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Éditions Philippe Rey
-
La route des Indes
Simone van der Vlugt
- Éditions Philippe Rey
- Roman Étranger
- 16 Mai 2024
- 9782384820870
Un roman historique retraçant le parcours d'une femme courageuse, éprise de justice et de liberté, en plein essor colonial et commercial des Pays-Bas.
Dans l'Amsterdam de 1623, Eva Ment, fille d'un marchand de tissus, rencontre le très en vue Jan Coen. Elle n'a que dix-huit ans, lui en a trente-sept. Gouverneur général de Batavia, il a déjà parcouru le monde au sein de la Compagnie des Indes orientales et s'est fait une place de choix dans le marché lucratif des épices. D'emblée Eva et Jan se choisissent. Mais ils n'ont aucune idée des obstacles qui les attendent. Épidémie de peste, guerre contre la monarchie espagnole qui s'éternise, rivalité commerciale avec les Anglais : le couple devra affronter bien des défis avant de s'unir et de prendre enfin la route vers l'est. Après un voyage de sept mois en mer, Eva découvre dans les Indes une réalité qui n'est pas celle dont elle a rêvé. À commencer par l'homme devenu son époux, tel qu'elle l'observe à Batavia : grand esprit clairvoyant, fin stratège, ou étrangement cruel et autoritaire ?
Simone van der Vlugt revient sur un pan décisif de l'histoire des Pays-Bas : la conquête des Indes orientales. Dans un récit documenté, elle décrit la vie fastueuse des élites d'Amsterdam éprises de récits de voyage, les violences à l'encontre des autochtones dans les colonies, et donne à lire des personnages ambivalents, pris dans des loyautés contraires.
La route des Indes dresse surtout le portrait d'une femme moderne, éprise de justice et de liberté, qui, en s'indignant contre l'esclavage et la condition des femmes à son époque, tente de se faire une place dans un monde d'hommes. -
Un roman historique retraçant le parcours d'une femme exceptionnelle au temps de Rembrandt et de Vermeer À la mort - mystérieuse - de son mari, la jeune Catrijn quitte sa campagne néerlandaise natale pour tenter sa chance à la ville. Le hasard des rencontres la mène à Amsterdam où elle est engagée comme intendante par la famille van Nulandt. Passionnée de peinture, Catrijn aide la maîtresse de maison - bien moins douée - à parfaire son apprentissage. La ville est alors à son apogée : la richesse des vaisseaux revenant des colonies permet l'essor de l'art, de l'artisanat et des sciences. Catrijn fera la rencontre marquante de Rembrandt dans son atelier.
Mais, poursuivie par son passé, en la personne d'un ancien valet de ferme qui menace de révéler les circonstances de la mort de son mari, Catrijn doit fuir. Monsieur van Nulandt la recommande alors à son frère, Evert, qui l'embauche dans sa faïencerie à Delft. Le succès de Catrijn est immédiat - elle va mettre au point le célèbre bleu de Delft -, et elle prend une importance grandissante dans l'atelier et le coeur d'Evert. Elle va se former auprès de Carel Fabritius, ancien maître et ami de Vermeer, ce dernier voyant d'un oeil bienveillant les stupéfiants progrès de la jeune femme.
Tiraillée entre deux hommes, Catrijn va devoir faire des choix et, malgré l'explosion de la poudrière qui ravage la ville de Delft en 1654 et la peste venue s'abattre sur la ville quelque temps après, la jeune femme va tracer avec courage son propre chemin.
Dans un récit parfaitement rythmé, Simone van der Vlugt raconte avec brio l'histoire du Siècle d'or néerlandais pour emporter son lecteur sur les pas de Catrijn. Elle offre ainsi le magnifique portrait d'une femme artiste, qui cherche à se faire une place dans un monde d'hommes en dépit des violences et des préjugés. Un roman captivant. -
L'histoire saisissante et vraie de Geertje Dircx, maîtresse désavouée du peintre Rembrandt, ici réhabilitée.
Un jour de juillet 1650, Geertje Dircx est arrêtée par la ville d'Amsterdam, poussée de force dans une voiture et conduite à la Spinhuis de Gouda, maison de correction pour femmes où elle restera enfermée douze ans. À l'origine de cette arrestation aussi brutale qu'inattendue, Rembrandt van Rijn, l'amant de Geertje. Jugée par contumace, elle revient depuis sa cellule sur les années qui ont précédé son arrestation et sur son idylle avec le célèbre peintre.
De milieu modeste, veuve à tout juste trente ans, Geertje entre au service de Rembrandt en tant que nourrice de son fils Titus. La femme du peintre, Saskia van Uylenburgh est alors alitée, souffrant selon toutes les apparences de la tuberculose, maladie dont elle ne se remettra pas. La mort de cette dernière laisse Geertje maîtresse de maison. La cohabitation laisse très vite place à l'amour, Rembrandt trouvant paix et réconfort dans les bras de la nourrice. Les deux amants vivent ainsi durant plusieurs années une liaison scandaleuse, hors mariage. Mais les belles choses ont une fin, dit-on, et Geertje en fera la douloureuse expérience avec l'arrivée de Hendrickje Stoffels dans la maisonnée, dont le charme éblouit Rembrandt...
S'appuyant sur des documents historiques et des sources sérieuses, La maîtresse du peintre redonne voix à Geertje Dircx, injustement désignée par l'histoire comme une profiteuse et une déséquilibrée. À l'encontre de l'image répandue d'un artiste visionnaire et intouchable, Simone van der Vlugt dresse de Rembrandt le portrait d'un homme sombre et manipulateur.
Un roman formidable et puissant qui redonne sa place à une femme réduite au silence car jugée trop gênante. -
Un roman captivant sur la liberté d'entreprendre et d'aimer Amsterdam, 1892. Lydia n'espère rien lorsqu'elle se plonge dans les affaires de son père tout juste décédé. Mais la découverte d'un carnet la laisse songeuse : au fil des pages, elle comprend qu'il projetait la création d'une fabrique de fromage moderne, actionnée à la vapeur. Contre toute attente, elle se promet de réaliser ce projet un peu fou. L'époque interdisant à une femme seule de mener une telle entreprise, Lydia trouve de l'aide auprès d'un fermier de la région, Huib. À eux deux, et malgré leurs origines sociales différentes, ils comptent bien construire la plus grande fabrique de fromage de la région, et peut-être trouver en chemin plus que le succès...
Anvers, 1914. Nora, fille unique de Lydia, a trouvé refuge en Belgique, dans les bras de son jeune époux. Un départ précipité qui prend toutes les apparences d'une fuite, tandis qu'elle cherche du réconfort loin des siens. Réussira-t-elle à assouvir cette nouvelle soif de liberté, alors que la Première Guerre mondiale frappe aux portes de son pays d'adoption ?
Simone van der Vlugt nous tient en haleine avec cette histoire émouvante, pleine de péripéties - celle de deux femmes courageuses décidées à accomplir leurs rêves. -
Un roman saisissant sur l'amour et la liberté en temps de guerre.
Lideweij est la fille unique d'un riche marchand néerlandais. Lorsque ce dernier tombe gravement malade, la jeune femme fait appel à l'un des médecins les plus renommés du pays : Andries Griffoen. Entre elle et lui, c'est le coup de foudre. Toutefois, en 1552, à la veille de la révolte des Pays-Bas, cette union entre un protestant et une catholique n'est pas du goût de tout le monde : reniée par son père, Lideweij décide de quitter la ville avec Andries pour rejoindre Breda. Là, alors qu'Andries devient le médecin personnel du prince Guillaume d'Orange, Lideweij donne naissance à trois filles : Isabella, Susanna et Alida.
Mais bientôt le roi catholique espagnol Philippe II accède au trône et, avec lui, la menace catholique à l'encontre des protestants enfle. Face au durcissement politique, Guillaume d'Orange est contraint de fuir le pays, tandis que Lideweij et Andries se réfugient dans le nord, à Naarden, jusque-là épargné par les violences. C'est pourtant à un destin terrible qu'est promise la ville, laissant la jeune Isabella seule rescapée d'un massacre...
Simone van der Vlugt offre le formidable récit de destins de femmes prises dans la guerre de quatre-vingts ans, révolte néerlandaise contre la monarchie Hasbourg. -
Au bord de la ruine, deux soeurs, Noélie et Julienne, et leur cousine Gabrielle essaient désespérément de sauver le domaine familial. Leur âge avancé ne leur offrant pas beaucoup de chances d'y parvenir, Noélie décide d'écrire un roman sur sa famille, dans le fol et naïf espoir d'un succès.
Entre présent et passé se déroule donc la saga des Randan, propriétaires terriens aveyronnais dont le destin épouse les circonvolutions du xxe siècle : le massacre de la Grande Guerre, la difficile reconstruction et la crise. Rêves de richesse, d'amour ou d'émancipation se réalisent chez les uns, échouent chez les autres.
Alors que Noélie est à l'oeuvre, les trois femmes acceptent d'héberger leur nièce Zoé, sans imaginer que cette fille de vingt-quatre ans, dépressive, alcoolique et un brin nymphomane, va bouleverser leur existence.
D'une écriture ample, Nathalie Bauer raconte l'ascension et la chute d'une famille. Parmi toutes ces figures attachantes, émergent surtout les femmes qui, malgré les obstacles et les préjugés, sont les véritables piliers. Sans jamais renoncer à vivre libres et indomptées.
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14 juillet 1789. Par une soirée d'été, la montgolfière d'un jeune Américain tombe d'un ciel sans nuages. Stephen Fletcher atterrit dans l'univers pastoral d'un magistrat gascon, M. de Saint-Pierre, et de ses trois filles - la précoce Mathilde, dont l'esprit l'enchante ; l'angélique Claire, dont la beauté le captive ; et la grande Sophie, dont l'extraordinaire jardin de roses et le charme sans affectation gagnent son admiration. Mais pas son amour. Tous sont plus ou moins pris dans la confusion des premiers jours de la Révolution, comme l'est Joseph Morel, un jeune médecin plein de zèle révolutionnaire et follement épris de Sophie qui, elle, n'aime que ses roses et Stephen. Les années se succèdent, toujours plus inquiétantes, quoique frappées d'une sorte de grâce dans l'entourage immédiat de cette attachante famille. Mais, alors que les troubles gagnent la province, la peur s'installe autour des soeurs. Trahisons en masse, amours avortées, idéaux oubliés, fortunes perdues : la tragédie règne. Peu importe, Sophie refuse d'abandonner son jardin, et son rêve de créer une miraculeuse rose cramoisie.
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1940-1944 : « saison des prunes » qui vit les Camerounais prendre le parti de la France libre, accueillir De Gaulle et son lieutenant Leclerc, tous deux alors condamnés à mort.
Bâti sur l'amitié entre deux hommes - Ruben Um Nyobé, le futur chef indépendantiste, et le poète Louis-Marie Pouka -, ce roman foisonnant commence par la défaite française d'août 1940. Pouka et Um Nyobé rentrent dans leur village, Edéa. Le poète veut y réaliser un de ses vieux rêves : créer un cénacle pour former les futurs poètes camerounais, groupe qui se réunira dans le bar du village, devenu aussi maison de passe... Mais ces retrouvailles sont perturbées par l'arrivée de Leclerc, et le cénacle devient vite le vivier de recrutement de « tirailleurs », les premiers soldats de la France libre. De nombreux jeunes s'engagent ainsi pour se venger, fuir ou découvrir l'ailleurs.
On suit alors l'épopée de ces soldats, sous-équipés par une France libre sans moyens, allant eux aussi à la guerre « en chantant », mais surtout au massacre ; les balbutiements pittoresques du commandement français (De Gaulle, Leclerc, Massu.
Bien différents de la légende officielle) ; la vie du village qui continue grâce au courage des femmes qui souffrent et se battent malgré les violences et les viols.
Roman symphonique, enlevé, tragique mais aussi plein d'humour, La saison des prunes raconte les luttes, les amours, les rêves, la bravoure de personnages pris dans une guerre qui n'est pas la leur, mais devant laquelle ils ne reculeront pas.
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En 1697, Fénelon, archevêque de Cambrai et académicien, jouit d'un immense prestige à Versailles. Le Roi ne l'a-t-il pas nommé précepteur de son petit-fils, le duc de Bourgogne, destiné à régner peut-être un jour ? Pourtant la rude querelle théologique autour de la question du quiétisme, et les intrigues de Bossuet et de Madame de Maintenon vont occasionner la chute de Fénelon, un des seuls esprits libres de la Cour. Il doit donc quitter Versailles et choisit de gagner le Périgord, son pays natal, où il recevra le verdict du Roi qui décidera de son sort. Du côté où se lève le soleil raconte le retour de Fénelon sur les terres de son enfance après vingt ans d'absence. Au cours de ces deux semaines d'attente, il retrouve les paysages somptueux de la vallée de la Dordogne, ainsi que les membres de sa famille : son frère aîné bien-aimé, ses neveux, ou encore la vieille servante Catherine qui l'a vu naître.
Ces contacts francs et sincères vont opérer des changements dans le coeur du prélat habitué jusqu'ici à un univers de ruses et de mirages. Cet homme blessé ne cesse de se remémorer les événements de Versailles qui le hantent encore, mais peu à peu, ceux-ci prendront une autre tournure - grâce à la prière, à la fréquentation des siens et à la proximité de la nature - pour ramener Fénelon à sa propre vérité. Dans ce premier roman, Anne-Sophie Jacouty fait revivre un des personnages les plus attachants du Grand Siècle, ainsi que ces figures bien connues sur lesquelles elle porte un regard original : le Roi, Mme de Maintenon, Monsieur, Bossuet, Pascal, Mme Guyon, etc. Mais, bien plus qu'une narration historique, ce livre contient une profonde réflexion sur le pouvoir et ses perversions, les tourments de la blessure, les vanités, la foi et la prière, la nature, l'attachement aux racines familiales et au pays de l'enfance, l'amour...
Le tout dans une langue éblouissante de maturité et de justesse poétique, dont la maîtrise par un auteur aussi jeune indique la naissance d'un écrivain prometteur.
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En novembre 1613, un invité inattendu débarque en Toscane, à la cour de Cosme II de Médicis, fuyant l'invasion de son pays : Fakhreddine II, prince du Liban. Son but : lever une armée européenne contre la Sublime Porte qui veut sa perte. Mais son séjour à Florence, capitale de la Renaissance italienne, prend une tournure imprévue et se retrouve jalonné d'embûches et d'intrigues, marqué par un choc culturel et émotionnel qui bouleverse ses plans.
Venu pour quelques mois tout au plus, celui qui fut surnommé Faccardino restera cinq ans en Italie. Aucun livre d'histoire n'explique pourquoi ; de larges zones d'ombre recouvrent ce qui s'est passé durant cette période. Cinq années qui vont métamorphoser cet homme, changer la face du Levant et le cours de son histoire. Cinq années racontées par le prince lui-même, à travers ces mémoires inédites, dont l'existence était insoupçonnée.
Dans ce récit dense et puissant, Carole Dagher se glisse dans la peau du grand émir Fakhreddine II, considéré comme le père fondateur du Liban (fin XVIe-début XVIIe siècle). Cet homme raffiné, grand militaire et stratège, va découvrir la cour des Médicis - dont le grand-duc Cosme II est de santé fragile, manipulé par sa mère ainsi que par ses influents courtisans -, l'univers des artistes, l'amour aussi... Ce prince mécène, aussi légendaire que Charlemagne l'est en France, devenu l'égal des Médicis et leur allié en Orient, attendait qu'un roman dénoue les secrets de son règne étalé sur quatre décennies. C'est désormais chose faite grâce à ce texte intelligent, dont l'écriture fluide restitue à merveille les richesses et les rebondissements d'une longue et exceptionnelle villégiature.