• En 2381, l'humanité a trouvé une solution à la surpopulation : c'est en se développant verticalement dans des monades urbaines, des tours de mille étages, qu'elle continue de croître. L'altitude détermine le niveau social des habitants, qui quittent rarement leur étage. Au sein de cette société, pandémonium sexuel sans tabou, les hommes semblent nager en plein bonheur. Toutefois, la création, l'imagination et l'individualité y sont considérées comme des notions dangereusement subversives. C'est dans ce monde étrange que vont se croiser les destins de Micael, un électronicien qui rêve d'un monde antérieur, Jason, un historien qui découvre les affres de la jalousie, et Siegmund, un citoyen modèle. Tout se précipite quand Siegmund connaît une « défaillance » suite à une descente dans les bas étages. Bientôt, la situation vire au tragique.

    « Ce roman a une originalité, une densité et une espèce de véracité dans l'imaginaire qui lui permettent de traverser impunément les années. » Gérard Klein.

  • Un véritable bolide littéraire à dévorer d'une traite, haletant et riche en action.
    Theodore Sturgeon (1918-1985) est un des plus grands écrivains américains de l'étrange. De son enfance douloureuse et de ses difficultés relationnelles, il a tiré une oeuvre intimiste et romantique placée sous le signe de la compassion et de l'analyse des sentiments humains. Moraliste et grand portraitiste de marginaux transfigurés, il est l'auteur de l'inoubliable Cristal qui songe.

  • Robert Silverberg illustre en tableaux successifs l'histoire fictive d'un Empire romain qui a connu bien des vicissitudes, des guerres et des crises politiques mais qui, depuis deux mille ans, n'a jamais cessé d'exister et de faire régner, avec quelques interludes sanglants, la Pax Romana. Le christianisme y est inconnu, car les Juifs n'ont pu quitter l'Égypte des pharaons. Quelques siècles plus tard, un envoyé spécial de l'empereur particulièrement perspicace liquide proprement un prophète d'Arabie avant qu'il ait eu le temps de fonder l'islam. Ainsi, l'Empire perdure, avec ses dieux auxquels personne ne croit plus. Une uchronie saisissante par celui qui a reçu le titre de Grand Maître de la science-fiction pour l'ensemble de son oeuvre.

  • « La fin du monde ? Un sacré spectacle, les enfants ! ».

    Dans un avenir proche, des jeunes couples friands de divertissements en tous genres sont réunis à l'occasion d'une soirée entre ami·es. Au centre des discussions, une distraction inédite tout juste expérimentée par la plupart d'entre eux : les agences de voyages temporels proposent désormais une nouvelle destination. En trois heures de temps, il est possible d'aller assister, à bord d'un vaisseau, à la fin du monde. Mais, les récits des voyageur·ses ne concordent pas. Tandis que les invité·es décrivent et comparent, à l'aune de leur caractère spectaculaire, les paysages mortifères contemplés, de l'extérieur arrivent des nouvelles alarmantes (catastrophes naturelles, épidémies...) mais qu'ils semblent totalement ignorer.
    À l'heure où la notion d'effondrement fait florès tant dans l'industrie culturelle que dans les grands médias, Robert Silverberg nous enjoint à nous arracher de notre position indolente de spectacteur·ices d'un effondrement qui ne relève plus de la fiction. Un cri d'alerte !

  • L'énorme planète Majipoor, ses trois immenses continents, ses océans démesurés et son île du Sommeil... Un jeune homme s'éveille sans mémoire aux abords de la puissante cité de Pidruid. Il connaît seulement son nom : Valentin. Or, son homonyme, Lord Valentin le Coronal, maître de Majipoor, est venu avec sa cour en visite à Pidruid. Tandis qu'il découvre auprès d'une troupe de jongleurs son aptitude à leur art, Valentin est bientôt poursuivi par d'étranges rêves : il serait le vrai Coronal et l'on aurait, par science ou par magie, transféré son esprit dans un corps anonyme. Commence alors ce qui va devenir la geste de Valentin.
    Avec Le Château de Lord Valentin, Robert Silverberg entamait une fresque somptueuse, le cycle de Majipoor, qui le rangerait parmi les plus grands auteurs de littérature de l'imaginaire vivants.

  • De sa tour d'Oulan-Bator, Gengis II Mao IV Khan règne, en ce XXIe siècle, sur le monde entier. Ce qu'il en reste. En 1991, une éruption cataclysmique du Cotopaxi a assombri le ciel durant des semaines. À la faveur de la terreur et de la nuit, des émeutes ont éclaté. Puis des révolutions. Des guerres, enfin. Et sur les ruines du vieil ordre, les survivants meurent lentement du pourrissement organique, virus surgi d'une usine d'armes bactériologiques. Sauf à Oulan-Bator, où grâce à l'antidote de Roncevic, développé sur ordre du Khan, le pourrissement s'est arrêté. Garant de la reconstruction, le Khan manifeste une vitalité prodigieuse. Il a quatre-vingt-treize ans et ne veut pas mourir, comptant sur l'aide de Shadrak, un Noir américain devenu son médecin, pour y parvenir. Trois projets « immortalité » sont en cours, dont le plus sinistre, Avatar, consiste à transférer dans un corps jeune la personnalité du Khan. Pour assurer une dynastie éternelle ?
    Des personnages hors du commun, une action haletante et une réflexion profonde sur le pouvoir, pour ce qui est peut-être le chef-d'oeuvre de Robert Silverberg, grand maître de la science-fiction.

  • Prévoir l'avenir. Un vieux rêve de l'humanité. Irréalisable scientifiquement ? À voir. En cette fin du XXe siècle, la science, précisément, a fait de si étonnants progrès que la stochastique - l'art de conjecturer - atteint un extraordinaire degré de sûreté. Et Lew Nichols s'est révélé d'une telle maîtrise en matière de prévision qu'il est devenu le très influent conseiller de Paul Quinn, qui sera sans doute président des États-Unis en 2004. Mais voici que surgit de l'ombre Carjaval, l'homme qui sait tout de l'avenir, même l'heure - proche - de sa mort. Il propose à Nichols de lui transmettre son savoir. Pour Nichols, ce serait la toute-puissance, et pourtant il hésite. Face à un futur sans alternative, sans libre arbitre, il est saisi de vertige et de terreur.
    Robert Silverberg a écrit ici un étrange roman où la liberté, la nécessité et les probabilités se livrent dans un avenir proche, aujourd'hui passé, à un ballet redoutable avec l'amour, le pouvoir et la mort.

  • Sur Majipoor, planète géante, règne lord Valentin le Coronal qui, naguère jongleur, a retrouvé son trône, mais a conservé un corps d'emprunt. Ces faits de haute chronique ont été relatés dans Le Château de Lord Valentin.
    Mais il n'est pas dit que le règne de Valentin restera serein. Tandis que le Coronal entreprend son périple à travers les immensités de Majipoor afin d'aller à la rencontre de ses peuples, accompagné de Carabella, son épouse bien-aimée, de ses amis des jours d'infortune devenus grands seigneurs et d'une armée de courtisans, les nuages s'amoncellent, les maladies frappent, la famine survient, et la rébellion. Des monstres surgissent des forêts d'habitude paisibles de Majipoor. Faudra-t-il faire la guerre aux Changeformes ? Car ce sont eux, premiers occupants de la planète, jadis massacrés et refoulés par les humains venus de l'espace, qui tentent une nouvelle révolte. Valentin, épris de paix et d'amour, ne parvient pas à s'y résoudre. Majipoor va-t-elle sombrer ? Robert Silverberg déploie dans son cycle de Majipoor, dont voici le troisième tome, la fresque somptueuse d'un vaste univers, qui le range parmi les plus grands auteurs de littérature de l'imaginaire vivants.

  • Majipoor, planète géante, abrite des dizaines de milliards d'habitants, humains, Hjorts, Métamorphes, Vroons, Skandars et autres étrangers. Parce que les métaux y sont rares, la technologie y est presque absente. Mais on y excelle dans les arts et les aménités de la vie.
    Jeune saute-ruisseau, Hissune est entré au service du Pontife de Majipoor. Il a accès au Registre des Âmes où des millions d'habitants de Majipoor ont déposé au fil de milliers d'années des enregistrements de leurs souvenirs. II suffit de prendre une capsule, de la glisser dans une fente spéciale et, d'un coup, c'est comme si on était devenu la personne qui a fait l'enregistrement. Coiffant un casque sophistiqué, Hissune peut alors se laisser submerger par les âmes et les expériences de femmes et d'hommes de toutes les conditions sociales, de tous les continents et de toutes les époques. S'il apprend ainsi à mieux connaître l'histoire et la géographie de sa gigantesque planète, c'est surtout la complexité des désirs et des sentiments humains que l'adolescent va découvrir à travers cette étrange expérience...

  • «Muller vivait depuis neuf ans dans le labyrinthe. Maintenant, il le connaissait bien. Il savait ses pièges, ses méandres, ses embranchements trompeurs, ses trappes mortelles. Depuis le temps, il avait fini par se familiariser avec cet édifice de la dimension d'une ville, sinon avec la situation qui l'avait conduit à y chercher refuge.» Tous les hommes qui avaient tenté de pénétrer dans le labyrinthe de lemnos avant Muller étaient morts d'une façon atroce. Tous ceux qui avaient essayé de l'y rejoindre par la suite avaient été massacrés.
    Aujourd'hui, Ned Rawlins a reçu l'ordre de ramener Muller sur la Terre, sa planète natale. Qui, neuf ans auparavant, l'a impitoyablement chassé...

  • On dit qu'il pouvait, par son chant, charmer les animaux et les arbres, sa voix fit chavirer les sirènes elles-mêmes. Mais son coeur appartenait à Eurydice, et lorsque la mort vint la lui ravir, Orphée se présenta aux portes des enfers, armé de sa seule lyre, afin de reprendre à Hadès l'âme de sa bien-aimée.

    Robert Silverberg est l'un des derniers maîtres de la science-fiction américaine. Mais c'est dans la veine de Gilgamesh, Roi d'Ourouk que l'auteur des Monades Urbaines et du Cycle de Majipoor revient pour cette réécriture épique du mythe d'Orphée.

  • Ils sont quatre.

    Quatre étudiants qui ont décidé de soeassurer loeimmortalité physique, fût-ce au prix doeune terrible ascèse.

    Ils sont partis à la recherche du monastère de la Fraternité des Crânes dont ils ont découvert loeexistence par accident dans le Livre.

    Mais pour atteindre l?éternité, il leur faut se découvrir.

    A la lisière du fantastique, de la fantasy, de la science-fiction, de loehorreur, un des chefs-doeoeuvre absolus doeun des plus grands écrivains américains de notre temps, Robert Silverberg.

  • Collection dirigée par gérard klein Il est seul et nu. Il n'a pas de souvenirs. Le monde a disparu. Et voici qu'un oiseau lui défèque dessus. Ca crée une relation. A présent, il a faim. Quelqu'un arrive et lui demande sa faim. Tiens, la faim est passée. Alors l'autre lui demande de se donner. Carrément. Et l'autre est un homme. Non, c'est une femme. De qui se moque-t-on ? Il voit bien qu'il est comme un nouveau-né, et on lui dit qu'il est très ancien. Trop ancien pour savoir que la mort est morte. Et il fait l'expérience de son corps. Il le rend fluorescent. Il se donne des côtes d'acier et une échine d'ivoire. Il viole la stratosphère. Il recouvre sa planète, continent par continent. Il crée tout ce qu'il voit, mais il doit tout recommencer à zéro et ça fait mal.

  • Ce roman est unique en son genre car tout ce qui est publié concernant Gilgameh, que ce soit en totalité ou en extrait, reprend les textes de l'épopée originelle.
    La traduction de référence est celle de Jean Bottéro parue en 1992 chez Gallimard (coll. L'aube des peuples) ; Léo Scherr en a fait et publié une version modernisée en 2006 ; en 2013 est parue une adaptation et traduction par un musicien et poète syrien, Abed Azrié, (chez Berg International), ce qui a fait de belles heures radiophoniques sur France-Culture et France Inter.

    Inspirées de l'Épopée de Gilgamesh, le plus ancien texte épique de l'histoire de l'humanité, voici les mémoires du roi mythique sumérien d'il y a quelque cinq mille ans, de son enfance dans la cité d'Ourouk jusqu'à sa quête de l'immortalité.
    Frappé de saisissement à l'occasion de la mort de son ami d'enfance Enkidou, redoutant son propre trépas et cherchant à travers le monde le moyen d'y échapper, Gilgamesh gagnera finalement la sagesse.
    Rédigé à la première personne, sur le modèle des Mémoires d'Hadrien de Marguerite Yourcenar, Gilgamesh, roi d'Ourouk se présente comme une sorte de roman historique Pour écrire ce livre, Silverberg s'est entièrement appuyé sur le poème épique originel. Seule la fin diffère, à la fois moins ambitieuse et moins désespérée que la version antique. Alors que le Gilgamesh de l'Épopée cherchait, trouvait et perdait finalement la plante d'immortalité qu'il destinait aux hommes, privant ainsi l'humanité du secret de la vie éternelle, celui de Silverberg ne la cherche que pour lui seul et ne perd finalement que le secret de l'éternel jeunesse.

  • Quand Andrew Battell s'embarque sur un navire corsaire en 1589 et quitte l'Angleterre élisabéthaine en quête de gloire et de fortune, il ne peut deviner qu'il restera vingt ans prisonniers des " sombres terres d'Afrique " . Capturé par les Portugais sur les côtes du Brésil, expédié en Angola, il va subir les pires coups du sort, mais aussi connaître les plus grandes joies. Amour, guerre, évasions, magie, dangers et trahisons en tout genre...
    Son destin ressemblerait à la trame d'un roman de cape et d'épée s'il ne se doublait d'un étrange appel : dans cette région du monde vit un démon, Calandola, roi réputé immortel des guerriers jaqqas, des cannibales sanguinaires. Or Andrew Battell va devenir un des leurs. Et plonger dans le coeur sauvage du monde. Un roman fascinant dans lequel Silverberg, en empruntant un destin authentique, nous offre à la fois le grand frisson de l'aventure et une puissante charge contre tous les colonialismes.

  • Collection dirigée par gérard klein Gundersen, qui fut administrateur de la planète Belzagor, séduit par son mystère, revient sur ce monde après qu'il a obtenu son indépendance.

    Il sait que Belzagor détient un secret que personne n'a percé.

    Et il s'enfonce dans la jungle épaisse à la recherche d'un impossible Pays de la Transformation.

    Dans ce roman, l'un des plus éblouissants de son auteur, Robert Silverberg rend hommage au chef-d'oeuvre de Joseph Conrad, Au coeur des ténèbres, qu'il n'est pas loin d'égaler.

    Un des classiques de la science-fiction contemporaine.

  • Collection dirigée par gérard klein Bientôt, la Tour de Simon Krug s'élèvera dans le ciel de l'Arctique comme un fanal géant à destination des étoiles.

    De ces étoiles dont on vient « peut-être » de recevoir un signal témoignant de la présence d'une civilisation dans la région de la nébuleuse NGC7293.
    La tour est le symbole de la puissance de Krug.
    L'homme qui a défié les dieux et créé les androïdes.
    L'homme qui est pour les androïdes un dieu et le symbole de la tyrannie.
    Mais peut-on renverser l'homme qui vous a créé oe Et peut-on faire l'amour entre androïdes oe Voici l'un des plus extraordinaires romans de Robert Silverberg, l'écrivain le plus subtil et le plus couronné de prix de toute la science-fiction américaine.

  • Hydros est une planète-océan où vivent en bonne intelligence les Gillies, premiers habitants de ce monde, et quelques humains, sur des îles flottantes construites par les Gillies.
    Mais lorsque l'armateur Delagard commet l'irréparable, les Gillies décident de chasser les humains.
    Où fuir ? L'espace est inaccessible.
    Il ne reste à Lawler, le médecin, et à ses compagnons qu'à se confier à l'océan, sur les vaisseaux de Delagard, en espérant rejoindre le continent mythique nommé la Face des eaux, de l'autre côté du monde.
    S'il existe...

    Robert Silverberg, l'un des plus grands écrivains américains de science-fiction, nous donne ici un de ses plus beaux romans d'aventures et de mer, dans la veine de Joseph Conrad.

  • XXIVe siècle. Effet de serre. Plus de couche d'ozone. La Terre a basculé dans les bouleversements climatiques, et le ciel brûlant de minuit ne laisse jamais filtrer la moindre fraîcheur.

    Tandis que Paul Carpenter remorque un iceberg monstrueux afin d'alimenter Los Angeles en eau potable, Nick Rhodes, biologiste, cherche à adapter l'humanité à une atmosphère pauvre en oxygène, pour le compte d'un conglomérat japonais. Isabelle cherche l'amour, et Jolanda le dépassement de l'art.

    Ils sont tous pris au piège de ce monde dégradé, de leurs vies bancales et de leurs amours furtives, aussi déboussolés que la Terre brûlante qui les porte.

    Et tous, ils cherchent la sortie.

    Dans les étoiles...

    Robert Silverberg, consacré par quatre prix Hugo et cinq prix Nebula, dresse ici le tableau d'un avenir plausible, terrifiant et fascinant.

  • Vous ne supportez plus ce vingt-cinquième siècle surpeuplé et pollué. Vous êtes chômeur de quatorzième classe, la plus basse.
    Une seule solution, fuyez dans le temps.
    Grâce à l'invention de Lanoy, devenez un déserteur temporel. Au risque des paradoxes.
    Robert Silverberg est l'une des plus grandes figures de la science-fiction américaine.

  • B>collection dirigée par gérard klein Révolutionnaires de toutes obédiences, arrêtés par un gouvernement trop magnanime pour les condamner à mort, ils ont été déportés.

    Plus loin que l'Alaska, la Sibérie ou l'Antarctique.

    Dans le passé. L'ère primaire, le Cambrien. Un milliard d'années avant notre ère.

    Le Marteau, ce gigantesque piston à refouler dans le temps, les dépose sans espoir de retour dans un monde où la vie n'a pas encore quitté les océans.

    Avec les années, ils succombent peu à peu au désespoir et à la folie.

    Jusqu'à ce que soit déporté parmi eux Lew Hahn qui ne ressemble en rien à un prisonnier politique.

    Pourquoi a-t-il été condamné oe L'un des romans les plus poignants de Robert Silverberg.

  • Sur la planète géante de Majipoor, avec ses trois immenses continents et ses océans démesurés, Valentin est le Coronal désigné. Mais victime d'un complot, il s'éveille sans mémoire aux abords de la puissante cité de Pidruid. Tourmenté par des songes dont le sens lui échappe, une interprète des rêves lui révèle qu'il n'est autre que le véritable Lord Valentin.
    Devenu jongleur dans une troupe de saltimbanques, il va emprunter la longue route qui le ramènera à son château et surmontera de nombreux dangers parmi lesquels des plantes-bouches carnivores capables d'estourbir un cheval, une rivière pleine de rapides, des dragonsmammifères...
    La fresque de Majipoor est le chef-d'oeuvre de Robert Silverberg, une oeuvre légère, subtile, profonde et simple, Les Mille et Une Nuits de notre temps.

  • Le monde n'est plus qu'une seule et gigantesque cité divisée en plusieurs millions de zones urbaines contigües. Chacune d'elles se veut autonome, politiquement indépendante et dotée d'un mode de vie propre.
    Toutes sont sous la surveillance de redoutables « policiers-robots » qui en contrôlent les frontières et expulsent où suppriment tous les indésirables. Ces différentes zones, qui ont entre elles des contacts limités et souvent hostiles, confient toutes leur maintenance et leur sécurité à un programme central. Et lorsque ce programme vital est dérobé, rien ne va plus. Comment faire sans système de contrôle climatique ? Comment gérer les tonnes d'ordures qui s'amoncèlent ? Comment remplacer les robots en panne ? Ce sont quelques-unes des questions que va devoir résoudre notre héros en mettant la main sur Silena Ruiz, l'auteure du vol, sa propre « femme-du-mois ». Au fil d'une course-poursuite qui l'entraîne, en migrant clandestin, de zone urbaine en zone urbaine, celui-ci va découvrir une pluralité de mondes et connaître peu à peu luimême la tentation du chaos.
    Dans cette fable où l'alliance inquiétante de la dépendance technologique (la ville-planète est une « smart city » bien avant l'heure) et du repli identitaire paraît ne pouvoir déboucher que sur le chaos annoncé, Silverberg s'empare du grand fantasme du village planétaire pour poser la question de l'habitabilité de la planète et de la possibilité de la coexistence de milliards d'être humains à l'ère des villes-machines du capitalisme.

  • Recueil des nouvelles écrites autour de la saga Le cycle de Majipoor, qui met en scène un monde dominé par la figure du Coronal, roi tout-puissant et unificateur

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