• On a tendance aujourd'hui à associer au carnaval de Venise une image figée qui nous aurait été léguée par le XVIII e siècle. Pourtant l'histoire de ce moment festif est beaucoup plus longue et complexe. Au carnaval civique destiné à façonner au Moyen Âge la cohésion sociale et politique de la commune, succéda un carnaval voulu par l'aristocratie et associant le peuple aux jeux publics pour mieux dire au monde la puissance et la fascination de cette ville hors du commun.
    Lorsqu'à la fin du XVI e siècle la primauté commerciale et politique de la Sérénissime en Europe finit par s'essouffler, le carnaval prit le relais des fastes de l'économie marchande et de la diplomatie en accueillant les princes d'Europe et en s'ouvrant à l'opéra.
    Puis, alors que la ville se repliait sur ses possessions de Terre ferme, le carnaval devint plus monotone, cachant surtout la crise sinon économique, du moins morale, politique et sociale de la République, avant de se réduire au XIX e siècle. Son retour en 1980 a réalisé un subtil mélange :
    Ressusciter une fête urbaine qui renvoie aux fastes baroques du XVII e siècle tout en l'associant aux souvenirs de Vivaldi, de Pietro Longhi et de Goldoni, contemporains du siècle des Lumières.
    C'est cette passionnante histoire qui est ici racontée.

  • Étape la plus emblématique du Grand Tour que les élites européennes accomplissaient au XVIIIe siècle, le voyage en Italie ne se réduit pas à une expérience de jeunes nobles complétant leur éducation. En temps de paix comme à la faveur des guerres, des Français de tous âges ont traversé les Alpes ou pris la mer avec les buts les plus variés.
    Riches ou pauvres, guidés par des modèles qui canalisaient leurs attentes, ils ont contribué à transformer le visage d'une terre engagée dans le processus unitaire en inventant des capitales, comme Milan, et en parcourant les Alpes ou le Sud marqué par les restes antiques. Terre des arts, de la culture classique et du catholicisme, l'Italie des Lumières est alors devenue le « laboratoire » d'une connaissance plus systématique de la nature, des hommes et de l'organisation des sociétés. Mais tandis que l'encyclopédisme fit place au seuil du XIXe siècle à des savoirs plus spécialisés, nobles et marchands, artistes et gens de lettres renouèrent avec un regard simplificateur et stéréotypé et le voyageur du XVIIIe siècle se mua en un touriste pressé et conquérant.
    C'est pour mieux comprendre le passage de ces formes complexes du voyage vers le tourisme que la présente enquête s'est attachée à dépouiller les guides, récits et journaux de voyage laissés par les Français sur l'Italie entre 1750 et 1815.

  • En août 2008, le monde portera son regard sur pékin et la chine où seront organisés les prochains jeux olympiques.
    Mais qu'en est il vraiment du sport chinois, de ces écoles d'etat, de ces pouponnières de gymnastes, de ces centres régionaux et nationaux, autant de lieux secrets, autant de bastions où des athlètes d'etat se préparent dans le silence et le secret ?. gilles bertrand, journaliste et photographe posant depuis plus de vingt ans son regard sur le monde du sport, a décidé de mener une longue enquête au coeur du système chinois.
    Il a donc sillonné cette "route de la sueur", d'écoles étatiques en centres privés où les portes se sont ouvertes. des compétitions locales en grandes rencontres nationales, de petits gymnases en grands centre nationaux, afin de mieux comprendre et mieux appréhender le sport chinois dans sa globalité. des sports olympiques aux jeux traditionnels qui n'échappent pas au contrôle de l'etat chinois. "ombres et lumières, le sport en chine" est un carnet de route à travers cette chine qui révolte autant qu'elle passionne.
    De la ville au stade, de la rue au gymnase, un livre témoin, un regard sur le sport chinois qui ne peut être que le reflet d'une société en totale mutation

  • Dans ce livre «La Grande Course des Templiers, La Légende du Trail », on retrouve toute la poésie, l'engagement, le désintérêt qui caractérise la naissance de la Grande Course des Templiers. En 176 pages, magnifiquement illustrées (les 200 plus belles photos des Templiers réalisées en partie par Yves Marie Quemener), on part à la rencontre de ces pionniers du trail, on découvre des hommes et femmes du terroir qui ont façonné ces paysages merveilleux des Causses et des Cévennes. On voit évoluer et grandir cette épreuve qui reste accrochée, même après 12 éditions, à ses valeurs de départ. Ce livre, coordonné par Gilles Bertrand, est un grand voyage dans l'histoire d'une course qui a donné naissance à la course sur sentiers. Un livre où le mot liberté et respect garde tout son sens et sa saveur. A aujourd'hui, 14 000 coureurs ont eu le privilège de franchir la porte du bonheur qui caractérise l'arrivée. Ce livre est pour eux.

  • Étape la plus emblématique du Grand Tour que les élites européennes accomplissaient au XVIIIe siècle, le voyage en Italie ne se réduit pas à une expérience de jeunes nobles complétant leur éducation. En temps de paix comme à la faveur des guerres, des Français de tous âges ont traversé les Alpes ou pris la mer avec les buts les plus variés. Riches ou pauvres, guidés par des modèles qui canalisaient leurs attentes, ils ont contribué à transformer le visage d'une terre engagée dans le processus unitaire en inventant des capitales, comme Milan, et en parcourant les Alpes ou le Sud marqué par les restes antiques. Terre des arts, de la culture classique et du catholicisme, l'Italie des Lumières est alors devenue le «laboratoire» d'une connaissance plus systématique de la nature, des hommes et de l'organisation des sociétés. Mais tandis que l'encyclopédisme fit place au seuil du XIXe siècle à des savoirs plus spécialisés, nobles et marchands, artistes et gens de lettres renouèrent avec un regard simplificateur et stéréotypé et le voyageur du XVIIIe siècle se mua en un touriste pressé et conquérant. C'est pour mieux comprendre le passage de ces formes complexes du voyage vers le tourisme que la présente enquête s'est attachée à dépouiller les guides, récits et journaux de voyage laissés par les Français sur l'Italie entre 1750 et 1815.

  • Par-delà le découpage récent des frontières politiques se dessine dans les mondes alpin et italien un emboîtement de réalités perçues où le sentiment d'appartenance à un Etat-Nation le dispute au sentiment d'appartenance à des vallées ou à des provinces historiques. Le dialogue entre historiens, sociologues, ethnologues et linguistes spécialistes de l'Italie et des régions alpines vise à associer aux débats du présent les leçons du passé. Il aide à mieux marquer dans l'Europe en construction les enjeux d'une réalité commune que continuent de traverser des sentiments ambivalents.

  • Quel rôle joue l'expérience physique du déplacement sur la production des textes et la circulation des modèles culturels ? Pour évaluer l'impact des voyages dans la genèse et l'évolution des regards portés sur les pays et les peuples étrangers, cet ouvrage examine le cas de l'Italie et de la France entre le XVIe et le XIXe siècle, sans négliger des ouvertures sur d'autres espaces, de la Hollande à l'Amérique. On y interroge l'attitude des voyageurs face aux stéréotypes et la façon dont les matériaux issus du voyage ont pu en retour influencer le fonctionnement intellectuel du milieu du départ.

  • On a tendance aujourd'hui à associer au carnaval de Venise une image figée qui nous aurait été léguée par le XVIIIe siècle. Pourtant l'histoire de ce moment festif est beaucoup plus longue et complexe. Au carnaval civique destiné à façonner au Moyen Âge la cohésion sociale et politique de la commune, succéda un carnaval voulu par l'aristocratie et associant le peuple aux jeux publics pour mieux dire au monde la puissance et la fascination de cette ville hors du commun.
    Lorsqu'à la fin du XVIe siècle la primauté commerciale et politique de la Sérénissime en Europe finit par s'essouffler, le carnaval prit le relais des fastes de l'économie marchande et de la diplomatie en accueillant les princes d'Europe et en s'ouvrant à l'opéra.
    Puis, alors que la ville se repliait sur ses possessions de Terre ferme, le carnaval devint plus monotone, cachant surtout la crise sinon économique, du moins morale, politique et sociale de la République, avant de se réduire au XIXe siècle. Son retour en 1980 a réalisé un subtil mélange : ressusciter une fête urbaine qui renvoie aux fastes baroques du XVIIe siècle tout en l'associant aux souvenirs de Vivaldi, de Pietro Longhi et de Goldoni, contemporains du siècle des Lumières.
    C'est cette passionnante histoire qui est ici racontée.

  • L'historien Gilles Bertrand revisite de manière originale le sujet classique du « Tour d'Italie ». Son essai déplace la question de la contemplation de paysages vers une étude attentive des multiples détours et retours que l'on peut y faire, avec toute l'épaisseur active des sédimentations de la mémoire : voyages mobiles et immobiles parmi les images physiques et mentales, expériences de pensée, souvenirs à demi-effacés confinant au rêve, épisodes historiques ayant marqué les mémoires individuelles et collectives. Le chercheur quitte ainsi le seul domaine de l'archive ou du matériau littéraire pour aborder les témoignages de perceptions, les replis de soi où affleurent les histoires personnelles, les attentes déçues, les espoirs trahis, les souvenirs sublimés. Il s'intéresse donc aux images circulées, voyagées, perçues et remémorées - et non seulement au contenu des représentations. La matérialité des supports, de la carte postale au tableau filmé, du plan de ville à la géographie des guides touristiques, est ici étudiée sous l'angle des usages et de la perception, ce qui conduit parfois à esquisser une contre-image, une image floue, voire une non-image.
    En consacrant ce texte aux relations complexes entre l'ensemble ouvert de ces images actives et la tradition sans cesse revisitée et remaniée du récit de voyage en Italie, Gilles Bertrand observe donc les réceptions et les pratiques - y compris les siennes propres.
    Prenant souvent appui sur les photographies de Raymond Escomel qui l'accompagne dans cette aventure, son texte interroge de manière précise, et en partie critique, l'étonnant cumul des représentations dont la péninsule italienne a fait l'objet. Son enquête transversale examine les usages individuels de l'espace et du temps, mais aussi de l'écriture et de l'énonciation. C'est dans le détail des activités du voyageur, au contact des lieux et de leur matérialité et à différentes échelles (état des routes, de l'architecture, de la forme des villes et des paysages, si variés, de chaque région) que se constate la force de déplacement et de mise en perspective qui continue de singulariser le « voyage d'Italie ».
    Les images de Raymond Escomel se déplient au fil d'un itinéraire mi réel, mi rêvé. Bousculant les codes iconologiques convenus d'une représentation trop évidente des paysages, des monuments et des attitudes, la suite photographique des quarante images propose un contrepoint à la perception et au souvenir du voyage. Elle traduit et révèle une vision en cours, avec du mouvement, des oscillations, des profondeurs que leur lecture invite à continuer, à mettre au point par delà la buée propre à une certaine myopie de la mémoire. D'un autre côté ces mêmes images, sitôt stabilisées, prennent position et s'affirment aussi comme des tableaux monochromes.
    L'ouvrage apporte ainsi une contribution importante à l'histoire concrète des pratiques du voyage et du tourisme, mais aussi à la connaissance des sensibilités, des représentations du territoire et de l'expérience vécue des paysages.

  • Statistiques pour l'économie et la gestion : théorie et applications en entreprise Nouv.

    Ce livre offre aux étudiants de 1er cycle une introduction conceptuelle aux statistiques et à leurs applications. Il comporte neuf chapitres traitant de façon simple et claire les sujets majeurs en statistiques :
    Analyse exploratoire des données - l'analyse de la régression simple et multiple - méthodes de classification et de visualisation de données - théorie des probabilités - tests d'hypothèses - méthodes d'échantillonnage - théorie des sondages, des introductions - modèles logit et probit - aux séries temporelles.
    La compréhension des concepts statistiques présentés ne requiert que la connaissance de l'algèbre.
    L'objectif est de montrer aux étudiants comment les statistiques participent à la prise de décision des autorités publiques et des chefs d'entreprises, et l'accent est mis sur l'utilisation pratique des différents outils statistiques grâce à la présentation des techniques de programmation et des exemples sous R. Un package contenant le code des exemples du livre ainsi que des compléments est accessible en ligne.

  • Cet essai auquel contribuent trois parmi les meilleurs spécialistes de l'Italie fait le point sur les rapports entre la France et l'Italie depuis le milieu du XVIIe siècle à nos jours ; il retrace entre autres l'histoire des relations tumultueuses des "Républiques-soeurs", entre l'expédition de Rome de Garibaldi, le héros de l'Italie unifiée, jusqu'à l'ère berlusconienne en passant par les malentendus franco-italiens ("doctrine Mitterrand").
    Bénéficiant du regard de trois historiens français (Gilles Bertrand et Jean-Yves Frétigné) et d'un historien italien (Alessandro Giacone), l'ouvrage revêt la forme d'un dialogue critique permettant de revenir sur les relations franco-italiennes sur le plan diplomatique mais également sur les échanges culturels, sociaux et économiques.

  • Une vingtaine de chercheurs de trois continents ont exploré ensemble des questions souvent abordées séparément. Ce livre est le fruit de ces rencontres. Le voyage induit une expérience de l'Autre et les faits religieux, appréhendés dans leurs dimensions culturelles, politiques et sociales, constituent souvent une forme d'altérité. Dès lors, l'altérité religieuse entretient, au détour de la description de lieux de culte, de l'étrangeté d'une cérémonie observée, voire d'une absence apparente de religion, des Hens privilégiés avec le voyage.

    Le corpus analysé embrasse toutes formes d'écrits liés au déplacement de la fin du Moyen Age à l'époque contemporaine Journaux, mémoires, textes épistolaires ou encore romancés, voire une pièce de théâtre, intégrant des réminiscences du voyage. Ces écrits ont des finalités très diverses dont il faut appréhender la teneur. N'est-ce pas le propre de la relation de voyage de mettre en scène son auteur, avec une part variable de fiction ?

    L'altérité religieuse au prisme du voyage irrigue ce livre, à travers les incursions en terre d'islam, la différence religieuse et ethnique, les religiosités ibérique et italienne modernes, le rôle de l'altérité religieuse comme marqueur d'exotisme, et une réflexion sur les liens entre modernité politique et religion.

  • La façon de s'organiser des artistes détermine-t-elle leur façon de faire de l'art, l'impact et l'esthétique de l'oeuvre? Dans le dossier de ce numéro d'hiver, Inter se demande comment s'organisent et se rassemblent les artistes d'ici et d'ailleurs. Collectifs, troupes, réseaux, associations, communes, squats, famille circassiennes de forains, structures formelles : quelles sont leurs modalités de regroupement? Comment gèrent-ils leurs productions singulières au sein de ces organisations, dans des disciplines variées? Les organisations internationales sont particulièrement à l'honneur, avec divers exemples tirés de la France, l'Italie, l'Espagne, la Belgique, le Pérou, le Brésil et le Cameroun.

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