• Une fabuleuse somme collective, un livre manifeste, un ouvrage de référence : telle est l'ambition de cet ouvrage co-construit par 160 autrices du monde entier qui présentent 300 femmes photographes, de l'invention du médium aux années 2000. Ainsi les portraits de chaque photographe ont été rédigés par des femmes de toute nationalité pour se prémunir de l'écueil d'un regard "occidentalo-centré". Les séquences de portraits alternent avec des portfolios qui font dialoguer les oeuvres entre elles.

  • Charlotte Perriand : comment voulons-nous vivre ? politique du photomontage Nouv.

    Cet ouvrage et l'exposition éponyme ont vocation à montrer comment, autant que la règle ou le crayon, la photographie a été l'outil de prédilection de Charlotte Perriand dès les années 1920.

  • Cet ouvrage de référence nous guide parmi plus de 440 photographies qui ont marqué l'histoire du médium, de ses débuts, au xixe siècle, jusqu'à aujourd'hui.
    Le principe est simple : chaque double page ouvre une discussion autour d'un artiste dans son temps et de plusieurs photographies décodées pour tenter de dévoiler l'impulsion mystérieuse à l'origine de la prise de vue. Ian Jeffrey nous offre une lecture vivante et sensible des images, ponctuée d'anecdotes éclairantes que le lecteur sera enthousiaste de découvrir et de partager à son tour.
    Les photographes présents dans cet ouvrage :
    William Henry Fox Talbot, David Octavius Hill et Robert Adamson, Gustave Le Gray, Roger Fenton, Julia Margaret Cameron, Peter Henry Emerson, Frederick H. Evans, Eugène Atget, Louis Vert, Paul Géniaux, Jacques Henri Lartigue, Wilhelm von Thoma, Alfred Stieglitz, Lewis Hine, August Sander, Doris Ulmann, Alexandre Rodtchenko, Arkadi Chaïkhet, Boris Ignatovitch, François Kollar, Margaret Bourke-White, Edward Weston, Paul Strand, Albert Renger-Patzsch, László Moholy-Nagy, Erich Salomon, André Kertész, Germaine Krull, Brassaï, Henri Cartier-Bresson, Manuel Álvarez Bravo, Josef Sudek, Bill Brandt, Lisette Model, Helen Levitt, Robert Capa, Dorothea Lange, Arthur Rothstein, Russell Lee, John Vachon, Jack Delano, Walker Evans, Ben Shahn, René-Jacques, Izis, Marcel Bovis, Robert Doisneau, Ansel Adams, Minor White, David Seymour, Louis Faurer, Robert Frank, Diane Arbus, Dorothy Bohm, Ed van der Elsken, Garry Winogrand, Lee Friedlander, Robert Adams, William Christenberry, William Eggleston, Shomei Tomatsu, Takuma Nakahira, Daido Moriyama, Lewis Baltz, Joel Meyerowitz, Stephen Shore, Anders Petersen, Joel Sternfeld, Candida Höfer, Barbara Kruger, Jeff Wall, Nan Goldin, Cindy Sherman, Axel Hütte, Thomas Struth, Andreas Gursky, Thomas Ruff, Jörg Sasse, Alec Soth, Rinko Kawauchi.

  • Chaque année, des milliers de photographies et d'objets (tirages, négatifs, plaques, albums, installations, appareils...) entrent dans les collections publiques françaises (musées nationaux ou régionaux, grandes institutions, Frac, centres d'art ou d'archives, bibliothèques...). Jusqu'à la création de cette publication en 2020, le public ne disposait pas d'un aperçu de ces acquisitions. Parmi les découvertes de cette 2e édition, les tirages albuminés de l'album Eugène Delacroix acquis par la BnF, des oeuvres de Josef Koudelka, Dolorès Marat, Susan Meiselas, Bernard Plossu ou Wolfgang Tillmans, un focus sur la photographie de spectacle, Man Ray en photographe de mode, les images impressionnantes prises par un capitaine terre-neuvas dans les années 1930, les carnets du projet Azimut de Tendance Floue à travers la France, un almanach de 1941 transformé par son propriétaire en album de famille en captivité...
    Par cette sélection d'oeuvres replacées dans le contexte de leur création et de leur acquisition, +Photographie revisite l'histoire du médium, de ses origines à ses champs contemporains.

  • L'acte de construire le plus simple est sûrement de poser deux pierres l'une sur l'autre, ou, pour l'arpenteur des bords de mer, de construire avec le sable. C'est à un retour vers cette joie pure et ces gestes instinctifs de bâtisseur d'éphémère que Tina Bloch, commissaire d'exposition, a convié 34 architectes ou duo d'architectes européens. Sur les plages de Deauville et de Benerville, d'étonnants monuments se sont élevés entre ciel et mer, des mandalas et des labyrinthes à perte de vue ont connu une existence fugace mais intense. À la fois land art et sand painting, les propositions, mûrement élaborées ou improvisées selon l'inspiration de l'instant, sont d'une étonnante diversité. Creuser, édifier, sculpter, mouler, scarifier, ratisser, dessiner, modeler... le sable se prête à toutes les inventions poétiques. Entre deux marées, le photographe Michel Denancé a capturé leur éphémère beauté, mêlant les perspectives à hauteur d'oeil et les vues aériennes pour un résultat d'une grande force esthétique.

  • À l'origine une prouesse technique, la photographie s'est peu à peu affirmée comme un art et un moyen d'expression avec ses propres codes. À l'heure des smartphones, les photos - multiples et instantanées - sont tellement à la portée de tous qu'on en oublierait presque la révolution que produisit en son temps cette nouvelle manière de copier le réel.

    De la camera obscura au chlorure d'argent, du trop oublié Niépce au célèbre inventeur du daguerréotype jusqu'au selfie, vous serez incollable sur l'histoire d'un art qui n'a jamais été aussi actuel.

  • Du daguerréotype au selfie en passant par les collages et le photojournalisme, cet ouvrage explore à travers 50 chefs-d'oeuvre, les genres, les thèmes et les techniques qui font l'histoire de la photographie.

  • Mode d'emploi à l'usage de tous les amateurs de photographie. Ce livre, c'est tout à la fois : - Une histoire chronologique de la photographie, de ses mouvements comme de ses représentants les plus renommés. - Des résumés en bande dessinée, pour tout comprendre en un coup d'oeil. - Une initiation aux techniques photographiques, avec l'exemple d'oeuvres emblématiques à l'appui. - Le témoignage des photographes d'hier et d'aujourd'hui, à lire, écouter et voir.

  • Durant plus d'un siècle pour des millions d'êtres humains la toute première approche de la photographie fut collective : l'expérience de la fameuse photo de classe se joue aussi dans les termes d'une initiation aux rites du portrait social... Chaque groupe, chaque communauté, chaque association d'individus singuliers éprouvent la nécessité de s'identifier et de se reconnaître par la trace photographique. De ces "affinités" contraintes ou choisies mais mises en scène et fixées pour l'éternité, la photographie offre un panorama d'une extraordinaire richesse et diversité dont ce nouveau titre de la collection Photo Poche propose un étonnant échantillon.  

  • Depuis la divulgation du procédé en 1839 jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale, nombre d'amateurs ou de professionnels militent pour la création d'un musée de photographie. On conserve la trace de multiples projets, d'ampleurs variées qui, s'ils n'ont pas abouti, sont les lieux de cristallisation des espoirs très vite associés à la photographie. L'histoire jusqu'alors mal connue de ces divers projets est traversée par une hésitation fondamentale, liée au statut ambivalent de l'image photographique : devait-on créer un musée des photographies, pensé selon le modèle d'un musée des copies et reproductions photographiques, ou un musée pour la photographie, son histoire, sa technique, son caractère artistique ?
    Éléonore Challine retrace ce lent et délicat processus de légitimation du nouveau médium au sein de la sphère institutionnelle française. Cette histoire est animée par des personnalités singulières, toutes convaincues de la nécessité de préserver la photographie et de lui donner un lieu, tels Louis Cyrus Macaire, Léon Vidal, Louis Chéronnet, Raymond Lécuyer ou encore Gabriel Cromer, dont la fabuleuse collection partit pour les États-Unis en novembre 1939 sur l'un des derniers paquebots américains quittant la France, laissant le goût amer d'une perte irrémédiable. Une galerie de portraits de ces figures oubliées s'imposait pour redonner vie et épaisseur à ce milieu qui oeuvre pour le musée, excédant le strict monde « photographique ».
    Conçu sous la forme d'une vaste et minutieuse enquête, à la recherche d'archives et de traces écrites ou visuelles inédites de ces projets, cet ouvrage se déroule, tel un drame bourgeois, en cinq actes. Quatre actes pour en narrer l'histoire contrariée des années 1840 jusqu'aux années 1930, puis un dernier acte sur l'histoire contournée cette fois-ci, étudiant d'une part les formes éphémères du musée photographique que sont les expositions rétrospectives et, d'autre part, ses formes portatives comme le livre.

  • Ce catalogue de l'exposition  Qui a peur des femmes photographes ? 1839 à 1945  au musée de l'Orangerie et au musée d'Orsay (2015) présente la contribution de ces femmes dans le développement et l'évolution de la photographie."Les femmes occupent une place de plus en plus éminente dans notre société, j'en suis conscient et heureux. Cette nouvelle exposition qui montre comment, aux XIXe et XXe siècles, les femmes s'emparèrent du médium photographique dans des stratégies d'affirmation artistique et professionnelle, conquérant des territoires jusque-là reservées aux hommes, n'est pas qu'une exposition sur l'histoire des modernité. Elle porte un regard contemporain sur l'histoire de notre temps. Elle fait doublement sens". Extrait de la préface du catalogue par Guy Cogeval, ancien Président des musées d'Orsay et de l'Orangerie.  S'appuyant sur des recherches nouvelles comme sur les nombreuses histoires de la photographie qui, depuis une quarantaine d'années, ont réévalué l'extraordinaire contribution des femmes au développement du medium qu'est la photographie, Le phénomène est en effet appréhendé à travers ses manifestations aussi bien en Europe - essentiellement en France, Grande-Bretagne et Allemagne - qu'aux États-Unis, de l'invention officielle de la photographie en 1839 jusqu'en 1945.

  • La photographie fait désormais partie de la vie quotidienne. Elle s'est tellement incorporée aux habitudes qu'on ne la voit plus à force de la voir. Elle préside à tous les événements, privés ou publics. On lui prête un caractère documentaire, au point de la faire apparaître comme le procédé de reproduction le plus fidèle, le plus impartial de la vie sociale. En fait, la photographie, qui peut être instrument de connaissance et oeuvre d'art, n'est souvent qu'un instrument de communication susceptible de tous les avatars et de toutes les manipulations. C'est pourquoi l'histoire de la photographie ne peut être seulement l'histoire d'une technique : elle est inséparable d'une histoire sociale et politique.

  • De la camera obscura au Smartphone, ce beau livre richement illustré émerveillera les amateurs et les passionnés. Organisé sous la forme d'une chronologie thématique, cet ouvrage didactique présente les oeuvres les plus importantes de l'art photographique, en les replaçant dans leur contexte politique, économique, culturel et social. Ainsi, en opérant des rapprochements d'une époque à l'autre, il permet de comprendre en profondeur les influences qui ont conduit aux chefs-d'oeuvre tout en apportant de nouveaux éclairages à l'histoire de l'art photographique.
    Grâce à une frise chronologique complète, le lecteur pourra visualiser l'évolution des techniques et situer les différents courants.

  • Peintre de formation, il quitte en 1839 sa ville natale et une carrière toute tracée dans la confiserie familiale pour suivre à Paris l'enseignement de Paul Delaroche et de l'École des beaux-arts. C'est là qu'il rencontre la photographie naissante qui le subjugue et, dit-il, " j'ai pris la résolution d?y consacrer mon temps et mes forces". Il est parmi les premiers à en percevoir les nouvelles possibilités artistiques et ne se borne pas à photographier avec empathie les êtres et les choses, mais explore aussi avec curiosité les liens encore obscurs entre images photographiées et images peintes.Pour pallier la dégradation rapide des épreuves photographiques, il se transforme dans les années 1850 en chercheur de laboratoire, et opte pour l?héliogravure qu'il porte au plus haut degré de perfection, ouvrant la voie à la photographie imprimée.
    Son retour en Provence en 1861, pour raison de santé, l'amène à vivre au plus près le rattachement du comté de Nice à la France. Survenu en 1880 dans la maison familiale de Grasse, son décès à l'âge de 59 ans marque le début d'une longue période d'oubli...
    Au fond, si Charles Nègre occupe aujourd'hui une place majeure dans l?histoire de l?art, c?est bien sûr pour ses photographies des années 1850, mais c?est tout autant ? sinon plus ? par la reconnaissance d?un itinéraire singulier, visionnaire, qui inaugure les temps actuels de multiplication et de diffusion de l?image, de même que ses incertitudes quant à leur conservation.
    C'?est là tout le propos de ce livre.

  • L'histoire de la photographie remonte à près de 180 ans, mais celle-ci n'a été reconnue comme mode d'expression artistique à part entière que récemment. Le Musée Ludwig de Cologne a été le premier musée d'art contemporain à consacrer une place significative à la photographie internationale. La collection L. Fritz Gruber, qui forme le coeur du musée et à partir de laquelle cet ouvrage a été élaboré, est une des plus importantes d'Allemagne, l'une des plus intéressantes au monde.

    Cet ouvrage offre un aperçu fascinant de la variété et de la richesse de la collection: de l'art conceptuel à l'abstraction, en passant par le reportage, mouvements et genres majeurs sont tous représentés à travers une vaste sélection des photographies les plus marquantes du siècle. D'Ansel Adams à Piet Zwart, plus de 850 oeuvres classées dans l'ordre alphabétique de leurs auteurs, offrent un panorama exceptionnel de la photographie du XXe siècle. La présentation de ces oeuvres s'accompagne de descriptions et d'indications biographiques sur les photographes.

    Édité par le Musée Ludwig de Cologne.

    Les auteurs: Reinhold Mißelbeck, Marianne Bieger-Thielemann, Gérard A. Goodrow, Lilian Haberer, Ute Pröllochs, Anke Solbrig, Thomas von Taschitzki et Nina Zschocke.

  • Des temps de l'invention à nos jours, cet essai propose en douze chapitres une vision personnelle des grandes étapes qui ont conduit la photographie à s'imposer comme le modèle de l'image moderne. Privilégiant le ton d'une expérience de vie au sein des collections, de l'enseignement et de la recherche, l'auteur revendique la subjectivité d'une approche où les photographies produites dans les contextes les plus variés ne cessent d'interroger notre rapport à la réalité. En historien d'art qui a vu la photographie devenir depuis les années 1980 une part de l'art contemporain tout en maintenant son rang de média populaire au coeur des réseaux sociaux, Michel Poivert propose de repérer les grands changements de valeurs que nous attribuons à la photographie (fiction ou réalité, vérité ou mensonge, intime ou publique, etc.).
    Dans son analyse tout à la fois thématique et chronologique, Michel Poivert, après s'être intéressé à la question des origines, et aux démarches exploratoires des premiers cercles d'amateurs, interroge la photographie du visage et les codes de la célébrité. Il montre les relations entre la personnalité d'un Nadar, qui concentre l'image sur la psychologie de son modèle, et celle du médecin Duchenne de Boulogne, qui cherche à établir une grammaire des expressions du visage en utilisant des modèles anonymes. Les sciences sont présentées comme un laboratoire de formes en interaction avec l'enseignement des beaux-arts. Mais dès le XIXe siècle, la photographie est aussi défendue au nom d'une véritable morale consacrant les seules valeurs de la prise de vue, du négatif et de la fidélité : une « pureté » qui condamne les pratiques hétérodoxes de la mise en scène et des manipulations des épreuves au moment du tirage.
    Pourtant, au tournant des XIXe et XXe siècles, les pictorialistes comme Robert Demachy en France déjouent cette morale et renient les valeurs du progrès de la technique en utilisant le flou et les effets plastiques.
    Rouvrant le dossier de l'avant-garde, cet ouvrage s'inscrit dès lors dans une dynamique qui privilégie les tensions autour du statut de la photographie. Avec Alfred Stieglitz et Paul Strand, le document et l'art ne cessent de se répondre pour fonder les principes d'une image capable de se mesurer aux contradictions du monde moderne. En ce sens, le surréalisme est au coeur d'une approche anti-disciplinaire de la photographie où les figures d'André Breton ou Salvador Dalí commencent à détourner les photographies des magazines et journaux : le monde des images s'ouvre comme un territoire de jeu où règne l'esprit critique. La question des médias est alors posée frontalement à partir du photojournalisme. L'auteur insiste sur le rôle de reporters tel Gilles Caron, pour montrer le passage entre l'image de l'événement et la tentation subjective de l'auteur et interroge les valeurs humanistes de la profession.
    Enfin, Michel Poivert conclut son essai en définissant la photographie contemporaine comme le moment où art et photographie semblent lier leur destin. La richesse de propositions artistiques aussi différentes que celles des partisans de la mise en scène, comme Jeff Wall, ou des tenants du genre documentaire comme Allan Sekula, l'esthétisation de l'image de presse ou bien encore le retour en grâce de l'image expérimentale contredit ceux qui, à l'aube du numérique, prédisaient l'obsolescence de la photographie.

  • Ils s'appellent Walker Evans, Dorothea Lange, Henri Cartier-Bresson, Philippe Halsman, Robert Mapplethorpe, Seydou Keyta ou Raymond Depardon. Ils ont conclu le XIXe siècle et ont ouvert le XXe en en fixant les couleurs désormais immuables. En saisissant un instant, un moment, un regard, ils ont bouleversé l'art photographique et changé à jamais la vision portée sur le monde et les choses. Leurs clichés, témoins de l'Histoire, des révolutions sociales, de la misère, de la souffrance ou des drames humains, mais aussi de la beauté des êtres et des éléments, sont devenus des icônes.
    Retrouvez pour chacun des grands photographes, de Man Ray à Nan Goldin, leur parcours personnel et artistique ainsi que des explications sur une de leurs oeuvres les plus emblématiques et les techniques qu'ils utilisaient. Découvrez leurs combats, leurs audaces, et l'oeil neuf qu'ils posèrent sur les hommes et le paysage pour en renouveler à jamais les images. Luce Lebart est historienne de la photographie et commissaire d'exposition, auteur de nombreux livres et articles parmi lesquels Les Silences d'Atget et Lady Liberty.
    Directrice depuis 2016 de l'Institut canadien de la Photographie du Musée des Beaux-Arts du Canada, elle dirigeait auparavant les collections de la Société française de photographie à Paris.

  • Des histoires, plutôt qu'un récit monolithique et linéaire, nous invitent ici, avec science et pédagogie, à plonger aux racines de notre culture visuelle.
    Naissance et rayonnement d'une technique et d'un art, procédés chimiques et choix esthétiques, scientifiques photographes et photographes artistes, reporters et amateurs, avant-gardes et institutions : le volume présente en dix chapitres et 550 illustrations un parcours suprenant et séduisant.

  • Voici la première grande synthèse sur la photographie sociale et documentaire en France. Photographies, photomontages, magazines illustrés et documents d'archives révèlent les usages militants de la photographie entre 1928 et 1936. Avec des images, dont des inédites, de Eli Lotar, Germaine Krull, Brassaï, Willy Ronis, Henri Cartier-Bresson, Dora Maar, Charlotte Perriand...

  • Alors en pleine déliquescence économique, en proie à la perte d'adhésion idéologique de la part de ses citoyens, la RDA vit ses dernières années. L'ennui et le désir d'ailleurs, l'impatience - tantôt mélancolique, tantôt rageuse - engendrée par la répression, l'uniformisation et la pénurie caractérisent la jeunesse de cette époque. Les stratégies existentielles et artistiques sont aussi diverses que les créateurs qui ont traversé cette période: confrontation des tabous sociaux, repli intérieur et introspection, fuite dans le rêve, réinvention de soi par le travestissement et la mise en scène...
    Sans désavouer la tradition humaniste longtemps dominante en Allemagne de l'Est, certains photographes renouvellent le genre en délaissant l'empathie poétique de leurs prédécesseurs pour une approche plus mélancolique, voire désabusée, ou au contraire en documentant les marginaux, les rebelles, les punks. D'autres mettent le corps au centre de leurs expérimentations, puisant dans l'hybridation et l'art performatif pour traduire leur soif de subversion et de vitesse, ou observant leurs visages et leurs corps comme pour conjurer leur délitement. D'autres encore chroniquent leur vie quotidienne et leur cercle de proches, réunis dans le quartier de Prenzlauer Berg, encore jonché des ruines de la guerre.

    Par l'expression tenace et inventive de leur individualité et de leur subjectivité, ces photographes ont constitué une forme de résistance artistique et fait trembler le Mur.

    Dans cet ouvrage, les femmes occupent une place conséquente qui reflète la spécificité de leur statut social en Allemagne de l'Est. Leurs puissantes expressions contribuent au caractère exceptionnel de ce chapitre essentiel de la photographie.

    Photographies :
    Tina Bara, Sibylle Bergemann, Kurt Buchwald, Lutz Dammbeck, Christiane Eisler, Thomas Florschuetz, York der Knoefel, Ute Mahler, Sven Marquardt, Barbara Metselaar Berthold, Helga Paris, Manfred Paul, Rudolf Schäfer, Gundula Schulze Eldowy, Gabriele Stötzer, Ulrich Wüst.

  • Le présent numéro de Transbordeur regroupe une quinzaine d'articles composant un volume de 236 pages richement illustré. Il est divisé en quatre sections : un dossier thématique - Musées de photographies documentaires - regroupant huit études ; une section « collections » où sont décrits et analysés succinctement des fonds photographiques, faisant une large part aux archives et musées ; une sélection d'articles libres (varia), faisant une large place aux traductions de textes de chercheurs internationaux ; une section « lectures », consacrée à des comptes rendus d'ouvrages.

    Le titre de notre revue évoque le passage entre les rives, la traversée des frontières disciplinaires comme nationales. Il renvoie au pont transbordeur de Marseille, perçu par l'avant-garde des années 1920 tout à la fois comme un produit de la technique, un instrument de vision et un objet d'expérimentations photographiques. L'imaginaire de la mobilité et du décloisonnement qu'il mobilisait a pu devenir aussi un programme pour l'écriture même de l'histoire des images et des infrastructures techniques, projet qui porte également cette nouvelle revue.

    Auteurs : Teresa Castro, Éléonore Challine, Béatrice de Pastre, Elizabeth Edwards, Romy Golan, Christian Joschke, Frank Kessler, Luce Lebart, Sabine Lenk, C. Angelo Micheli, Valérie Perlès, Alessandra Ronetti, Nicolas Schätti, Tiziana Serena, Bernd Stiegler.

    Traducteurs : Claire-Lise Debluë, Christian Joschke, Anna Knight, Olivier Lugon, Davide Nerini, Estelle Sohier, Jean Torrent, Sophie Yersin Legrand.

  • L'homme photographique

    Michel Frizot

    • Hazan
    • 23 Mai 2018

    Ce recueil de textes sur des questions relevant de l'histoire de la photographie, écrits entre 1990 et 2010 vise à mettre à la disposition d'un plus large public des analyses et études qui ont été publiées dans des revues spécialisées ou des catalogues restés confidentiels. Leur regroupement est motivé par la certitude d'une cohérence, d'une ligne générale qui sous-tend ces textes et constitue une théorie générale du « régime photographique » de la production à la réception des images qui a construit un imaginaire propre à la photographie, aujourd'hui omniprésent dans la manière d'aborder le monde à travers ses représentations, d'établir des jugements et de partager des croyances.
    L'ouvrage est développé en trois temps, qui reprennent chacun un point de vue constitutif de l'imaginaire photographique : le dispositif, l'opérateur, regards et regardeurs. Ce qui détermine en effet la nature d'une photographie, c'est d'abord le dispositif qui l'a engendrée, à la fois en ce qu'il est générique (photographique) et singulier (avec des paramètres physiques particuliers). C'est ensuite l'intervention nécessaire d'un opérateur (le photographe), une mise en oeuvre humaine reformulée à chaque prise de vue, s'appuyant sur les capacités du dispositif (ou les ignorant), interagissant avec le sujet photographié et concrétisant des intentions. C'est « le » regardeur, in fine, qui fait de la photographie non pas ce qu'elle est, mais ce qu'elle peut être ou devenir, qui lui donne sens, en connaissance des données initiales - ou non. Et ce regardeur est souvent « multiple» et hétérogène.
    Cet ouvrage envisage par conséquent toutes les circonstances photographiques, pour reconnaître ici à « la photographie » sa place de médium de communication dont l'invention a introduit des particularités imaginaires très spécifiques et inédites, constamment révisées au gré de l'évolution des techniques et des modes de diffusion.
     

  • Patrimoines incertains. Photographie et récits familiaux dans la France du XIXe siècle Manuel Charpy / "Attraction- Répulsion". Histoire de la patrimonialisation des collections photographiques Dejerine Alice Aigrain / Les archives discrètes. Entrevoir la pratique photographique au Muséum national d'histoire naturelle Lisa Lafontaine / L'Afrique de l'Ouest dans les tiroirs. Documentation scientifique et photographie coloniale à la photothèque de l'IFAN (Dakar) Anaïs Mauuarin / Un patrimoine visuel sous le communisme. La photographie amateur et sociale du président tchécoslovaque Antonin Zapotocky Fedora Parkmann / "Faut-il tout garder ?" Patrimoine et archives photographiques Marie-Ève Bouillon.

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