d'écouter ce qu'il tient pour des élucubrations et tombe dans le piège que lui tend son interlocuteur. Au cours d'une nuit hallucinée, il se rend chez Carballo pour lire le récit d'un certain Anzola sur la mort d'Uribe Uribe et le procès de ses assassins. Ces fantômes du passé qui réclament vérité et justice manquent de faire vaciller la raison de l'auteur et sèment le doute dans l'esprit du lecteur.
    Autobiographie, enquête politique et policière aux accents shakespeariens, Le Corps des ruines est de la première à la dernière page un livre magistral et ensorcelant où le roman devient l'instrument par excellence de la spéculation historique. Il consacre définitivement Juan Gabriel Vásquez comme le grand écrivain latino-américain d'aujourd'hui.
    Traduit de l'espagnol (Colombie) par Isabelle Gugnon

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