• Dans la maison d'Alfred Bindler, une pièce tout entière est consacrée à ce meuble en ronce de noyer où dorment, dans leurs tiroirs vitrés, les papillons amassés, tels des trésors, au cours de toute une vie.
    À 65 ans, Alfred Bindler consulte ces tiroirs comme d'autres feuillettent les albums de famille. Car, à chacun de ces spécimens, la mémoire a attaché un voyage, un moment, une personne, un geste... et la collection alors se lit comme un recueil de mémoires.
    Mais cet entomologiste passionné ne s'est jamais contenté d'amasser. Ses consciencieuses collectes sont surtout une quête : celle de la Phalène blanche, de ce papillon parfait dont ses études et celles de son maître ont déduit l'indispensable existence mais que nul n'a jamais vu.
    Ainsi, les papillons d'Alfred Bindler, recueillis dans le meuble massif, témoignent non seulement de la vie de leur détenteur, mais également de son lien au monde, de ses élans et de ses ambitions, de sa recherche d'absolu. De sa tentative de découvrir, comme nous tous, le sens de sa vie.
    Ce roman sensible et profond parle de rencontres, d'amour, d'émotion et de sens.
    Entre nos souvenirs et nos aspirations, nous cultivons tous nos propres

  • L'alsace nature

    Gérard Freitag

    Depuis 50 ans, Alsace Nature fédère les associations de défense de la nature en Alsace. 50 ans de lutte pour la biodiversité, pour le respect de l'environnement, pour la vie.
    Pour marquer ces 50 ans, l'écrivain Gérard Freitag nous propose un abécédaire.
    De «Abeille» à «Zygènes», ce sont 104 textes, en forme de coups de gueule ou de coups de coeur, toujours poétiques et amoureux de la nature, qui nous rappellent les nombreux domaines où Alsace Nature a agi, et agit toujours : contournements routiers, grand hamster, nucléaire (Fessenheim), et tant d'autres.
    L'illustratrice Caroline Koehly l'accompagne, pour faire de ce florilège un beau livre auquel on reviendra souvent.

  • Un jeune médecin de campagne qui reçoit des lettres anonymes remettant étrangement en cause le passé de sa femme. Un mort bien dérangeant et sur la présence duquel on vient sans cesse de buter. Quelqu'un qui veut savoir s'il est possible de prévoir sans faille les détours de la conscience d'un autre. Un agonisant inerte couché dans une chambre de sa maison et bien d'autres personnages... Tous tissent la matière de ce roman dans lequel les événements mettent quelquefois rudement à l'épreuve les faiblesses des héros.

  • Sans leur tain, les miroirs ne nous renverraient plus notre image invariable et, en quelque sorte, prisonnière d'elle-même. Des possibilités insoupçonnées, oubliées ou cachées de nos consciences se révéleraient peut-être. Le héros de Vlod se multiplie dans des simulacres lui permettant de différer longtemps une évidence cruelle. D'autres personnages cherchent à se soustraire à ces reflets inattendus et peu confortables d'eux-mêmes. Grâce à eux, une jeune femme se découvre une identité improbable, mais plus satisfaisante que celle que les événements voudraient lui imposer. Le héros de Môsa y puisera enfin une justification.

  • À mi-voix, sur un ton d'élégie, Gérard Freitag nous dit des choses infiniment simples, dont les hommes d'aujourd'hui ont perdu le secret : voici la marche, la table, l'oiseau, le lac, le rythme. Voici un « mot tout noir ». Il procède à une osmose de l'être et des choses domesticables et familières avec la Nature. Nous avions oublié que nous étions associés à tout cela : une maison posée près de la forêt ; et les morts sont dans le bois dont nous nous servons comme dans la pièce la plus familière de la maison qu'ils ont connue avant nous. Présence de tout aboutit à une religiosité qui ne pèse pas, à une lumière rilkéenne posée sur la merveille de la Nature, complice de l'Emotion.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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